Il y a trente ans, la plupart des Canadiens considéraient la médecine traditionnelle, qui reposait grandement sur les propriétés médicinales des plantes, comme dépassée.

Comme les choses ont changé! Des systèmes de médecine traditionnelle du monde entier sont maintenant en plein essor ici. Le fossé entre la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle se comble, les médecins font des essais cliniques sur les remèdes traditionnels et des praticiens traditionnels de renom modifient maintenant leurs méthodes à la lumière de nouvelles preuves scientifiques. 

Les développements mettent en lumière l’importance d’élaborer des normes de qualité, tant pour les praticiens que pour les produits dits « naturels », et de veiller à leur application. Une préoccupation que partagent les praticiens, les consommateurs et le gouvernement.
Il y a trente ans, la plupart des Canadiens considéraient la médecine traditionnelle, qui reposait grandement sur les propriétés médicinales des plantes, comme dépassée.

Comme les choses ont changé! Des systèmes de médecine traditionnelle du monde entier sont maintenant en plein essor ici. Le fossé entre la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle se comble, les médecins font des essais cliniques sur les remèdes traditionnels et des praticiens traditionnels de renom modifient maintenant leurs méthodes à la lumière de nouvelles preuves scientifiques. 

Les développements mettent en lumière l’importance d’élaborer des normes de qualité, tant pour les praticiens que pour les produits dits « naturels », et de veiller à leur application. Une préoccupation que partagent les praticiens, les consommateurs et le gouvernement.

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

Suzanne Brant

Coordonnatrice des programmes de santé

First Nations Technical Institute


Tyendinaga Mohawk Territory (Ontario)

Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives


Je dirais que nous avons une vision du monde commune. Nous reconnaissons que l’environnement naturel nous donne la santé et que l’usage des plantes peut nous donner la santé. Certaines de ces plantes sont en fait des aliments et deviennent nos remèdes. Nous abordons la santé sous l’aspect préventif plutôt que d’attendre d’être malade et de traiter les symptômes. Tout revient à comprendre que la santé est liée à notre environnement naturel, qu’il s’agisse des plantes, de l’eau, des arbres ou des oiseaux. Nous leur devons notre santé à tous.

Les membres des Premières Nations comprennent aussi que tout est relié. Si j’utilise ces plantes, je dois veiller à leur santé et les protéger, de même que leur habitat et l’endroit où elles poussent. C’est un processus réciproque. J’en tire des avantages.
Je dirais que nous avons une vision du monde commune. Nous reconnaissons que l’environnement naturel nous donne la santé et que l’usage des plantes peut nous donner la santé. Certaines de ces plantes sont en fait des aliments et deviennent nos remèdes. Nous abordons la santé sous l’aspect préventif plutôt que d’attendre d’être malade et de traiter les symptômes. Tout revient à comprendre que la santé est liée à notre environnement naturel, qu’il s’agisse des plantes, de l’eau, des arbres ou des oiseaux. Nous leur devons notre santé à tous.

Les membres des Premières Nations comprennent aussi que tout est relié. Si j’utilise ces plantes, je dois veiller à leur santé et les protéger, de même que leur habitat et l’endroit où elles poussent. C’est un processus réciproque. J’en tire des avantages.

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

Thé du Labrador

Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

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Quand nous utilisons les plantes, nous respectons certains protocoles de manière à ne pas les détruire. Par exemple, nous traitons les plantes comme des membres de notre famille; c’est pourquoi nous ne détruisons pas toute la famille quand nous les cueillons et nous respectons l’endroit où elles poussent. Nous protégeons et nous préservons l’habitat.

Le moment de la cueillette est très important. Nous respectons la manière dont les plantes poussent, l’endroit où elles poussent et leurs graines. Nous les cueillons de manière à ne pas les détruire parce que nous ne voulons pas qu’elles disparaissent. Il y va de notre continuité. C’est le processus de réciprocité.
Quand nous utilisons les plantes, nous respectons certains protocoles de manière à ne pas les détruire. Par exemple, nous traitons les plantes comme des membres de notre famille; c’est pourquoi nous ne détruisons pas toute la famille quand nous les cueillons et nous respectons l’endroit où elles poussent. Nous protégeons et nous préservons l’habitat.

Le moment de la cueillette est très important. Nous respectons la manière dont les plantes poussent, l’endroit où elles poussent et leurs graines. Nous les cueillons de manière à ne pas les détruire parce que nous ne voulons pas qu’elles disparaissent. Il y va de notre continuité. C’est le processus de réciprocité.

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

Hydraste du Canada

Les Jardins botaniques royaux

© Les Jardins botaniques royaux


Les plantes dont nous avons besoin sont à proximité. Comme elles sont adaptées à leur environnement, elles poussent dans certains sols et dans certains endroits. Il en va de même pour nous, les humains. Nous grandissons dans un endroit donné et nous utilisons les plantes qui nous entourent. Nous utilisons les plantes différemment selon l'endroit où nous nous trouvons. Les plantes qui poussent plus au nord ne sont pas les mêmes que celles qui poussent ici.
Les plantes dont nous avons besoin sont à proximité. Comme elles sont adaptées à leur environnement, elles poussent dans certains sols et dans certains endroits. Il en va de même pour nous, les humains. Nous grandissons dans un endroit donné et nous utilisons les plantes qui nous entourent. Nous utilisons les plantes différemment selon l'endroit où nous nous trouvons. Les plantes qui poussent plus au nord ne sont pas les mêmes que celles qui poussent ici.

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

L’asaret du Canada ou gingembre sauvage (Asarum canadense), les crosses de fougère (les nouvelles pousses de diverses espèces de fougères), les orties (Urtica dioica), la quenouille (Typha), l’herbe à dinde (Achillea millefolium), la racine de bardane (Arctium), la patience crépue (Rumex crispus), la racine et les fleurs de la chicorée (Cichorium intybus), le chénopode blanc ou chou gras (Chenopodium album)… Je passe en revue celles que j’ai utilisées.

Disons que quelqu’un a des problèmes de poumons… Vous pourriez utiliser de la grande molène (espèce de Verbascum). C’est un expectorant et un antispasmodique. Elle est très efficace contre les rhumes et la bronchite. C’est une plante intéressante parce que ses feuilles ressemblent à un poumon, et elle est bonne pour les poumons.
L’asaret du Canada ou gingembre sauvage (Asarum canadense), les crosses de fougère (les nouvelles pousses de diverses espèces de fougères), les orties (Urtica dioica), la quenouille (Typha), l’herbe à dinde (Achillea millefolium), la racine de bardane (Arctium), la patience crépue (Rumex crispus), la racine et les fleurs de la chicorée (Cichorium intybus), le chénopode blanc ou chou gras (Chenopodium album)… Je passe en revue celles que j’ai utilisées.

Disons que quelqu’un a des problèmes de poumons… Vous pourriez utiliser de la grande molène (espèce de Verbascum). C’est un expectorant et un antispasmodique. Elle est très efficace contre les rhumes et la bronchite. C’est une plante intéressante parce que ses feuilles ressemblent à un poumon, et elle est bonne pour les poumons.

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Gingembre sauvage

Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

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La préparation du remède dépend de la partie de la plante qu’on utilise. Si je déterre une racine, j’enlève le plus de terre possible avec une brosse, puis je la coupe en morceaux que j’étale sur du papier brun, un sac en papier, par exemple, pour qu’ils sèchent. Je les range une fois qu’ils sont secs.

Quant aux feuilles, disons des feuilles de framboisier (Rubus idaeus), je les sépare des arbustes et je les étale sur du papier brun pour les faire sécher. S’il s’agit de toute une plante comme la népéta cataire ou herbe aux chats (Nepeta cataria), je la coupe à la base une fois qu’elle est bien fournie, je la suspens la tête en bas pour la faire sécher, puis je la range. Je fais la même chose avec les écorces. Je les prends, je les fais sécher et je les range. Je conserve toujours mes remèdes dans du papier ou dans des contenants en verre, jamais dans du plastique.
La préparation du remède dépend de la partie de la plante qu’on utilise. Si je déterre une racine, j’enlève le plus de terre possible avec une brosse, puis je la coupe en morceaux que j’étale sur du papier brun, un sac en papier, par exemple, pour qu’ils sèchent. Je les range une fois qu’ils sont secs.

Quant aux feuilles, disons des feuilles de framboisier (Rubus idaeus), je les sépare des arbustes et je les étale sur du papier brun pour les faire sécher. S’il s’agit de toute une plante comme la népéta cataire ou herbe aux chats (Nepeta cataria), je la coupe à la base une fois qu’elle est bien fournie, je la suspens la tête en bas pour la faire sécher, puis je la range. Je fais la même chose avec les écorces. Je les prends, je les fais sécher et je les range. Je conserve toujours mes remèdes dans du papier ou dans des contenants en verre, jamais dans du plastique.

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

Plantes médicinales conservées dans contenants en verre.

Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives


Il y a plusieurs façons de préparer des remèdes. Si j’utilise l’hydraste du Canada (Hydrastis canadensis), par exemple, je ne mets que quelques morceaux de racine dans quatre tasses d’eau environ. D’une manière générale, je mets à peu près une cuiller à thé de la racine ou de l’écorce dans six tasses d’eau, je fais bouillir l’eau légèrement, puis je laisse mijoter pendant quelque 20 minutes. Je verse ensuite le liquide dans un contenant et je le bois quand j’en ai besoin. S’il s’agit d’une feuille ou d’une fleur, j’en mets environ une cuiller à soupe dans une tasse d’eau bouillante. Je laisse infuser pendant environ 10 minutes, puis je bois l’infusion.
Il y a plusieurs façons de préparer des remèdes. Si j’utilise l’hydraste du Canada (Hydrastis canadensis), par exemple, je ne mets que quelques morceaux de racine dans quatre tasses d’eau environ. D’une manière générale, je mets à peu près une cuiller à thé de la racine ou de l’écorce dans six tasses d’eau, je fais bouillir l’eau légèrement, puis je laisse mijoter pendant quelque 20 minutes. Je verse ensuite le liquide dans un contenant et je le bois quand j’en ai besoin. S’il s’agit d’une feuille ou d’une fleur, j’en mets environ une cuiller à soupe dans une tasse d’eau bouillante. Je laisse infuser pendant environ 10 minutes, puis je bois l’infusion.

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

Suzanne Brant prépare des remédes à base de plantes.

Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives


Cette dernière est une partie très importante du processus. Quand nous parlons de prendre soin de nous-mêmes et d’assumer notre bien-être, il nous incombe de protéger, de récolter et d’utiliser les plantes dans notre environnement naturel. Si nous ne les utilisons pas, elles n’ont aucune valeur pour nous. Et si elles n’ont pas de valeur pour nous, nous les détruisons. L’aspect spirituel est donc très lié à notre responsabilité envers les plantes.

Je sais que tout le monde ne récolte pas des plantes médicinales, mais chacun devrait comprendre qu’il est important de préserver et de protéger les plantes pour ceux qui les récoltent. Chacun de nous a des responsabilités différentes. Quelqu’un d’autre joue peut-être un rôle plus important pour l’eau ou pour les oiseaux. Un homme peut être un chasseur, responsable de la protection de l’écosystème des animaux qu’il chasse.
Cette dernière est une partie très importante du processus. Quand nous parlons de prendre soin de nous-mêmes et d’assumer notre bien-être, il nous incombe de protéger, de récolter et d’utiliser les plantes dans notre environnement naturel. Si nous ne les utilisons pas, elles n’ont aucune valeur pour nous. Et si elles n’ont pas de valeur pour nous, nous les détruisons. L’aspect spirituel est donc très lié à notre responsabilité envers les plantes.

Je sais que tout le monde ne récolte pas des plantes médicinales, mais chacun devrait comprendre qu’il est important de préserver et de protéger les plantes pour ceux qui les récoltent. Chacun de nous a des responsabilités différentes. Quelqu’un d’autre joue peut-être un rôle plus important pour l’eau ou pour les oiseaux. Un homme peut être un chasseur, responsable de la protection de l’écosystème des animaux qu’il chasse.

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Fleur de l'Hydraste du Canada.

Les Jardins botaniques royaux

© Les Jardins botaniques royaux


Objectifs d'apprentissage

L'apprenant va :
  • apprendre la terminologie employée dans la médecine traditionnelle;
  • décrire la relation qui existe entre les plantes et les cultures des Premières Nations;
  • comparer la façon dont chaque Canadien présenté dans cette collection d’objets d’apprentissage utilise les plantes pour soigner ou prévenir la maladie.

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