Le fonctionnement :

La vielle-à-roue, comme on peut l’imaginer, n’est pas l’instrument le plus simple du monde. Pour jouer, il faut tourner la manivelle. Celle-ci rejoint un cylindre qui est à l’intérieur de l’instrument, et qui tourne sur un axe. Le cylindre frotte des cordes, six en particulier, et produit un son. Pour varier la hauteur du son, le joueur pianote sur le clavier de la vielle, comme un violoniste place ses doigts sur le cou de son instrument. Le clavier est situé sur la table d’harmonie, la pièce de l’instrument qui fait résonner le son. Le clavier est relié à des sauteraux qui viennent en contact avec les cordes lorsqu’on appuie sur les touches.

Si ce n’était que cela, la vielle-à-roue serait relativement simple. Mais cet instrument constitue un véritable orchestre. En plus des cordes, qui donnent la mélodie, s’ajoute la percussion ! Et oui, la vielle-à-roue contient aussi sont propre batteur ! Un battement se fait entendre quand, en tournant la manivelle, le musicien donne un coup sec. Alors Pour en lire plus
Le fonctionnement :

La vielle-à-roue, comme on peut l’imaginer, n’est pas l’instrument le plus simple du monde. Pour jouer, il faut tourner la manivelle. Celle-ci rejoint un cylindre qui est à l’intérieur de l’instrument, et qui tourne sur un axe. Le cylindre frotte des cordes, six en particulier, et produit un son. Pour varier la hauteur du son, le joueur pianote sur le clavier de la vielle, comme un violoniste place ses doigts sur le cou de son instrument. Le clavier est situé sur la table d’harmonie, la pièce de l’instrument qui fait résonner le son. Le clavier est relié à des sauteraux qui viennent en contact avec les cordes lorsqu’on appuie sur les touches.

Si ce n’était que cela, la vielle-à-roue serait relativement simple. Mais cet instrument constitue un véritable orchestre. En plus des cordes, qui donnent la mélodie, s’ajoute la percussion ! Et oui, la vielle-à-roue contient aussi sont propre batteur ! Un battement se fait entendre quand, en tournant la manivelle, le musicien donne un coup sec. Alors la manivelle ne tourne pas également. Dépendant de la musique et du musicien, elle peut tourner :

Ø en 2 coups Boum Boum ... Boum Boum ... Boum Boum..........
Ø en 3 coups Boum Boum Boum ... Boum Boum Boum ...
Ø en 4 coups Boum Boum Boum Boum ... Boum Boum Boum Boum......

Mais tous les coups doivent être contenus dans un battement, qu’il y en ait 2, ou 10.

Et l’accompagnement, alors ? La vielle s’en occupe aussi ! Il y a deux cordes qui, en étant frottées, émettent un son continu. Comme je l’ai dit plus tôt, la vielle est un véritable orchestre à lui tout seul, et au contraire de d’autres instruments, celui-ci est très agréable à entendre tout seul.

La vielle est un instrument techniquement compliqué et instable, car elle est sensible à une multitude d’influences (température et humidité, cordage, état de la roue, mécanique des touches et des tangentes, etc.). Il n’y a pas deux instruments semblables, et chacun demande un réglage continu.

Un peu d’histoire...

La vielle, comme la cornemuse, était un instrument très répandu en Europe, et a été sujette à plusieurs rôles sociaux au cours des âges. Par exemple, elle fut à un temps instrument d’église, à un autre, instrument de nobles, de troubadours, de paysans, de mendiants, de bals ...

Chaque époque à changé l’aspect extérieur de la vielle. Par exemple, quand la popularité du luth déclinait au profit de celle de la vielle, les luthiers ont utilisé la méthode traditionnelle de fabrication de corps de luth pour y intégrer le mécanisme de la vielle, changeant alors complètement l’allure de la vielle. Et même avant ce changement-là, la vielle avait fait un gros saut dans son évolution ; elle est passée d’un instrument pour deux à un instrument jouable à un. L’instrument plus ancien (à deux joueurs) était très long et fin ; un homme tournait la manivelle et l’autre jouait sur le clavier. Un autre grand tournant pour la vielle est la révolution de 1789, où là elle passe d’instrument de nobles à instrument du peuple. Partout dans Paris se fait entendre les chanteurs de boulevards accompagnés de leurs vielles. De là, la vielle devient un instrument de campagne et est très bien adoptée par les paysans.

Au milieu de notre siècle, la vielle ne subsistait que comme instrument de tradition locale, notamment au centre de la France, en Biélorussie, et en Bulgarie. Pendant les années 1960, elle fut « redécouverte », sa popularité a monté, et elle a trouvé des rôles dans la musique de danse traditionelle, de musique baroque, et même dans le jazz et dans le rock !

La naissance de la vielle :

Les premiers signes d’un instrument similaire à la vielle remontent aux XIIe et XIIIe siècles. Il s’agit de l’organistrum. Il est surtout utilisé dans les églises et dans les abbayes, pour accompagner les chants thympanons. L’organistrum se jouait à deux.

On peut constater que la vielle peut prendre différents aspects ; cela dépend de l’âge du style. Certaines vielles du dernier siècle avaient l’allure de plusieurs livres mis ensemble, et la manivelle était bien dissimulée.

À cette vielle ci-contre a été ajoutée une trompette, pour mieux faire résonner le son, mais le résultat fut médiocre, et de plus elle était difficile à manier.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Vielle-à-roue

Vielle-à-roue

Musée canadien des civilisations, Canada
vers 1990-1991
Québec, CANADA
Acajou, amaranth, érable, épicéa, ivoire, os, intestin, acier, cuir, cuivre
23,5 x 76 x 39 cm
© Musée canadien des civilisations, Canada


La vielle à roue est répandue dans toute l’Europe, on la retrouve entre autres en France, en Allemagne, en Hongrie, en Italie, en Pologne et en Scandinavie. Daniel Thonon a fabriqué cette vielle d’après un modèle français du dix-huitième siècle. Sa caisse est dite « en crapaud ». Sa forme et la tête, plus spécifiquement, rappellent le style arabe très prisé à la cour où on aimait se déguiser en sultans ou en princesses persanes lors des fêtes.

La vielle à roue est un chordophone que l’on compare souvent, du point de vue sonore, à la cornemuse. C’est son « bourdon » qui la rapproche ainsi de l’instrument à vent. Le « bourdon » est le son continu qui se fait entendre lorsque le musicien actionne la manivelle de sa main droite et fait tourner la roue qui frotte une corde de façon ininterrompue, jusqu’à ce que la mélodie s’arrête. De la main gauche, le musicien appuie sur les touches pour jouer la mélodie.

On sait que L&ea Pour en lire plus

La vielle à roue est répandue dans toute l’Europe, on la retrouve entre autres en France, en Allemagne, en Hongrie, en Italie, en Pologne et en Scandinavie. Daniel Thonon a fabriqué cette vielle d’après un modèle français du dix-huitième siècle. Sa caisse est dite « en crapaud ». Sa forme et la tête, plus spécifiquement, rappellent le style arabe très prisé à la cour où on aimait se déguiser en sultans ou en princesses persanes lors des fêtes.

La vielle à roue est un chordophone que l’on compare souvent, du point de vue sonore, à la cornemuse. C’est son « bourdon » qui la rapproche ainsi de l’instrument à vent. Le « bourdon » est le son continu qui se fait entendre lorsque le musicien actionne la manivelle de sa main droite et fait tourner la roue qui frotte une corde de façon ininterrompue, jusqu’à ce que la mélodie s’arrête. De la main gauche, le musicien appuie sur les touches pour jouer la mélodie.

On sait que Léopold Mozart, le père de Wolfgang Amadeus, a composé plusieurs mélodies pour vielle à roue.


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Vielle-à-roue : audio

Vielle-à-roue : audio

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Canadian Heritage Information Network, Centre des recherches et études andalouses, Centre des musiques arabes et méditerranéennes Ennejma Ezzahra, Musée de la musique, Laboratoire de recherche des musiques du monde, Musée acadien de l'Université de Moncton, Canadian Museum of Civilization, Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Musée ethnographique Alexandre Sènou Adande, Musée national du Mali, St. Boniface Museum, Lycée de langues étrangères Alexandre Dumas, Museum of the Romanian Peasant

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • comprendre que la musique est un mode d’expression dans chaque culture;
  • comprendre que la relation entre les sentiments personnels et la musique transcende les frontières et les cultures;
  • acquérir du respect pour la musique issue de divers environnements culturels;
  • examiner les pratiques musicales traditionnelles dans certains pays de la Francophonie;
  • faire preuve de sensibilisation à l’égard des régions géographiques en reconnaissant les pays francophones;
  • connaître l’apport musical des divers groupes culturels dans leur propre collectivité;
  • comprendre que toute la musique du monde peut être organisée selon un système de classification standard.

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