Après des décennies où la pratique de l'art d'avant-garde a été dominée par certaines idées maîtresses comme la liberté d'expression ou la primauté de la forme, la période qu'on associe à la post-modernité va ouvrir une ère nouvelle d'éclatement des formes et des écoles de pensée. Les femmes occupent une place de premier plan dans l'art associé à cette période, qu'on situe en général à partir de la fin des années 70. Si les femmes avaient été jusque là discrètes, parfois à peine tolérées dans les années 40 et 50, pour devenir ensuite des pionnières et des marginales, elles se retrouvent alors sur le devant de la scène, avec un art qui impose sa présence sous une forme de plus en plus incarnée, qui ne manque pas, souvent, de déranger.
Après des décennies où la pratique de l'art d'avant-garde a été dominée par certaines idées maîtresses comme la liberté d'expression ou la primauté de la forme, la période qu'on associe à la post-modernité va ouvrir une ère nouvelle d'éclatement des formes et des écoles de pensée. Les femmes occupent une place de premier plan dans l'art associé à cette période, qu'on situe en général à partir de la fin des années 70. Si les femmes avaient été jusque là discrètes, parfois à peine tolérées dans les années 40 et 50, pour devenir ensuite des pionnières et des marginales, elles se retrouvent alors sur le devant de la scène, avec un art qui impose sa présence sous une forme de plus en plus incarnée, qui ne manque pas, souvent, de déranger.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Louise Robert introduit dans l’art québécois de la fin des années 1970 une approche du dessin qui accorde une large place à la dimension scripturale du geste de dessiner. Le trait se présente chez elle comme une réminiscence du paraphe, de la patte de mouche ou de la rature, formes révélatrices du rapport affectif qu’entretient le scripteur avec sa page. Souvent délibérément gauche ou impétueux, le trait traduit des pulsions et des émotions. Le simulacre d’écriture devient ainsi une véritable matière visuelle. Louise Robert s’insère dans un courant de création qui favorise autant l’expression de la subjectivité que l’exploration des fondements d’une pratique. Numéro 354, de 1980, annonce, par ses accords subtils de noirs et de gris, la palette étendue d’émotions que l’artiste fera vivre par la suite dans son abondante production picturale.
Louise Robert introduit dans l’art québécois de la fin des années 1970 une approche du dessin qui accorde une large place à la dimension scripturale du geste de dessiner. Le trait se présente chez elle comme une réminiscence du paraphe, de la patte de mouche ou de la rature, formes révélatrices du rapport affectif qu’entretient le scripteur avec sa page. Souvent délibérément gauche ou impétueux, le trait traduit des pulsions et des émotions. Le simulacre d’écriture devient ainsi une véritable matière visuelle. Louise Robert s’insère dans un courant de création qui favorise autant l’expression de la subjectivité que l’exploration des fondements d’une pratique. Numéro 354, de 1980, annonce, par ses accords subtils de noirs et de gris, la palette étendue d’émotions que l’artiste fera vivre par la suite dans son abondante production picturale.

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Louise Robert

Louise Robert [Montréal (Québec), 1941—Laval-des-Rapides (Québec)]. Pièce à la mine de plumb, pastel à l'huile et acrylique sur papier de Louise Robert.

Louise Robert
Photo : Clément & Mongeau
1980
mine de plomb, pastel à l'huile et acrylique sur papier
85,0 x 125,0 cm
© Collection du Musée d'art de Joliette


Fascinée par le corps, l’artiste américaine Kiki Smith tient un discours clinique sur ce dernier. Sa formation de technicienne médicale a probablement joué un rôle important dans son approche scientifique de l’anatomie du corps humain. Kiki Smith explore les différentes fonctions de l’organisme qu’elle associe étroitement à la fragilité humaine et à l’obligatoire passage vers la décrépitude du corps. Par conséquent, dans ses œuvres, elle fait constamment référence au lien entre la vie et la mort. Qu’elle utilise le papier, l’acier ou le bronze, Kiki Smith expose sans censure les phénomènes physiques qui à la fois captivent et repoussent le spectateur et l’amènent à réfléchir sur le déclin de son propre corps.
Fascinée par le corps, l’artiste américaine Kiki Smith tient un discours clinique sur ce dernier. Sa formation de technicienne médicale a probablement joué un rôle important dans son approche scientifique de l’anatomie du corps humain. Kiki Smith explore les différentes fonctions de l’organisme qu’elle associe étroitement à la fragilité humaine et à l’obligatoire passage vers la décrépitude du corps. Par conséquent, dans ses œuvres, elle fait constamment référence au lien entre la vie et la mort. Qu’elle utilise le papier, l’acier ou le bronze, Kiki Smith expose sans censure les phénomènes physiques qui à la fois captivent et repoussent le spectateur et l’amènent à réfléchir sur le déclin de son propre corps.

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Kiki Smith

Kiki Smith [Nuremberg (Allemagne), 1954—New York (New York)]. Eau-forte sur papier japonais fait main de Kiki Smith.

Kiki Smith
Photo : Clément & Mongeau
1992
eau-forte sur papier japonais fait main
104,5 x 194,8 cm
© Collection du Musée d'art de Joliette


Betty Goodwin a été l’une des premières artistes au Québec à travailler dès les années 80 dans le sens d’une esthétique du corps qui deviendra prépondérante dans la décennie qui suivra. Figure majeure de la scène artistique canadienne, Betty Goodwin a produit un œuvre marqué par le dessin du corps humain qu’elle traverse d’effets de transparence, de déploiement, de projection et de superposition. Une grande puissance d’évocation anime les corps peints ou dessinés par Betty Goodwin : confrontés à la douleur, ils semblent souvent, comme c’est le cas ici pour cette figure transpercée d’une barre de métal, résister à un engloutissement éminent. Dans cet univers où l’esthétique acquiert un caractère profondément incarné, les tensions sont parfois insoutenables.
Betty Goodwin a été l’une des premières artistes au Québec à travailler dès les années 80 dans le sens d’une esthétique du corps qui deviendra prépondérante dans la décennie qui suivra. Figure majeure de la scène artistique canadienne, Betty Goodwin a produit un œuvre marqué par le dessin du corps humain qu’elle traverse d’effets de transparence, de déploiement, de projection et de superposition. Une grande puissance d’évocation anime les corps peints ou dessinés par Betty Goodwin : confrontés à la douleur, ils semblent souvent, comme c’est le cas ici pour cette figure transpercée d’une barre de métal, résister à un engloutissement éminent. Dans cet univers où l’esthétique acquiert un caractère profondément incarné, les tensions sont parfois insoutenables.

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Betty Goodwin

Betty Goodwin [Montréal (Québec), 1923—Montréal (Québec)]. Pièce à la mine de plomb et bâtonnets à l'huile sur impression laser de Betty Goodwin.

Betty Goodwin
Photo : Ginette Clément
vers 1995
mine de plomb et bâtonnets à huile sur impression laser
23,2 x 15,8 cm
© Collection du Musée d'art de Joliette


Mme Scott a reçu sa formation à l'Université de Calgary et détient une maîtrise en beaux-arts du Nova Scotia College of Art and Design. Beaucoup de ses œuvres lui ont été inspirées par les écrits des féministes françaises, la théorie psychanalytique et la critique sociale. Cette « peinture », qu'elle a créée en utilisant une seringue hypodermique pour appliquer de la peinture acrylique de diverses couleurs, fait partie d'un groupe d'œuvres mettant en question la suprématie de la peinture dans le monde de la création artistique. Mme Scott a enseigné à l'Alberta College of Art and Design, au Nova Scotia College of Art and Design et au Banff Centre, et a fait preuve d'un engagement ferme à l'égard de la communauté artistique de Calgary par ses activités d'administratrice artistique qui a co-fondé Stride Gallery (1985-86) et fondé et dirigé dL Gallery (1988-89).
Mme Scott a reçu sa formation à l'Université de Calgary et détient une maîtrise en beaux-arts du Nova Scotia College of Art and Design. Beaucoup de ses œuvres lui ont été inspirées par les écrits des féministes françaises, la théorie psychanalytique et la critique sociale. Cette « peinture », qu'elle a créée en utilisant une seringue hypodermique pour appliquer de la peinture acrylique de diverses couleurs, fait partie d'un groupe d'œuvres mettant en question la suprématie de la peinture dans le monde de la création artistique. Mme Scott a enseigné à l'Alberta College of Art and Design, au Nova Scotia College of Art and Design et au Banff Centre, et a fait preuve d'un engagement ferme à l'égard de la communauté artistique de Calgary par ses activités d'administratrice artistique qui a co-fondé Stride Gallery (1985-86) et fondé et dirigé dL Gallery (1988-89).

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Mary Scott

Mary Scott [Calgary (Alberta), 1948—Calgary (Alberta)].

Mary Scott
Photo : Glenbow Museum
1979
peinture acrylique, plexiglas, contreplaqué
61,0 x 93,5 cm
© Collection du Glenbow Museum


Natalka Husar, née en 1951 au New Jersey, É.-U., est déménagée au Canada en 1973. Le patrimoine ukrainien de Mme Husar fournit la toile de fond de ses œuvres d'art. Dans Our Lady of Mississauga, qui rappelle les peintures byzantines de la Madone et de son enfant, l'artiste, représentée sous les traits d'une madone/épouse, satirise l'idée d'un mode de vie opulent assuré par son enfant/mari. Le couple se trouve en compagnie d'un auditoire approbateur, qui fait des commérages au sujet de son succès matériel. « Mes œuvres portent sur les paradoxes et les sentiments d'angoisse vécus par les gens déracinés de leur passé et emprisonnés dans leur environnement culturel », indique Mme Husar.
Natalka Husar, née en 1951 au New Jersey, É.-U., est déménagée au Canada en 1973. Le patrimoine ukrainien de Mme Husar fournit la toile de fond de ses œuvres d'art. Dans Our Lady of Mississauga, qui rappelle les peintures byzantines de la Madone et de son enfant, l'artiste, représentée sous les traits d'une madone/épouse, satirise l'idée d'un mode de vie opulent assuré par son enfant/mari. Le couple se trouve en compagnie d'un auditoire approbateur, qui fait des commérages au sujet de son succès matériel. « Mes œuvres portent sur les paradoxes et les sentiments d'angoisse vécus par les gens déracinés de leur passé et emprisonnés dans leur environnement culturel », indique Mme Husar.

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Natalka Husar

Natalka Husar (États-Unis, 1951—Canada). Peinture à l'huile sur lin de Natalka Husar.

Natalka Husar
1987
huile sur lin
203,2 x 203,2 cm
© Collection de l'artiste


Selon Jane Ash Poitras, « on peut créer quelque chose de bon avec son art et cela devient son arc et sa flèche. » Le thème de l'identité autochtone, qu'elle explore en faisant appel à des liens personnels et historiques, est à la base de son art. Dans ses œuvres, Mme Poitras incorpore des rappels de faits historiques et récents, des images photographiques, des coupures de journaux et d'autres éléments. Elle cherche à révéler des connaissances qui aident à libérer et à renforcer spirituellement la communauté autochtone. « Ce n'est que grâce à un renouveau spirituel que nous découvrirons qui nous sommes vraiment [et que nous pourrons] acquérir la sagesse nécessaire pour éliminer les influences qui provoquent cette tragédie dont nous sommes victimes et qui nous détruisent », affirme-t-elle.

Selon Jane Ash Poitras, « on peut créer quelque chose de bon avec son art et cela devient son arc et sa flèche. » Le thème de l'identité autochtone, qu'elle explore en faisant appel à des liens personnels et historiques, est à la base de son art. Dans ses œuvres, Mme Poitras incorpore des rappels de faits historiques et récents, des images photographiques, des coupures de journaux et d'autres éléments. Elle cherche à révéler des connaissances qui aident à libérer et à renforcer spirituellement la communauté autochtone. « Ce n'est que grâce à un renouveau spirituel que nous découvrirons qui nous sommes vraiment [et que nous pourrons] acquérir la sagesse nécessaire pour éliminer les influences qui provoquent cette tragédie dont nous sommes victimes et qui nous détruisent », affirme-t-elle.

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Jane Ash Poitras

Jane Ash Poitras (1951—). Peinture utilisant des techniques mixtes sur toile de Jane Ash Poitras.

Jane Ash Poitras
Collection McMichael d'art canadien
1999
techniques mixtes sur toile
167,8 x 167,8 cm
© Collection McMichael d'art canadien


Vidéo

Jane Ash Poitras

Transcription :
« Je ne sais pas ce qu’ils en pensent et je ne peux pas parler en leur nom. Je peux seulement parler pour moi-même. Et moi, il y a toujours eu des marchands pour m’appeler. Je pourrais choisir n’importe quel marchand d’oeuvres d’art au pays, et il serait ravi de me représenter. Mon attitude - je n’ai pas d’idées négatives à cet égard. Je suis née artiste, je suis une grande artiste, je me perçois comme une grande artiste, c’est ce que je dis aux autres, et ils le reconnaissent et me le disent : oui, tu es une grande artiste. C’est ce que je projette, ce que j’irradie. Tout cela, c’est de l’histoire. Nous connaissons l’histoire. Ce qui devrait nous préoccuper, c’est ce que nous pouvons faire pour l’avenir, ce que nous allons faire aujourd’hui pour changer cela. Je me soucie peu du passé, je veux agir aujourd’hui. »

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Instituto Nacional de Bellas Artes, Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Secretaría de Relaciones Exteriores, Glenbow Museum, McMichael Canadian Art Collection, Musée d'art de Joliette, Louisiana State Museum

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Mothers Have Courage, Daughters Take Heart - Fit to be Tied est le troisième volet de la série The Women's Labour History Project. Il traite des luttes personnelles des femmes en Colombie-Britannique durant les années 1930. Ainsi que Mme Diamond l'a fait observer : « La [série] examine les difficultés avec lesquelles les travailleuses et les femmes pauvres étaient aux prises durant la Dépression [...] en tant que membres de l'énorme population de chômeurs, ouvrières de conserverie, domestiques ou ouvrières agricoles. » Depuis 1994, Mme Diamond est la directrice artistique des arts médiatiques et visuels du Banff Centre. Les vidéos de cette diplômée de l'Université Simon (Colombie-Britannique) ont été vues au Canada, aux États-Unis, au Mexique et en Europe. Elle a aussi été conservatrice, critique, réalisatrice et professeure en théorie de la vidéo et en production vidéographique. En 1995, elle a reçu le Prix Bell-Canada d'art vidéographique pour réalisation exception Pour en lire plus

Mothers Have Courage, Daughters Take Heart - Fit to be Tied est le troisième volet de la série The Women's Labour History Project. Il traite des luttes personnelles des femmes en Colombie-Britannique durant les années 1930. Ainsi que Mme Diamond l'a fait observer : « La [série] examine les difficultés avec lesquelles les travailleuses et les femmes pauvres étaient aux prises durant la Dépression [...] en tant que membres de l'énorme population de chômeurs, ouvrières de conserverie, domestiques ou ouvrières agricoles. » Depuis 1994, Mme Diamond est la directrice artistique des arts médiatiques et visuels du Banff Centre. Les vidéos de cette diplômée de l'Université Simon (Colombie-Britannique) ont été vues au Canada, aux États-Unis, au Mexique et en Europe. Elle a aussi été conservatrice, critique, réalisatrice et professeure en théorie de la vidéo et en production vidéographique. En 1995, elle a reçu le Prix Bell-Canada d'art vidéographique pour réalisation exceptionnelle dans le domaine de la vidéo. En novembre 2001, elle a été nommée Woman of Vision par les présentateurs des Prix mérite, Women in Film & Video et la Wired Women Society.


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Vidéo

"The Women's Labour History Project" [Projet d’histoire du travail des femmes]

Transcription :
Ruth Bullock:
J’étais intransigeante à l’égard des femmes. Je pensais qu’elles faisaient tout un plat de l’accouchement, et j’allais montrer au monde de quelle façon il fallait le faire.

Après minuit, le docteur est venu. Cette naissance n’a pas été facile. Ed Matthews était irrité....

Personnage du mari (s’adressant au personnage du docteur) :
Vous pouvez bien dire qu’il faut être aux petits soins avec Jeanne, avoir une infirmière et tout, mais on la dorlote déjà depuis cinq mois!

Ruth Bullock :
Si j’avais eu un garçon, il aurait été très content et il s’y serait intéressé. Mais comme c’était une fille, ce n’était que mon enfant et c’était à moi de m’en occuper. Je bouillais de rage ! L’accouchement avait été si terrible, je ne me suis jamais résolue à avoir un autre enfant. J’ai eu des débuts de grossesses, mais je perdais l’enfant au bout de six à huit semaines. Oh, et je devais me quereller avec le docteur pour qu’il me donne un pessaire afin de ne plus vivre à nouveau ce problème. Il me disait : « Mme Matthews, quand vous aurez quatre enfants, venez me voir et je vous fournirai avec plaisir l’information qu’il vous faut. Mais vous êtes jeune, et il n’y a aucune raison pour que vous n’ayez plus d’enfants. » J’ai quand même fini par le persuader, et j’ai eu droit à un pessaire, un pessaire de type diaphragme, qui m’a coûté 35 $. C’était beaucoup d’argent à l’époque. Et quelques années plus tard, j’ai rencontré Vivian Dowdy, qui se dévouait pour faire connaître la planification familiale, et non sans périls je vous assure. Parce qu’à l’époque, il était même illégal de fournir de l’information sur la contraception à des femmes mariées, sans parler des autres femmes. J’ai d’ailleurs découvert que le pessaire que l’on m’avait procuré se vendait 35 cents chez Koffman Rubber!

Sara Diamond
La collection de Musée Glenbow, l'utilisation acquise du Fonds de la Sybil Andrew
1995
© La collection de Musée Glenbow


Artiste multidisciplinaire, Irene Whittome laisse sa marque dès le début des années 70 par une pratique qui transgresse les usages conventionnels et se livre à une forme d’archéologie de la rationalité occidentale, dont elle reprend les modes de calcul, de classement et de conservation. Irene Whittome a souvent travaillé avec des objets trouvés qu’elle s’est appropriés pour leur donner un sens nouveau. Les notions de durée, de mémoire et d’origines traversent tout son œuvre. Individual Mythologian est une réalisation à caractère oriental, composée de pages d’un dictionnaire latin collées sur le support et sur lesquels de larges traits noirs et rouges créent une calligraphie imposante conférant à l’œuvre un grande intensité. Dans cette série, l’artiste retrace ou invente sa propre mythologie.
Artiste multidisciplinaire, Irene Whittome laisse sa marque dès le début des années 70 par une pratique qui transgresse les usages conventionnels et se livre à une forme d’archéologie de la rationalité occidentale, dont elle reprend les modes de calcul, de classement et de conservation. Irene Whittome a souvent travaillé avec des objets trouvés qu’elle s’est appropriés pour leur donner un sens nouveau. Les notions de durée, de mémoire et d’origines traversent tout son œuvre. Individual Mythologian est une réalisation à caractère oriental, composée de pages d’un dictionnaire latin collées sur le support et sur lesquels de larges traits noirs et rouges créent une calligraphie imposante conférant à l’œuvre un grande intensité. Dans cette série, l’artiste retrace ou invente sa propre mythologie.

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Irene F. Whittome

Irene F. Whittome [Vancouver (Colombie-Britannique), 1942—Montréal (Québec)]. Peinture à la gouache et pages de livres collées sur papier de Irene F. Whittome.

Irene F. Whittome
Photo : Ginette Clément
1985
gouache et pages de livres collées sur papier
158,8 x 98,1 cm
© SODART 2002, Collection du Musée d'art de Joliette, don de Marcia Schaefer


La nature est, depuis une quinzaine d’années, le sujet de prédilection de Monique Mongeau. Dans cette série, consacrée au motif de la poire, elle explore l’apparence de ce fruit, charnu et particulièrement fragile. Le monde du végétal lui a donné l’occasion d’élaborer un œuvre qui, même dans des formats restreints (ce qui n’est pas le cas ici), se présente comme « monumental », c’est-à-dire ayant un caractère profondément commémoratif. En effet, chez Monique Mongeau, beauté, force et fragilité, se côtoient pour créer des images somptueuses qui comportent leur versant tragique car, pour elle, la nature est le symbole même de l’état éphémère de la vie.
La nature est, depuis une quinzaine d’années, le sujet de prédilection de Monique Mongeau. Dans cette série, consacrée au motif de la poire, elle explore l’apparence de ce fruit, charnu et particulièrement fragile. Le monde du végétal lui a donné l’occasion d’élaborer un œuvre qui, même dans des formats restreints (ce qui n’est pas le cas ici), se présente comme « monumental », c’est-à-dire ayant un caractère profondément commémoratif. En effet, chez Monique Mongeau, beauté, force et fragilité, se côtoient pour créer des images somptueuses qui comportent leur versant tragique car, pour elle, la nature est le symbole même de l’état éphémère de la vie.

© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Monique Mongeau

Monique Mongeau [Saint-Hyacinthe (Québec), 1940—Outremont (Québec)]. Peinture à l'huile et cire sur panneau de merisier de Monique Mongeau.

Monique Mongeau
Photo : Richard-Max Tremblay
1993
huile et cire sur panneau de merisier
244,0 x 366,0 cm
2000.001.1-3
© Collection du Musée d'art de Joliette


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • analyser les œuvres d’art en tenant compte du sexe de l’artiste;
  • être conscient des émotions que peut susciter et provoquer une œuvre d’art;
  • comprendre les enjeux entourant la représentation des femmes dans l’histoire de l’art et dans la réalisation d’œuvres d’art;
  • expliquer l’émergence du féminisme dans l’art et l’histoire de l’art ainsi que sa signification;
  • interpréter la signification des œuvres d’art réalisées par des femmes et le sens de la vie des femmes à travers l’art;
  • être conscient des défis qu’ont dû relever les femmes avant de pouvoir jouir d’une bonne réputation dans l’histoire de l’art;
  • débattre de la façon dont le modernisme dans l’art se caractérise par des formes d’art nouvelles et vivantes;
  • comprendre que les femmes étaient des pionnières de l’art postmoderne.

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