Situé en plein cœur de Montréal, le Musée McCord t’offre un merveilleux voyage dans le temps. Tu es prêt ? Allons-y !

C’est le lieu idéal pour découvrir l’histoire canadienne vue à travers l’archéologie, les costumes, les archives, les photographies anciennes, les peintures et les arts décoratifs. Tu peux aussi admirer le patrimoine autochtone du Canada.

Une vision pour l’avenir

Le Musée McCord d’histoire canadienne invite le public à faire un voyage dans le temps. Situé dans la province de Québec, au cœur du centre-ville de Montréal, le McCord propose une expérience muséale exaltante, conçue spécialement pour enrichir la découverte et l’appréciation de l’histoire.

Le fondateur du Musée, David Ross McCord, faisait partie d’une éminente famille irlandaise de négociants et d’avocats qui s’établirent au Canada à la fin du XVIIIe siècle. Passionné pour la conservation d’objets associés à l’histoire canadienne, David Ross McCord sondera l’étendue du pays à la recherche d’objets divers qu’il sélectionnera tant pour leur beauté Pour en lire plus

Situé en plein cœur de Montréal, le Musée McCord t’offre un merveilleux voyage dans le temps. Tu es prêt ? Allons-y !

C’est le lieu idéal pour découvrir l’histoire canadienne vue à travers l’archéologie, les costumes, les archives, les photographies anciennes, les peintures et les arts décoratifs. Tu peux aussi admirer le patrimoine autochtone du Canada.

Une vision pour l’avenir

Le Musée McCord d’histoire canadienne invite le public à faire un voyage dans le temps. Situé dans la province de Québec, au cœur du centre-ville de Montréal, le McCord propose une expérience muséale exaltante, conçue spécialement pour enrichir la découverte et l’appréciation de l’histoire.

Le fondateur du Musée, David Ross McCord, faisait partie d’une éminente famille irlandaise de négociants et d’avocats qui s’établirent au Canada à la fin du XVIIIe siècle. Passionné pour la conservation d’objets associés à l’histoire canadienne, David Ross McCord sondera l’étendue du pays à la recherche d’objets divers qu’il sélectionnera tant pour leur beauté que pour leur signification historique. En 1919, il fait don à l’Université McGill de quelque 15 000 objets tirés de sa vaste collection, dans le but de jeter les bases d’un musée d’histoire canadienne. En 1921, le McCord ouvre ses portes et cinquante ans plus tard, le Musée s’installe dans l’ancien Centre universitaire de McGill. Œuvre d’un architecte de grand renom, Percy Nobbs, l’élégant bâtiment du McCord reflète l’influence du mouvement Arts and Crafts anglais.

En 1989, désireux de mieux servir ses visiteurs, le Musée entreprend un ambitieux projet d’agrandissement et de rénovation dans une optique d’intégration dynamique de l’ancien et du moderne.

Une fenêtre sur l’histoire du Canada

Le Musée McCord d’histoire canadienne abrite l’une des collections historiques les plus remarquables en Amérique du Nord. Le fonds du Musée, qui compte cinq principaux volets – Ethnologie et archéologie ; Costume et textiles ; Archives textuelles et Archives photographiques Notman ; Peintures, estampes et dessins ; Arts décoratifs – réunit plus de 13 000 objets autochtones, 750 000 photographies historiques et au-delà de 16 000 costumes et accessoires. Le volet Ethnologie et archéologie est le plus important du genre au Québec, et celui du Costume fait autorité dans le domaine au Canada.

La collection du McCord est la pièce maîtresse des expositions. Faisant appel à des techniques de présentation ingénieuses, les expositions thématiques donnent la parole aux objets et leur confèrent le pouvoir d’évoquer d’autres époques et modes de vie. La salle permanente des Premières nations, qui constitue une vitrine captivante d’objets autochtones, met en relief l’admirable patrimoine des cultures autochtones de l’ensemble du Canada. Bien que le Musée présente en priorité les divers volets de sa collection, les expositions itinérantes constituent une facette essentielle de son programme permanent d’exposition.


© 1997, Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Musée McCord

Le Musée McCord d'histoire canadienne

RCIP
Le Musée McCord d'histoire canadienne

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Kanien'kehá:ka

Cette spectaculaire photographie, prise en 1869, montre un groupe d'hommes et de femmes Kanien'kehá:ka parés de vêtements perlés extrêmement élaborés. Le groupe est accompagné d'un certain nombre de non-Autochtones, dont le maire de Montréal, William Workman. Bien que nous ne connaissons pas le contexte entourant cette photographie, elle a très certainement été prise lors d'un événement public d'importance.

Photographe : probablement James Inglis
Archives photographiques Notman
1869
Photographie historique
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Les Kanien’kehá:ka, ou Mohawks, font partie d’une plus grande communauté de peuples de langue iroquoise occupant des territoires bordant l’Ontario, le Québec et l’État de New York dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Les Kanien’kehá:ka produisent depuis des siècles de magnifiques objets en perles de coquillage et de verre. Certains de ces objets sont dans la collection du Musée McCord. Aujourd’hui encore, cet art vit. À Kahnawake, où réside une importante communauté Kanien’kehá:ka, au sud de Montréal, les femmes et les enfants continuent de confectionner de splendides objets de perlage selon les mêmes techniques et à partir des mêmes matériaux que leurs ancêtres. En plus de maintenir un lien vital avec le passé, ces artistes donnent, aux générations futures, un sens aux valeurs traditionnelles.
Les Kanien’kehá:ka, ou Mohawks, font partie d’une plus grande communauté de peuples de langue iroquoise occupant des territoires bordant l’Ontario, le Québec et l’État de New York dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Les Kanien’kehá:ka produisent depuis des siècles de magnifiques objets en perles de coquillage et de verre. Certains de ces objets sont dans la collection du Musée McCord. Aujourd’hui encore, cet art vit. À Kahnawake, où réside une importante communauté Kanien’kehá:ka, au sud de Montréal, les femmes et les enfants continuent de confectionner de splendides objets de perlage selon les mêmes techniques et à partir des mêmes matériaux que leurs ancêtres. En plus de maintenir un lien vital avec le passé, ces artistes donnent, aux générations futures, un sens aux valeurs traditionnelles.

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Pendant les milliers d’années qui précèdent l’arrivée des Européens, les peuples autochtones du Canada se servent de perles et d’autres ornements réalisés à partir de matières naturelles pour embellir leurs corps, leurs vêtements et leurs accessoires. Graines et griffes, dents, coquillages et os sont enfilés en colliers ou cousus sur des vêtements de peaux. Les femmes utilisent également des piquants de porc-épic, du poil d’orignal, des plumes, des fourrures et des pigments pour réaliser des motifs sur les vêtements. Pourtant, ce travail n’est pas purement décoratif. Les recherches archéologiques et les traditions orales suggèrent que ces matières premières sont investies d’un sens très précis et que ceux qui les portent les considèrent comme des substances et des motifs chargés d’un pouvoir tant symbolique que réel.

Il est peu surprenant de voir figurer les perles de verre parmi les cargaisons des premiers Européens à s’engager dans le golfe du Saint-Laurent, à la fin du XVe siècle. La découverte et l’exploration de l’Afrique par les Européens, au milieu du XVe siècle, donne une impulsio Pour en lire plus
Pendant les milliers d’années qui précèdent l’arrivée des Européens, les peuples autochtones du Canada se servent de perles et d’autres ornements réalisés à partir de matières naturelles pour embellir leurs corps, leurs vêtements et leurs accessoires. Graines et griffes, dents, coquillages et os sont enfilés en colliers ou cousus sur des vêtements de peaux. Les femmes utilisent également des piquants de porc-épic, du poil d’orignal, des plumes, des fourrures et des pigments pour réaliser des motifs sur les vêtements. Pourtant, ce travail n’est pas purement décoratif. Les recherches archéologiques et les traditions orales suggèrent que ces matières premières sont investies d’un sens très précis et que ceux qui les portent les considèrent comme des substances et des motifs chargés d’un pouvoir tant symbolique que réel.

Il est peu surprenant de voir figurer les perles de verre parmi les cargaisons des premiers Européens à s’engager dans le golfe du Saint-Laurent, à la fin du XVe siècle. La découverte et l’exploration de l’Afrique par les Européens, au milieu du XVe siècle, donne une impulsion formidable à la fabrication des perles à Venise. Presque tous les marchands, pêcheurs et explorateurs transportent avec eux des perles, qui deviendront rapidement des articles essentiels au commerce avec les peuples non européens. Reçues en cadeau ou échangées contre des fourrures ou d’autres objets de valeur, les perles de verre – à l’instar des outils en métal et du tissu – s’incorporent rapidement à la culture Kanien’kehá:ka. Les perles sont alors cousues sur les vêtements et les accessoires, portées en colliers et en boucles d’oreilles ou encore fixées aux outils et aux talismans.

Pendant la période initiale de la traite des fourrures, les échanges entre Européens et peuples autochtones sont souvent équitables. Fourrures et produits européens, telles les perles de verre, sont acheminés le long des routes commerciales amérindiennes traditionnelles. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’effet de ce commerce, alors florissant, se fait sentir chez tous les peuples autochtones de l’Amérique du Nord. Le commerce des fourrures devient le vecteur de la propagation des épidémies et le mobile de l’augmentation des luttes armées. De nombreux groupes autochtones sont anéantis et disparaissent de la carte ; d’autres sont décimés, démantelés ou expulsés de leurs terres ancestrales.

Au début du XIXe siècle, les rescapés de ce bouleversement se fusionnent et forment de nouvelles sociétés. Les vêtements et accessoires perlés produits par les Kanien’kehá:ka à cette époque témoignent avec force du ressort des cultures et des croyances traditionnelles et confirment l’émergence d’une nouvelle façon d’envisager l’avenir. Les motifs perlés complexes et leurs couleurs vives attirent énormément l’attention des non-autochtones, qui trouvent aux objets ainsi décorés un attrait exotique et romantique.

Au cours de cette même période, les Euro-Canadiens et les touristes étrangers se mettent à visiter réserves et lieux populaires de loisirs le long du Saint-Laurent et aux chutes du Niagara. Ils y achètent toute une panoplie d’objets perlés en guise de souvenirs. Les autochtones ne sont pas longs à tirer profit de la popularité grandissante que connaissent leurs motifs perlés et, entre 1880 et 1920, ils fabriquent et mettent en vente un nombre toujours plus important d’objets artisanaux. Les talents de perlage et de couture traditionnels des femmes se révèlent être une source essentielle de revenus dans cette nouvelle économie fondée sur le comptant. Avide de répondre aux attentes des non-autochtones, les œuvres perlées confectionnées à cette période évoluent et revêtent des formes non traditionnelles (pelotes à épingles, cadres à photo) qui traduisent la fusion du motif traditionnel et de la forme nouvelle.

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La signification des perles de verre a évolué au fil du temps, mais celles-ci constituent toujours un aspect très important de la culture Kanien'kehá:ka. Les femmes fabriquent encore aujourd'hui des vêtements perlés, destinés à être portés lors d'occasions particulières (pow-wows, graduations, mariages). Les styles variés s'étendent du motif traditionnel au motif innovateur et résolument contemporain. Désireux de réaffirmer leur identité autochtone, les Kanien'kehá:ka portent régulièrement des bijoux ainsi que d'autres accessoires perlés. Les Kanien'kehá:ka tant experts que novices dans le travail de la perle s'inspirent des anciens objets perlés conservés dans les collections de musées, telles que celle du McCord, pour renouveler plusieurs aspects techniques et esthétiques de cette forme d'art. Le perlage demeure aujourd'hui, comme il a toujours été dans le passé, une forme d'expression culturelle hautement privilégiée par les Kanien'kehá:ka et une partie int&ea Pour en lire plus
La signification des perles de verre a évolué au fil du temps, mais celles-ci constituent toujours un aspect très important de la culture Kanien'kehá:ka. Les femmes fabriquent encore aujourd'hui des vêtements perlés, destinés à être portés lors d'occasions particulières (pow-wows, graduations, mariages). Les styles variés s'étendent du motif traditionnel au motif innovateur et résolument contemporain. Désireux de réaffirmer leur identité autochtone, les Kanien'kehá:ka portent régulièrement des bijoux ainsi que d'autres accessoires perlés. Les Kanien'kehá:ka tant experts que novices dans le travail de la perle s'inspirent des anciens objets perlés conservés dans les collections de musées, telles que celle du McCord, pour renouveler plusieurs aspects techniques et esthétiques de cette forme d'art. Le perlage demeure aujourd'hui, comme il a toujours été dans le passé, une forme d'expression culturelle hautement privilégiée par les Kanien'kehá:ka et une partie intégrante de la vie quotidienne.

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Cette ceinture et ce sac densément perlés datent du début du 20e siècle. Le talent de l’artiste est évident par son don pour la couleur et la virtuosité technique. Le perlage « plat », tel qu’illustré ici, se fait en utilisant un point à intervalles ou point par recouvrement. Ce point permet de coudre un rang de perles déjà enfilées sur un tissu ou sur une peau grâce à un point discontinu passant par-dessus le fil maintenant les perles.
Cette ceinture et ce sac densément perlés datent du début du 20e siècle. Le talent de l’artiste est évident par son don pour la couleur et la virtuosité technique. Le perlage « plat », tel qu’illustré ici, se fait en utilisant un point à intervalles ou point par recouvrement. Ce point permet de coudre un rang de perles déjà enfilées sur un tissu ou sur une peau grâce à un point discontinu passant par-dessus le fil maintenant les perles.

© 1997, Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Type Iroquois

Type iroquois, début du 20e siècle

Faits par Mme Ellen Jamieson
Don de M.E.M. Chadwick

Brantford, Ontario, CANADA
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La beauté du motif perlé iroquois peut être pleinement appréciée dans cette photographie historique du tournant du siècle. Madame Marquis porte une robe en soie avec des accessoires perlés extrêmement élaborés (coiffure, col, ceinture et jupe). Sa jeune fille, Kwanen’tawi, est blottie dans le confort de son porte-bébé.
La beauté du motif perlé iroquois peut être pleinement appréciée dans cette photographie historique du tournant du siècle. Madame Marquis porte une robe en soie avec des accessoires perlés extrêmement élaborés (coiffure, col, ceinture et jupe). Sa jeune fille, Kwanen’tawi, est blottie dans le confort de son porte-bébé.

© 1997, Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Photographie historique

Madame Marquis et sa fille Kwanen'tawi

Don d'Elizabeth
Centre Culturel Kanien'kehá:ka Roatitiohkwa, Kahnawake
XIXe siècle
Photographie historique
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Objectifs d'apprentissage

 L’apprenant va :

  • décrire le Musée McCord d’histoire canadienne de Montréal, au Canada, et sa collection de perles iroquoises;
  • décrire l’histoire de la broderie perlée dans la culture iroquoise;
  • expliquer l’importance de la broderie perlée dans la culture iroquoise, et réfléchir au lien entre l’art et la fonction .

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