Bourse de Montréal - Le Théâtre Centaur

Gauche : Intérieur, Bourse de Montréal, Montréal, QC. 1903

Droite : Intérieur, Théâtre Centaur, Montréal, QC. D'après Notman (VIEW-1904) Prise le 16 novembre 1999, à 17h

Photographes: Gauche : William Notman, Droite : Andrzej Maciejewski
Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Date/heure : 16 novembre 1999, 17 h

Sur la photo de Notman, un minuscule détail – la longue trace floue de la main sur l'horloge – révèle la durée prolongée de l'exposition. Ce bâtiment qui était autrefois la Bourse de Montréal est devenu le Théâtre Centaur. Au début, personne ne reconnaissait la pièce. Un jour où je faisais le tour des lieux avec d'autres, nous avons découvert que les portes que nous venions de franchir étaient celles du balcon de l'image de Notman. La pièce avait été complètement transformée, et seules les deux portes avaient été conservées. La difficulté supplémentaire que représentait cette découverte a donné une valeur particulière à cette photo.
Date/heure : 16 novembre 1999, 17 h

Sur la photo de Notman, un minuscule détail – la longue trace floue de la main sur l'horloge – révèle la durée prolongée de l'exposition. Ce bâtiment qui était autrefois la Bourse de Montréal est devenu le Théâtre Centaur. Au début, personne ne reconnaissait la pièce. Un jour où je faisais le tour des lieux avec d'autres, nous avons découvert que les portes que nous venions de franchir étaient celles du balcon de l'image de Notman. La pièce avait été complètement transformée, et seules les deux portes avaient été conservées. La difficulté supplémentaire que représentait cette découverte a donné une valeur particulière à cette photo.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Carte

Cette carte de Montréal représente les endroits où les photographies de Notman et de Maciejewski ont été prises.

Musée McCord d'histoire canadienne

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.


Le nouvel édifice de la Bourse de Montréal ouvre ses portes en 1903 sur la rue Saint-François-Xavier, la « Wall Street » de Montréal. Conçu par l'architecte responsable de la New York Stock Exchange, cet édifice de prestige s'impose par l'élégance et la sobriété de son style, en rupture avec l'architecture dominante en fin de siècle.

La Bourse de Montréal devient une institution financière d'une importance fondamentale au début du XXe siècle. Fondée vingt-cinq ans plus tôt, elle avait longtemps regroupé un nombre limité de courtiers et enregistré un faible volume de transactions, surtout dans le domaine bancaire. Mais après 1900, sa croissance sera spectaculaire. On assiste alors à un important mouvement de concentration du capital et des entreprises. Ces nouvelles sociétés financent leurs activités par l'émission d'actions et d'obligations qui seront de plus en plus transigées à la Bourse de Montréal. Ce lieu devient donc un puissant symbole du pouvoir &eacut Pour en lire plus
Le nouvel édifice de la Bourse de Montréal ouvre ses portes en 1903 sur la rue Saint-François-Xavier, la « Wall Street » de Montréal. Conçu par l'architecte responsable de la New York Stock Exchange, cet édifice de prestige s'impose par l'élégance et la sobriété de son style, en rupture avec l'architecture dominante en fin de siècle.

La Bourse de Montréal devient une institution financière d'une importance fondamentale au début du XXe siècle. Fondée vingt-cinq ans plus tôt, elle avait longtemps regroupé un nombre limité de courtiers et enregistré un faible volume de transactions, surtout dans le domaine bancaire. Mais après 1900, sa croissance sera spectaculaire. On assiste alors à un important mouvement de concentration du capital et des entreprises. Ces nouvelles sociétés financent leurs activités par l'émission d'actions et d'obligations qui seront de plus en plus transigées à la Bourse de Montréal. Ce lieu devient donc un puissant symbole du pouvoir économique de Montréal et du contrôle qu'exercent les hommes d'affaires de la métropole sur les cours d'eau, les ressources naturelles, les mines et les usines de tout le pays.
Documents imprimés

  • Armstrong, Robert. 1979. « L'industrie de l'amiante au Québec, 1878-1929 ». Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 33, no 2 (septembre), p. 187-195.
  • Armstrong, Christopher, et H. V. Nelles. 1986. Monopoly's Moment. The Organization and Regulation of Canadian Utilities, 1830-1930. Philadelphia: Temple University Press.
  • Bellavance, Claude. 1994. Shawinigan Water and Power, 1898-1963: Formation et declin d'un groupe industriel au Québec. Montréal : Éditions du Boréal.
  • Bliss, Michael. 1987. Northern Enterprise. Toronto: McClelland and Stewart.
  • Frank, David. 1988. « The Cape Breton Coal Industry and the Rise and Fall of the British Empire Steel Corporation ». In The Acadiensis Reade, sous la dir. de P. A. Buckner et David Frank, vol. 2. Fredericton (N. B.): Acadiensis Press.
  • Gournay, Isabelle, et France van Laethem (dir. publ.). 1998. Montréal Métropole : 1880-1930. Montréal : Éditions du Boréal; Centre canadien d'architecture.
  • Hamelin, Jean, et Yves Roby. 1971. Histoire économique du Québec, 1851-1896. Montréal : Fides.

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Brasser de grosses affaires...

En pénétrant dans l'édifice de la Bourse, situé en plein cœur du quartier financier de la ville, des hommes à l'allure fière retirent leur haut-de-forme tout en jetant un coup d'œil à leur montre de poche. Sur place, des titres relatifs aux différents secteurs de l'économie, tels que le commerce du blé, sont transigés. Afin de communiquer rapidement et efficacement le cours de ces titres boursiers, le télégraphe devient indispensable. Curieux hasard, les bureaux de télégraphie ne se trouvent jamais bien loin du bâtiment de la Bourse.
Brasser de grosses affaires...

En pénétrant dans l'édifice de la Bourse, situé en plein cœur du quartier financier de la ville, des hommes à l'allure fière retirent leur haut-de-forme tout en jetant un coup d'œil à leur montre de poche. Sur place, des titres relatifs aux différents secteurs de l'économie, tels que le commerce du blé, sont transigés. Afin de communiquer rapidement et efficacement le cours de ces titres boursiers, le télégraphe devient indispensable. Curieux hasard, les bureaux de télégraphie ne se trouvent jamais bien loin du bâtiment de la Bourse.

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Action

Cette action, signée à Montréal, certifie qu'une certaine Emily H. Robson détient 20 actions de la British-Canadian Wheat Raising Company Limited au prix de 5,00 $ chacune.

Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Mr. Seymour Schulich
vers 1903
Papier
22 x 28 cm
P095-A02_01-003
© Musée McCord


Dès 1830, on procède à l'achat et à la vente d'actions semblables à celle-ci à l'Exchange Coffee House de la rue Saint-Paul, puis à la Bourse de Montréal après sa fondation en 1874 . Les actions représentent des parts de compagnies. Les compagnies les émettent afin d'amasser de l'argent pour financer le développement, la croissance et l'expansion de leurs affaires. Une fois émises, les actions sont vendues et achetées par des investisseurs .

L'emplacement privilégié de Montréal sur le Saint-Laurent et son réseau de transport étendu en faisaient le principal centre d'exportation de céréales . Les agriculteurs de l'Ouest dépendaient des grands centres industriels de l'Est comme Montréal pour les produits manufacturés et autres services .

Au milieu du XIXe siècle, les hommes d'affaires du centre du Canada recherchent des occasions d'investir dans les Prairies pour renforcer le développement industriel du centre du pays . Ces entrepreneurs exportent avec succès du blé &a Pour en lire plus
Dès 1830, on procède à l'achat et à la vente d'actions semblables à celle-ci à l'Exchange Coffee House de la rue Saint-Paul, puis à la Bourse de Montréal après sa fondation en 1874 . Les actions représentent des parts de compagnies. Les compagnies les émettent afin d'amasser de l'argent pour financer le développement, la croissance et l'expansion de leurs affaires. Une fois émises, les actions sont vendues et achetées par des investisseurs .

L'emplacement privilégié de Montréal sur le Saint-Laurent et son réseau de transport étendu en faisaient le principal centre d'exportation de céréales . Les agriculteurs de l'Ouest dépendaient des grands centres industriels de l'Est comme Montréal pour les produits manufacturés et autres services .

Au milieu du XIXe siècle, les hommes d'affaires du centre du Canada recherchent des occasions d'investir dans les Prairies pour renforcer le développement industriel du centre du pays . Ces entrepreneurs exportent avec succès du blé à l'étranger et développent une société industrielle et urbaine en pleine croissance fondée sur la prospérité de l'économie du blé .

© Musée McCord d'histoire canadienne

Centrale télégraphique

Voici une photographie de l'un des 4 825 bureaux télégraphiques du Canada qui employaient 8 909 personnes en 1924.

Anonyme
Musée McCord d'histoire canadienne - Don de Dr. John Crawford
vers 1920
Gélatine argentique
16 x 21 cm
MP-1983.52.1
© Musée McCord


Avec l'introduction du télégraphe au Canada en 1846 , le monde des communications et de la finance se rencontrent grâce à une des premières applications de la télégraphie, le téléscripteur .

Les hommes d'affaires, dont les profits dépendent d'une information fraîche et précise, adoptent rapidement le télégraphe . Les premiers modèles reçoivent des messages codés qui doivent être déchiffrés et transcrits sur papier par un télégraphiste. En 1869, Thomas Edison (1847-1931) apporte des améliorations aux télégraphes imprimeurs afin d'éliminer cette étape de transcription. Cette version améliorée du télégraphe permet de transmettre directement les cours des titres et des marchandises aux bureaux des marchands, des banquiers et des courtiers .

En 1847, Montréal se dote d'un système de télégraphie dont le développement ira de pair avec celui du chemin de fer , afin que l'on puisse signaler rapidement tout incident sur la v Pour en lire plus
Avec l'introduction du télégraphe au Canada en 1846 , le monde des communications et de la finance se rencontrent grâce à une des premières applications de la télégraphie, le téléscripteur .

Les hommes d'affaires, dont les profits dépendent d'une information fraîche et précise, adoptent rapidement le télégraphe . Les premiers modèles reçoivent des messages codés qui doivent être déchiffrés et transcrits sur papier par un télégraphiste. En 1869, Thomas Edison (1847-1931) apporte des améliorations aux télégraphes imprimeurs afin d'éliminer cette étape de transcription. Cette version améliorée du télégraphe permet de transmettre directement les cours des titres et des marchandises aux bureaux des marchands, des banquiers et des courtiers .

En 1847, Montréal se dote d'un système de télégraphie dont le développement ira de pair avec celui du chemin de fer , afin que l'on puisse signaler rapidement tout incident sur la voie ferrée . Parmi les compagnies de télégraphie établies à Montréal, on retrouve le bureau télégraphique du CP qui est avantageusement situé au 204, rue de l'Hôpital, en face de l'ancienne Bourse de Montréal .

© 2002, Musée McCord d'histoire canadienne. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer les changements qui sont survenus au sein de la société canadienne en deux décennies (territoire, population, économie, etc.);
  • décrire en détails les changements qu’il ou elle est en mesure d’observer;
  • expliquer et émettre des hypothèses quant aux raisons qui pourraient justifier ces changements;
  • faire des liens entre les différences et les similitudes des deux époques.

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