Premier musée du genre en Afrique, le Musée de la Femme « Henriette Bathily » à Gorée, au Sénégal, te fera connaître la place et le rôle de la femme sénégalaise dans la communauté, les rites et les arts populaires et traditionnels.

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Premier musée du genre en Afrique, le Musée de la Femme « Henriette Bathily » à Gorée, au Sénégal, te fera connaître la place et le rôle de la femme sénégalaise dans la communauté, les rites et les arts populaires et traditionnels.

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© 1997, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Musée

Le Musée de la Femme « Henriette Bathily » à Gorée, au Sénégal

Musée de la Femme « Henriette Bathily »
Réseau canadien d'information sur le patrimoine

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Le Consortium de Communications Audiovisuelles en Afrique (CCA), convaincu que le musée est un lieu de communication multiforme autour d’objets témoins de civilisation et déterminé à apporter une contribution à la défense, l’illustration, la conservation, la mise en valeur et la diffusion du patrimoine culturel, a pris l’initiative de créer un Musée de la Femme Sénégalaise et de lui donner comme marraine Henriette Bathily, femme de communication et de culture.

Trois promoteurs : Madame Annette Mbaye d’Erneville, directrice de CCA, Madame Adama Cissé Wélé et le cinéaste Ousmane William Mbaye, soutenus par le Gouvernement du Sénégal, l’Ambassade du Canada et divers organismes partenaires sénégalais, africains et étrangers, ont permis la réalisation du Musée de la Femme « Henriette Bathily »,  premier du genre en Afrique.

Situé sur l’île de Gorée, à l’angle des rues Saint-Germain et Malavois, le Musée de la Femme "Henriette Bathily" occupe depuis son inauguration le 17 juin 1994 une maison construite en 1777 par une riche « signare », Victoria Albis.

L’objectif Pour en lire plus
Le Consortium de Communications Audiovisuelles en Afrique (CCA), convaincu que le musée est un lieu de communication multiforme autour d’objets témoins de civilisation et déterminé à apporter une contribution à la défense, l’illustration, la conservation, la mise en valeur et la diffusion du patrimoine culturel, a pris l’initiative de créer un Musée de la Femme Sénégalaise et de lui donner comme marraine Henriette Bathily, femme de communication et de culture.

Trois promoteurs : Madame Annette Mbaye d’Erneville, directrice de CCA, Madame Adama Cissé Wélé et le cinéaste Ousmane William Mbaye, soutenus par le Gouvernement du Sénégal, l’Ambassade du Canada et divers organismes partenaires sénégalais, africains et étrangers, ont permis la réalisation du Musée de la Femme « Henriette Bathily »,  premier du genre en Afrique.

Situé sur l’île de Gorée, à l’angle des rues Saint-Germain et Malavois, le Musée de la Femme "Henriette Bathily" occupe depuis son inauguration le 17 juin 1994 une maison construite en 1777 par une riche « signare », Victoria Albis.

L’objectif principal du Musée de la Femme « Henriette Bathily »,  est de susciter l’intérêt des nationaux et des étrangers sur l’organisation de notre société et de faire ainsi connaître le Sénégal par la place et le rôle de la femme sénégalaise dans la communauté, les rites et les arts populaires et traditionnels.

L’organisation muséale s’articule autour de cinq salles d’exposition présentant des objets qui plongent le visiteur dans les réalités de la vie domestique, politique, culturelle et religieuse de la femme sénégalaise dans toute sa diversité.

Le Musée dispose d’une salle audiovisuelle, d’une boutique, d’un café-jardin et prochainement d’un Espace Culturel et Artisanat (E.C.A.) qui permettra à des groupes de femmes de toutes les régions et de toutes les ethnies de travailler sur place et de faire prendre conscience aux visiteurs de la richesse de leur savoir-faire. L’E.C.A. permettra également d’éduquer et de former des femmes en matière d’alphabétisation, d’éducation civique, d’initiation à la protection de l’environnement, d’éducation sanitaire, et d’acquérir des techniques artisanales. En projet également, un service de documentation et une bibliothèque spécialisée, pour offrir au public une banque de données et faire du Musée, un véritable centre de recherche.

Le Musée de la Femme Sénégalaise, structure éducative et culturelle, doit tendre à devenir une organisation socio-économique ayant pour double rôle, un pôle de communication et un centre d’activités génératrices de revenus pour les femmes.

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« Il faut peindre les choses du Sénégal, de la vie d’ici, des coutumes, des façons de s’habiller. Un Malien doit faire des dessins du Mali, un Togolais du Togo. Je ne veux pas percer notre frontière. Les dessins de France, Napoléon, les châteaux, c’est pas une affaire de Sénégalais ». Tels sont les propos de Gora Mbengue, peintre de cet art, rapportés par Michel Renaudeau et Michèle Strobel (1984) dans Peinture sous verre du Sénégal.

La peinture sous verre s’appelle aussi « fixé » ou « souwère » dans la langue wolof; appellation qui vient du fait que le support de l’œuvre est le verre. La peinture se réalise sur le verre mais elle se regarde par transparence à travers le verre, sous le verre.

Cette technique de peinture, originaire d’Orient, est apparue au Sénégal avec la pénétration islamique, s’est développée très tôt dans les communes anciennes comme Saint-Louis, Rufisque, Dakar, avant de conquérir ensuite tous les centres urbains qui offrent à l’artiste les matériaux dont il a besoin pour la réalisation de ses œuvres : verre, encre de Chine, plume, peinture, Pour en lire plus
« Il faut peindre les choses du Sénégal, de la vie d’ici, des coutumes, des façons de s’habiller. Un Malien doit faire des dessins du Mali, un Togolais du Togo. Je ne veux pas percer notre frontière. Les dessins de France, Napoléon, les châteaux, c’est pas une affaire de Sénégalais ». Tels sont les propos de Gora Mbengue, peintre de cet art, rapportés par Michel Renaudeau et Michèle Strobel (1984) dans Peinture sous verre du Sénégal.

La peinture sous verre s’appelle aussi « fixé » ou « souwère » dans la langue wolof; appellation qui vient du fait que le support de l’œuvre est le verre. La peinture se réalise sur le verre mais elle se regarde par transparence à travers le verre, sous le verre.

Cette technique de peinture, originaire d’Orient, est apparue au Sénégal avec la pénétration islamique, s’est développée très tôt dans les communes anciennes comme Saint-Louis, Rufisque, Dakar, avant de conquérir ensuite tous les centres urbains qui offrent à l’artiste les matériaux dont il a besoin pour la réalisation de ses œuvres : verre, encre de Chine, plume, peinture, pinceaux, essence ou diluant, carton, papier gommé.

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Une plaque de verre de 2 à 3 millimètres d’épaisseur est préalablement nettoyée.

Le dessin est réalisé directement sur le verre à la plume et à l’encre de Chine. Certains utilisent des pinceaux très fins et de la peinture noire. Le dessin peut être tracé au fil de l’imagination ou décalqué à partir d’une esquisse.

Signature et inscriptions s’écrivent à l’envers (écriture en miroir) car le verre est exposé retourné. Signalons que les premiers peintres « souwéristes » ne signaient ni ne dataient leurs œuvres.

Suit alors l’application des peintures. Celle-ci se fait, contrairement aux peintures classiques, en commençant par le détail et en terminant par le fond. En effet, puisque la lecture du tableau se fait « sous le verre », ce sont les détails qui apparaissent en surface et qui sont les premiers peints. Les peintures utilisées sont des peintures à l’huile allongées avec de l’essence ou du diluant synthétique.

Séchées à l’ombre, les peintures reçoivent ensuite un support de carton dans lequel sont passés puis gansés plusieurs fils de coton qui s Pour en lire plus
Une plaque de verre de 2 à 3 millimètres d’épaisseur est préalablement nettoyée.

Le dessin est réalisé directement sur le verre à la plume et à l’encre de Chine. Certains utilisent des pinceaux très fins et de la peinture noire. Le dessin peut être tracé au fil de l’imagination ou décalqué à partir d’une esquisse.

Signature et inscriptions s’écrivent à l’envers (écriture en miroir) car le verre est exposé retourné. Signalons que les premiers peintres « souwéristes » ne signaient ni ne dataient leurs œuvres.

Suit alors l’application des peintures. Celle-ci se fait, contrairement aux peintures classiques, en commençant par le détail et en terminant par le fond. En effet, puisque la lecture du tableau se fait « sous le verre », ce sont les détails qui apparaissent en surface et qui sont les premiers peints. Les peintures utilisées sont des peintures à l’huile allongées avec de l’essence ou du diluant synthétique.

Séchées à l’ombre, les peintures reçoivent ensuite un support de carton dans lequel sont passés puis gansés plusieurs fils de coton qui serviront à l’accrochage. Le carton ainsi préparé aux mêmes dimensions que le verre, est fixé par une bande de papier gommée collée « à cheval », c’est-à-dire à la fois sur les bords du verre et sur les bords du carton.

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Les sujets abordés traditionnellement par les peintres du fixé sont d’origine musulmane; ce sont des représentations religieuses (arche de Noé, le péché originel, le sacrifice d’Abraham...), de chefs religieux, fondateurs de confrérie (Cheikh Amadou Bamba, El Hadj Malick Sy, Saydina Issa Laya...).

Ce sont également des illustrations des contes populaires transmis oralement par les griots, détenteurs des traditions (la chasse au lion, le supplice du mauvais époux, les génies...).

Ce sont aussi les scènes de la vie quotidienne croquées d’une manière simple, par un dessin naïf : une mère allaitant son enfant, une séance de lutte, une école coranique, un voleur attrapé par un policier, le sida, la polygamie...

D’autres fixés représentent des portraits de femmes, de familles, de couples dans leurs plus beaux atours.

Certains fixés n’ont qu’un rôle de décoration : animaux sauvages ou domestiques, oiseaux aux mille couleurs, fleurs...

Depuis des années, les fixés sont accrochés dans beaucoup de maisons introduisant une touche artistique, décorative, et véhiculant dans la famille un message sim Pour en lire plus
Les sujets abordés traditionnellement par les peintres du fixé sont d’origine musulmane; ce sont des représentations religieuses (arche de Noé, le péché originel, le sacrifice d’Abraham...), de chefs religieux, fondateurs de confrérie (Cheikh Amadou Bamba, El Hadj Malick Sy, Saydina Issa Laya...).

Ce sont également des illustrations des contes populaires transmis oralement par les griots, détenteurs des traditions (la chasse au lion, le supplice du mauvais époux, les génies...).

Ce sont aussi les scènes de la vie quotidienne croquées d’une manière simple, par un dessin naïf : une mère allaitant son enfant, une séance de lutte, une école coranique, un voleur attrapé par un policier, le sida, la polygamie...

D’autres fixés représentent des portraits de femmes, de familles, de couples dans leurs plus beaux atours.

Certains fixés n’ont qu’un rôle de décoration : animaux sauvages ou domestiques, oiseaux aux mille couleurs, fleurs...

Depuis des années, les fixés sont accrochés dans beaucoup de maisons introduisant une touche artistique, décorative, et véhiculant dans la famille un message simple sur un aspect de la vie quotidienne d’une manière éducative, humoristique ou satirique. Cette manière naïve de représenter des scènes fait penser aux images françaises d’Épinal.

L’attrait des touristes pour les fixés a certainement favorisé la diffusion de cet art hors du Sénégal mais il a aussi contribué à modifier les thèmes abordés : héros de bandes dessinées occidentales et japonaises, œuvres non figuratives... Ce renouveau artistique, introduisant des sujets qui s’éloignent de l’imagerie populaire, fleurit aujourd’hui les rues et trottoirs de nos cités.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire le Musée de la Femme « Henriette Bathily », du Sénégal, et sa collection de peintures sous  verre;
  • décrire la technique de peinture sous verre, de même que les thèmes traditionnels;
  • décrire le rôle de la peinture sous verre dans la culture du Sénégal;
  • décrire l’historique de la peinture sous verre au Sénégal.

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