Vous trouverez les textes associés aux prémices de la révolution tranquille: la période de l’après-guerre.

Les textes sont :

Le long règne de l’Union nationale
Désormais
Un précurseur de la Révolution tranquille
Vous trouverez les textes associés aux prémices de la révolution tranquille: la période de l’après-guerre.

Les textes sont :

Le long règne de l’Union nationale
Désormais
Un précurseur de la Révolution tranquille

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

L’Union nationale renverse le régime libéral

En 1936, une nouvelle formation politique, l’Union nationale, qui réunit les députés du Parti conservateur du Québec et les principaux ténors de l’Action libérale nationale fondée deux ans plus tôt, gagne les élections provinciales. À sa tête se trouve un avocat trifluvien talentueux et ambitieux, Maurice Duplessis. Celui qui a fait tomber presque à lui seul le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau en mettant au jour des scandales, se pose alors en réformateur. Et comme promis, l’Union nationale entreprend quelques réformes, la plus importante étant la création de l’Office du crédit agricole en 1936 qui permet à nombre d’agriculteurs de sauver leurs fermes de la faillite en ces années de grave crise économique. D’autres mesures annoncées en campagne électorale, comme la nationalisation de l’électricité, sont reléguées aux oubliettes et les députés du parti qui les réclament, bâillonnés. Dans un mauvais calcul politique, Duplessis dissout l’assemblée législative en 1939 et convoque les électeurs aux urnes. Le Parti libéra Pour en lire plus
L’Union nationale renverse le régime libéral

En 1936, une nouvelle formation politique, l’Union nationale, qui réunit les députés du Parti conservateur du Québec et les principaux ténors de l’Action libérale nationale fondée deux ans plus tôt, gagne les élections provinciales. À sa tête se trouve un avocat trifluvien talentueux et ambitieux, Maurice Duplessis. Celui qui a fait tomber presque à lui seul le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau en mettant au jour des scandales, se pose alors en réformateur. Et comme promis, l’Union nationale entreprend quelques réformes, la plus importante étant la création de l’Office du crédit agricole en 1936 qui permet à nombre d’agriculteurs de sauver leurs fermes de la faillite en ces années de grave crise économique. D’autres mesures annoncées en campagne électorale, comme la nationalisation de l’électricité, sont reléguées aux oubliettes et les députés du parti qui les réclament, bâillonnés. Dans un mauvais calcul politique, Duplessis dissout l’assemblée législative en 1939 et convoque les électeurs aux urnes. Le Parti libéral d’Adélard Godbout remporte la victoire et l’Union nationale devient l’opposition officielle.

Un gouvernement foncièrement conservateur

À la faveur de la crise de conscription de 1942 et de l’empiètement du gouvernement fédéral dans certains champs de compétence provinciale en raison du contexte de la Deuxième Guerre mondiale, l’Union nationale est reportée au pouvoir en 1944. Commence alors le règne de 15 ans de ce parti politique. Au cours de cette période, le Québec connaît une forte poussée d’industrialisation et d’urbanisation. Mais, à mesure que les années passent, le gouvernement de l’Union nationale apparaît de plus en plus déconnecté des nouvelles réalités. En matière économique, il préconise le développement à tout prix. Dans le domaine social, il fait preuve d’un conservatisme à tout crin. Et dans chacun de ces champs, il n’est pas question que le gouvernement intervienne ou, s’il le fait, c’est avec parcimonie. Dans ses relations avec le gouvernement fédéral, l’Union nationale affiche une attitude défensive qui s’exprime par le refus catégorique des sommes qu’Ottawa est prêt à mettre à la disposition du Québec. Par ailleurs, affichant son nationalisme, il mène des charges qui conduisent, par exemple, à la création d’un impôt provincial qui laisse le gouvernement fédéral pantois.

Toujours le même message

Tout au long de ses 15 ans au pouvoir, l’Union nationale scande le même programme en trois points : 1- en bon père de famille, Duplessis donne généreusement à « sa » province; 2- les réalisations de l’Union nationale sont impressionnantes; 3- l’Union nationale constitue un solide rempart contre le gouvernement fédéral.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

L’instigateur de la « Révolution des 100 jours »

Pour bien des chercheurs des sciences humaines, l’élection du Parti libéral en 1960 marque le début de la Révolution tranquille. C’est toutefois oublier le court mais significatif passage de Paul Sauvé au poste de premier ministre du Québec que les journalistes ont décrit comme « La Révolution des 100 jours ».

Un nouveau chef, une nouvelle orientation

Le 10 septembre 1959, le jour même des funérailles de Maurice Duplessis, son dauphin et fidèle allié depuis presque 30 ans, Paul Sauvé, est désigné pour le remplacer. L’annonce officielle est faite le lendemain. Sitôt après, à la grande surprise de tous, un nouvel ordre des choses se met en place et l’Union nationale campe sur de nouvelles positions. Même si Sauvé affirme vouloir poursuivre l’oeuvre de Duplessis, il précise que « désormais », les façons de faire seront différentes. 

Quatre mois de changements
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L’instigateur de la « Révolution des 100 jours »

Pour bien des chercheurs des sciences humaines, l’élection du Parti libéral en 1960 marque le début de la Révolution tranquille. C’est toutefois oublier le court mais significatif passage de Paul Sauvé au poste de premier ministre du Québec que les journalistes ont décrit comme « La Révolution des 100 jours ».

Un nouveau chef, une nouvelle orientation

Le 10 septembre 1959, le jour même des funérailles de Maurice Duplessis, son dauphin et fidèle allié depuis presque 30 ans, Paul Sauvé, est désigné pour le remplacer. L’annonce officielle est faite le lendemain. Sitôt après, à la grande surprise de tous, un nouvel ordre des choses se met en place et l’Union nationale campe sur de nouvelles positions. Même si Sauvé affirme vouloir poursuivre l’oeuvre de Duplessis, il précise que « désormais », les façons de faire seront différentes. 

Quatre mois de changements

En peu de temps, Sauvé entreprend plusieurs réformes qu’il ne peut toutes mener à terme. Sous son règne, on vote des lois favorables aux travailleurs, les fonctionnaires de l’État obtiennent une augmentation salariale substantielle et leurs conditions de travail s’améliorent, on met en branle des mesures pour faire progresser le secteur de l’éducation (augmentation des subventions aux collèges classiques et dépôt d’une loi pour que le salaire des enseignants soit haussé) et le salaire minimum est augmenté. Au chapitre des relations fédérales-provinciales, Sauvé donne son aval au principe de l’assurance-hospitalisation et à la construction de l’autoroute transcanadienne, et négocie avec Ottawa une entente sur les subventions aux universités, autant de points que Duplessis rejetait du revers de la main au nom de la sacro-sainte autonomie provinciale. Par ailleurs, il commence à purger le parti de l’Union nationale de ses éléments indésirables, tâche que complète Daniel Johnson dans les années 1960.

En fin de compte, les cents et quelques jours au cours desquels Paul Sauvé est au pouvoir secouent le Québec et lui impriment une nouvelle orientation.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Un inspirateur de la révolution tranquille

Nombreux sont ceux qui par leurs actions, leurs prises de position, leurs écrits ou leurs activités artistiques déblaient et préparent le terrain à la Révolution tranquille. Georges-Émile Lapalme, chef du Parti libéral du Québec de 1950 à 1958, en fait partie. Il doit être considéré comme un des architectes de la victoire du Parti libéral en 1960 dans la mesure où il est l’auteur de son programme politique. Ce programme est un abrégé d’un document intitulé Pour une politique. Mémoire à quelques personnes que Lapalme rédige en 1959 après son départ à la tête du Parti libéral. Il est le fruit des réflexions inspirées à Lapalme par les résolutions adoptées par le parti en congrès et par le travail de sa commission politique. À peine une vingtaine d’exemplaires de ce document circulent au sein des instances du Parti libéral.

Les idées neuves d’un penseur

Les idées mises de l’avant dans Pour une politique se révèlent très progressistes. Lapalme y prône d’abord la révision de la loi électorale -- l Pour en lire plus
Un inspirateur de la révolution tranquille

Nombreux sont ceux qui par leurs actions, leurs prises de position, leurs écrits ou leurs activités artistiques déblaient et préparent le terrain à la Révolution tranquille. Georges-Émile Lapalme, chef du Parti libéral du Québec de 1950 à 1958, en fait partie. Il doit être considéré comme un des architectes de la victoire du Parti libéral en 1960 dans la mesure où il est l’auteur de son programme politique. Ce programme est un abrégé d’un document intitulé Pour une politique. Mémoire à quelques personnes que Lapalme rédige en 1959 après son départ à la tête du Parti libéral. Il est le fruit des réflexions inspirées à Lapalme par les résolutions adoptées par le parti en congrès et par le travail de sa commission politique. À peine une vingtaine d’exemplaires de ce document circulent au sein des instances du Parti libéral.

Les idées neuves d’un penseur

Les idées mises de l’avant dans Pour une politique se révèlent très progressistes. Lapalme y prône d’abord la révision de la loi électorale -- le seul moyen d’assainir certaines pratiques qui ont cours lors des élections -- et de la carte électorale, ainsi que la réforme du financement des partis, une mesure que le Parti québécois applique une fois au pouvoir dans les années 1970. Il y propose ensuite un train de réformes qui transformerait le Québec: la promotion de la langue française et de la culture, la nécessité de rendre l’instruction gratuite à tous les niveaux, l’expansion d’Hydro-Québec et le contrôle de la distribution de l’électricité et, enfin, l’octroi à l’État d’un rôle central, notamment en matière économique. Pour une politique est une source d’inspiration pour plusieurs personnes. C’est la lecture de ce document qui convainc René Lévesque de sauter dans l’arène politique en 1960.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Photographie de Lapalme, Malraux et Drapeau lors d'une visite au Québec

En 1963, le ministre d'État aux Affaires culturelles de la France, l'écrivain André Malraux (4e sur la photo) effectue une visite au Québec. Son ami, Georges-Émile Lapalme, ministre des Affaires culturelles du Québec (2e sur la photo), est à ses côtés. Entre les deux hommes sur la photo, Jean Drapeau, le maire de Montréal.

inconnu
20e siècle
Bibliothèque et Archives nationales du Québec


Objectifs d'apprentissage

Objectifs pédagogiques

Acquérir une perspective historique. Faire la relation entre le Québec d’avant, pendant et après la révolution tranquille

Liens pédagogiques (compétences transversales)

Tirer profit de l’information (exploiter l’information).
Tirer profit de l’information (relativiser ses connaissances).
Exprimer son opinion (exercer son jugement critique).
S’approprier les technologies (Exploiter les technologies de l’information et de la communication).
S’imprégner des éléments d’une situation (Mettre en oeuvre sa pensée créatrice).
S’engager dans L’exploration (Mettre en oeuvre sa pensée créatrice).

Résultats pédagogiques

Amener l’élève à examiner le sujet dans une perspective historique.
Amener l’élève à une compréhension du présent à la lumière du passé.
Amener l’élève à exprimer une opinion sur cette histoire.
Amener l’élève à avoir un esprit critique.

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