L’équipe derrière la recherche

Le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium est un groupe international d’universités, dédié à venir en aide aux lions de mer. Menés par le Dr. Andrew Trites, les scientifiques de l’Université de la Colombie-Britannique ont une opportunité spéciale: ils travaillent en collaboration avec les entraîneurs d’otaries de l’Aquarium de Vancouver pour effectuer des études qui ne seraient pas possibles sur le terrain. Cette relation entre les scientifiques et les entraîneurs, dans le but de faire la lumière sur la disparition des otaries de Steller, est une partie unique du programme de recherche. Pour les dernières nouvelles, visite le site web du Consortium.
L’équipe derrière la recherche

Le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium est un groupe international d’universités, dédié à venir en aide aux lions de mer. Menés par le Dr. Andrew Trites, les scientifiques de l’Université de la Colombie-Britannique ont une opportunité spéciale: ils travaillent en collaboration avec les entraîneurs d’otaries de l’Aquarium de Vancouver pour effectuer des études qui ne seraient pas possibles sur le terrain. Cette relation entre les scientifiques et les entraîneurs, dans le but de faire la lumière sur la disparition des otaries de Steller, est une partie unique du programme de recherche. Pour les dernières nouvelles, visite le site web du Consortium.

© Vancouver Aquarium Marine Science Centre 2006. Tous droits réservés.

Viens dans les coulisses de l'Aquarium de Vancouver avec l'entraîneure de mammifères marins Gwyneth Shepard. Suivez ce lien.

Angel: Bonjour, je m’appelle Angel. Je suis une des bénévoles à l’Aquarium de Vancouver et aujourd’hui je vais interviewer Gwyneth, une des entraîneures d’otaries. Alors, venez avec moi.

Angel: Alors, à quoi ressemble une journée typique pour toi?

Gwyneth: Pour commencer, nous arrivons le matin et nous descendons dans le ‘food room’ (la pièce où l’on garde la nourriture des mammifères marins) et là nous aidons à trier le poisson, ensuite nous pesons chacun des seaux de nourriture individuellement. Nous devons être très précis quant à la quantité de nourriture que nous donnons aux otaries parce qu’elles sont impliquées dans la recherche. Alors, une fois que tous nos seaux sont faits, nous nous dirigeons d’abord à l’avant, aux bassins d’exposition, et nous tentons de faire une session d’entraînement avec Tag et, si des femelles sont présentes, nous ferons quelques sessions avec les femelles au devant. Ensuite, nous venons à l’arrière et travaillons les comportements de recherche avec l’ensemble des otaries présentes. Ensuite en bas, on lave les seaux, les remplit à nouveau, et on refait la même chose encore deux autres fois durant la journée. Alors, juste avant le dîner, on s’arrête et on s’assoit à l’ordinateur pour un petit bout de temps: on y tape tous nos rapports, ce que les animaux ont mangé, combien ils pesaient ce jour-là. Et à la fin de la journée, encore une fois on s’assied à l’ordinateur et on y tape les rapports des sessions de l’après-midi.

Angel: Et comment communiquez-vous avec elles?

Gwyneth: La communication est en fait, je pense, une des parties les plus intéressantes du travail avec les otaries de Steller. Nous utilisons la voix et nos signaux de la main, ce qui est amusant parce que la plupart des gens présentement sur l’équipe ont, en fait, d’abord travaillé avec les baleines et les dauphins, et ceux-ci ne peuvent pas entendre nos voix. Mais les otaries, elles, peuvent entendre nos voix, alors nous pouvons communiquer beaucoup plus avec elles.

Angel: Alors d’où viennent-elles et pourquoi sont-elles ici?

Gwyneth: Toutes les otaries de Steller qui sont ici présentement, viennent de la région de Port Hardy et Cape Scott, et elles ont été amenées ici pour ce projet de recherche parce que les otaries de Steller sont en rapide déclin dans la nature. Alors, le Consortium a décidé qu’il voulait aider à faire de la recherche sur des otaries en captivité, pour voir s’il pourrait aider à comprendre le problème tel qu’il se présente à l’état sauvage.

Angel: Alors si une personne veut devenir entraîneur d’otaries, que doit-elle faire, ou plutôt, quel type d’éducation doit-elle avoir?

Gwyneth: Essentiellement, avoir un diplôme, quel qu’il soit, est toujours une bonne chose. Un baccalauréat en sciences, en psychologie animale, en zoologie, en biologie marine, pas mal n’importe quoi. La plongée sous-marine est aussi un excellent atout à posséder. La plupart du temps, les gens sont d’abord bénévoles, alors le personnel peut ainsi apprendre à te connaître, et tu peux voir quand un emploi devient disponible. Aussi, de cette façon, on sait que les nouvelles personnes savent un peu ce que cet emploi demande, parce que je crois que parfois, les gens pensent qu’être entraîneur est un emploi très prestigieux, mais il implique aussi beaucoup de travail salissant, comme laver les bassins et faire les seaux. Toute expérience impliquant la manipulation d’animaux, avoir travaillé avec des animaux à un moment ou à un autre, même avec des chiens et des chats, n’importe quoi: ils recherchent toujours ce type d’expérience, et de façon positive.

Angel: As-tu une partie préférée dans le cadre de ton travail?

Gwyneth: Je crois que lorsque tu enseignes quelque chose de nouveau, comme la communication, quand tu essaies vraiment de leur faire passer ton message. Quand elles comprennent ce que tu leur demandes, elles deviennent très excitées et très vocales: “Oh, j’ai compris”. Alors ça c’est, je crois, ma partie préférée. C’est très amusant de travailler avec elles. Je ne devrais pas te faire croire que c’est trop difficile. C’est très amusant de travailler avec elles. Elles peuvent être un peu frustrantes certains jours, mais à d’autres moments, elles sont simplement super. Alors, à tout prendre, c’est fantastique.

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L’une des choses les plus importantes pour les entraîneurs lorsqu’il s’agit de leurs animaux est d’assurer leur santé. Les otaries de Steller à l’Aquarium sont pesées chaque matin et mesurées 2 ou 3 fois par semaine pour voir si elles ont grandi ou perdu du poids.

Mais les otaries sont de vrais colosses. Les femelles otaries de l’Aquarium pèsent environ 200 kg chacune, et notre mâle, Tag, pèse presque 700 kg. C’est plus que deux pianos à queue! Par conséquent, si elles ne veulent pas monter sur la balance ou rester immobiles pendant quelques minutes pour être mesurées, il est impossible de les forcer.

Alors comment obliger un lion de mer de 700kg à faire quoi que ce soit? C’est impossible. Il doit accepter de le faire.

Une question de confiance

Les entraîneurs bâtissent une relation avec les lions de mer en passant beaucoup de temps avec eux. Lorsque tu passes 8 heures par jour, 365 jours par année avec quelqu’un, tu d Pour en lire plus
L’une des choses les plus importantes pour les entraîneurs lorsqu’il s’agit de leurs animaux est d’assurer leur santé. Les otaries de Steller à l’Aquarium sont pesées chaque matin et mesurées 2 ou 3 fois par semaine pour voir si elles ont grandi ou perdu du poids.

Mais les otaries sont de vrais colosses. Les femelles otaries de l’Aquarium pèsent environ 200 kg chacune, et notre mâle, Tag, pèse presque 700 kg. C’est plus que deux pianos à queue! Par conséquent, si elles ne veulent pas monter sur la balance ou rester immobiles pendant quelques minutes pour être mesurées, il est impossible de les forcer.

Alors comment obliger un lion de mer de 700kg à faire quoi que ce soit? C’est impossible. Il doit accepter de le faire.

Une question de confiance

Les entraîneurs bâtissent une relation avec les lions de mer en passant beaucoup de temps avec eux. Lorsque tu passes 8 heures par jour, 365 jours par année avec quelqu’un, tu deviens de très bons amis! Parce que les Stellers font confiance aux entraîneurs, elles sont prêtes à essayer de nouvelles choses, même si cela leur semble étrange – comme de monter sur une balance ou rester immobiles pour une radiographie.

Les comportements que les lions de mer apprennent ne sont pas que des trucs spectaculaires pour impressionner les visiteurs. Ils sont nécessaires pour continuer la recherche sur la biologie et la physiologie des otaries. Ils gardent aussi les animaux mentalement stimulés et physiquement actifs, ce qui mène à un lien plus fort entre les entraîneurs et les animaux.

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Le vétérinaire de l'Aquarium embrassant une otarie de Steller

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Regarde comment les entraîneurs de mammifères marins de l’Aquarium de Vancouver travaillent avec les otaries de Steller! Suivez ce lien.

L’Aquarium de Vancouver
en collaboration avec le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium

Introduction:

Dans les trente dernières années, le nombre d’otaries de Steller en Alaska - là où la majorité des Stellers se trouvent - a diminué d’environ 80%. La population en Colombie-Britannique et dans le sud de l’Alaska est encore assez en santé, mais la majeure partie de la population d’Alaska a simplement disparue. Les scientifiques ont investi beaucoup d’effort pour découvrir exactement comment les lions de mer disparaissent, ou pourquoi ils meurent ou ne se reproduisent pas. La recherche à l’Aquarium de Vancouver, avec nos lions de mer, est une part importante d’un immense effort international pour découvrir ce qui ne va pas chez les otaries de Steller.

Projet de recherche sur les otaries de Steller
Une relation de confiance

Billy Lasby:

Mon nom est Billy Lasby. Je suis à l’Aquarium depuis maintenant environ 13 ans et j’ai été assez chanceux pour travailler avec les otaries de Steller depuis environ 8 ans et demi.

Durant une journée typique, la première chose que nous faisons avec les otaries est de les peser. Nous désirons avoir une mesure précise de leur poids chaque matin. Chaque 2 ou 3 jours, nous prenons leurs mensurations: nous mesurons leur longueur, du bout du nez à la pointe de la queue, mais nous mesurons aussi leur taille, soit la distance autour de leur corps. Ce sont les deux choses que nous faisons presqu’à chaque jour.

Une autre chose très importante est l’entretien. Fondamentalement, c’est d’examiner l’animal en détail, sur tout le corps: son dos, son ventre, sa bouche, ses yeux, ses oreilles – juste pour s’assurer qu’il est en santé. Parce qu’en plus de performer pour la recherche, nous voulons que [nos otaries] soient en très bonne santé.

Nous bâtissons une relation de confiance avec les otaries de Steller, à travers plusieurs heures de travail avec elles. Nous travaillons avec ces animaux 365 jours par année, 7 jours par semaine et 8 heures par jour, pour établir cette confiance et cette relation, et ce, grâce à diverses séances.

Nous avons des séances d’entraînement, mais nous avons aussi des séances sociales où nous ne faisons que jouer avec les animaux ou les laisser interagir avec nous, dans et autour des bassins, afin de les aider à nous faire confiance.

Des essaies dans cette chambre montrent aux chercheurs combien d’énergie les lions de mer utilisent au repos.

Le travail que font les Stellers pour nous est définitivement volontaire. Nous ne les forçons pas à faire quoi que ce soit. Tout est grandement encouragé et elles aiment pratiquement tout ce que nous faisons ensemble.

Une grande partie de mon travail est de ne pas forcer ces animaux à faire ce qu’ils ne veulent pas faire. Tout est pratiqué de façon très, très positive avec les animaux.

Spécialement avec la grosseur des otaries de Steller, comme les femelles pesant environ 200kg et Tag [notre otarie mâle] environ 700kg : si un animal ne veut pas faire quoi que ce soit, on ne pourra pas l’y obliger!

Alors nous basons les séances beaucoup sur la façon dont [les otaries] vont réagir. Et si elles ne veulent pas faire une séance, nous ne les forçons pas. Nous attendons et réessayons peut-être plus tard.

Il serait très difficile de faire la recherche que nous faisons sans les entraîneurs comme Gwyneth [Shepherd], Troy [Neale], Nigel [Waller] et moi-même, puisqu’une bonne partie de cette recherche est basée sur la relation que nous avons [avec les otaries].

Ce qui est le plus satisfaisant dans mon emploi, c’est définitivement de venir et de travailler avec ces animaux et la relation que j’ai avec chaque individu. Ils sont tous si différents et réagissent différemment avec moi et les autres entraîneurs. Le seul fait d’avoir cette dynamique est une chose extraordinaire.

Les otaries à l’Aquarium de Vancouver offrent aux chercheurs des informations précieuses qu’ils ne peuvent pas obtenir des lions de mer à l’état sauvage.

L'Aquarium de Vancouver
En collaboration avec le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium

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En arrière-scène à l’Aquarium de Vancouver se trouve un endroit secret que peu de visiteurs ont la chance de voir. Là, les chercheurs utilisent une variété d’outils et de gadgets inusités pour examiner comment les otaries dépensent leur énergie. Ceci aidera les chercheurs à déterminer la quantité et la qualité de nourriture que les lions de mer requièrent pour survivre.

Chambre métabolique

Cette grande chambre bleue permet aux chercheurs de déterminer combien d’énergie une otarie de Steller requiert, juste pour être une otarie. À l’Aquarium, les otaries sont entraînées à entrer dans cette chambre et à y rester au repos pendant que les chercheurs mesurent les niveaux d’oxygène entrant et sortant. Cette information leur permet d’évaluer combien d’énergie un lion de mer utilise simplement pour respirer, faire battre son cœur, ou fair Pour en lire plus
En arrière-scène à l’Aquarium de Vancouver se trouve un endroit secret que peu de visiteurs ont la chance de voir. Là, les chercheurs utilisent une variété d’outils et de gadgets inusités pour examiner comment les otaries dépensent leur énergie. Ceci aidera les chercheurs à déterminer la quantité et la qualité de nourriture que les lions de mer requièrent pour survivre.

Chambre métabolique

Cette grande chambre bleue permet aux chercheurs de déterminer combien d’énergie une otarie de Steller requiert, juste pour être une otarie. À l’Aquarium, les otaries sont entraînées à entrer dans cette chambre et à y rester au repos pendant que les chercheurs mesurent les niveaux d’oxygène entrant et sortant. Cette information leur permet d’évaluer combien d’énergie un lion de mer utilise simplement pour respirer, faire battre son cœur, ou faire pousser sa fourrure. Au début de leur étude, les chercheurs durent employer une pompe d’aspirateur pour faire fonctionner la chambre, parce qu’il n’existait pas alors de pompe à débit constant assez grosse!

Moulin à nager

Le «moulin à nager» à l’Aquarium de Vancouver est unique au monde. Lorsqu’un lion de mer va dans cette petite piscine, deux grosses turbines sous le bassin créent un courant contre lequel doit nager l’animal. En changeant la force du courant et la température de l’eau, les chercheurs peuvent voir comment différentes conditions affectent l’énergie des otaries. C’est également une bonne façon pour celles-ci de faire de l’exercice!

Piscine auxiliaire

Combinant la chambre à oxygène et le moulin à nager, la piscine auxiliaire offre la chance aux lions de mer de bouger à leur gré, tout en permettant aux chercheurs de voir combien d’oxygène ils utilisent. Cette piscine a quelques caractéristiques ingénieuses, incluant des caméras vidéo sur les murs pour montrer ce que les animaux font, et des compartiments pressurisés sur le toit pour laisser les entraîneurs nourrir les Stellers. Donc pour ces animaux, parfois les poissons tombent littéralement du ciel!

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Une otarie de Steller dans le moulin à nager de l'Aquarium de Vancouver

Photo : R. Barrick

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Les otaries de Steller ont souvent dans leurs estomacs des pierres dont le diamètre peut atteindre 12 cm! Les scientifiques ne savent toujours pas si ces roches sont avalées par accident ou intentionnellement.
Les otaries de Steller ont souvent dans leurs estomacs des pierres dont le diamètre peut atteindre 12 cm! Les scientifiques ne savent toujours pas si ces roches sont avalées par accident ou intentionnellement.

Vancouver Aquarium Marine Science Centre

Il y a toutes sortes d’emplois de nos jours: certains sont traditionnels, d’autres, plutôt inusités, mais l’emploi qu’occupent Andrea Coombs et Marina Winterbottom est, comment dire, “excrémement” bizarre!

Déchet pour l’un, trésor pour l’autre

Les scientifiques ont besoin de savoir ce que les otaries de Steller mangent dans la nature. Puisqu’il est difficile d’être présent lorsqu’une otarie chasse et mange son poisson, il faut donc attendre que le repas ressorte à l’autre bout.

Ramasser après le repas

Durant l’été, Andrea et une équipe de 4 ou 5 autres chercheurs se dirigent vers la côte de la Colombie-Britannique et de l’Alaska pour y trouver les petits îlots rocheux où se reposent les otaries de Steller. L’équipe travaille plus d Pour en lire plus
Il y a toutes sortes d’emplois de nos jours: certains sont traditionnels, d’autres, plutôt inusités, mais l’emploi qu’occupent Andrea Coombs et Marina Winterbottom est, comment dire, “excrémement” bizarre!

Déchet pour l’un, trésor pour l’autre

Les scientifiques ont besoin de savoir ce que les otaries de Steller mangent dans la nature. Puisqu’il est difficile d’être présent lorsqu’une otarie chasse et mange son poisson, il faut donc attendre que le repas ressorte à l’autre bout.

Ramasser après le repas

Durant l’été, Andrea et une équipe de 4 ou 5 autres chercheurs se dirigent vers la côte de la Colombie-Britannique et de l’Alaska pour y trouver les petits îlots rocheux où se reposent les otaries de Steller. L’équipe travaille plus de 14 heures par jour… à ramasser des fèces de lions de mer.

Ce n’est pas un emploi très prestigieux; ils doivent trouver un îlot avec des otaries, s’en approcher furtivement pendant que les otaries sont parties chasser, et ramasser ce qu’ils peuvent. Chaque membre de l’équipe est muni d’une paire de gants, d’une cuillère, et de plusieurs sacs de plastique. Ces détectives marins n’ont pas peur de se salir les mains pour percer leur mystère!

Nettoyer les restes

Une fois les fèces récoltées, elles sont envoyées à l’Aquarium de Vancouver. Là, Marina sépare les os de poissons du reste de la matière organique malodorante, en utilisant un boyau d’arrosage et une pompe à eau spéciale. Elle filtre ensuite les os à l’aide d’un filtre à café et d’un couteau en plastic.

Puisque nettoyer ces fèces pue terriblement, Marina les arrose de détergent parfumé au citron. Dans le futur, au lieu de le faire à la main, elle pourra utiliser une machine à laver pour faire cette séparation.

Les os nettoyés sont ensuite identifiés pour déterminer de quels poissons ils proviennent et combien l’otarie en a mangé.

Tout ça pour une bonne cause

Récolter les fèces permet aux scientifiques de découvrir ce que mangent les otaries de Steller, sans nuire à celles-ci. Dans le passé, les chercheurs devaient étudier le contenu de l’estomac des otaries, ce qui impliquait tuer les animaux. Le travail que font Andrea et Marina est peut-être salissant et malodorant, mais il fournit des indices importants pour résoudre la mystérieuse disparition des lions de mer.

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Apprends comment les scientifiques peuvent savoir ce que mangent les otaries de Steller en se basant sur ce qu'elles laissent derrière. C'est un peu comme chercher de l'or!lien.

L’Aquarium de Vancouver
en collaboration avec le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium

Introduction:

Au cours des 30 dernières années, les populations d’otaries de Steller ont déclinées d’environ 80% en Alaska, là où vivent la plupart des otaries de Steller. La recherche réalisée à l’Aquarium de Vancouver fait partie d’un énorme effort international pour découvrir ce qui ne va pas avec les populations de lions de mer.

Projet de recherche sur les otaries de Steller
Nettoyage d’échantillons

Andrew Trites:

Voici notre laboratoire: c’est un endroit où nous pouvons faire tout ce qui est trop mouillant, puant ou salissant pour être fait ailleurs. C’est un endroit où nous préparons des échantillons fécaux provenant des habitats et des lieux de reproduction des otaries de Steller, à travers l’Alaska et la Colombie-Britannique.

Nous envoyons une partie des échantillons pour l’analyse des hormones du stress, et gardons le reste des échantillons ici, où ils sont nettoyés pour enlever les os de poisson et ensuite déterminer ce que les otaries de Steller mangent dans la nature.

Voici Erin Jacob. Elle va mettre un échantillon dans une machine que nous appelons «elutriator» [purificateur]. Essentiellement, tous les échantillons ont été trempés dans l’eau pour les ramollir, et puis nous les rinçons pour ne garder que les parties dures. C’est un peu comme trouver de l’or. Tout ce qui est lourd restera au fond, et tout ce qui est léger et indésirable ressortira par le haut.

Ce qui nous intéresse ici, c’est de ne garder que les parties dures; les os provenant des poissons, les mâchoires cornées en forme de bec des calmars. Essentiellement, tout ce qui est dur et que nous pouvons identifier pour déterminer ce que les animaux ont mangé. Et nous voulons reconstruire la biomasse totale de poissons.

Ce que nous avons ici sont différents os ayant passés par le système digestif d’une otarie de Steller. Ce qui en ressort ce sont ces petites billes, qui sont en fait les lentilles des yeux de poissons. Elles sont plutôt difficiles à digérer. Nous allons donc compter toutes les lentilles dans cet échantillon et diviser le total par deux pour déterminer combien de poissons ont été dévorés. Il y a aussi quelques becs de calmars que nous allons examiner pour en identifier les espèces. Mais le but principal ici est de déterminer premièrement les espèces, et deuxièmement, le nombre minimum de chaque espèce. Ceci, pour chaque échantillon. Et comme tu peux le voir nous en avons pour chaque site. Nous essayons d’en récolter au moins 70, ainsi nous pouvons déterminer ce que la moyenne des lions de mer a mangé à ce site, au moment où nous l’avons visité.

La recherche sur les fèces nous aide à identifier quelles sources de nourriture sont les plus abondantes et importantes pour la survie des otaries de Steller.

L'Aquarium de Vancouver
En collaboration avec le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium

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Nous en apprenons beaucoup sur les otaries de Steller à l’Aquarium de Vancouver, mais la recherche est limitée à ce qu’elles peuvent nous montrer dans les bassins. C’est pourquoi nous avons pris trois de nos otaries entraînées et les avons laissées libres en mer.

Ces otaries ont une base localisée à une marina non loin de Vancouver. Mais durant les séances de recherche, elles ont tout un océan pour bouger!

Le grand bleu

Avoir accès à tout cet espace pour bouger permet aux lions de mer de nous donner un aperçu plus exact de ce qui se passe dans la nature, mais l’océan présente plusieurs obstacles que les otaries et les entraîneurs doivent surmonter.

Après avoir grandi à l’Aquarium, nos lions de mer ne sont pas habitués à toutes les distractions qu’offre l’océan; comme les bateaux passant, les autres animaux présents et les objets Pour en lire plus
Nous en apprenons beaucoup sur les otaries de Steller à l’Aquarium de Vancouver, mais la recherche est limitée à ce qu’elles peuvent nous montrer dans les bassins. C’est pourquoi nous avons pris trois de nos otaries entraînées et les avons laissées libres en mer.

Ces otaries ont une base localisée à une marina non loin de Vancouver. Mais durant les séances de recherche, elles ont tout un océan pour bouger!

Le grand bleu

Avoir accès à tout cet espace pour bouger permet aux lions de mer de nous donner un aperçu plus exact de ce qui se passe dans la nature, mais l’océan présente plusieurs obstacles que les otaries et les entraîneurs doivent surmonter.

Après avoir grandi à l’Aquarium, nos lions de mer ne sont pas habitués à toutes les distractions qu’offre l’océan; comme les bateaux passant, les autres animaux présents et les objets inconnus qui s’y trouvent. On demande aussi aux otaries de faire des choses qu’elles n’ont jamais faites auparavant, comme plonger en profondeur et rester dans la pénombre, hors de la vue des entraîneurs.

Le pouvoir de la confiance

Au projet «Open Water», il est extrêmement important que les entraîneurs et les otaries créent des liens. Lorsqu’ils sont en mer, il doit vraiment y avoir entre eux une confiance réciproque.

C’est pourquoi les entraîneurs travaillant sur le projet passent beaucoup de temps avec les lions de mer. Durant ces rencontres sociales, les otaries peuvent choisir la manière dont elles agissent avec les entraîneurs. Parfois, celles-ci désirent s’amuser avec leurs jouets, et parfois elles ne souhaitent qu’un peu d’affection – elles se couchent sur les genoux de l’entraîneur et déposent leur tête sur sa poitrine. Il n’y a pas de poissons durant ces sessions, alors les otaries n’agissent pas simplement dans le but d’avoir de la nourriture.

Vance Mercer, l’entraîneur principal du projet, raconte qu’il passe tellement de temps avec les lions de mer qu’il les connaît mieux que certains de ses amis!

Une nouvelle frontière pour la recherche

Ce projet stellaire est unique au monde. Il n’existe aucun manuel d’entraînement et aucun précédent pour ce que Vance et l’équipe de «Open Water» font – leur travail est réellement innovateur.

Nous ne sommes pas les seuls à penser que le projet «Open Water» est génial. Vance et le reste de l’équipe ont gagné le premier prix de l’association IMATA (International Marine Animal Trainers Association) pour le travail qu’ils font. Félicitations à tous!

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Regarde alors que le projet «Open Water» accueille sa troisième associée de recherche - une otarie nommée Hazy! Suivez ce lien.

L’Aquarium de Vancouver
en collaboration avec le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium

Introduction:

Dans les trente dernières années, le nombre d’otaries de Steller en Alaska - là où la majorité des Stellers se trouvent - a diminué d’environ 80%. La population en Colombie-Britannique et dans le sud de l’Alaska est encore assez en santé, mais la majeure partie de la population d’Alaska a simplement disparue. Les scientifiques ont investi beaucoup d’effort pour découvrir exactement comment les lions de mer disparaissent, ou pourquoi ils meurent ou ne se reproduisent pas. La recherche à l’Aquarium de Vancouver, avec nos lions de mer, est une part importante d’un immense effort international pour découvrir ce qui ne va pas chez les otaries de Steller.

Projet de recherche sur les otaries de Steller
L’arrivée de Hazy

Vance Mercer:

[Notre travail] n’est seulement qu’une partie d’un plus grand projet se déroulant à l’Aquarium, en collaboration avec l’Université de la Colombie-Britannique et le consortium de recherche. Ils ont étudié le déclin des otaries de Steller dans la nature depuis les 20 dernières années. Il y a eu un déclin d’environ 80% et ce que nous étudions est principalement l’énergétique des lions de mer.

Mon nom est Vance Mercer et je suis un entraîneur de lions de mer avec le projet Open Water, ici, à la marina de Reed Point.

Aujourd’hui est un jour spécial car nous recevons notre troisième animal, Hazy, qui va rejoindre Sitka et Boni, nos vétérans pour ce projet, depuis 15 mois déjà. [Hazy sort de la cage pour saluer les autres otaries.]

Légende: Hazy est résidente à l’Aquarium de Vancouver depuis 1997.

Elle devra apprendre plusieurs comportements de base; elle devra apprendre à travailler à partir du bateau, et à travailler en eau libre en général. C’est un monde immense, au-dehors; ce n’est pas comme vivre à l’Aquarium. Il y a beaucoup d’autres stimuli que l’environnement offre, alors pour travailler en eau libre, elle devra apprendre à être plus concentrée et à porter plus d’attention aux entraîneurs.

Et bien sûr, le comportement le plus important est la physiologie de la plongée. Cela consiste à plonger à une profondeur prédéterminée et à s’installer sur une marque pour un temps X, puis à remonter à la surface, à l’intérieur d’un dôme. C’est un exercice complexe de 20 minutes, durant lequel nous mesurons les effets de la plongée sur les otaries.

De jour en jour, [Hazy] devra d’abord apprendre à vivre confortablement avec Sitka et Boni, puis nous lui apprendrons à monter à bord de bateaux, alors il y aura une progression. En ce moment, c’est plus une période d’acclimatation à l’enclos et aux alentours.

La contribution de Hazy à la recherche sur les otaries de Steller aide les chercheurs à mieux comprendre et protéger cette espèce.

L'Aquarium de Vancouver
En collaboration avec le North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium

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Gros plan sur l'entraineur de l'Aquarium Vance Mercer et d'une otarie de Steller souriant au site de recherche en eau libre

Photo : N. Hendrickson

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Lors de plongées dans la nature, les otaries de Stellar demeurent sous l’eau pour environ 6 minutes. Mais les scientifiques croient qu’elles peuvent retenir leur souffle pour plus de 20 minutes!
Lors de plongées dans la nature, les otaries de Stellar demeurent sous l’eau pour environ 6 minutes. Mais les scientifiques croient qu’elles peuvent retenir leur souffle pour plus de 20 minutes!

© Vancouver Aquarium Marine Science Centre 2006. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • se familiariser avec le vocabulaire employé en biologie;
  • évaluer les répercussions des êtres humains sur la biodiversité et identifier les moyens de préserver la biodiversité;
  • décrire comment des actions personnelles peuvent aider à la conservation des ressources naturelles et à protéger l'environnement dans leur région;
  • démontrer une compréhension de la nature dynamique des écosystèmes.

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