Au milieu du 19e siècle, la recherche de la transcendance qui caractérise le romantisme s’exprime à travers la peinture et le paysage. Elle se retrouve aussi dans le courant du symbolisme.

Le symbolisme, que l’on pourrait qualifier d’expression des idées par les formes, rejette à la fois le dogmatisme académique et la prétendue scientificité de l’impressionnisme. Il se manifeste de façon diffuse en Russie et au Canada. Des artistes comme le Russe Mikhail Vroubel et le Canadien Ozias Leduc, aussi différents soient-ils, représentent bien la dimension spirituelle de ce courant. Leurs œuvres constituent davantage une représentation de leur âme que de simples fenêtres ouvertes sur leur nature.

Cette quête de spiritualité se poursuit dans l’œuvre de Kandinsky, membre du mouvement Der Blaue Reiter (Le cavalier bleu), qui publie, en 1911, Du spirituel dans l’art. Il y affirme que l’harmonie des couleurs et des formes doit être basée sur une se Pour en lire plus
Au milieu du 19e siècle, la recherche de la transcendance qui caractérise le romantisme s’exprime à travers la peinture et le paysage. Elle se retrouve aussi dans le courant du symbolisme.

Le symbolisme, que l’on pourrait qualifier d’expression des idées par les formes, rejette à la fois le dogmatisme académique et la prétendue scientificité de l’impressionnisme. Il se manifeste de façon diffuse en Russie et au Canada. Des artistes comme le Russe Mikhail Vroubel et le Canadien Ozias Leduc, aussi différents soient-ils, représentent bien la dimension spirituelle de ce courant. Leurs œuvres constituent davantage une représentation de leur âme que de simples fenêtres ouvertes sur leur nature.

Cette quête de spiritualité se poursuit dans l’œuvre de Kandinsky, membre du mouvement Der Blaue Reiter (Le cavalier bleu), qui publie, en 1911, Du spirituel dans l’art. Il y affirme que l’harmonie des couleurs et des formes doit être basée sur une seule chose, le contact efficace avec l’âme humaine. Kandinsky s’intéresse à la théosophie, doctrine spirituelle qui connaît un regain d’intérêt pendant la première moitié du 20e siècle. Au Canada, le paysage atteint une dimension transcendante avec des peintres du Groupe des Sept, et plus particulièrement avec Lawren Harris. Ce dernier, largement influencé par la théosophie, approfondira son interprétation de la nature en stylisant ses représentations du paysage et en les réduisant à des formes élémentaires.

© 2003, RCIP. Tous droits réservés.

Peinture

Les Lilas, par Mikhail Alexandrovitch Vroubel (1856-1910), 1900.

Mikhail Alexandrovitch Vroubel
Galerie nationale Tretiakov (Moscou)
1900
huile sur toile
160 x 177 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou)


Si la majorité des paysagistes de la deuxième moitié du 19e siècle tentaient de représenter de manière réaliste la nature, Vroubel privilégiait, quant à lui, une beauté quelque peu scénique et décorative de ce motif. Vroubel, l’un des maîtres de l’Art nouveau russe, a beaucoup travaillé dans le domaine de l’art théâtral, monumental et décoratif. La richesse de la nature n’était souvent pour lui qu’un prétexte. Sa fantaisie lui permettait de transformer une simple fleur ou un arbuste en une fantastique féerie de couleurs et de lignes. La gamme de couleurs préférée du peintre inclut toutes les nuances de bleu, du bleu ciel jusqu’au violet ; combinées au rose ou au vert, ces couleurs créent l’impression d’une surface chatoyante et changeante. La silhouette sombre d’une femme se détache du fond constitué par un lumineux arbuste en fleur, « composé &raqu Pour en lire plus
Si la majorité des paysagistes de la deuxième moitié du 19e siècle tentaient de représenter de manière réaliste la nature, Vroubel privilégiait, quant à lui, une beauté quelque peu scénique et décorative de ce motif. Vroubel, l’un des maîtres de l’Art nouveau russe, a beaucoup travaillé dans le domaine de l’art théâtral, monumental et décoratif. La richesse de la nature n’était souvent pour lui qu’un prétexte. Sa fantaisie lui permettait de transformer une simple fleur ou un arbuste en une fantastique féerie de couleurs et de lignes. La gamme de couleurs préférée du peintre inclut toutes les nuances de bleu, du bleu ciel jusqu’au violet ; combinées au rose ou au vert, ces couleurs créent l’impression d’une surface chatoyante et changeante. La silhouette sombre d’une femme se détache du fond constitué par un lumineux arbuste en fleur, « composé » à coups de pinceau de densité différente. Les traits du visage de cette femme rappellent ceux de l’épouse de l’artiste et son modèle préféré, N.I. Zabela, une chanteuse d’opéra, tout en évoquant également les sculptures majoliques, que Vroubel réalisait d’après les motifs de l’opéra de N.A. Rimski-Korsakov Snegourotchka (« La Fille des neiges »).

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Peinture

La Montagne, par Alexei Yavlenski (1864-1941), 1905.

Alexei Georguievitch Yavlenski
Musée régional des beaux-arts Vroubel d’Omsk
1905
huile sur toile
62 x 48 cm
© Musée régional des beaux-arts Vroubel d’Omsk


Le paysage intitulé La Montagne exécuté par Alexei Yavlenski en 1905, fut peint à l’époque où l’artiste subissait l’influence de Van Gogh. Jusqu’en 1908, Yavlenski utilisera dans ses paysages les procédés artistiques du célèbre hollandais, qui était convaincu de la nécessité de chercher la vie dans la couleur. Le paysage a été peint près des Alpes tyroliennes, au sud de la Bavière, où Yavlenski se rendait souvent avec ses amis, Vassili Kandinsky et Gabriele Münter. Au premier plan, nous apercevons un fragment de la nature, plein du feuillage frais d’un arbre ; la montagne, à l’arrière-plan, rayonnante de la lumière du soleil, semble se rapprocher du feuillage. Après avoir maîtrisé la technique de la touche divisée, caractéristique de l’impressionnisme, Yavlenski « dessine en peinture ». Les traits sont denses, énergiques, et c Pour en lire plus
Le paysage intitulé La Montagne exécuté par Alexei Yavlenski en 1905, fut peint à l’époque où l’artiste subissait l’influence de Van Gogh. Jusqu’en 1908, Yavlenski utilisera dans ses paysages les procédés artistiques du célèbre hollandais, qui était convaincu de la nécessité de chercher la vie dans la couleur. Le paysage a été peint près des Alpes tyroliennes, au sud de la Bavière, où Yavlenski se rendait souvent avec ses amis, Vassili Kandinsky et Gabriele Münter. Au premier plan, nous apercevons un fragment de la nature, plein du feuillage frais d’un arbre ; la montagne, à l’arrière-plan, rayonnante de la lumière du soleil, semble se rapprocher du feuillage. Après avoir maîtrisé la technique de la touche divisée, caractéristique de l’impressionnisme, Yavlenski « dessine en peinture ». Les traits sont denses, énergiques, et correspondent à la forme de l’objet. Des touches diverses — droites et onduleuses, longues et hachurées — rendent la vibration de l’air ainsi que l’élan et le mouvement des forces de la nature.

© 2003, RCIP. Tous droits réservés.

Peinture

Le Lac Karakol, par Grigori Ivanovitch Gurkine (Tchoros-Gurké) (1870-1937), 1909.

Grigori Ivanovitch Gurkine (Tchoros-Gurké)
Musée national des beaux-arts de l'Altaï
1909
huile sur toile
54 x 74,5 cm
© Musée national des beaux-arts de l'Altaï


C’est en 1909 que Gurkine a, pour la première fois, peint le lac Karakol, situé en haute montagne. Ce lac s’est formé à l’époque glaciaire dans les crevasses de lapiaz des montagnes de l’Altaï (Karakol, dans la langue autochtone, signifie « l’eau noire »). L’eau pure et transparente du lac semble noire, car l’ombre des montagnes et de la taïga l’enveloppe. Les montagnes ombrageuses, couvertes de forêts et de rocs, s’écartent en découvrant les eaux calmes du lac, déjà libérées de la glace, et d’une couleur turquoise foncée presque noire. La lumière douce perce le voile des nuages et du brouillard, et glisse sur la surface lisse du lac. Les blocs de glace solitaires touchent le rivage. L’attention que porte l’artiste à la nature, ainsi que la liberté de la peinture de plein air caractérisent cette toile ; le raffinement de la technique permet à ce travail de maître de dépasser le cad Pour en lire plus
C’est en 1909 que Gurkine a, pour la première fois, peint le lac Karakol, situé en haute montagne. Ce lac s’est formé à l’époque glaciaire dans les crevasses de lapiaz des montagnes de l’Altaï (Karakol, dans la langue autochtone, signifie « l’eau noire »). L’eau pure et transparente du lac semble noire, car l’ombre des montagnes et de la taïga l’enveloppe. Les montagnes ombrageuses, couvertes de forêts et de rocs, s’écartent en découvrant les eaux calmes du lac, déjà libérées de la glace, et d’une couleur turquoise foncée presque noire. La lumière douce perce le voile des nuages et du brouillard, et glisse sur la surface lisse du lac. Les blocs de glace solitaires touchent le rivage. L’attention que porte l’artiste à la nature, ainsi que la liberté de la peinture de plein air caractérisent cette toile ; le raffinement de la technique permet à ce travail de maître de dépasser le cadre d’une étude.

© 2003, RCIP. Tous droits réservés.

Peinture

L'Altaï bleu (Les glaciers de l'Altaï), par Andreï Ossipovitch Nikouline (1878-1945), 1910.

Andreï Ossipovitch Nikouline
Musée national des beaux-arts de l'Altaï
1910
huile sur toile
87 x 109 cm
© Musée national des beaux-arts de l'Altaï


L’Altaï bleu est un des meilleurs tableaux de Nikouline et un de ceux qui ont déterminé son œuvre. Le peintre utilise ici la spatule avec légèreté et virtuosité, en créant sur la toile une subtile féerie de teintes pourpre, violet vif, émeraude et azur. La transparence et la finesse de la peinture savent rendre à la fois la matérialité du monde réifié du premier plan (les blocs de pierre et de glace, l’eau transparente et ruisselante, la verdure d’un émeraude vif) et le caractère léger et aérien de l’arrière-plan. Le bleu règne ici en maître : le ciel déploie sa couleur à travers le blanc éclatant des nuages, les paliers rocheux, à peine couverts d’une fraîche verdure, se dissolvent dans le bleu lointain, et la rivière bleu foncé traverse la vallée des montagnes en un torrent intrépide. L&rs Pour en lire plus
L’Altaï bleu est un des meilleurs tableaux de Nikouline et un de ceux qui ont déterminé son œuvre. Le peintre utilise ici la spatule avec légèreté et virtuosité, en créant sur la toile une subtile féerie de teintes pourpre, violet vif, émeraude et azur. La transparence et la finesse de la peinture savent rendre à la fois la matérialité du monde réifié du premier plan (les blocs de pierre et de glace, l’eau transparente et ruisselante, la verdure d’un émeraude vif) et le caractère léger et aérien de l’arrière-plan. Le bleu règne ici en maître : le ciel déploie sa couleur à travers le blanc éclatant des nuages, les paliers rocheux, à peine couverts d’une fraîche verdure, se dissolvent dans le bleu lointain, et la rivière bleu foncé traverse la vallée des montagnes en un torrent intrépide. L’Altaï bleu est un paysage profondément poétique, impressionniste par son exécution et théâtral par son esprit.

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Peinture

Paysage de montagne, par Nikolai Semionovitch Choulpinov (1885-1921), 1910.

Nikolai Semionovitch Choulpinov
Musée national des beaux-arts de l'Altaï
1910
huile sur toile
62 x 69 cm
© Musée national des beaux-arts de l'Altaï


À partir des années 1910, Choulpinov fut un des artistes des montagnes de l’Altaï. Il a alors commencé à travailler dans un style qu’on qualifie quelquefois de « sibérien ». Le tableau Paysage de montagne nous permet de découvrir la spécificité de la quête artistique de ce peintre : il a su combiner de façon très originale la perception archaïque de l’esprit de la nature sibérienne avec les traditions du postimpressionnisme. Des nuages flottent dans le ciel bleu au-dessus des crêtes des montagnes dont les versants sont couverts de forêt et d’herbe verte. Les couleurs de midi sont éclatantes ; le soleil, omniprésent dans le ciel, se reflète dans les nuages blancs, les rochers, les pins rouges, la verdure des vallées et l’eau bleue de la rivière. Choulpinov construit, ou plutôt, crée son paysage en y introduisant ses impressions du présent ainsi que ce qui existait des si& Pour en lire plus
À partir des années 1910, Choulpinov fut un des artistes des montagnes de l’Altaï. Il a alors commencé à travailler dans un style qu’on qualifie quelquefois de « sibérien ». Le tableau Paysage de montagne nous permet de découvrir la spécificité de la quête artistique de ce peintre : il a su combiner de façon très originale la perception archaïque de l’esprit de la nature sibérienne avec les traditions du postimpressionnisme. Des nuages flottent dans le ciel bleu au-dessus des crêtes des montagnes dont les versants sont couverts de forêt et d’herbe verte. Les couleurs de midi sont éclatantes ; le soleil, omniprésent dans le ciel, se reflète dans les nuages blancs, les rochers, les pins rouges, la verdure des vallées et l’eau bleue de la rivière. Choulpinov construit, ou plutôt, crée son paysage en y introduisant ses impressions du présent ainsi que ce qui existait des siècles avant lui.

© 2003, RCIP. Tous droits réservés.

Peinture

Le Nid le plus sacré, Nikolai Constantinovitch Rœrich (1874-1947), 1911.

Nikolai Constantinovitch Rœrich
Musée-réserve national de Smolensk
1911
papier sur détrempe
45 x 66 cm
© Musée-réserve national de Smolensk


De 1911 à 1914, Nikolai Rœrich, célèbre peintre russe, a travaillé à la réalisation des fresques monumentales du Temple du Saint-Esprit, situé dans le domaine de la princesse Tenicheva, Talachkino, près de Smolensk. Le peintre fut tellement transporté par l’aspect spirituel du thème que, parallèlement aux esquisses, il créa quelques toiles dont le sujet était lié aux apocryphes chrétiens russes. Le Nid le plus sacré est l’une de ces œuvres. Les motifs du paysage concret y sont repensés et représentés en tant qu’images de la cosmogonie russe, plus précisément slave. Dans cette œuvre, les motifs des miniatures byzantines s’unissent organiquement à de nombreux motifs orientaux et scandinaves, ce qui crée l’atmosphère unique de la peinture de Rœrich.
De 1911 à 1914, Nikolai Rœrich, célèbre peintre russe, a travaillé à la réalisation des fresques monumentales du Temple du Saint-Esprit, situé dans le domaine de la princesse Tenicheva, Talachkino, près de Smolensk. Le peintre fut tellement transporté par l’aspect spirituel du thème que, parallèlement aux esquisses, il créa quelques toiles dont le sujet était lié aux apocryphes chrétiens russes. Le Nid le plus sacré est l’une de ces œuvres. Les motifs du paysage concret y sont repensés et représentés en tant qu’images de la cosmogonie russe, plus précisément slave. Dans cette œuvre, les motifs des miniatures byzantines s’unissent organiquement à de nombreux motifs orientaux et scandinaves, ce qui crée l’atmosphère unique de la peinture de Rœrich.

© 2003, RCIP. Tous droits réservés.

Peinture

Coucher de soleil, par Arkadi Alexandrovitch Rylov (1870-1939), 1917.

Arkadi Alexandrovitch Rylov
Musée-réserve national de Smolensk
1917
huile sur toile
100 х 129 cm
© Musée-réserve national de Smolensk


L’œuvre Coucher de soleil constitue à la fois le portrait exact d’un coucher de soleil nordique et froid au-dessus d’un lac, et le symbole, le pressentiment même, d’événements n’ayant rien à voir avec la nature. Le tableau, exécuté en 1917, a été généralement perçu, à l’époque soviétique, en tant que paysage symbolisant « l’incendie de la révolution ». Une telle interprétation est tout à fait acceptable, puisque Rylov a non seulement supporté la Révolution bolchévique, mais a également participé activement à la vie artistique soviétique.
L’œuvre Coucher de soleil constitue à la fois le portrait exact d’un coucher de soleil nordique et froid au-dessus d’un lac, et le symbole, le pressentiment même, d’événements n’ayant rien à voir avec la nature. Le tableau, exécuté en 1917, a été généralement perçu, à l’époque soviétique, en tant que paysage symbolisant « l’incendie de la révolution ». Une telle interprétation est tout à fait acceptable, puisque Rylov a non seulement supporté la Révolution bolchévique, mais a également participé activement à la vie artistique soviétique.

© 2003, RCIP. Tous droits réservés.

Peinture

Paysage avec des arbres, Vassili Ivanovitch Denissov (1862-1921), 1914.

Vassili Ivanovitch Denissov
Musée régional des beaux-arts Vroubel d’Omsk
1914
huile sur toile
47 x 66 cm
© Musée régional des beaux-arts Vroubel d’Omsk


Ce paysage fut réalisé au domaine Raïki, près de Moscou, où Denissov a vécu et travaillé dans les années 1910. En utilisant des éclairages différents, le peintre aspirait à synthétiser les états variés et concrets de sa représentation de la nature, afin d’obtenir une image picturale cohérente. Le paysage semble être une vision fantastique. Les troncs d’arbres, minces comme des brins d’herbe, le feuillage massif, réunissant de manière dense des touches de couleurs larges et pâteuses, et les nuages sombres créent une impression d’angoisse. L’arrière-plan qui nous offre des teintes de couleur perle ressemble à une apparition miroitante, rappelant les images des toiles de « La Rose bleue ».
Ce paysage fut réalisé au domaine Raïki, près de Moscou, où Denissov a vécu et travaillé dans les années 1910. En utilisant des éclairages différents, le peintre aspirait à synthétiser les états variés et concrets de sa représentation de la nature, afin d’obtenir une image picturale cohérente. Le paysage semble être une vision fantastique. Les troncs d’arbres, minces comme des brins d’herbe, le feuillage massif, réunissant de manière dense des touches de couleurs larges et pâteuses, et les nuages sombres créent une impression d’angoisse. L’arrière-plan qui nous offre des teintes de couleur perle ressemble à une apparition miroitante, rappelant les images des toiles de « La Rose bleue ».

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Peinture

La Campagne, par David Davidovitch Burliuk (1882-1967), 1917.

David Davidovitch Burliuk
Musée des beaux-arts de Samara
1917
huile sur toile
57 x 61 cm
© Musée des beaux-arts de Samara


Durant les années 1917–1918, David Burliuk vivait en compagnie de sa famille au village d’Iglino, près d’Oufa (Bachkirie). La toile La Campagne, créée sous l’influence dominante de Vincent Van Gogh, représente la boue printanière recouvrant les rues d’un village bachkire très pauvre. Dans cette œuvre de Burliuk, le motif très simple et même un peu ennuyeux est animé par la peinture pâteuse, caractéristique du style de l’artiste. Le ciel et la neige, qui recouvrent la terre, semblent faits de la même matière. Dans sa présentation de la neige, ou plus exactement des ornières de la route, le peintre libère toutes les couleurs de sa palette.
Durant les années 1917–1918, David Burliuk vivait en compagnie de sa famille au village d’Iglino, près d’Oufa (Bachkirie). La toile La Campagne, créée sous l’influence dominante de Vincent Van Gogh, représente la boue printanière recouvrant les rues d’un village bachkire très pauvre. Dans cette œuvre de Burliuk, le motif très simple et même un peu ennuyeux est animé par la peinture pâteuse, caractéristique du style de l’artiste. Le ciel et la neige, qui recouvrent la terre, semblent faits de la même matière. Dans sa présentation de la neige, ou plus exactement des ornières de la route, le peintre libère toutes les couleurs de sa palette.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • comprendre l’influence de la géographie sur la culture;
  • comprendre que l’art peut représenter des expériences vécues par les gens;
  • examiner comment les principaux mouvements artistiques européens ont influencé l’interprétation des paysages dans la peinture russe;
  • connaître les différences et les similitudes entre la peinture de paysage russe et canadienne avant 1940;
  • se rendre compte du développement d’un style de peinture de paysage typiquement russe;
  • être capable de poser un regard critique sur différents styles artistiques;
  • reconnaître les émotions que peut susciter l’art.

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