Après la guerre d'Indépendance américaine, les Anglais, défaits, ont encore une fois mis de côté leurs intentions de bien traiter les Mi’kmaq. À partir de ce moment, où le scalp et autres méthodes manifestes de génocide n'existaient plus, ils ont utilisé tous les autres moyens possibles pour en débarrasser la société.

Dans le but d’atteindre cet objectif, le gouvernement colonial britannique a mis en œuvre une politique d’aménagement du territoire qui ne tenaient nullement des droits fonciers des Mi’kmaq. Il faut préciser que les Britanniques ont fait de même avec les Aborigènes d’Australie. Selon cette politique pour en finir avec la dignité des Mi’kmaq, les Anglais leur ont concédé temporairement, le 4 septembre 1783, des lopins sur leurs propres terres. Les terres concédées étaient de piètre qualité et inutiles pour les besoins de survie des Premières Nations. On peut penser ou dire ce que l’on veut à propos de ce type d Pour en lire plus

Après la guerre d'Indépendance américaine, les Anglais, défaits, ont encore une fois mis de côté leurs intentions de bien traiter les Mi’kmaq. À partir de ce moment, où le scalp et autres méthodes manifestes de génocide n'existaient plus, ils ont utilisé tous les autres moyens possibles pour en débarrasser la société.

Dans le but d’atteindre cet objectif, le gouvernement colonial britannique a mis en œuvre une politique d’aménagement du territoire qui ne tenaient nullement des droits fonciers des Mi’kmaq. Il faut préciser que les Britanniques ont fait de même avec les Aborigènes d’Australie. Selon cette politique pour en finir avec la dignité des Mi’kmaq, les Anglais leur ont concédé temporairement, le 4 septembre 1783, des lopins sur leurs propres terres. Les terres concédées étaient de piètre qualité et inutiles pour les besoins de survie des Premières Nations. On peut penser ou dire ce que l’on veut à propos de ce type de conduite et le défendre avec toutes sortes d’arguments dénués de sens, mais selon moi, seuls les barbares soumettent leurs anciens ennemis à de pareilles et basses humiliations. Il me semble incroyable qu’un envahisseur s’empare du territoire d’une nation indépendante et de tout ce qu’il contient sans offrir de compensation, tout en prétendant être une nation civilisée motivée par la compassion. Il s’agit d’un act sans sens moral que de s’abaisser ensuite à concéder temporairement à ces victimes des lots de terres inutiles et minuscules en utilisant des permis d’occupation et tout en se prétendant généreux.

- Daniel N. Paul, We Were Not The Savages: A Mi’qmaq Perspective on the Collision between European and Native American Civilizations, Halifax, Fernwood Publishing, 2000, p. 172-173. 

 

Né sur la réserve Indian Brook en Nouvelle-Écosse, Daniel N. Paul est un ardent défenseur des droits de la personne. Il a travaillé pour le ministère des Affaires indiennes à titre de superviseur de district pour le programme des terres, des revenus, de la fiducie et des exigences règlementaires. Il a fondé la Confederacy of Mainland Micmacs et en a été le directeur général, et il a fait partie de nombreuses commissions provinciales. Il a reçu plusieurs récompenses en raison de sa contribution à la cause de la dignité humaine.



© 2000, Daniel N. Paul, Fernwood Publishing. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Les apprenants seront en mesure de comprendre que les autochtones ont perçu l’arrivée des loyalistes d'une façon differente.

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