Le kayak est l’embarcation traditionnellement utilisée par les Inuits pour se déplacer sur la mer et chasser les mammifères marins et les oiseaux aquatiques. Nous les utilisons pour nous déplacer en eau libre l’été et entre les glaces flottantes en hiver et au printemps.

Sa membrure, qui est constituée de petites pièces de bois de dérive soigneusement choisies, ou parfois de cartilages de baleines, est recouverte de peaux de phoques écharnées. Dans l’ancien temps, on rendait ces peaux imperméables en les enduisant de blanc de baleine ou d’une autre graisse animale. Un point spécial permettait d’assurer cette imperméabilité au niveau des coutures.

Embarcation entièrement fermée, le kayak permettait au chasseur adroit de naviguer face au vent et dans les vagues. Vu sa légèreté, celui-ci pouvait alternativement le porter sur la glace ferme et le remettre à l’eau pour avancer entre les glaces flottantes. Le chasseur qui se déplaçait en kayak utilisait un attirail sp&ea Pour en lire plus
Le kayak est l’embarcation traditionnellement utilisée par les Inuits pour se déplacer sur la mer et chasser les mammifères marins et les oiseaux aquatiques. Nous les utilisons pour nous déplacer en eau libre l’été et entre les glaces flottantes en hiver et au printemps.

Sa membrure, qui est constituée de petites pièces de bois de dérive soigneusement choisies, ou parfois de cartilages de baleines, est recouverte de peaux de phoques écharnées. Dans l’ancien temps, on rendait ces peaux imperméables en les enduisant de blanc de baleine ou d’une autre graisse animale. Un point spécial permettait d’assurer cette imperméabilité au niveau des coutures.

Embarcation entièrement fermée, le kayak permettait au chasseur adroit de naviguer face au vent et dans les vagues. Vu sa légèreté, celui-ci pouvait alternativement le porter sur la glace ferme et le remettre à l’eau pour avancer entre les glaces flottantes. Le chasseur qui se déplaçait en kayak utilisait un attirail spécial dont une vareuse imperméable confectionnée avec l’intestin du phoque.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Kayak

On se servait du kayak pour chasser presque toutes les espèces de mammifères marins. On se servait de peaux de phoque annelé pour en confectionner la coque.

photo offerte par W. Kemp.

© W. Kemp


Femme qui fabrique un Kayak

La fabrication de kayaks en peaux exige la maîtrise de nombreuses techniques.

Photographie d'Eric Loring.

© Eric Loring


Également en peau, l’umiak est une vaste embarcation ouverte dont nos aînés conservent encore aujourd’hui le souvenir. Les plus grands pouvaient accommoder jusqu’à vingt passagers, mais tous n’étaient pas aussi grands.

Typiquement l’umiak classique était constitué de peaux de morse tendus sur une ossature en bois. Par temps calme ou lorsqu’on s’en servait pour chasser, on se déplaçait à la rame. Lorsqu’on voyageait au loin et que le vent le permettait, une voile rectangulaire était hissée à l’avant.

Les umiaks servaient généralement pour la chasse aux grand mammifères marins, surtout la baleine et le morse. On s’en servait également pour se déplacer en eau libre, soit pour chasser, soit pour rendre visite à des parents. Un umiak retourné pouvait également, au besoin, constituer un abri.
Également en peau, l’umiak est une vaste embarcation ouverte dont nos aînés conservent encore aujourd’hui le souvenir. Les plus grands pouvaient accommoder jusqu’à vingt passagers, mais tous n’étaient pas aussi grands.

Typiquement l’umiak classique était constitué de peaux de morse tendus sur une ossature en bois. Par temps calme ou lorsqu’on s’en servait pour chasser, on se déplaçait à la rame. Lorsqu’on voyageait au loin et que le vent le permettait, une voile rectangulaire était hissée à l’avant.

Les umiaks servaient généralement pour la chasse aux grand mammifères marins, surtout la baleine et le morse. On s’en servait également pour se déplacer en eau libre, soit pour chasser, soit pour rendre visite à des parents. Un umiak retourné pouvait également, au besoin, constituer un abri.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Umiak

L'ossature d'un umiak.

Photo offerte par W. Kemp.

© W. Kemp


Dans les années 1920, lorsque le prix élevé des fourrures leur assurait de bons revenus, plusieurs familles inuites firent l’achat de grandes embarcations en bois que nous appelons encore aujourd’hui des « peterheads » ou des « baleinières ». Ces bateaux de 35 pieds de longueur étaient munis d’une voile. Aux dires des aînés, ils permettaient de « se déplacer n’importe où » et il est un fait que, grâce à eux, on osait s’aventurer à plusieurs milles des côtes. Dans les années 1950, on commença à doter les peterheads de petits moteurs, ce qui les rendait encore plus polyvalents, du moins lorsqu’il y avait du carburant.

Dans les années 1960, plusieurs de nos bateaux en bois étant devenus trop vieux pour pouvoir vraiment tenir la mer, nous avons dû cesser de fréquenter nos territoires de chasse éloignés ou de visiter nos lointaines familles.

Cette situation tend à changer rapidement aujourd’hui grâce au remplacement de nos vieu Pour en lire plus
Dans les années 1920, lorsque le prix élevé des fourrures leur assurait de bons revenus, plusieurs familles inuites firent l’achat de grandes embarcations en bois que nous appelons encore aujourd’hui des « peterheads » ou des « baleinières ». Ces bateaux de 35 pieds de longueur étaient munis d’une voile. Aux dires des aînés, ils permettaient de « se déplacer n’importe où » et il est un fait que, grâce à eux, on osait s’aventurer à plusieurs milles des côtes. Dans les années 1950, on commença à doter les peterheads de petits moteurs, ce qui les rendait encore plus polyvalents, du moins lorsqu’il y avait du carburant.

Dans les années 1960, plusieurs de nos bateaux en bois étant devenus trop vieux pour pouvoir vraiment tenir la mer, nous avons dû cesser de fréquenter nos territoires de chasse éloignés ou de visiter nos lointaines familles.

Cette situation tend à changer rapidement aujourd’hui grâce au remplacement de nos vieux peterheads par des bateaux à coque d’acier ou d’aluminium dotés d’instruments de navigation modernes. Au fur et à mesure que ces bateaux assurent la relève, les déplacements au large des côtes recommencent à occuper une place importante dans la vie des Inuits.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

bateau

Le peterhead appartient souvent à la communauté inuite et son capitaine est un membre hautement respecté de celle-ci.

Photographie de Scot Nickels, 1991

© Scot Nickels, 1991


Peterheads ou baleinière

Peterhead

Photographie de W. Kemp

© W. Kemp


Également dans les années 1960, des canots de fret en bois ont commencé à remplacer nos kayaks. Mais la pagaie et la voile, qui en assurèrent d’abord le mouvement, furent ensuite remplacées par un moteur hors-bord. Dotés de moteurs plus puissants, ils se déplacent aujourd’hui beaucoup plus vite.

Les canots de fret continuent de jouer un rôle essentiel pour la chasse dans nos eaux côtières. Ils nous amènent pratiquement partout, peuvent recevoir des charges importantes et nous permettent de nous déplacer sans danger parmi les glaces. En raison de leur fort tirant d’eau, ils offrent une plate-forme stable pour la chasse aux mammifères marins, notamment les phoques. Grâce à ces canots de fret, nous pouvons rallier tous les territoires de chasse qui ne sont pas situés trop loin des côtes.
Également dans les années 1960, des canots de fret en bois ont commencé à remplacer nos kayaks. Mais la pagaie et la voile, qui en assurèrent d’abord le mouvement, furent ensuite remplacées par un moteur hors-bord. Dotés de moteurs plus puissants, ils se déplacent aujourd’hui beaucoup plus vite.

Les canots de fret continuent de jouer un rôle essentiel pour la chasse dans nos eaux côtières. Ils nous amènent pratiquement partout, peuvent recevoir des charges importantes et nous permettent de nous déplacer sans danger parmi les glaces. En raison de leur fort tirant d’eau, ils offrent une plate-forme stable pour la chasse aux mammifères marins, notamment les phoques. Grâce à ces canots de fret, nous pouvons rallier tous les territoires de chasse qui ne sont pas situés trop loin des côtes.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Canot

Le canot de fret transportait des charges pouvant atteindre 1 000 kilogrammes.

Photographie d'Eric Loring.

© Eric Loring


Canot

Le canot de fret était utilisé l'été pour transporter tout ce qui devait l'être.

Photographie de W. Kemp

© W. Kemp


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire quatre modes de transport par voie d’eau employés par les Inuits en précisant leurs matériaux, leur construction, leur fonction et leur histoire.

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