Les marins qui accompagnaient Jacques Cartier au cours de son second voyage en Nouvelle-France sont tombés malades en décembre 1535. L’un d’eux a décrit ce qui s’est passé : 

« (...) commença la maladie autour de nous, d’une merveilleuse sorte et la plus inconnue; car les uns perdaient la soutenue et leur devenaient les jambes grosses et enflées, et les nerfs retirés et noircis comme charbon, et à aucuns toutes semées de gouttes de sang comme pourpre; puis montait ladite maladie aux hanches, cuisses, épaules, aux bras et au col. Et à tous venait la bouche si infecte et pourrie par les gencives, que toute la chair en tombait, jusqu’à la racine des dents, lesquelles tombaient presque toutes. »

Domagaya, fils du chef Donnacona de Stadaconné, donne une prescription à Cartier : une infusion de l’écorce et des feuilles d’un arbre appelé Annedda.
 Les marins qui accompagnaient Jacques Cartier au cours de son second voyage en Nouvelle-France sont tombés malades en décembre 1535. L’un d’eux a décrit ce qui s’est passé : 

« (...) commença la maladie autour de nous, d’une merveilleuse sorte et la plus inconnue; car les uns perdaient la soutenue et leur devenaient les jambes grosses et enflées, et les nerfs retirés et noircis comme charbon, et à aucuns toutes semées de gouttes de sang comme pourpre; puis montait ladite maladie aux hanches, cuisses, épaules, aux bras et au col. Et à tous venait la bouche si infecte et pourrie par les gencives, que toute la chair en tombait, jusqu’à la racine des dents, lesquelles tombaient presque toutes. »

Domagaya, fils du chef Donnacona de Stadaconné, donne une prescription à Cartier : une infusion de l’écorce et des feuilles d’un arbre appelé Annedda.

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

L'équipage de Jacques Cartier

Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives


Sur les 100 hommes qui sont tombés malades, 25 sont morts, et les autres ont guéri. La maladie était probablement le scorbut causé par la carence en vitamine C.

Nous ne savons pas exactement quel arbre Domagaya a recommandé, mais c'était probablement la pruche, le thuya ou l'épicéa. Les Premières Nations utilisaient tous ces arbres à feuillage persistant contre le scorbut pendant les longs et froids hivers canadiens où il n'y avait ni fruits, ni de légumes frais.
Sur les 100 hommes qui sont tombés malades, 25 sont morts, et les autres ont guéri. La maladie était probablement le scorbut causé par la carence en vitamine C.

Nous ne savons pas exactement quel arbre Domagaya a recommandé, mais c'était probablement la pruche, le thuya ou l'épicéa. Les Premières Nations utilisaient tous ces arbres à feuillage persistant contre le scorbut pendant les longs et froids hivers canadiens où il n'y avait ni fruits, ni de légumes frais.

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

Picea abies

Missouri Botanical Garden

© Missouri Botanical Garden


Objectifs d'apprentissage

L'apprenant va :
  • se remémorer la façon dont l'équipage de Jacques Cartier a été guéri par la médecine traditionnelle;
  • indiquer si une maladie comme celle qui a touché l'équipage de Jacques Cartier pourrait survenir de nouveau aujourd'hui.

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