Pendant longtemps, plusieurs religions ont coexisté de manière pacifique au Japon. Les Japonais étaient libres de vouer à la fois un culte aux divinités bouddhiques et aux dieux shintô et, par imitation des samouraïs, s’inspiraient de certains préceptes confucéens pour leur conduite morale. Alors que le Confucianisme et le Bouddhisme, importés de la Chine par la Corée, furent introduits au Japon aux Ve et VIe siècles respectivement, le Shintô constituait la foi indigène du pays. Au fil des siècles, cependant des aspects du bouddhisme et du shintoisme finirent par se confondre.
Pendant longtemps, plusieurs religions ont coexisté de manière pacifique au Japon. Les Japonais étaient libres de vouer à la fois un culte aux divinités bouddhiques et aux dieux shintô et, par imitation des samouraïs, s’inspiraient de certains préceptes confucéens pour leur conduite morale. Alors que le Confucianisme et le Bouddhisme, importés de la Chine par la Corée, furent introduits au Japon aux Ve et VIe siècles respectivement, le Shintô constituait la foi indigène du pays. Au fil des siècles, cependant des aspects du bouddhisme et du shintoisme finirent par se confondre.

© 1999, CHIN-Canadian Heritage Information Network. Tous droits réservés.

Mais cette situation changea avec la restauration de l’empereur en 1868. Décidé à unifier le pays et à épurer le Shintô de ses influences étrangères, le gouvernement impérial ordonna la séparation des cultes bouddhique et shintô. Le Bouddhisme étant tombé en défaveur auprès du nouveau gouvernement, le Shintô fut déclaré religion officielle d’État. Plus qu’une simple ferveur religieuse, l’adoption du Shintô comme foi nationale signifiait une ferme volonté de centraliser les pouvoirs de l’État et de renforcer «l’ascendance divine» de l’Empereur. Ces réformes religieuses de la période Meiji eurent pour conséquence la fusion des temples shintô, ce qui entraîna la destruction d’un grand nombre de petits temples shintô et la suppression d’images bouddhiques.
Mais cette situation changea avec la restauration de l’empereur en 1868. Décidé à unifier le pays et à épurer le Shintô de ses influences étrangères, le gouvernement impérial ordonna la séparation des cultes bouddhique et shintô. Le Bouddhisme étant tombé en défaveur auprès du nouveau gouvernement, le Shintô fut déclaré religion officielle d’État. Plus qu’une simple ferveur religieuse, l’adoption du Shintô comme foi nationale signifiait une ferme volonté de centraliser les pouvoirs de l’État et de renforcer «l’ascendance divine» de l’Empereur. Ces réformes religieuses de la période Meiji eurent pour conséquence la fusion des temples shintô, ce qui entraîna la destruction d’un grand nombre de petits temples shintô et la suppression d’images bouddhiques.

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Ce magnifique temple shintô est installé depuis 1987dans le jardin japonais de l'Art Gallery of Greater Victoria, au Canada. Il fut érigé pour la première fois au début du siècle dans un petit village non loin de Kobe. Le temple échappa de justesse à la destruction, en 1924, année où il fut relocalisé sur un domaine privé par la famille Hayashi.

Art Gallery of Greater Victoria
vers 1899
En bois de keiyaki
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Le transfert du culte shintô vers des temples centralisés durant l’ère Meiji entraîna la destruction massive de milliers de petits temples locaux. Le temple reflète plusieurs styles shintoiques et présente les principaux éléments de l’architecture shintô comme les arêtiers en forme de corne (chigi) et les pièces de rondins (katsuogi) qui se trouvent sur le toit. Sa construction témoigne aussi des influences bouddhiste et chinoise caractérisées, par exemple, par la structure des toits en courbe montante et par l’emprunt de motifs iconographiques tels que le dragon et un oiseau de proie qui ornent son pourtour. L’extérieur plutôt élaboré de l’édifice contraste avec l’ameublement intérieur modeste, qui se résume à un objet sacré et une table pour recevoir les offrandes.
Le transfert du culte shintô vers des temples centralisés durant l’ère Meiji entraîna la destruction massive de milliers de petits temples locaux. Le temple reflète plusieurs styles shintoiques et présente les principaux éléments de l’architecture shintô comme les arêtiers en forme de corne (chigi) et les pièces de rondins (katsuogi) qui se trouvent sur le toit. Sa construction témoigne aussi des influences bouddhiste et chinoise caractérisées, par exemple, par la structure des toits en courbe montante et par l’emprunt de motifs iconographiques tels que le dragon et un oiseau de proie qui ornent son pourtour. L’extérieur plutôt élaboré de l’édifice contraste avec l’ameublement intérieur modeste, qui se résume à un objet sacré et une table pour recevoir les offrandes.

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Objectifs d'apprentissage

L'apprenant va :

  • Dresser la liste des religions du Japon avant l’ère Meiji et en expliquer les origines.
  • Expliquer la façon dont le Shintô est devenu la religion officielle du Japon pendant l’ère Meiji, et citer certaines répercussions qu’a entraînées cette transition.
  • Décrire un temple shintoïste typique de Meiji, au Japon.

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