Parmi les nombreuses réformes qui furent introduites durant la période Meiji, celles visant le système d’éducation ont contribué le plus à l’épanouissement général du peuple japonais. Avec un taux de fréquentation des écoles qui s’élevait à tout près de 95% vers 1906, le Japon affichait un des niveaux les plus élevés d’alphabétisation du monde. Dès le début de l’époque, le gouvernement impérial avait reconnu l’importance de l’éducation universelle afin de permettre à la nation de poursuivre sa marche vers la modernisation et le progrès. L’établissement d’un système scolaire (Gakusei) en 1872, puis la promulgation du fameux rescrit impérial de l’éducation en 1890 allaient jeter les nouvelles bases de l’école moderne. Le système scolaire japonais s’inspira des modèles européens et américains et préconisait une démocratisation de l’instruction, sans distinction de cl Pour en lire plus
Parmi les nombreuses réformes qui furent introduites durant la période Meiji, celles visant le système d’éducation ont contribué le plus à l’épanouissement général du peuple japonais. Avec un taux de fréquentation des écoles qui s’élevait à tout près de 95% vers 1906, le Japon affichait un des niveaux les plus élevés d’alphabétisation du monde. Dès le début de l’époque, le gouvernement impérial avait reconnu l’importance de l’éducation universelle afin de permettre à la nation de poursuivre sa marche vers la modernisation et le progrès. L’établissement d’un système scolaire (Gakusei) en 1872, puis la promulgation du fameux rescrit impérial de l’éducation en 1890 allaient jeter les nouvelles bases de l’école moderne. Le système scolaire japonais s’inspira des modèles européens et américains et préconisait une démocratisation de l’instruction, sans distinction de classe et de sexe.

© 1999, CHIN-Canadian Heritage Information Network. Tous droits réservés.

On fonda aussi des universités et des écoles techniques et professionnelles afin de promouvoir les études supérieures et de former la population en fonction des besoins de main-d’oeuvre créés par les nouvelles industries, les institutions financières et les organismes gouvernementaux.

À l’exception des terakoya, petites écoles qui dispensaient un enseignement rudimentaire, la plupart des écoles traditionnelles de la période d’Edo étaient presque exclusivement réservées aux garçons issus de la classe des samouraï. Le taux d’alphabétisation vers la fin de l’époque d’Edo était néanmoins très élevé; selon tout évidence, l’ancien système scolaire a ouvert le chemin aux réformes de l’éducation de l’ère Meiji.
On fonda aussi des universités et des écoles techniques et professionnelles afin de promouvoir les études supérieures et de former la population en fonction des besoins de main-d’oeuvre créés par les nouvelles industries, les institutions financières et les organismes gouvernementaux.

À l’exception des terakoya, petites écoles qui dispensaient un enseignement rudimentaire, la plupart des écoles traditionnelles de la période d’Edo étaient presque exclusivement réservées aux garçons issus de la classe des samouraï. Le taux d’alphabétisation vers la fin de l’époque d’Edo était néanmoins très élevé; selon tout évidence, l’ancien système scolaire a ouvert le chemin aux réformes de l’éducation de l’ère Meiji.

© 1999, CHIN-Canadian Heritage Information Network. Tous droits réservés.

La nationalisation de l’éducation rendit l’école primaire obligatoire tant pour les filles que pour les garçons. Au cours des premières années qui suivirent les réformes, la fréquentation s’avéra très faible, mais à partir de l’année 1900, année où l’on abolit les frais de scolarité, on nota une augmentation généralisée de la fréquentation des écoles. Lors de cette période, on vit construire des écoles meublées à l’occidentale partout au Japon. Sous l’influence des modèles occidentaux, les programmes scolaires comprenaient des cours d’histoire, de science, de géographie et d’arithmétique. L’école continuait d’offrir une instruction morale, inspirée du confucianisme, qui prônait les principes de loyauté envers la patrie et de piété filiale. On se servait même des jeux populaires (sugoroku) pour initier les écoliers au contenu du rescrit d’une façon amusante. Cette planche Pour en lire plus
La nationalisation de l’éducation rendit l’école primaire obligatoire tant pour les filles que pour les garçons. Au cours des premières années qui suivirent les réformes, la fréquentation s’avéra très faible, mais à partir de l’année 1900, année où l’on abolit les frais de scolarité, on nota une augmentation généralisée de la fréquentation des écoles. Lors de cette période, on vit construire des écoles meublées à l’occidentale partout au Japon. Sous l’influence des modèles occidentaux, les programmes scolaires comprenaient des cours d’histoire, de science, de géographie et d’arithmétique. L’école continuait d’offrir une instruction morale, inspirée du confucianisme, qui prônait les principes de loyauté envers la patrie et de piété filiale. On se servait même des jeux populaires (sugoroku) pour initier les écoliers au contenu du rescrit d’une façon amusante. Cette planche de sugoroku illustre les différentes étapes scolaires à franchir avant l’obtention d’un diplôme.

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Matières enseignées à l'école primaire

Baidô Hôsai
Musée Edo-Tokyo
vers 1898
Planche de Sugoroku
88202862
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Objectifs d'apprentissage

L'apprenant va :

  • Décrire l’évolution du système d’éducation au Japon pendant l’ère Meiji.
  • Décrire une école élémentaire Meiji typique ainsi que son programme d’enseignement.
  • Reconnaître que le gouvernement Meiji a conçu sa réforme scolaire en s’inspirant d’autres pays.
  • Constater que le taux d’alphabétisation des Japonais a été un facteur dans la réussite des réformes Meiji.

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