En novembre 1776, Thomas Peters s’ont engagé dans un régiment entièrement composé de Noirs, les Black Pioneers. Avant de s’enrôler, cet esclave fugitif s’était enfui de Wilmington en Caroline du Nord. Dans le régiment, Thomas Peters s'est distingué et a été promu au rang de sergent. Les Black Pioneers ont ensuite quitté New York pour la Nouvelle-Écosse.

À son arrivée en Nouvelle-Écosse, M. Peters a résidé à Brindley Town près de Digby. Il y a vécude rations fournies par le gouvernement pendant un certain temps après quoi, ne pouvant pas obtenir de terre agricole près de sa parcelle urbaine, il a décidé de quitter le comté d’Annapolis pour venir au Nouveau-Brunswick. Il s'est installé à Saint John; malheureusement, la situation de l’établissement n’était pas, à cet endroit, bien différente de celle en Nouvelle-Écosse. Une acre de terre seulement était cédée aux Noirs.

En 1791, b Pour en lire plus
En novembre 1776, Thomas Peters s’ont engagé dans un régiment entièrement composé de Noirs, les Black Pioneers. Avant de s’enrôler, cet esclave fugitif s’était enfui de Wilmington en Caroline du Nord. Dans le régiment, Thomas Peters s'est distingué et a été promu au rang de sergent. Les Black Pioneers ont ensuite quitté New York pour la Nouvelle-Écosse.

À son arrivée en Nouvelle-Écosse, M. Peters a résidé à Brindley Town près de Digby. Il y a vécude rations fournies par le gouvernement pendant un certain temps après quoi, ne pouvant pas obtenir de terre agricole près de sa parcelle urbaine, il a décidé de quitter le comté d’Annapolis pour venir au Nouveau-Brunswick. Il s'est installé à Saint John; malheureusement, la situation de l’établissement n’était pas, à cet endroit, bien différente de celle en Nouvelle-Écosse. Une acre de terre seulement était cédée aux Noirs.

En 1791, beaucoup de Noirs ont eu de la difficulté à se faire concéder des fermes en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Thomas Peters s'est fait leur représentant et, à ce titre, il a rédigé de nombreuses pétitions. Voyant que les pétitions étaient rejetées, il a décidé de se rendre en Angleterre pour les présenter à la Couronne.

Thomas Peters est arrivé en Angleterre en 1791 et il a fait la connaissance du renommé abolitionniste et philanthrope Granville Sharp. Pendant ce séjour en Angleterre, M. Peters a remis une pétition au secrétaire d’État.

L'histoire de M. Peters  a attiré l’attention de la Sierre Leone Company par l'entremise de Granville Sharp. Cette société cherchait à implanter un établissement pour les Noirs en Sierra Leone, mais elle avait grand besoin de nouveaux colons pour rebâtir l’établissement détruit. La compagnie a offert à Thomas Peters et à ses partisans une nouvelle terre promise dans la « province de la liberté ».

M. Peters était emballé d’avoir une nouvelle possibilité d’établissement plus prometteuse. Il a annoncé la nouvelle aux Noirs qu’il représentait et a été nommé intermédiaire entre la société de Sierra Leone et son peuple. M. Peters a influé sur la décision de plusieurs de partir pour la Sierra Leone et il a collaboré étroitement avec John Clarkson pour organiser le voyage.

Une fois en Sierra Leone, M. Peters a découvert qu'il y avait encore de nombreux problèmes. Les Noirs n’avaient pas obtenu leurs concessions aussi vite que prévu. M. Clarkson n'était pas bien et ne pouvait entendre toutes les récriminations des gens. M. Peters s’est élèvé contre les mensonges et les exagérations qui faites à son peuple, notamment les promesses qu’il n’aurait pas d’impôt foncier à payer, que les terres seraient concédées dans les semaines suivant l'arrivée et que le gouvernement serait démocratique. Des membres du groupe méthodiste, en plus de l’appuyer, veulaient également qu’il devienne gouverneur de la colonie. Ils ont décidé que ce serait lui qui défendrait leur cause auprès du surintendant Clarkson.

M. Clarkson n’a pas accueilli favorablement la pétition de M. Peters et a senti que c'était une attaque à son autorité. Il a confronté M. Peters en public et la majorité de la colonie s'est rangée du côté de M. Clarkson. M. Peters a perdu beaucoup de son influence auprès des Noirs de Sierra Leone.

Peu après, Thomas Peters a été accusé d’avoir volé un homme décédé. Traduit en justice, il a expliqué avoir voulu simplement recouvrer une dette, pour avoir aidé l’homme à échapper à l’esclavage. Un jury composé de membres de la communauté noire n'a pas cru à son explication et l'a condamné.  Son état de santé s'est bientôt détérioré et il a succombé à la maladie. Une fin humiliante pour une vie glorieuse.

- Traduction d’un texte présenté sur le site Web Black Loyalist Digital Collections.
- http://collections.ic.gc.ca/blackloyalists/people/secular/peters.htm



© Collections numerisées de textes sur les loyalistes Noirs. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Les apprenants seront en mesure de comprendre le rôle de chef de file qu’a joué Thomas Peters parmi les Noirs qui se sont établis au Nouveau-Brunswick après la Révolution américaine.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons