Les chasseurs de baleines professionnels connaissaient aussi l'île Herschel. Dès 1898, les baleiniers européens et américains chassaient les baleines arctiques pour en commercialiser l'huile et le fanon. Ces grands mammifères passaient tout près de l'île Herschel au cours de leur migration à travers la mer de Beaufort. L'île offrait aux équipages la sécurité de son port et beaucoup d'embarcations y passaient l'hiver.

Les baleines ont la bouche pourvue de fanons, sorte d'os cartilagineux, robustes et flexibles fixés au crâne par un muscle épais. Une baleine de taille moyenne peut avoir jusqu'à 799 fanons mesurant entre 6 pouces et 12 pieds et demi chacun. Les fanons, faisant office de tamis, permettent à la baleine de filtrer l'eau et de retenir sa nourriture principale, les krills, pas plus gros que des crevettes.

Les fanons étaient très utiles pour la fabrication de nombreux objets, en raison de sa grande flexibilité. On s'en servait dans les corsets des femmes victoriennes dont le tour de taille pouvait n'atteindre Pour en lire plus

Les chasseurs de baleines professionnels connaissaient aussi l'île Herschel. Dès 1898, les baleiniers européens et américains chassaient les baleines arctiques pour en commercialiser l'huile et le fanon. Ces grands mammifères passaient tout près de l'île Herschel au cours de leur migration à travers la mer de Beaufort. L'île offrait aux équipages la sécurité de son port et beaucoup d'embarcations y passaient l'hiver.

Les baleines ont la bouche pourvue de fanons, sorte d'os cartilagineux, robustes et flexibles fixés au crâne par un muscle épais. Une baleine de taille moyenne peut avoir jusqu'à 799 fanons mesurant entre 6 pouces et 12 pieds et demi chacun. Les fanons, faisant office de tamis, permettent à la baleine de filtrer l'eau et de retenir sa nourriture principale, les krills, pas plus gros que des crevettes.

Les fanons étaient très utiles pour la fabrication de nombreux objets, en raison de sa grande flexibilité. On s'en servait dans les corsets des femmes victoriennes dont le tour de taille pouvait n'atteindre que 12 pouces. On utilisait les fanons pour fabriquer un certain nombre d'autres objets : cravaches de chevaux, parasols, parapluies, plieuses de papier, coupoirs, peignes à veiner la peinture, chausse-pieds et brosses à cheveux.

Les baleines ont, sous la peau, une couche de graisse riche en huiles dont l'épaisseur peut atteindre 20 pouces à certains endroits. La graisse d'une baleine de taille moyenne produisait environ 100 tonneaux d'huile. On utilisait l'huile comme combustible et comme lubrifiant. C'est l'huile de baleine qui permettait d'allumer les lampes dans les rues et dans les foyers.


© Musée de la vieille église en rondins 2002. Tous droites reservés.

Photo noir et blanc d'une rangée de fanons

Rangé de fanons

Archives Anglican Church of Canada

P7517-369
© Archives Anglican Church of Canada


Dessin d'une embarcation baleinière heurtée par une baleine.

Une embarcation baleinière heurtée par une baleine.

Freshwater and Marine Image Bank, University of Washington

© Freshwater and Marine Image Bank, University of Washington


La chasse à la baleine était très rentable pour les propriétaires des navires et leurs capitaines. Pendant une bonne saison, elle pouvait rapporter environ 400.000 $. En 1900, l’huile de baleine se vendait à 2,5 $ le tonneau, et le fanon à 6 $ la livre. On pouvait extraire, d’une seule baleine, une centaine de tonneaux d’huile et 2.000 livres de fanon qui rapportaient au total 15.000 $.

Au cours de l’été 1890, deux navires américains basés à San Francisco accostèrent l’île Herschel. Ils avaient amené suffisamment de ravitaillement pour y passer l’hiver puisqu’il leur était presque impossible, en une seule saison, d’atteindre le Nord, de chasser la baleine et de retourner à leur point de départ. Leur équipage se composait d’un mélange hétéroclite d’hommes originaires du Portugal, de la Nouvelle-Zélande, de Hawaii, de la côte sibérienne et d’Amérique du Nord. Beaucoup avaient embarqué pour tenter leur chance ou pour fuir la loi et n’avaient jamais navigu Pour en lire plus

La chasse à la baleine était très rentable pour les propriétaires des navires et leurs capitaines. Pendant une bonne saison, elle pouvait rapporter environ 400.000 $. En 1900, l’huile de baleine se vendait à 2,5 $ le tonneau, et le fanon à 6 $ la livre. On pouvait extraire, d’une seule baleine, une centaine de tonneaux d’huile et 2.000 livres de fanon qui rapportaient au total 15.000 $.

Au cours de l’été 1890, deux navires américains basés à San Francisco accostèrent l’île Herschel. Ils avaient amené suffisamment de ravitaillement pour y passer l’hiver puisqu’il leur était presque impossible, en une seule saison, d’atteindre le Nord, de chasser la baleine et de retourner à leur point de départ. Leur équipage se composait d’un mélange hétéroclite d’hommes originaires du Portugal, de la Nouvelle-Zélande, de Hawaii, de la côte sibérienne et d’Amérique du Nord. Beaucoup avaient embarqué pour tenter leur chance ou pour fuir la loi et n’avaient jamais navigué sur un bateau à voiles auparavant. Il n’est pas étonnant que, même s’ils s’étaient bien adaptés à la vie en mer, ces personnages peu recommandables aient eu un impact très négatif sur la population autochtone.

Avant longtemps, plusieurs facteurs contribuèrent à la disparition des activités baleinières dans la région. Avec l’arrivée de plus de 30 navires à chaque saison, le nombre de baleines boréales dans la mer de Beaufort diminua rapidement. Dès le milieu des années 1890, les baleines ne pullulaient plus à l’embouchure du fleuve Mackenzie. En outre, l’apparition de la matière plastique et le développement des produits pétroliers provoquèrent la chute du prix de l’huile et des fanons de baleine. Les fanons qui valaient jusqu’à 5,80 $ la livre en 1904, ne valaient plus que 0,50 $ quelques années plus tard. Dès 1911, l’exploitation de la baleine avait cessé dans la mer de Beaufort.

© Musée de la vieille église en rondins 2002. Tous droites reservés.

Dessin en couleurs de l'huilerie Arctic Oil Works

Huilerie Arctic Oil Works

Avec l'aimable autorisation de la bibliothèque de Bancroft, University of California, Berkeley
vers 1885
1963.002: 1498-F
© Avec l'aimable autorisation de la bibliothèque de Bancroft, University of California, Berkeley


L'archéologie prouve que, dans les années 1820, les Kigirktaugmiut de l'île Herschel commerçaient déjà avec la Russie. Ils se rendaient tous les ans à l'île Barter, en Alaska, chargés de fourrures, de peaux de phoques et d'huile, pour échanger ces marchandises contre les couteaux en fer et les perles des Inuvialuit de l'Alaska. Les Inuvialuit de l'île Herschel connaissaient bien les marchandises européennes, sans pour autant connaître les peuples européens ou leurs cultures.

Un Inuvialuit, Nuligak, raconte sa première rencontre avec les hommes blancs quand il était jeune garçon :

"Les marins que nous avions rencontrés avaient toujours quelque chose dans la bouche, quelque chose qu'ils mâchaient. Cela m'intriguait tellement que je ne pouvais pas m'empêcher de fixer leurs mâchoires. Un beau jour, on me donna de cette chose . J'en ai mâché - C'etait délicieux. C'etait de la gomme Pour en lire plus

L'archéologie prouve que, dans les années 1820, les Kigirktaugmiut de l'île Herschel commerçaient déjà avec la Russie. Ils se rendaient tous les ans à l'île Barter, en Alaska, chargés de fourrures, de peaux de phoques et d'huile, pour échanger ces marchandises contre les couteaux en fer et les perles des Inuvialuit de l'Alaska. Les Inuvialuit de l'île Herschel connaissaient bien les marchandises européennes, sans pour autant connaître les peuples européens ou leurs cultures.

Un Inuvialuit, Nuligak, raconte sa première rencontre avec les hommes blancs quand il était jeune garçon :

"Les marins que nous avions rencontrés avaient toujours quelque chose dans la bouche, quelque chose qu'ils mâchaient. Cela m'intriguait tellement que je ne pouvais pas m'empêcher de fixer leurs mâchoires. Un beau jour, on me donna de cette chose . J'en ai mâché - C'etait délicieux. C'etait de la gomme à mâcher. À partir de ce jour-là, j'ai commencé à reconnaître certaines des choses qui appartenaient aux hommes blancs."


© Musée de la vieille église en rondins 2002. Tous droites reservés.

Les baleiniers américains qui ont séjourné à l’île Herschel de 1889 à 1908 ont provoqué un épuisement des ressources naturelles et perturbé le comportement alimentaire traditionnel des Inuvialuit du Mackenzie. Traditionnellement, les Inuvialuit de l’île Herschel vivaient surtout de la pêche. Les chasseurs de baleines échangeaient des marchandises avec les Nunatarmiut de l’intérieur de l’Alaska et les Takudh contre du caribou, et avec les Inuvialuit de l’île Herschel contre du poisson.

Les baleiniers avaient emporté avec eux de la nourriture en conserve et des aliments séchés. La viande fraîche et les légumes frais leur étaient nécessaires pour ne pas succomber au scorbut, maladie provoquée par une insuffisance grave de vitamine C. Un équipage de baleinier de 35 hommes pouvait consommer plus de 9 tonnes de viande fraîche, rien qu’au cours de l’hiver. Les équipages avaient amené de nombreux produits pour le troc : thé, farine, sucre, bonbons, tabac à mâcher, armes à feu et munitions Pour en lire plus

Les baleiniers américains qui ont séjourné à l’île Herschel de 1889 à 1908 ont provoqué un épuisement des ressources naturelles et perturbé le comportement alimentaire traditionnel des Inuvialuit du Mackenzie. Traditionnellement, les Inuvialuit de l’île Herschel vivaient surtout de la pêche. Les chasseurs de baleines échangeaient des marchandises avec les Nunatarmiut de l’intérieur de l’Alaska et les Takudh contre du caribou, et avec les Inuvialuit de l’île Herschel contre du poisson.

Les baleiniers avaient emporté avec eux de la nourriture en conserve et des aliments séchés. La viande fraîche et les légumes frais leur étaient nécessaires pour ne pas succomber au scorbut, maladie provoquée par une insuffisance grave de vitamine C. Un équipage de baleinier de 35 hommes pouvait consommer plus de 9 tonnes de viande fraîche, rien qu’au cours de l’hiver. Les équipages avaient amené de nombreux produits pour le troc : thé, farine, sucre, bonbons, tabac à mâcher, armes à feu et munitions, couteaux, limes, embarcations baleinières, petits réchauds, vêtements, peignes, savon, machines à coudre mécaniques, cordes, harpons, allumettes, récipients de cuisson alimentaire en métal, ciseaux, aiguilles à coudre, dés, toile, calicots, miroirs, accordéons, phonographes, disques et aiguilles de phonographes.

En échange, les Inuvialuit leur procuraient de la viande fraîche de caribou ou d’orignal, du poisson frais, des peaux de renard blanc ainsi que d’autres fourrures, des canards, des fanons de baleine, de l’ivoire, des vêtements, des chaussures d’hiver et des bibelots.


© Musée de la vieille église en rondins 2002. Tous droites reservés.

Photo d'un Peigne à fourrure

Peigne à fourrure

Musée du Manitoba

H5-3-7
© Musée du Manitoba


Photo couleur d'un écailleur à poissons

Écailleur à poissons

Musée du Manitoba

H5-39-56
© Musée du Manitoba


Les Inuvialuit enseignèrent aux blancs comment survivre dans le Nord. À leur arrivée, dans les températures glaciales, le capitaine Bodfish et son équipage portaient tout une panoplie de vêtements de laine lourds. Ils regardaient avec perplexité les vêtements que portaient les Autochtones. Le capitaine Bodfish nota :

"Nous pensions que les Autochtones ne savaient pas comment se maintenir au chaud. Mais, dès avant la fin du premier hiver, nous avons carrément adopté leurs vêtements et nous en avons habillé tous nos hommes. Ces vêtements légers étaient parfaitement confortables. À partir de ce moment-là, nous n’avons plus jamais utilisé d’autres vêtements en Arctique."

En hiver, nous portions des vêtements en peau de caribou : chemise, pantalon descendant jusqu’aux genoux et chaussettes dont le poil était tourné vers l’intérieur, au contact de la peau. Pendant la saison la plus froide, nous rajoutions, au-dessus de ceux-ci, une seconde couche de vêtements en peau de caribou, le poil de l’animal tourné cette fois-ci vers l’extérieur. Pendant les tempêtes de neige, nous mettions une chemise en calicot blanc au-dessus Pour en lire plus
Les Inuvialuit enseignèrent aux blancs comment survivre dans le Nord. À leur arrivée, dans les températures glaciales, le capitaine Bodfish et son équipage portaient tout une panoplie de vêtements de laine lourds. Ils regardaient avec perplexité les vêtements que portaient les Autochtones. Le capitaine Bodfish nota :

"Nous pensions que les Autochtones ne savaient pas comment se maintenir au chaud. Mais, dès avant la fin du premier hiver, nous avons carrément adopté leurs vêtements et nous en avons habillé tous nos hommes. Ces vêtements légers étaient parfaitement confortables. À partir de ce moment-là, nous n’avons plus jamais utilisé d’autres vêtements en Arctique."

En hiver, nous portions des vêtements en peau de caribou : chemise, pantalon descendant jusqu’aux genoux et chaussettes dont le poil était tourné vers l’intérieur, au contact de la peau. Pendant la saison la plus froide, nous rajoutions, au-dessus de ceux-ci, une seconde couche de vêtements en peau de caribou, le poil de l’animal tourné cette fois-ci vers l’extérieur. Pendant les tempêtes de neige, nous mettions une chemise en calicot blanc au-dessus de la veste en peau pour empêcher la neige de passer et de rentrer dans les poils. Des bottes d’hiver en peau de phoque ou de baleine complétaient l’ensemble.

Les Inuvialuit enseignèrent aussi aux nouveaux venus à s’occuper des équipes de chiens de course, à voyager en raquettes, à chasser et à piéger les animaux. S’ils n’avaient pas appris toutes ces nouvelles techniques, beaucoup d’entre eux n’auraient pas survécu.

© Musée de la vieille église en rondins 2002. Tous droites reservés.

Photo noir et blanc du capitaine Bodfish en vêtements d'hiver

Le capitaine Bodfish en vêtements d'hiver.

Chasing the Bowhead, capitaine Hartson Bodfish

© Chasing the Bowhead, capitaine Hartson Bodfish


L’homme blanc introduisit beaucoup de choses qui rendaient la vie plus facile aux Inuvialuit : technologies nouvelles, économie de marché, système de crédit. Mais il avait aussi amené l’alcool et de nouvelles maladies qui eurent de graves conséquences sur la vie des peuples autochtones.

Avant 1888, la présence des Blancs avait été minime dans le Grand Nord. Les Inuvialuit n’avaient aucune immunité contre des maladies pourtant courantes en Europe. Les chasseurs de baleines contaminèrent les Autochtones qui contractèrent des maladies vénériennes, la rougeole et la grippe. Ne pouvant pas lutter contre ces maladies, un nombre effroyable d’Inuvialuit perdit la vie. Les conséquences de cette situation sur les populations Inuvialuit de Mackenzie furent évidentes dès le milieu des années 1890.
L’homme blanc introduisit beaucoup de choses qui rendaient la vie plus facile aux Inuvialuit : technologies nouvelles, économie de marché, système de crédit. Mais il avait aussi amené l’alcool et de nouvelles maladies qui eurent de graves conséquences sur la vie des peuples autochtones.

Avant 1888, la présence des Blancs avait été minime dans le Grand Nord. Les Inuvialuit n’avaient aucune immunité contre des maladies pourtant courantes en Europe. Les chasseurs de baleines contaminèrent les Autochtones qui contractèrent des maladies vénériennes, la rougeole et la grippe. Ne pouvant pas lutter contre ces maladies, un nombre effroyable d’Inuvialuit perdit la vie. Les conséquences de cette situation sur les populations Inuvialuit de Mackenzie furent évidentes dès le milieu des années 1890.

© Musée de la vieille église en rondins 2002. Tous droites reservés.

Photo noir et blanc d'une groupe de femmes Inuvialuit

Groupe de femmes Inuvialuit visitant un navire à l'île Herschel dans les années 1890.

Église Anglicane du Canada, General Synod Archives

P7517-381
© Église Anglicane du Canada, General Synod Archives P7517-381)


Certains baleiniers passaient neuf mois de l’année bloqués dans la neige et la glace à l’île Herschel. Ils passaient leur temps à préparer les navires pour l’amarrage de l’hiver, et, plus tard, pour la chasse aux baleines de l’été. Mais ils passaient aussi beaucoup de temps à ne rien faire. Les baleiniers étaient accablés par la solitude et la maladie, et l’alcool aggravait souvent la situation.

Le capitaine Bodfish était superstitieux. Il croyait que si les hommes donnaient de l’alcool aux Autochtones, ils feraient fuir la chance. Aussi, l’alcool ne faisait pas partie de sa liste des marchandises à vendre; on le réservait pour un usage médical et pour des occasions spéciales. Tout le monde ne pensait pas comme lui, et beaucoup de navires arrivèrent chargés d’alcool à commercialiser. Les officiers des navires étaient seuls à faire la loi sur l’île, mais beaucoup d’entre eux n’étaient pas exactement des citoyens respectueux de la loi . (la Police à cheval du Nord-Ouest n’arriva pas avant 1903).

Pendant les toutes premières années, l’alcool circula assez librement sur l’îl Pour en lire plus
Certains baleiniers passaient neuf mois de l’année bloqués dans la neige et la glace à l’île Herschel. Ils passaient leur temps à préparer les navires pour l’amarrage de l’hiver, et, plus tard, pour la chasse aux baleines de l’été. Mais ils passaient aussi beaucoup de temps à ne rien faire. Les baleiniers étaient accablés par la solitude et la maladie, et l’alcool aggravait souvent la situation.

Le capitaine Bodfish était superstitieux. Il croyait que si les hommes donnaient de l’alcool aux Autochtones, ils feraient fuir la chance. Aussi, l’alcool ne faisait pas partie de sa liste des marchandises à vendre; on le réservait pour un usage médical et pour des occasions spéciales. Tout le monde ne pensait pas comme lui, et beaucoup de navires arrivèrent chargés d’alcool à commercialiser. Les officiers des navires étaient seuls à faire la loi sur l’île, mais beaucoup d’entre eux n’étaient pas exactement des citoyens respectueux de la loi . (la Police à cheval du Nord-Ouest n’arriva pas avant 1903).

Pendant les toutes premières années, l’alcool circula assez librement sur l’île Herschel. On pouvait le vendre ou l’échanger contre des fourrures, de l’ivoire de morse, des os, ou la compagnie des femmes. Les cas d’ivrognerie, de viols, d’enlèvements, d’agressions, de meurtres et de suicides se firent de plus en plus nombreux.

Tout cela commença à s’estomper avec l’arrivée du Révérend Isaac Stringer, en 1893. Dès 1894, les capitaines de navire prirent l’habitude d’amener avec eux femmes et enfants. Dans les clubs qui venaient d’ouvrir leurs portes, on interdisait l’entrée aux personnes en état d’ébriété.

© Musée de la vieille église en rondins 2002. Tous droites reservés.

Photo noir et blanc des quartiers d'hiver

Baleiniers dans leurs quartiers d'hiver à l'île Herschel, Mai 1895.

Copyright Mystic Seaport, Mystic, CT

1950.762
© Copyright Mystic Seaport, Mystic, CT


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va:
  • nommer différentes raisons qui ont mené à l’exploration du Grand Nord canadien;
  • énumérer les difficultés rencontrées quand on vit dans le Grand Nord;
  • expliquer les conséquences possibles de ces difficultés;
  • analyser les relations entre les Autochtones et les Européens qui ont permis diverses explorations;
  • analyser le désir de propagation de la foi chrétienne et les résultats obtenus, ainsi que les liens et les relations que cela a créés avec les peuples autochtones.

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