La trace est une empreinte, une marque, qui témoigne du passage d’un être ou d’une chose. Du fait qu’elle subsiste dans le présent, il est parfois nécessaire d’en faire une relecture pour la comprendre. Les vestiges du passé servent de points de repère à la constitution d’une mémoire individuelle et collective. Que ce soit en sciences humaines ou en arts, la problématique liée à la trace évoque donc le processus par lequel le passé est re-présenté et déchiffré. En explorant le thème de la mémoire, les artistes interrogent notre rapport au passé, notre manière d’y accéder par les traces qui en subsistent, et laissent entrevoir combien celui-ci continue d’agir dans le présent.
La trace est une empreinte, une marque, qui témoigne du passage d’un être ou d’une chose. Du fait qu’elle subsiste dans le présent, il est parfois nécessaire d’en faire une relecture pour la comprendre. Les vestiges du passé servent de points de repère à la constitution d’une mémoire individuelle et collective. Que ce soit en sciences humaines ou en arts, la problématique liée à la trace évoque donc le processus par lequel le passé est re-présenté et déchiffré. En explorant le thème de la mémoire, les artistes interrogent notre rapport au passé, notre manière d’y accéder par les traces qui en subsistent, et laissent entrevoir combien celui-ci continue d’agir dans le présent.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

acrylique sur toile

426 tableautins de 25,4 x 20,3 cm chacun

Artiste: Monique Régimbald-Zeiber, Photo: Richard-Max Tremblay
Collection du Musée national des beaux-arts du Québec [2004.583], don anonyme.
2002 - 2003
© Monique Régimbald-Zeiber


Les dessous de l’Histoire : Marguerite B., les écrits est une œuvre constituée de 426 tableautins sur lesquels l’artiste a copié durant deux ans ce qui reste des écrits autobiographiques de Marguerite Bourgeoys. Pour s’approcher au plus près du texte, elle a repris le geste accompli par les nombreuses religieuses copistes qui en ont assuré la transmission après la perte du manuscrit original. L’artiste revisite par sa peinture le parcours d’une des rares femmes à faire partie des personnages de l’histoire de la Nouvelle-France. Marguerite Bourgeoys apparaît, à travers ses écrits, comme la première femme d’affaires de la colonie, avec ses allées et venues entre la Nouvelle-France et la métropole, se Pour en lire plus
Les dessous de l’Histoire : Marguerite B., les écrits est une œuvre constituée de 426 tableautins sur lesquels l’artiste a copié durant deux ans ce qui reste des écrits autobiographiques de Marguerite Bourgeoys. Pour s’approcher au plus près du texte, elle a repris le geste accompli par les nombreuses religieuses copistes qui en ont assuré la transmission après la perte du manuscrit original. L’artiste revisite par sa peinture le parcours d’une des rares femmes à faire partie des personnages de l’histoire de la Nouvelle-France. Marguerite Bourgeoys apparaît, à travers ses écrits, comme la première femme d’affaires de la colonie, avec ses allées et venues entre la Nouvelle-France et la métropole, ses campagnes de financement, son recrutement de jeunes filles, sa ténacité. L’écrit devient une représentation du passé, pour ainsi dire, reconstruisant un des récits possibles de l’histoire par sa notation graphique. Le document écrit constitue une preuve jugée irréfutable dans le domaine des sciences humaines, et son utilisation fait en sorte que le passé devient accessible grâce à la capacité de le lire. Ce qui reste des générations passées réside dans leur écriture parcellaire. Et, dans le cas de l’œuvre de Monique Régimbald-Zeiber, cette écriture nous parvient quelque peu modifiée, cachée et annotée par tous les bouts de tissus, de peaux, de retailles, de voiles et de chiffons.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Les dessous de l’Histoire : Marguerite B., les écrits 2002-2003

Artiste: Monique Régimbald-Zeiber, Photo: Richard-Max Tremblay
Collection du Musée national des beaux-arts du Québec [2004.583], don anonyme.
2002 - 2003
© Monique Régimbald-Zeiber


Un auteur américain, je ne suis plus sûre duquel, Faulkner peut-être, aurait dit : « La seule chose qu’on doive à l’histoire, c’est de la réécrire. »

Pourtant, n’y a-t-il pas cette autre phrase connue depuis toujours : « On ne réécrit pas l’histoire. »?

J’ai confié ma peinture à une relecture de l’histoire des femmes du Québec, à commencer par celles des femmes de la Nouvelle-France. Relire, c’est déjà un peu réécrire.

J’ai commencé par les Filles du roi. Leur histoire, violente je crois, représente un des passages les plus troubles et conséquemment des plus fascinants de l’histoire officielle. Nous savons tous cela. Aussi, il nous reste tous ces noms que nous n’apprenons pas.

Et puis, des notes en bas de page ont aussi éveillé ma curiosité. Elles m’ont amenée à me pencher sur les écrits autographes de Marguerite Bourgeoys. Je ne les connaissais pas. Je les ai trouvé Pour en lire plus
Un auteur américain, je ne suis plus sûre duquel, Faulkner peut-être, aurait dit : « La seule chose qu’on doive à l’histoire, c’est de la réécrire. »

Pourtant, n’y a-t-il pas cette autre phrase connue depuis toujours : « On ne réécrit pas l’histoire. »?

J’ai confié ma peinture à une relecture de l’histoire des femmes du Québec, à commencer par celles des femmes de la Nouvelle-France. Relire, c’est déjà un peu réécrire.

J’ai commencé par les Filles du roi. Leur histoire, violente je crois, représente un des passages les plus troubles et conséquemment des plus fascinants de l’histoire officielle. Nous savons tous cela. Aussi, il nous reste tous ces noms que nous n’apprenons pas.

Et puis, des notes en bas de page ont aussi éveillé ma curiosité. Elles m’ont amenée à me pencher sur les écrits autographes de Marguerite Bourgeoys. Je ne les connaissais pas. Je les ai trouvé passionnants, si bien que j’ai fini par les copier.

© Monique Régimbald-Zeiber

Monique Régimbald-Zeiber vit et travaille à Montréal. Titulaire d’un doctorat en littérature sur les pratiques de l’avant-garde russe, elle est professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM depuis 1992. Au cours des quelques vingt dernières années, elle a développé, en tant que peintre, une démarche qui interroge la construction du regard et de l’histoire dans et par la peinture. Ses œuvres font partie de différentes collections et ont été exposées au Québec, au Canada et en Europe.

expositions (sélection)
2007 De l’écriture, Musée d’art contemporain de Montréal, Montréal (Québec) 2007 L’autre au portrait, Galerie B-312, Montréal (Québec) 2005 Le touché de la peinture, Galerie de l’Université libre de Bruxelles, Bruxelles (Belgique) et Galerie de l’UQAM, Montréal (Québec) [Louise Déry, commissaire] 2004 « Nous venons en paix… » : Histoires des Amériques, Musée d’art contemporain de Montréal, Montréal (Qué Pour en lire plus
Monique Régimbald-Zeiber vit et travaille à Montréal. Titulaire d’un doctorat en littérature sur les pratiques de l’avant-garde russe, elle est professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM depuis 1992. Au cours des quelques vingt dernières années, elle a développé, en tant que peintre, une démarche qui interroge la construction du regard et de l’histoire dans et par la peinture. Ses œuvres font partie de différentes collections et ont été exposées au Québec, au Canada et en Europe.

expositions (sélection)
  • 2007 De l’écriture, Musée d’art contemporain de Montréal, Montréal (Québec)
  • 2007 L’autre au portrait, Galerie B-312, Montréal (Québec)
  • 2005 Le touché de la peinture, Galerie de l’Université libre de Bruxelles, Bruxelles (Belgique) et Galerie de l’UQAM, Montréal (Québec) [Louise Déry, commissaire]
  • 2004 « Nous venons en paix… » : Histoires des Amériques, Musée d’art contemporain de Montréal, Montréal (Québec) [Pierre Landry, commissaire]
  • 2003 Et toutes elles réinventent le monde..., Le 19, Centre régional d’art contemporain de Montbéliard, Montbéliard (France)

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Marguerite Bourgeoys (1620-1700)

Figure clé de l’histoire canadienne, Marguerite Bourgeoys est née le 17 avril 1620 dans la ville de Troyes, en France. Arrivée à Montréal en novembre 1653, elle repartie pour la France à trois reprises afin d’y recruter de nouvelles religieuses et des jeunes filles. Son œuvre comprend notamment la construction de la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, la création de la première école de Montréal et la fondation de la Congrégation de Notre-Dame, un ordre international qui fut l’une des premières institutions religieuses de femmes à ne pas exiger le cloître pour ses membres. Marguerite Bourgeoys fut canonisée en 1982 par le pape Jean-Paul II.
Marguerite Bourgeoys (1620-1700)

Figure clé de l’histoire canadienne, Marguerite Bourgeoys est née le 17 avril 1620 dans la ville de Troyes, en France. Arrivée à Montréal en novembre 1653, elle repartie pour la France à trois reprises afin d’y recruter de nouvelles religieuses et des jeunes filles. Son œuvre comprend notamment la construction de la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, la création de la première école de Montréal et la fondation de la Congrégation de Notre-Dame, un ordre international qui fut l’une des premières institutions religieuses de femmes à ne pas exiger le cloître pour ses membres. Marguerite Bourgeoys fut canonisée en 1982 par le pape Jean-Paul II.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • démontrer qu’il comprend le lien qui existe entre la science et l’art;
  • tenter d’expliquer l’état d’esprit de l’artiste au moment où elle a réalisé cette œuvre.

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