Tom Longboat a commencé à participer à des courses de fond en 1905 sur sa réserve et à Caledonia, petite ville des environs. Tom était un Onondaga de la réserve Six Nations. Il mesurait 1,75 mètres (cinq pieds neuf pouces) et pesait 63 kilogrammes (140 livres) à l’âge de 19 ans. Il pouvait parcourir 8 kilomètres (cinq milles) en vingt-trois minutes et demie, ses longues enjambées lui permettant de courir rapidement sans s’épuiser.

En 1906, un autre coureur, Bill Davis, a commencé à entraîner Tom et l’a inscrit à la « Around the Bay Race » à Hamilton, commanditée par le Hamilton Herald. Beaucoup pariaient à cette époque et on établissait à 1 sur 40 ses chances de remporter la victoire. Le favori était John D. Marsh, qui menait le peloton de tête avec Tom sur les talons ; ce dernier prenait la tête de temps en temps pour tester sa vitesse. On dit que lorsque Tom a décidé d’accélérer la cadence, Marsh a semblé s’être arrêté. Vers la fin de la course, Tom a couru dans la mauvaise direction sur une distance de 69 mètres (75 verges) ; malgré cette erreur, il a franchi la ligne d’arrivée t Pour en lire plus
Tom Longboat a commencé à participer à des courses de fond en 1905 sur sa réserve et à Caledonia, petite ville des environs. Tom était un Onondaga de la réserve Six Nations. Il mesurait 1,75 mètres (cinq pieds neuf pouces) et pesait 63 kilogrammes (140 livres) à l’âge de 19 ans. Il pouvait parcourir 8 kilomètres (cinq milles) en vingt-trois minutes et demie, ses longues enjambées lui permettant de courir rapidement sans s’épuiser.

En 1906, un autre coureur, Bill Davis, a commencé à entraîner Tom et l’a inscrit à la « Around the Bay Race » à Hamilton, commanditée par le Hamilton Herald. Beaucoup pariaient à cette époque et on établissait à 1 sur 40 ses chances de remporter la victoire. Le favori était John D. Marsh, qui menait le peloton de tête avec Tom sur les talons ; ce dernier prenait la tête de temps en temps pour tester sa vitesse. On dit que lorsque Tom a décidé d’accélérer la cadence, Marsh a semblé s’être arrêté. Vers la fin de la course, Tom a couru dans la mauvaise direction sur une distance de 69 mètres (75 verges) ; malgré cette erreur, il a franchi la ligne d’arrivée trois minutes avant Marsh.

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Tom Longboat

Le coureur de fond Tom Longboat.

Woodland Cultural Centre
vers 1908
© Woodland Cultural Centre


Le 19 avril 1907, Tom, qu’on surnommait parfois le « Mercure de bronze », s’est inscrit au marathon de Boston après avoir remporté quelques autres courses à Toronto. Tom a facilement remporté la victoire, établissant une nouvelle marque de 4 heures 24 minutes et 24 secondes. Ce record n’a été brisé que quatre ans plus tard, quand le circuit de la course a été modifié.
Le 19 avril 1907, Tom, qu’on surnommait parfois le « Mercure de bronze », s’est inscrit au marathon de Boston après avoir remporté quelques autres courses à Toronto. Tom a facilement remporté la victoire, établissant une nouvelle marque de 4 heures 24 minutes et 24 secondes. Ce record n’a été brisé que quatre ans plus tard, quand le circuit de la course a été modifié.

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Tom s’est inscrit à l’épreuve de marathon des Jeux Olympiques de 1908 contre Pietre Dorando qui a finalement remporté la course de 42 kilomètres (26 milles). Tom s’est écroulé sous l’effet de la chaleur et a dû être emmené sur une civière.

Dorando et un autre coureur de marathon, Alfred Shrubb, sont devenus professionnels et l’ont mis au défi de courir contre eux. Après avoir gagné plusieurs autres courses cette année-là, c’est Dorando qui affronta Tom en décembre 1908. Tom a remporté la victoire en un peu moins de trois heures. Il a ensuite épousé Lauretta Maracle et pris un peu de repos avant de faire face à Shrubb en février 1909. Shrubb a mené le peloton de tête pendant toute la course et avait, à un moment donné, une avance de sept tours sur une piste de 1,8 mètre (1/9 de mille). Tom gardait sa cadence ; Shrubb a fini par s’écrouler et Tom a pu voler vers une autre victoire.
Tom s’est inscrit à l’épreuve de marathon des Jeux Olympiques de 1908 contre Pietre Dorando qui a finalement remporté la course de 42 kilomètres (26 milles). Tom s’est écroulé sous l’effet de la chaleur et a dû être emmené sur une civière.

Dorando et un autre coureur de marathon, Alfred Shrubb, sont devenus professionnels et l’ont mis au défi de courir contre eux. Après avoir gagné plusieurs autres courses cette année-là, c’est Dorando qui affronta Tom en décembre 1908. Tom a remporté la victoire en un peu moins de trois heures. Il a ensuite épousé Lauretta Maracle et pris un peu de repos avant de faire face à Shrubb en février 1909. Shrubb a mené le peloton de tête pendant toute la course et avait, à un moment donné, une avance de sept tours sur une piste de 1,8 mètre (1/9 de mille). Tom gardait sa cadence ; Shrubb a fini par s’écrouler et Tom a pu voler vers une autre victoire.

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Ruth Hill se faisait appeler « Ruthie » par ses amis et les membres de son équipe. Adolescente à la fin des années 1940, Ruth Van Every était bien connue pour son lancer à la balle molle, et plus particulièrement pour sa balle rapide ascendante. Ruth a été l’une des premières à devenir membre de l’équipe féminine mohawk de balle molle dans les années 1950. Sa balle rapide ascendante était célèbre ; on disait qu’elle commençait à hauteur du genou et atteignait, au-dessus du marbre, le niveau des épaules. Si le frappeur prenait son élan, elle en lançait une autre plus haut. En 1964, les Mohawks avaient joué un match hors-concours contre l’équipe Carpetland de Toronto et les joueurs ont été tellement impressionnés par son talent qu’ils l’ont invitée à se joindre à eux pour un tournoi en Floride. La seule partie que Toronto a remportée à ce tournoi fut celle où Ruth a lancé ; elle a aussi réalisé le point de la partie. Peu après, Ruth perdait un doigt de sa bonne main dans un accident. En 1979, Ruth et quelques-unes de ses anciennes amies ont créé une nouvelle équipe qu’elles ont inscrite au Championnat féminin de balle rapide du C Pour en lire plus
Ruth Hill se faisait appeler « Ruthie » par ses amis et les membres de son équipe. Adolescente à la fin des années 1940, Ruth Van Every était bien connue pour son lancer à la balle molle, et plus particulièrement pour sa balle rapide ascendante. Ruth a été l’une des premières à devenir membre de l’équipe féminine mohawk de balle molle dans les années 1950. Sa balle rapide ascendante était célèbre ; on disait qu’elle commençait à hauteur du genou et atteignait, au-dessus du marbre, le niveau des épaules. Si le frappeur prenait son élan, elle en lançait une autre plus haut. En 1964, les Mohawks avaient joué un match hors-concours contre l’équipe Carpetland de Toronto et les joueurs ont été tellement impressionnés par son talent qu’ils l’ont invitée à se joindre à eux pour un tournoi en Floride. La seule partie que Toronto a remportée à ce tournoi fut celle où Ruth a lancé ; elle a aussi réalisé le point de la partie. Peu après, Ruth perdait un doigt de sa bonne main dans un accident. En 1979, Ruth et quelques-unes de ses anciennes amies ont créé une nouvelle équipe qu’elles ont inscrite au Championnat féminin de balle rapide du Canada à Kelowna, en Colombie-Britannique. Ruth, alors âgée de 50 ans, a même lancé pendant quelques manches avec les quatre doigts qui lui restaient et a aidé son équipe à remporter la victoire.

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Ruth Hill

Ruth Hill, légende du base-ball.

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Nombreux sont les athlètes autochtones à avoir joué dans la LNH. Stan « Bulldog » Jonathan a été recruté par les Bruins de Boston pendant le cinquième cycle de repêchage en 1975. Jonathan était reconnu pour son jeu physique et demeure l’un des joueurs préférés de l’entraîneur Don Cherry. Stan a réussi, sous la férule de Don Cherry, son premier tour du chapeau en saison régulière contre les Rockies à l’occasion de leur deuxième visite à Boston. Stan était en tête de classement pour la précision de son tir pendant sa première année dans la LNH ; il a même marqué quinze points en six parties pour les Bruins. Le tour du chapeau qu’il a réussi au Garden a conduit les Bruins à une victoire de 5 à 2 sur les Canadiens, rendant ainsi obligatoire le septième match mémorable des demi-finales en 1979. Il a aussi mis KO Pierre Bouchard, joueur beaucoup plus grand, pendant les éliminatoires.
Nombreux sont les athlètes autochtones à avoir joué dans la LNH. Stan « Bulldog » Jonathan a été recruté par les Bruins de Boston pendant le cinquième cycle de repêchage en 1975. Jonathan était reconnu pour son jeu physique et demeure l’un des joueurs préférés de l’entraîneur Don Cherry. Stan a réussi, sous la férule de Don Cherry, son premier tour du chapeau en saison régulière contre les Rockies à l’occasion de leur deuxième visite à Boston. Stan était en tête de classement pour la précision de son tir pendant sa première année dans la LNH ; il a même marqué quinze points en six parties pour les Bruins. Le tour du chapeau qu’il a réussi au Garden a conduit les Bruins à une victoire de 5 à 2 sur les Canadiens, rendant ainsi obligatoire le septième match mémorable des demi-finales en 1979. Il a aussi mis KO Pierre Bouchard, joueur beaucoup plus grand, pendant les éliminatoires.

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Stan Jonathan

Stan Jonathan, ancien joueur de la LNH.

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Le Dr Oronhyatekha était bien connu pour ses réalisations comme garde forestier et chef suprême de l’Independent Order of Foresters, compagnie internationale d’assurance-vie collective. Originaire des Six Nations, il s’est marié et a déménagé dans la réserve Tyendinaga. M. Oronhyatekha a reçu son diplôme en médecine de l’université de Toronto.

Il était aussi excellent tireur d’élite et a fait partie de la première équipe canadienne au concours de tir de Wimbledon, où il a remporté neuf médailles.

Militaire, il a aussi remporté la coupe Ensign Cooks le 6 juin 1865. M. Oronhyatekha s’est fait remarquer dans de nombreux secteurs d’activité et le tir de précision n’est qu’un des domaines où il a excellé.
Le Dr Oronhyatekha était bien connu pour ses réalisations comme garde forestier et chef suprême de l’Independent Order of Foresters, compagnie internationale d’assurance-vie collective. Originaire des Six Nations, il s’est marié et a déménagé dans la réserve Tyendinaga. M. Oronhyatekha a reçu son diplôme en médecine de l’université de Toronto.

Il était aussi excellent tireur d’élite et a fait partie de la première équipe canadienne au concours de tir de Wimbledon, où il a remporté neuf médailles.

Militaire, il a aussi remporté la coupe Ensign Cooks le 6 juin 1865. M. Oronhyatekha s’est fait remarquer dans de nombreux secteurs d’activité et le tir de précision n’est qu’un des domaines où il a excellé.

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D<sup>r</sup>. Oronhyatekha

Dr. Oronhyatekha, un fusil à la main.

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D<sup>r</sup>. Oronhyatekha

Dr. Oronhyatekha a remporté neuf médailles aux concours de tir de Wimbledon en Angleterre.

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Surnommé l’incroyable Mohawk, Gaylord Powless est connu comme l’un des meilleurs joueurs de crosse de tous les temps. Né le 1er décembre 1946, M. Powless tient un bâton de crosse depuis le jour où il a fait ses premiers pas. À l’âge de dix-sept ans, il avait reçu le trophée Tom-Longboat du meilleur athlète autochtone du Canada. Cette année-là, il a retenu l’attention du légendaire entraîneur Jim Bishop qui a fait jouer M. Powless dans une partie après qu’un autre joueur se fut blessé. M. Powless a marqué trois buts et obtenu cinq mentions d’assistance pendant sa première partie pour le Green Gaels d’Oshawa. Il a conduit les Gaels à quatre championnats Minto en quatre ans, soit de 1964 à 1967.

M. Powless a reçu le trophée commémoratif Jim-McConaghy à titre de joueur le plus utile en 1964 et en 1967 ; il a aussi remporté le trophée Ken-Ross pour son talent et son esprit sportif en 1965 et en 1966. M. Powless a ensuite joué pour des équipes professionnelles à Détroit, à Syracuse et à Montréal et pour des équipes des ligues seniors ou majeures à Brantford, à Coquitlam, aux Six Nations et à Brampton.

Gaylord et Pour en lire plus
Surnommé l’incroyable Mohawk, Gaylord Powless est connu comme l’un des meilleurs joueurs de crosse de tous les temps. Né le 1er décembre 1946, M. Powless tient un bâton de crosse depuis le jour où il a fait ses premiers pas. À l’âge de dix-sept ans, il avait reçu le trophée Tom-Longboat du meilleur athlète autochtone du Canada. Cette année-là, il a retenu l’attention du légendaire entraîneur Jim Bishop qui a fait jouer M. Powless dans une partie après qu’un autre joueur se fut blessé. M. Powless a marqué trois buts et obtenu cinq mentions d’assistance pendant sa première partie pour le Green Gaels d’Oshawa. Il a conduit les Gaels à quatre championnats Minto en quatre ans, soit de 1964 à 1967.

M. Powless a reçu le trophée commémoratif Jim-McConaghy à titre de joueur le plus utile en 1964 et en 1967 ; il a aussi remporté le trophée Ken-Ross pour son talent et son esprit sportif en 1965 et en 1966. M. Powless a ensuite joué pour des équipes professionnelles à Détroit, à Syracuse et à Montréal et pour des équipes des ligues seniors ou majeures à Brantford, à Coquitlam, aux Six Nations et à Brampton.

Gaylord et son père, Ross Powless, ont marqué les annales de la crosse en 1990 quand Gaylord Powless a été élu au Temple de la renommée de la crosse du Canada. Ross Powless avait été choisi en 1969 ; il s’agit du seul tandem père-fils à avoir reçu cet honneur. Après avoir pris sa retraite, M. Powless est devenu entraîneur d’équipes de crosse et de hockey de ligues mineures chez lui dans la réserve des Six Nations ; et c’est à la patinoire Gaylord-Powless que les parties avaient lieu.

Gaylord Powless est décédé à l’été de 2001 à l’âge de 54 ans après une longue lutte contre le cancer.

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Gaylord Powless

Gaylord Powless à l'entraînement avec ses co-équipiers après avoir été choisi pour faire partie de l'équipe autochtone du Canada, édition 1967.

Photographie : Frank Prazak
Archives nationales du Canada.

© Archives nationales du Canada.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer au moins trois habitants des terres boisées de l’Est qui ont contribué de façon importante au sport canadien;
  • décrire les contributions au sport canadien d’au moins deux habitants des terres boisées de l’Est, ainsi que les difficultés que ces personnes ont dû surmonter.

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