La musique a occupé et occupe toujours une grande place dans la vie sociale et familiale de tout Madagascar. Elle est omniprésente dans tous les grands événements du peuple malgache. Un jour, je me suis trouvée face à un ami qui m’a invitée à rejoindre un groupe de jeunes chercheurs, travaillant sur la musique malgache et j’en été fascinée. C’est pourquoi j’ai le plaisir de vous faire part de mes recherches sur la cithare sur bâton ou lokanga voatavo. Même si je n’en ai encore jamais entendu jouer, j’estime qu’il est l’un des instruments qui méritent d’être étudiés.

À Madagascar, la cithare sur bâton est connue sous deux noms : lokanga voatavo (instruments à calebasse) et en swahili dzedzy ou jejy : mot qui paraît remonter d’un nom de la harpe de l’Égypte ancienne « ede ». On rencontre même à l’Ouest la contamination « dzédzivoatavo ». Elle est répandue dans tout Madagascar, exception faite dans la r&e Pour en lire plus
La musique a occupé et occupe toujours une grande place dans la vie sociale et familiale de tout Madagascar. Elle est omniprésente dans tous les grands événements du peuple malgache. Un jour, je me suis trouvée face à un ami qui m’a invitée à rejoindre un groupe de jeunes chercheurs, travaillant sur la musique malgache et j’en été fascinée. C’est pourquoi j’ai le plaisir de vous faire part de mes recherches sur la cithare sur bâton ou lokanga voatavo. Même si je n’en ai encore jamais entendu jouer, j’estime qu’il est l’un des instruments qui méritent d’être étudiés.

À Madagascar, la cithare sur bâton est connue sous deux noms : lokanga voatavo (instruments à calebasse) et en swahili dzedzy ou jejy : mot qui paraît remonter d’un nom de la harpe de l’Égypte ancienne « ede ». On rencontre même à l’Ouest la contamination « dzédzivoatavo ». Elle est répandue dans tout Madagascar, exception faite dans la région nord de l’île.

La cithare sur bâton a une similarité de fabrication d’avec le viole-violon européen. De taille très variable, elle peut atteindre 50 cm à 80 cm de longueur. Sa caisse de résonance peut revêtir plusieurs formes : en calebasse ou fabriqué tout simplement avec un bidon d’huile.

Elle était jouée et abandonnée aux esclaves, puis aux citharèdes d’aujourd’hui, appelés encore mpilalao et dont le répertoire musical relève plutôt de la ritournelle des amuseurs. Il semble qu’un musicien de la périphérie d’Antananarivo a eu la spécialité de fabriquer de cithares de ce genre et a joué du jejy à travers les rues de la capitale. Elle est d’origine africaine, se présente sous plusieurs formes et porte des noms différents selon les régions.

La cithare sur bâton est un instrument autonome dont le son est produit par pincement. Elle se compose de trois cordes (pouvant aller jusqu’à dix), en fibres de raphia adaptées le long d’une planchette en guise de manche. Ses cordes échangées en câbles améliorent beaucoup sa sonorité. La calebasse, servant d’amplificateur, est pressée contre la poitrine et le bâton descend de biais dans un angle de 40° de manière à offrir les 3 ressauts à l’index, au médium et à l’annulaire. Par contre, la main droite supportant le bâton près de la calebasse, pince la corde avec son médium.

La lokanga voatavo ne s’emploie pas dans des cérémonies, mais seulement dans les chants récitatifs, contes, légendes et satires. Elle est aussi utilisée pour la délectation à l’occasion des réjouissances familiales et les fêtes villageoises, ainsi que pour amuser les petits enfants le soir, auprès du feu, avant le dîner. Dans le faritany d’Antananarivo, il n’est plus qu’un simple objet de décoration dans certaines maisons. Instrument particulièrement intéressant, mais malheureusement en voie de disparition dans certaines régions, la cithare sur bâton garde une notoriété certaine en pays betsileo ; le fait d’être connus d’une manière certaine, les citharèdes jouent généralement en duo et l’analyse de leur technique d’exécution fait comprendre qu’ils pratiquent l’alternance à tous les niveaux.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Jejy voatavo (cithare sur bâton)

Jejy voatavo (ou cithare sur bâton, lokanga voatavo)

Égypte ancienne

Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar

Une calebasse, un bâton, des cordes en sisal ou en acier
69,7 cm
© Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar


Jejy voatavo (cithare sur bâton) 2

Jejy voatavo (ou cithare sur bâton, lokanga voatavo)

Égypte ancienne

Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar

Une calebasse, un bâton, des cordes en sisal ou en acier
69,7 cm
© Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar


C’est un instrument de la famille des cordophones.
Il comprend une calebasse et un bâton. Sur le manche sont fixés les chevalets qui servent à maintenir les cordes et à accorder l’instrument.

À l’origine, les cordes étaient en sisal. Elles sont au nombre de 1 à 2.

Actuellement, elles vont jusqu’à 11 ou 13 et sont le plus souvent en acier.

Les jejy voatavo se jouaient autrefois surtout sur les Hautes-Terres mais aussi on en trouvait un peu partout à Madagascar.

De nos jours, il ne se joue plus que chez les Betsimisaraka (population de l’Est de Madagascar) pour accompagner les Rija qui sont des proses chantées. Les Rija représentent un patrimoine littéraire de cette région. Les sujets sont généralement épiques.

Le jejy voatavo n’est joué que par les hommes. N’importe qui ne peut pas l’utiliser. La connaissance se trasmet de père en fils et celui qui en joue doit avoir reçu le bénédiction de son parent. De plus, il doit avoir de Pour en lire plus
C’est un instrument de la famille des cordophones.
Il comprend une calebasse et un bâton. Sur le manche sont fixés les chevalets qui servent à maintenir les cordes et à accorder l’instrument.

À l’origine, les cordes étaient en sisal. Elles sont au nombre de 1 à 2.

Actuellement, elles vont jusqu’à 11 ou 13 et sont le plus souvent en acier.

Les jejy voatavo se jouaient autrefois surtout sur les Hautes-Terres mais aussi on en trouvait un peu partout à Madagascar.

De nos jours, il ne se joue plus que chez les Betsimisaraka (population de l’Est de Madagascar) pour accompagner les Rija qui sont des proses chantées. Les Rija représentent un patrimoine littéraire de cette région. Les sujets sont généralement épiques.

Le jejy voatavo n’est joué que par les hommes. N’importe qui ne peut pas l’utiliser. La connaissance se trasmet de père en fils et celui qui en joue doit avoir reçu le bénédiction de son parent. De plus, il doit avoir des signes de maturité comme les cheveux blancs, car on estime, que le jejy voatavo était un instrument difficile, et il faut être expérimenté pour en jouer.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • comprendre que la musique est un mode d’expression dans chaque culture;
  • comprendre que la relation entre les sentiments personnels et la musique transcende les frontières et les cultures;
  • acquérir du respect pour la musique issue de divers environnements culturels;
  • examiner les pratiques musicales traditionnelles dans certains pays de la Francophonie;
  • faire preuve de sensibilisation à l’égard des régions géographiques en reconnaissant les pays francophones;
  • connaître l’apport musical des divers groupes culturels dans leur propre collectivité;
  • comprendre que toute la musique du monde peut être organisée selon un système de classification standard.

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