La recherche de nauveaux médicaments à base de plantes se poursuit.

Il ne s’agit pas seulement de trouver de nouvelles plantes ou de documenter des remèdes traditionnels avant qu’ils ne disparaissent, bien que ces activités fassent partie du processus.

Les chercheurs essaient aussi d’en apprendre davantage sur les plantes médicinales que nous utilisons déjà pour comprendre comment chaque composé chimique affecte le corps humain. Les essais cliniques à grande échelle sur les remèdes traditionnels ne font que commencer; les médecins auront ainsi beaucoup plus d’informations sur ce qu’un remède à base de plantes médicinales peut faire (et ne peut faire) pour un patient. Les botanistes et les exploitants agricoles participent aussi au processus parce qu’ils cherchent des moyens de produire des plantes qui aient un niveau plus élevé ou plus constant de substances chimiques médicinales.

La recherche de nauveaux médicaments à base de plantes se poursuit.

Il ne s’agit pas seulement de trouver de nouvelles plantes ou de documenter des remèdes traditionnels avant qu’ils ne disparaissent, bien que ces activités fassent partie du processus.

Les chercheurs essaient aussi d’en apprendre davantage sur les plantes médicinales que nous utilisons déjà pour comprendre comment chaque composé chimique affecte le corps humain. Les essais cliniques à grande échelle sur les remèdes traditionnels ne font que commencer; les médecins auront ainsi beaucoup plus d’informations sur ce qu’un remède à base de plantes médicinales peut faire (et ne peut faire) pour un patient.

Les botanistes et les exploitants agricoles participent aussi au processus parce qu’ils cherchent des moyens de produire des plantes qui aient un niveau plus élevé ou plus constant de substances chimiques médicinales.

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

Curtis Nickel

Urologue

Hôpital général de Kingston

Kingston (Ontario)



Participe à un des premiers essais cliniques à grande échelle sur des remèdes à base de plantes médicinales.

Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives

© 2005, Coalition of Canadian Healthcare Museums and Archives


Tout d'abord, quelques renseignements généraux. La prostate est liée à trois maladies courantes chez l'homme : le cancer de la prostate, l'hyperplasie bénigne de la prostate (augmentation de la prostate) et l'inflammation de la prostate, ou prostatite. On est en train d'étudier les traitements et les suppléments à base de plantes pour la prévention et le traitement du cancer de la prostate, la prévention et le traitement de l'hyperplasie bénigne de la prostate et le traitement de la prostatite. Je m'intéresse particulièrement aux traitements phytothérapeutiques de l'hyperplasie et de la prostatite; c'est ce que nous étudions. Nous nous intéressons aussi beaucoup à l'usage de ces composés pour la prévention du cancer de la prostate.
Tout d'abord, quelques renseignements généraux. La prostate est liée à trois maladies courantes chez l'homme : le cancer de la prostate, l'hyperplasie bénigne de la prostate (augmentation de la prostate) et l'inflammation de la prostate, ou prostatite. On est en train d'étudier les traitements et les suppléments à base de plantes pour la prévention et le traitement du cancer de la prostate, la prévention et le traitement de l'hyperplasie bénigne de la prostate et le traitement de la prostatite. Je m'intéresse particulièrement aux traitements phytothérapeutiques de l'hyperplasie et de la prostatite; c'est ce que nous étudions. Nous nous intéressons aussi beaucoup à l'usage de ces composés pour la prévention du cancer de la prostate.

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De nombreux extraits de plantes et de nombreuses thérapies à base de plantes médicinales sont utilisés dans le monde entier pour traiter les symptômes d'écoulement dus à l'hyperplasie de la prostate. Les meilleures études et les meilleures données portent sur deux composés particuliers.

L'un de ces composés est un extrait de la baie du chou palmiste nain (Serenoa repens). Le chou palmiste nain est une plante sauvage qu'on cultive maintenant dans le Sud-Est des États-Unis à cette fin. L'autre composé qui, selon nous, a révélé une certaine efficacité est extrait de l'écorce intérieure d'un arbre africain, le Pygeum africanum. Nous croyons que ces deux composés sont probablement ceux qui valent le plus la peine d'être étudiés pour ce trouble de la prostate.

Nous étudions trois composés qui pourraient être importants pour la prostatite. L'un deux, la quercétine, est un bioflavonoïde trouvé dans les pépins de raisin. Le deuxième compo Pour en lire plus

De nombreux extraits de plantes et de nombreuses thérapies à base de plantes médicinales sont utilisés dans le monde entier pour traiter les symptômes d'écoulement dus à l'hyperplasie de la prostate. Les meilleures études et les meilleures données portent sur deux composés particuliers.

L'un de ces composés est un extrait de la baie du chou palmiste nain (Serenoa repens). Le chou palmiste nain est une plante sauvage qu'on cultive maintenant dans le Sud-Est des États-Unis à cette fin. L'autre composé qui, selon nous, a révélé une certaine efficacité est extrait de l'écorce intérieure d'un arbre africain, le Pygeum africanum. Nous croyons que ces deux composés sont probablement ceux qui valent le plus la peine d'être étudiés pour ce trouble de la prostate.

Nous étudions trois composés qui pourraient être importants pour la prostatite. L'un deux, la quercétine, est un bioflavonoïde trouvé dans les pépins de raisin. Le deuxième composé est un extrait de pollen provenant de l'ivraie traité par les abeilles; nous étudions l'extrait du pollen. Le troisième composé que nous utilisons est encore le chou palmiste nain, ou Serenoa repens; nous étudions son effet sur l'inflammation de la prostate.

Quatre composés peuvent aider à prévenir le cancer de la prostate. L'un d'eux, la vitamine E, n'est pas un composé à base de plantes. Un autre, le sélénium, est un minéral que l'on trouve dans les aliments et dans le sol. Ce n'est pas non plus un remède à base de plantes. Il y a aussi les produits du soja et les lycopènes, présents dans les tomates et dans d'autres fruits et légumes. Les lycopènes sont libérés dans les produits faits à base de tomates cuites. Ce sont les composés que nous étudions pour le cancer de la prostate, ou que d'autres étudient et auxquels nous nous intéressons.

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Chou palmiste nain

Les Jardins botaniques royaux

© Les Jardins botaniques royaux


L'étude que nous lancerons [au début de 2005] portera sur les effets du chou palmiste nain et du Pygeum africanum chez 3 000 à 4 000 hommes. Pendant six ou sept ans, nous étudierons si ces deux plantes contribuent à la santé de la prostate; nous donnerons également un placebo — une pilule d'aspect identique qui ne contient aucun ingrédient médicinal — aux fins de comparaison. Autrement dit, nous cherchons à déterminer si les plantes préviennent l'hyperplasie de la prostate ou en atténuent les symptômes, si elles préviennent l'apparition de symptômes liés à la prostate ou du cancer de la prostate (bien qu'il ne s'agisse pas d'un de nos objectifs principaux).
L'étude que nous lancerons [au début de 2005] portera sur les effets du chou palmiste nain et du Pygeum africanum chez 3 000 à 4 000 hommes. Pendant six ou sept ans, nous étudierons si ces deux plantes contribuent à la santé de la prostate; nous donnerons également un placebo — une pilule d'aspect identique qui ne contient aucun ingrédient médicinal — aux fins de comparaison. Autrement dit, nous cherchons à déterminer si les plantes préviennent l'hyperplasie de la prostate ou en atténuent les symptômes, si elles préviennent l'apparition de symptômes liés à la prostate ou du cancer de la prostate (bien qu'il ne s'agisse pas d'un de nos objectifs principaux).

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Une des difficultés avec les traitements à base de plantes, c'est qu'ils n'ont pas fait l'objet d'études scientifiques rigoureuses et validées, si bien que les preuves de leur efficacité reposent sur des rapports anecdotiques ou sur les affirmations de chercheurs qui nous disent qu'ils sont efficaces.

L'absence de normalisation est une des plus grandes difficultés avec ces composés. Il nous a fallu de nombreux mois pour trouver des composés normalisés et stables et dont nous sommes certains qu'ils seront normalisés et équivalents d'une récolte à l'autre. Nous avons également effectué des études de stabilité, parce que nombre de ces composés ne demeurent pas stables sous la forme sous laquelle nous les achetons. Nous avons été choqués de voir qu'un grand nombre des composés que nous achetons ne contiennent pas la dose d'ingrédient actif ou n'ont pas la stabilité mentionnées sur l'étiquette. Nous avons donc rappelé les fournisseurs et nous sommes repartis à z&eacut Pour en lire plus

Une des difficultés avec les traitements à base de plantes, c'est qu'ils n'ont pas fait l'objet d'études scientifiques rigoureuses et validées, si bien que les preuves de leur efficacité reposent sur des rapports anecdotiques ou sur les affirmations de chercheurs qui nous disent qu'ils sont efficaces.

L'absence de normalisation est une des plus grandes difficultés avec ces composés. Il nous a fallu de nombreux mois pour trouver des composés normalisés et stables et dont nous sommes certains qu'ils seront normalisés et équivalents d'une récolte à l'autre.

Nous avons également effectué des études de stabilité, parce que nombre de ces composés ne demeurent pas stables sous la forme sous laquelle nous les achetons. Nous avons été choqués de voir qu'un grand nombre des composés que nous achetons ne contiennent pas la dose d'ingrédient actif ou n'ont pas la stabilité mentionnées sur l'étiquette. Nous avons donc rappelé les fournisseurs et nous sommes repartis à zéro. Maintenant, nous produisons nous-mêmes les composés de chou palmiste nain et de Pygeum africanum dont nous avons besoin pour notre étude.

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Non. Nous nous adressons à des fournisseurs parce qu'il nous en faut de grandes quantités. Les baies de chou palmiste nain viennent du Sud-Est des É.-U., et le composé en est extrait dans une usine en Italie. Nous avons un contrat avec un agriculteur éthique à Madagascar pour le Pygyeum africanum. Si on enlève toute l'écorce d'un arbre, il meurt; il faut traiter avec un fournisseur qui n'enlève que ce qu'il faut d'écorce pour que l'arbre puisse servir de nombreuses fois. L'écorce est ensuite expédiée en France, où une usine produit les composés pour nous. Nous venons de terminer les études de stabilité et avons finalement découvert que nous pouvons garder le composé sous forme de gélule pendant au moins six mois. Ce n'est malheureusement pas le cas avec les produits que nous achetons en vente libre.
Non. Nous nous adressons à des fournisseurs parce qu'il nous en faut de grandes quantités. Les baies de chou palmiste nain viennent du Sud-Est des É.-U., et le composé en est extrait dans une usine en Italie. Nous avons un contrat avec un agriculteur éthique à Madagascar pour le Pygyeum africanum. Si on enlève toute l'écorce d'un arbre, il meurt; il faut traiter avec un fournisseur qui n'enlève que ce qu'il faut d'écorce pour que l'arbre puisse servir de nombreuses fois. L'écorce est ensuite expédiée en France, où une usine produit les composés pour nous. Nous venons de terminer les études de stabilité et avons finalement découvert que nous pouvons garder le composé sous forme de gélule pendant au moins six mois. Ce n'est malheureusement pas le cas avec les produits que nous achetons en vente libre.

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Chou palmiste nain

Les Jardins botaniques royaux

© Les Jardins botaniques royaux


Nous serons parmi les premiers à mener des essais cliniques d'envergure pour définir les bienfaits de ces remèdes à base de plantes pour la santé de la prostate. Ces essais réuniront plusieurs centres et feront appel à des méthodes scientifiques éprouvées. Dans une certaine mesure, notre travail servira de modèle pour d'autres études qui porteront sur ces types de composés extraits de plantes et sur leurs effets sur les maladies des humains.
Nous serons parmi les premiers à mener des essais cliniques d'envergure pour définir les bienfaits de ces remèdes à base de plantes pour la santé de la prostate. Ces essais réuniront plusieurs centres et feront appel à des méthodes scientifiques éprouvées. Dans une certaine mesure, notre travail servira de modèle pour d'autres études qui porteront sur ces types de composés extraits de plantes et sur leurs effets sur les maladies des humains.

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Ce genre d'étude nécessite des millions de dollars. Comme les entreprises qui produisent les thérapies ne peuvent pas se les permettre, collectivement ou individuellement, ce sont les gouvernements qui doivent les mener. Jusqu'à présent, le gouvernement canadien n'a pas financé d'études à grande échelle. Aux États-Unis, une loi du Congrès oblige le gouvernement, par l'entremise des National Institutes of Health (instituts nationaux de la santé), à explorer les thérapies complémentaires et parallèles en matière de santé. Je suis membre du comité directeur des instituts nationaux de la santé sur l'usage des plantes dans le traitement des troubles de la prostate; comme nous nous intéressons ici à ces thérapies complémentaires, nous avons été invités à participer aux études des instituts nationaux de la santé des États-Unis. Les patients canadiens vont pouvoir tirer profit de cette association.

Ce genre d'étude nécessite des millions de dollars. Comme les entreprises qui produisent les thérapies ne peuvent pas se les permettre, collectivement ou individuellement, ce sont les gouvernements qui doivent les mener.

Jusqu'à présent, le gouvernement canadien n'a pas financé d'études à grande échelle. Aux États-Unis, une loi du Congrès oblige le gouvernement, par l'entremise des National Institutes of Health (instituts nationaux de la santé), à explorer les thérapies complémentaires et parallèles en matière de santé. Je suis membre du comité directeur des instituts nationaux de la santé sur l'usage des plantes dans le traitement des troubles de la prostate; comme nous nous intéressons ici à ces thérapies complémentaires, nous avons été invités à participer aux études des instituts nationaux de la santé des États-Unis. Les patients canadiens vont pouvoir tirer profit de cette association.

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D'Amérique du Nord. C'est le point de départ de nombreuses études. Par exemple, plus de 3 000 patients participeront à une étude sur l'effet du chou palmiste nain et du Pygeum africanum sur la santé et l'hyperplasie de la prostate. Environ 400 d'entre eux viendront du Sud de l'Ontario. Nous serons le seul emplacement canadien à participer à l'étude de ce médicament. Les dix autres seront aux États-Unis.

D'Amérique du Nord.

C'est le point de départ de nombreuses études. Par exemple, plus de 3 000 patients participeront à une étude sur l'effet du chou palmiste nain et du Pygeum africanum sur la santé et l'hyperplasie de la prostate. Environ 400 d'entre eux viendront du Sud de l'Ontario. Nous serons le seul emplacement canadien à participer à l'étude de ce médicament. Les dix autres seront aux États-Unis.

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Par le biais d'annonces, des médecins de familles et d'autres cabinets d'urologie. Nous cherchons des hommes de plus de 50 ans qui ont des difficultés légères ou modérées à uriner, qui n'ont pas besoin d'une opération chirurgicale ni de suivre un traitement, qui s'intéressent à la santé de la prostate et à ce genre de nutraceutiques ou de plantes médicinales et qui veulent, nous aider à découvrir les effets à long terme de ces médicaments. Nous ferons passer des annonces à la radio, à la télé et dans les journaux pour les trouver. Une fois que nous aurons trouvé des volontaires, nous leur donnerons de façon aléatoire des nutraceutiques (ou des plantes médicinales) ou des placebos, qu'ils prendront pendant de nombreuses années. Nous étudierons de près l'apparition de symptômes, d'hyperplasie de la prostate et du cancer. Au fil des années, nous verrons si nous pouvons prévenir les troubles de la prostate et aider ces hommes.

Par le biais d'annonces, des médecins de familles et d'autres cabinets d'urologie. Nous cherchons des hommes de plus de 50 ans qui ont des difficultés légères ou modérées à uriner, qui n'ont pas besoin d'une opération chirurgicale ni de suivre un traitement, qui s'intéressent à la santé de la prostate et à ce genre de nutraceutiques ou de plantes médicinales et qui veulent, nous aider à découvrir les effets à long terme de ces médicaments. Nous ferons passer des annonces à la radio, à la télé et dans les journaux pour les trouver.

Une fois que nous aurons trouvé des volontaires, nous leur donnerons de façon aléatoire des nutraceutiques (ou des plantes médicinales) ou des placebos, qu'ils prendront pendant de nombreuses années. Nous étudierons de près l'apparition de symptômes, d'hyperplasie de la prostate et du cancer. Au fil des années, nous verrons si nous pouvons prévenir les troubles de la prostate et aider ces hommes.

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Notre plus grande difficulté sera de trouver des volontaires. Nous croyons que beaucoup d'hommes aimeraient savoir si ces plantes ont vraiment un effet bénéfique pour la prostate. Nombre d'entre eux savent que les preuves n'existent pas encore et voudront peut-être participer à un ou à plusieurs de nos essais.
Notre plus grande difficulté sera de trouver des volontaires. Nous croyons que beaucoup d'hommes aimeraient savoir si ces plantes ont vraiment un effet bénéfique pour la prostate. Nombre d'entre eux savent que les preuves n'existent pas encore et voudront peut-être participer à un ou à plusieurs de nos essais.

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J'ai un cabinet à l'hôpital général de Kingston à l'université Queen's, mais je m'intéresse depuis longtemps aux essais cliniques et aux troubles de la prostate, principalement à l'hyperplasie bénigne et à la prostatite et, dans une moindre mesure, au cancer de la prostate.

Tous les essais que j'ai faits jusqu'à présent portaient sur des médicaments ou des traitement traditionnels. Mais on finit par se rendre compte que l'industrie pharmaceutique est limitée, qu'il n'est pas toujours possible de trouver une cure dans ces conditions et que ce serait bien de pouvoir prévenir le trouble, ou d'avoir un traitement plus sûr et assez efficace qui permettrait d'assurer à long terme la santé de la prostate et aiderait à traiter les symptômes. Un grand nombre de mes patients pensent avoir trouvé une cure en prenant des médicaments à base de plantes. Malheureusement, en tant que scientifique traditionnel, je veux avoir la preuve qu'ils sont efficaces et sans danger à long terme, mais cette preuve n'existe pas.&nb Pour en lire plus

J'ai un cabinet à l'hôpital général de Kingston à l'université Queen's, mais je m'intéresse depuis longtemps aux essais cliniques et aux troubles de la prostate, principalement à l'hyperplasie bénigne et à la prostatite et, dans une moindre mesure, au cancer de la prostate.

Tous les essais que j'ai faits jusqu'à présent portaient sur des médicaments ou des traitement traditionnels. Mais on finit par se rendre compte que l'industrie pharmaceutique est limitée, qu'il n'est pas toujours possible de trouver une cure dans ces conditions et que ce serait bien de pouvoir prévenir le trouble, ou d'avoir un traitement plus sûr et assez efficace qui permettrait d'assurer à long terme la santé de la prostate et aiderait à traiter les symptômes.

Un grand nombre de mes patients pensent avoir trouvé une cure en prenant des médicaments à base de plantes. Malheureusement, en tant que scientifique traditionnel, je veux avoir la preuve qu'ils sont efficaces et sans danger à long terme, mais cette preuve n'existe pas. On ne peut établir l'efficacité et l'innocuité véritables de ces composés qu'à l'aide de ces méthodes normalisées de recherche et d'enquête.

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Elle est sceptique, mais ouverte. En fait, c'est l'apanage d'un bon scientifique. C'est ainsi que la science progresse. Nous demeurons sceptiques, mais ouverts, et sommes disposés à changer d'avis en fonction de preuves concrètes. Je pense que c'est notre rôle. Qu'il s'agisse d'évaluer des produits pharmaceutiques ou des médicaments à base de plantes, les scientifiques traditionnels comme moi les utilisent mêmes aptitudes cliniques.
Elle est sceptique, mais ouverte. En fait, c'est l'apanage d'un bon scientifique. C'est ainsi que la science progresse. Nous demeurons sceptiques, mais ouverts, et sommes disposés à changer d'avis en fonction de preuves concrètes. Je pense que c'est notre rôle. Qu'il s'agisse d'évaluer des produits pharmaceutiques ou des médicaments à base de plantes, les scientifiques traditionnels comme moi les utilisent mêmes aptitudes cliniques.

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Nous devons prendre garde de ne pas avoir des attentes irréalistes pour ces plantes médicinales. Des études ont révélé, en effet, que les hommes qui ont des troubles de la prostate sont disposés à accepter de moins bons résultats avec les plantes médicinales s'ils se sentent plus en sécurité. Ils sont également prêts à envisager des traitements à base de plantes médicinales, même s'ils ne soulagent pas les symptômes, tant qu'ils sont convaincus que ces traitements empêcheront la maladie de progresser — autrement dit, qu'ils leur permettront de se maintenir dans un état stationnaire et empêcheront la maladie d'empirer. Nous étudions donc des programmes scientifiques de ce genre. Il ne s'agit pas nécessairement de guérir la maladie, mais plutôt de l'empêcher de progresser ou de la prévenir.

Nous devons prendre garde de ne pas avoir des attentes irréalistes pour ces plantes médicinales. Des études ont révélé, en effet, que les hommes qui ont des troubles de la prostate sont disposés à accepter de moins bons résultats avec les plantes médicinales s'ils se sentent plus en sécurité. Ils sont également prêts à envisager des traitements à base de plantes médicinales, même s'ils ne soulagent pas les symptômes, tant qu'ils sont convaincus que ces traitements empêcheront la maladie de progresser — autrement dit, qu'ils leur permettront de se maintenir dans un état stationnaire et empêcheront la maladie d'empirer.

Nous étudions donc des programmes scientifiques de ce genre. Il ne s'agit pas nécessairement de guérir la maladie, mais plutôt de l'empêcher de progresser ou de la prévenir.

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Fait intéressant, il n'y a pas de règlements au Canada à ce sujet. Il n'y a pas d'ordonnances pour ces composés que tout le monde peut acheter partout. C'est un problème important. Si je me fie aux preuves, je ne peux moralement pas prescrire ni suggérer un traitement à base de plantes médicinales parce qu'il n'y a pas de preuves qu'il est efficace. Si toutefois un patient exprime de l'intérêt, je l'aiderai et je lui suggérerai, en fonction des meilleures preuves disponibles, les remédes qu'il devrait utiliser.

Mon problème, c'est qu'il y a littéralement des milliers de plantes médicinales offertes sur le marché canadien dans les magasins d'aliments naturels, dans les pharmacies ou sur Internet. Nombre de ces composés ne sont pas légitimes. Ils ne contiennent pas ce que dit l'étiquette, ou le produit n'est ni durable, ni stable. Le consommateur doit donc être prudent. Je conseille à mes patients de s'approvisionner auprès d'une source ayant bonne réputation et de se renseigner auparavant. Pour en lire plus

Fait intéressant, il n'y a pas de règlements au Canada à ce sujet. Il n'y a pas d'ordonnances pour ces composés que tout le monde peut acheter partout. C'est un problème important. Si je me fie aux preuves, je ne peux moralement pas prescrire ni suggérer un traitement à base de plantes médicinales parce qu'il n'y a pas de preuves qu'il est efficace. Si toutefois un patient exprime de l'intérêt, je l'aiderai et je lui suggérerai, en fonction des meilleures preuves disponibles, les remédes qu'il devrait utiliser.

Mon problème, c'est qu'il y a littéralement des milliers de plantes médicinales offertes sur le marché canadien dans les magasins d'aliments naturels, dans les pharmacies ou sur Internet. Nombre de ces composés ne sont pas légitimes. Ils ne contiennent pas ce que dit l'étiquette, ou le produit n'est ni durable, ni stable. Le consommateur doit donc être prudent. Je conseille à mes patients de s'approvisionner auprès d'une source ayant bonne réputation et de se renseigner auparavant. Nous l'avons fait également et nous avons souvent trouvé qu'un produit ne possédait pas de nombreux attributs que nous aimerions voir dans un bon produit.

Il y a toutefois de très bonnes entreprises au Canada et en Amérique du Nord qui produisent de bonnes préparations à base de plantes qui contiennent ce qu'elles sont censées contenir. Si elles ont l'effet qu'elles devraient avoir, elles seront très utiles au patient. Mais tant qu'il n'y a pas de preuve, un médecin ne peut moralement pas suggérer à un patient de prendre un produit en se fiant uniquement à de l'information et à des rapports anecdotiques.

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Les partisans les plus enthousiastes des traitements phytothérapeutiques sont les entreprises qui les produisent. Il y a un grand conflit d'intérêts ici. De plus, elles font un bon travail de marketing. En fait, les montants d'argent dépensés sur des traitements à base de plantes médicinales au Canada sont aussi élevés que pour les produits pharmaceutiques ordinaires. C'est surprenant - des millions et des millions de dollars. J'ai des patients qui sont prêts à dépenser de 50 $ à 100 $ par mois pour des traitements à base de plantes médicinales mais qui refuseraient de dépenser 30 $ par mois pour un médicament prescrit par ordonnance. C'est, bien sûr, en raison d'un excellent marketing, mais aussi de la perception que les traitements à base de plantes médicinales sont meilleurs pour la santé, qu'ils sont plus sûrs et plus naturels. C'est peut-être vrai, mais ce serait bien de le prouver, n'est-ce pas?
Les partisans les plus enthousiastes des traitements phytothérapeutiques sont les entreprises qui les produisent. Il y a un grand conflit d'intérêts ici. De plus, elles font un bon travail de marketing. En fait, les montants d'argent dépensés sur des traitements à base de plantes médicinales au Canada sont aussi élevés que pour les produits pharmaceutiques ordinaires. C'est surprenant - des millions et des millions de dollars. J'ai des patients qui sont prêts à dépenser de 50 $ à 100 $ par mois pour des traitements à base de plantes médicinales mais qui refuseraient de dépenser 30 $ par mois pour un médicament prescrit par ordonnance. C'est, bien sûr, en raison d'un excellent marketing, mais aussi de la perception que les traitements à base de plantes médicinales sont meilleurs pour la santé, qu'ils sont plus sûrs et plus naturels. C'est peut-être vrai, mais ce serait bien de le prouver, n'est-ce pas?

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Objectifs d'apprentissage

L'apprenant va :
  • indiquer un défi auquel font face les chercheurs sur les plantes médicinales;
  • décrire comment on choisit les patients pour une étude clinique sur les plantes médicinales;
  • expliquer certains des problèmes que rencontrent les consommateurs de remèdes à base de plantes médicinales.

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