Considérés comme «roi» des lions de mer, ces pinnipèdes peuvent atteindre la grosseur d’une mini fourgonnette! Alors comment des animaux de cette taille peuvent-ils simplement disparaître? Qu’est-ce qui peut décimer 85% de leur population? Les scientifiques du Canada et des États-Unis explorent diverses théories pour essayer de comprendre se qui se passe. L’Aquarium de Vancouver joue un rôle crucial dans l’analyse de certaines de ces théories.
Considérés comme «roi» des lions de mer, ces pinnipèdes peuvent atteindre la grosseur d’une mini fourgonnette! Alors comment des animaux de cette taille peuvent-ils simplement disparaître? Qu’est-ce qui peut décimer 85% de leur population? Les scientifiques du Canada et des États-Unis explorent diverses théories pour essayer de comprendre se qui se passe. L’Aquarium de Vancouver joue un rôle crucial dans l’analyse de certaines de ces théories.

© Vancouver Aquarium Marine Science Centre 2006. Tous droits réservés.

Bien qu’elles soient en effet fantastiques, les otaries de Steller tiennent leur nom de Georg Wilhelm Steller, un naturaliste allemand qui fut le premier à les classifier. Steller avait fait naufrage sur l’île de Béring, il eut donc beaucoup de temps pour prendre des notes sur les animaux qu’il vit.

Colosses de mer

Les otaries de Steller peuvent devenir très grosses. En moyenne, les mâles adultes sont de la taille d’une Volkswagen Coccinelle. Parfois, ils peuvent atteindre la taille d’une mini fourgonnette! Les femelles, plus petites, sont de la taille d’une Harley toute équipée.

Cousins lions

Les otaries de Steller sont souvent confondues avec les otaries de Californie, mais les Stellers sont plus grosses et ont moins de fourrure. Les otaries de la Californie produisent un son distinct, comme un jappement, tandis que leurs cousines de Steller grognent et rugissent.

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Bien qu’elles soient en effet fantastiques, les otaries de Steller tiennent leur nom de Georg Wilhelm Steller, un naturaliste allemand qui fut le premier à les classifier. Steller avait fait naufrage sur l’île de Béring, il eut donc beaucoup de temps pour prendre des notes sur les animaux qu’il vit.

Colosses de mer

Les otaries de Steller peuvent devenir très grosses. En moyenne, les mâles adultes sont de la taille d’une Volkswagen Coccinelle. Parfois, ils peuvent atteindre la taille d’une mini fourgonnette! Les femelles, plus petites, sont de la taille d’une Harley toute équipée.

Cousins lions

Les otaries de Steller sont souvent confondues avec les otaries de Californie, mais les Stellers sont plus grosses et ont moins de fourrure. Les otaries de la Californie produisent un son distinct, comme un jappement, tandis que leurs cousines de Steller grognent et rugissent.

Le festin

Les otaries de Steller aiment manger certains types de poissons, comme le hareng et le saumon, mais aussi les pieuvres et calmars. En retour, les otaries sont mangées par les requins et les épaulards.

L’amour, à la façon des otaries

Les mâles otaries de Steller ont la vie dure: comparé aux femelles, ils ont trois fois plus de chance de mourir lorsqu’ils sont jeunes, et ne vivent habituellement pas aussi longtemps. Ceux qui survivent doivent se battre les uns avec les autres pour obtenir territoires et femelles.

La lutte est périlleuse, mais pour le victorieux le butin en vaut la peine: un groupe de belles pour son propre harem…du moins, jusqu’à ce que celles-ci décident d’aller voir ailleurs. Les femelles otaries ne montrent aucune loyauté envers leurs partenaires, et les mâles doivent donc surveiller leurs harems de près, jusqu'à ce que l’accouplement ait eu lieu. Lorsque les mâles gardent leurs femelles et les petits, ils ne se nourrissent même pas. Les femelles otaries ne donnent naissance qu’à un seul petit, chaque 2 ou 3 ans: alors chaque petit est très précieux.

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Viens passer du temps avec les otaries de Steller de l'Aquarium de Vancouver et découvre leurs personnalités! Suivez ce link.

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Gros plan sur la tête d'une otarie de Steller mâle

Photo : A. Trites

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Un îlot rocheux encombré d'otaries de Steller. Deux otaries de Steller plongeant dans l'océan

Photo : A. Trites

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Les otaries de Stellar ont démontré qu’elles peuvent plonger à des profondeurs de plus de 400 mètres!
Les otaries de Stellar ont démontré qu’elles peuvent plonger à des profondeurs de plus de 400 mètres!

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Si soudainement tu n’avais pour nourriture que du maïs soufflé et des croustilles, tu aimerais peut-être cette diète pendant un moment, mais tôt ou tard, ton corps en souffrirait. Ton système immunitaire ne serait plus aussi efficace pour combattre les maladies. Tu deviendrais fatigué(e) plus rapidement, puis tu n’aurais même plus d’énergie pour faire quoi que ce soit.

La version lion de mer

Les otaries de Steller en Alaska ont peut-être un problème similaire. Au fur et à mesure que la quantité de «nourriture saine» dans le Pacifique nord diminue, elles doivent de plus en plus se tourner vers leur propre version de «junk food». Au lieu de leur diète habituelle de saumon et de hareng, riche en nutriments, elles s’alimentent maintenant de poissons moins nourrissants, comme la goberge et la morue. Par conséquent, il est possible que les lions de mer n’aient plus la nutrition nécessaire pour grandir, rester en santé, avoir des petits, o Pour en lire plus
Si soudainement tu n’avais pour nourriture que du maïs soufflé et des croustilles, tu aimerais peut-être cette diète pendant un moment, mais tôt ou tard, ton corps en souffrirait. Ton système immunitaire ne serait plus aussi efficace pour combattre les maladies. Tu deviendrais fatigué(e) plus rapidement, puis tu n’aurais même plus d’énergie pour faire quoi que ce soit.

La version lion de mer

Les otaries de Steller en Alaska ont peut-être un problème similaire. Au fur et à mesure que la quantité de «nourriture saine» dans le Pacifique nord diminue, elles doivent de plus en plus se tourner vers leur propre version de «junk food». Au lieu de leur diète habituelle de saumon et de hareng, riche en nutriments, elles s’alimentent maintenant de poissons moins nourrissants, comme la goberge et la morue. Par conséquent, il est possible que les lions de mer n’aient plus la nutrition nécessaire pour grandir, rester en santé, avoir des petits, ou échapper au danger. Les scientifiques appellent ceci «l’hypothèse junk food».

Un changement important

Les scientifiques ignorent pourquoi la quantité des différents types de poissons vivant dans le Pacifique nord a autant changée. Ce changement pourrait être le résultat du réchauffement global, de la surpêche, ou d’autres changements dans l’écosystème. Peu importe la raison, le changement de diète pourrait jouer un rôle important dans la mystérieuse disparition des otaries de Steller.

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Voyage avec les chercheurs alors qu'ils collectent des indices leur permettant de déterminer ce que mangent les otaries de Steller. Suivez ce lien.

L’Aquarium de Vancouver
en collaboration avec le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium

Introduction:

Au cours des 30 dernières années, les populations d’otaries de Steller ont déclinées d’environ 80% en Alaska, là où vivent la plupart des otaries de Steller. La recherche réalisée à l’Aquarium de Vancouver fait partie d’un énorme effort international pour découvrir ce qui ne va pas avec les populations de lions de mer.

Projet de recherche sur les otaries de Steller
Collection des fèces en C.B.

Andrew Trites:

Nous récoltons des échantillons de fèces pour déterminer ce que les animaux de cette région mangent. Ils font partie d’une population en croissance et nous essayons de découvrir ce qui est différent ici. Est-ce leur nourriture qui fait d’eux une population plus en santé? De plus, nous voulons faire une comparaison avec les régions en Alaska où les populations d’otaries de Steller sont en déclin.

Peter Olesiuk:

Nous voici sur North Danger. C’est l’un des trois sites de reproduction en Colombie-Britannique où des petits naissent. La haute-saison des naissances était il y a environ un mois, donc la plupart de ces petits sont âgés d’un ou deux mois.

Il est particulièrement important de connaître ce que mangent les animaux dans ces lieux de reproduction. Ces femelles sont liées à ce site. Les petits sont trop jeunes pour nager, alors elles doivent aller se nourrir localement et revenir pour allaiter les petits.

Les animaux sans petits sur les îlots rocheux sont libres d’aller où ils veulent le long de la côte et ainsi de chasser les proies où elles se trouvent.

Mais ces femelles reviennent aux sites de reproduction où elles sont nées pour mettre bas à leur tour, et il est donc important qu’elles aient une source de nourriture fiable et accessible à chaque année.

Andrew Trites:

En Colombie-Britannique, nous avons découvert que les animaux d’ici ont une diète riche en énergie. Elle est très diversifiée, nous y trouvons plusieurs espèces comme le hareng, le lançon, et même des sardines. Les otaries mangent aussi certains poissons pauvres en énergie: c’est une diète mixte. Mais, en général, elles obtiennent une plus grande quantité d’énergie par repas.

La recherche sur les fèces nous aide à identifier quelles sources de nourriture sont les plus abondantes et importantes pour la survie des otaries de Steller.

L'Aquarium de Vancouver
En collaboration avec le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium

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Un banc de harengs

Photo : A. Trites

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Une bonne partie de la recherche à l’Aquarium de Vancouver se concentre sur l’hypothèse que les otaries de Steller ne reçoivent pas assez de nourriture saine, mais il existe d’autres hypothèses concernant leur disparition. Il est probable qu’il n’y ait pas une raison unique expliquant le déclin des Stellers. Voici d’autres facteurs qui pourraient participer à ce déclin.

Des MTS chez les otaries?

Les maladies peuvent tuer les Stellers ou diminuer leurs chances d’avoir des petits en santé. Certains scientifiques ont enquêté sur la possibilité qu’une maladie se soit propagée parmi les otaries de Steller, au moment où leur population a commencé à décroître. Ils ont même considéré les maladies transmises sexuellement! Jusqu’à présent, ils n’ont trouvé aucune preuve, et il est donc probable que ce ne soit pas une cause majeure du problème.

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Une bonne partie de la recherche à l’Aquarium de Vancouver se concentre sur l’hypothèse que les otaries de Steller ne reçoivent pas assez de nourriture saine, mais il existe d’autres hypothèses concernant leur disparition. Il est probable qu’il n’y ait pas une raison unique expliquant le déclin des Stellers. Voici d’autres facteurs qui pourraient participer à ce déclin.

Des MTS chez les otaries?

Les maladies peuvent tuer les Stellers ou diminuer leurs chances d’avoir des petits en santé. Certains scientifiques ont enquêté sur la possibilité qu’une maladie se soit propagée parmi les otaries de Steller, au moment où leur population a commencé à décroître. Ils ont même considéré les maladies transmises sexuellement! Jusqu’à présent, ils n’ont trouvé aucune preuve, et il est donc probable que ce ne soit pas une cause majeure du problème.

Un combat pour le poisson

Certains scientifiques cherchent à savoir si les pêches prennent trop de ces poissons que les lions de mer aiment manger. Par contre, il est difficile de déterminer si une grosse prise de poissons signifie que nous en pêchons trop, ou qu’il y a simplement beaucoup de poissons. Pour comprendre ce qui se passe, les scientifiques doivent découvrir exactement ce que les otaries mangent, combien de nourriture elles ont besoin et, d’un autre côté, combien il y a de poissons disponibles.

Morts de peur

Les otaries de Steller sont facilement effrayées. Les scientifiques craignent que les visites répétées des pêcheurs, chercheurs et observateurs de baleines, aux sites où les lions de mer se reproduisent et élèvent leurs petits, ne poussent les otaries à abandonner ces sites avant que les petits ne soient prêts, rendant ces derniers vulnérables.

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Un écosystème en changement

Une autre théorie est que certains changements dans l’écosystème marin chambardent la chaîne alimentaire. Ainsi, il se pourrait que les populations de poissons les plus nutritifs soient en déclin, ou qu’elles soient en migration vers des endroits plus éloignés, là où les lions de mer ne peuvent les atteindre facilement ou sans danger.

Les pièges du passé

Il est également possible que la capture, l’enchevêtrement dans des filets abandonnés et la chasse des bébés lions de mer dans les années 1960 et 1970 aient mené à des populations réduites dans les années 80. Toutefois, les scientifiques considérant cette hypothèse en sont venus à la conclusion que trop peu de petits en sont morts pour affecter la population aussi dramatiquement.

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Un écosystème en changement

Une autre théorie est que certains changements dans l’écosystème marin chambardent la chaîne alimentaire. Ainsi, il se pourrait que les populations de poissons les plus nutritifs soient en déclin, ou qu’elles soient en migration vers des endroits plus éloignés, là où les lions de mer ne peuvent les atteindre facilement ou sans danger.

Les pièges du passé

Il est également possible que la capture, l’enchevêtrement dans des filets abandonnés et la chasse des bébés lions de mer dans les années 1960 et 1970 aient mené à des populations réduites dans les années 80. Toutefois, les scientifiques considérant cette hypothèse en sont venus à la conclusion que trop peu de petits en sont morts pour affecter la population aussi dramatiquement.

Une proie de rechange?

Les épaulards migrateurs mangent des mammifères marins. Après que la pêche à la baleine ait éliminé les plus grosses baleines dont les épaulards aiment bien se nourrir, il est possible que ces derniers aient commencé à se nourrir de plus de lions de mer. Cette hypothèse est très controversée, et plusieurs experts en mammifères marins débattent la question avec acharnement.

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Une otarie de Steller plongeant d'un rocher dans l'eau

Photo : A. Trites

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Les otaries de Steller mâles ont un taux de mortalité plus élevé que les femelles. Lorsqu’elles atteignent 10 ans, le ratio mâle : femelle est de 1 : 3.
Les otaries de Steller mâles ont un taux de mortalité plus élevé que les femelles. Lorsqu’elles atteignent 10 ans, le ratio mâle : femelle est de 1 : 3.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • se familiariser avec le vocabulaire employé en biologie;
  • évaluer les répercussions des êtres humains sur la biodiversité et identifier les moyens de préserver la biodiversité;
  • décrire comment des actions personnelles peuvent aider à la conservation des ressources naturelles et à protéger l'environnement dans leur région;
  • démontrer une compréhension de la nature dynamique des écosystèmes.

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