Tous les loyalistes étaient censés se voir  concéder des terres. Lorsque des rapports favorables au sujet des terres longeant le fleuve Saint-Jean ont commencé à circuler, plusieurs loyalistes ont quitté la Nouvelle-Écosse pour venir s’établir dans cette région où de nombreux militaires de régiments loyalistes s'étaient fait colons. Des Noirs affranchis qui avaient auparavant tenté d’obtenir des concessions de terre dans la région de Shelburne n’avaient pas été bien accueillis par les Blancs qui convoitaient ces terres que l'arpenteur réservait aux Noirs. C’est pourquoi beaucoup de Noirs libres ont décidé de venir au Nouveau-Brunswick. On ne sait pas avec certitude combien sont réellement venus, mais en 1784, 222 Noirs libres vivaient à Saint John parmi ces militaires devenus colons. D’autres Noirs affranchis se sont joints à eux plus tard.

Le principal leader chez les Noirs libres était Thomas Peters, ancien sergent des Pionnier Pour en lire plus

Tous les loyalistes étaient censés se voir  concéder des terres. Lorsque des rapports favorables au sujet des terres longeant le fleuve Saint-Jean ont commencé à circuler, plusieurs loyalistes ont quitté la Nouvelle-Écosse pour venir s’établir dans cette région où de nombreux militaires de régiments loyalistes s'étaient fait colons. Des Noirs affranchis qui avaient auparavant tenté d’obtenir des concessions de terre dans la région de Shelburne n’avaient pas été bien accueillis par les Blancs qui convoitaient ces terres que l'arpenteur réservait aux Noirs. C’est pourquoi beaucoup de Noirs libres ont décidé de venir au Nouveau-Brunswick. On ne sait pas avec certitude combien sont réellement venus, mais en 1784, 222 Noirs libres vivaient à Saint John parmi ces militaires devenus colons. D’autres Noirs affranchis se sont joints à eux plus tard.

Le principal leader chez les Noirs libres était Thomas Peters, ancien sergent des Pionniers noirs. Après avoir été esclave en Caroline du Nord, M. Peters a joint les forces britanniques en 1776. Il a servi loyalement les Britanniques pendant la guerre et a été blessé deux fois. M. Peters est devenu porte-parole de nombreux Noirs libres en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, et il a été l’instigateur du retour en Afrique de nombre d’entre eux. 

Selon le lieutenant-gouverneur Carleton, de petites parcelles urbaines étaient concédées aux Noirs libres à Saint John; d'autres habitaient en périphérie de la ville tant que le gouvernement a continué de leur fournir et nécessités pour vivre. Pendant ce temps, beaucoup de loyalistes blancs se voyaient concéder des terres à Saint John et dans les environs ou ailleurs en province. En 1785, les Noirs libres ont été invités à se grouper comme les militaires colons. On leur donnerait des parcelles de 50 acres chacune dans des concessions qui seraient établies pour eux. Ces concessions se trouveraient près de Saint John. On leur donnerait d’autres terres dès qu’ils auraient prouvé être capables de les aménager. Aucune restriction de ce genre était imposée aux Blancs arrivés dans la province à cette époque. 

W.A. Spray, The Blacks in New Brunswick.  Fredericton, Brunswick Press, 1972, p. 30-32.


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Objectifs d'apprentissage

Les apprenants seront en mesure de comprendre les attentes des Noirs qui se considéraient loyaux à la cause britannique et le fait que les leaders n’aient pas répondu à ces attentes.


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