Enfant de 6 ans, j’ai vu le dessin animé « La cigale et la fourmi » où la cigale jouait du violon pendant que la fourmi travaillait. Les mélodies enregistrées et supposément jouées par la cigale étaient magnifiques. Depuis ce jour-là, j’admire le violon et j’ai décidé d’être moi-même la cigale.

Aujourd’hui, je suis étudiante à l’Institut Supérieur de Musique et on m’a proposé d’écrire un texte dans lequel je présente un instrument musical traditionnel de mon pays. C’est le râbab que j’ai alors choisi, vu que c’est l’ancêtre du violon.

Partons ensemble à la découverte de cet instrument ! Le râbab est un instrument à cordes frottées, qui appartient à la famille des cordophones. Sa longueur totale est de 53 centimètres. Cet instrument existe depuis la période préislamique presque partout dans le monde : en Inde, en Espagne, au Maroc, en Algérie, en Égypte et entre autre Pour en lire plus
Enfant de 6 ans, j’ai vu le dessin animé « La cigale et la fourmi » où la cigale jouait du violon pendant que la fourmi travaillait. Les mélodies enregistrées et supposément jouées par la cigale étaient magnifiques. Depuis ce jour-là, j’admire le violon et j’ai décidé d’être moi-même la cigale.

Aujourd’hui, je suis étudiante à l’Institut Supérieur de Musique et on m’a proposé d’écrire un texte dans lequel je présente un instrument musical traditionnel de mon pays. C’est le râbab que j’ai alors choisi, vu que c’est l’ancêtre du violon.

Partons ensemble à la découverte de cet instrument ! Le râbab est un instrument à cordes frottées, qui appartient à la famille des cordophones. Sa longueur totale est de 53 centimètres. Cet instrument existe depuis la période préislamique presque partout dans le monde : en Inde, en Espagne, au Maroc, en Algérie, en Égypte et entre autres, en Tunisie, mais cependant de formes et d’utilisations différentes. Dès le XIe siècle en Tunisie, il est utilisé dans la musique classique savante pour accompagner les « naoubets » (genre musical tunisien) dans lesquels il improvise et suit le chant. Le « râbab » est l’élément pivot de l’orchestre traditionnel tunisien, le « tacht » qui comprend les intruments suivants : le tar, le ùd et les nagharats.

Passons maintenant à un volet un peu plus technique concernant le râbab. Le râbab est constitué d’une caisse de résonance de noyer ou de cèdre et qui offre l’apparence d’une demi-poire allongée et sectionnée dans le sens de la longueur. La table comporte une partie supérieure couverte d’une fine plaque de cuivre ciselée et ornée de trois petites rosaces ajourées. La partie inférieure est recouverte d’une peau de chèvre. Il comporte aussi un cheviller, deux cordes en boyaux de mouton fixées à la base de l’instrument et passant au-dessus d’un chevalet en roseau long de 4 à 5 centimètres. Sans oublier aussi l’archet, bien courbé et fait de crin de cheval. Le registre du râbab est grave. Sa musique s’écrit en clef de fa. Il a un timbre étrange et nasillard et donne des sons longs, soutenus et riches en harmoniques. Cet instrument s’accorde à la quinte : (sol-ré) en Tunisie.

En ce qui concerne la manière dont on le joue, l’exécutant doit être assis, les jambes croisées et pose le râbab sur son genou droit dans une position oblique par rapport à son corps, le cheviller appuyé sur son épaule gauche. Il tient l’un des deux bouts de l’archet entre l’index et le majeur de la main droite; le pouce étant au-dessous de la mèche pour régler la tension par leur pression.

Malheureusement, le râbab ne figure plus, depuis déjà assez longtemps, dans les orchestres tunisiens. Il est remplacé par le violon qui a une sonorité plus claire et qui s’adapte mieux aux voix. C’est une perte réelle que nos instruments traditionnels soient délaissés parce qu’ils sont le miroir de nos traditions et de notre culture. Et maintenant, mon souhait serait de rencontrer une nouvelle génération tunisienne jouant du râbab aussi bien que la cigale pour son violon.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Râbab

Râbab

Centre des musiques arabes et méditerranéennes, Tunisie

Bois, peau de chèvre, boyaux de mouton, roseau.
Lo : 53 cm
© Centre des musiques arabes et méditerranéennes, Tunisie


Ce râbab est constitué d’une caisse de résonance en bois de noyer de forme ovoïde allongée. La table comporte une partie supérieure couverte d’une fine plaque de cuivre ciselée et ornée de trois petites rosaces ajourées. La partie inférieure est recouverte d’une peau de chèvre. Le chevillier comporte deux assez grandes chevilles qui tiennent deux cordes en boyau de mouton passant au-dessus d’un chevalet en roseau.

Le doigté s’obtient par crochetage latéral de la corde qui n’a pas de contact direct avec la touche. L’archet est bien courbé et fait de crin de cheval.

Le registre du râbab est grave, sa musique s’écrit en clef de fa, il a un timbre nasillard et donne des sons riches en harmoniques. Il s’accorde à la quinte (sol - ré).

Ce râbab est constitué d’une caisse de résonance en bois de noyer de forme ovoïde allongée. La table comporte une partie supérieure couverte d’une fine plaque de cuivre ciselée et ornée de trois petites rosaces ajourées. La partie inférieure est recouverte d’une peau de chèvre. Le chevillier comporte deux assez grandes chevilles qui tiennent deux cordes en boyau de mouton passant au-dessus d’un chevalet en roseau.

Le doigté s’obtient par crochetage latéral de la corde qui n’a pas de contact direct avec la touche. L’archet est bien courbé et fait de crin de cheval.

Le registre du râbab est grave, sa musique s’écrit en clef de fa, il a un timbre nasillard et donne des sons riches en harmoniques. Il s’accorde à la quinte (sol - ré).


© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Râbab : audio

Râbab : audio

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Canadian Heritage Information Network, Centre des recherches et études andalouses, Centre des musiques arabes et méditerranéennes Ennejma Ezzahra, Musée de la musique, Laboratoire de recherche des musiques du monde, Musée acadien de l'Université de Moncton, Canadian Museum of Civilization, Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Musée ethnographique Alexandre Sènou Adande, Musée national du Mali, St. Boniface Museum, Lycée de langues étrangères Alexandre Dumas, Museum of the Romanian Peasant

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • comprendre que la musique est un mode d’expression dans chaque culture;
  • comprendre que la relation entre les sentiments personnels et la musique transcende les frontières et les cultures;
  • acquérir du respect pour la musique issue de divers environnements culturels;
  • examiner les pratiques musicales traditionnelles dans certains pays de la Francophonie;
  • faire preuve de sensibilisation à l’égard des régions géographiques en reconnaissant les pays francophones;
  • connaître l’apport musical des divers groupes culturels dans leur propre collectivité;
  • comprendre que toute la musique du monde peut être organisée selon un système de classification standard.

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