Il fut un temps où l’on croyait qu’un épaulard était semblable au suivant. Mais les scientifiques ont appris que tout n’est pas si noir et blanc. En fait, tous les épaulards en C.B. vivent dans l’une de trois populations distinctes. À part une légère différence dans la forme de leur nageoire dorsale, les baleines dans chaque population se ressemblent beaucoup. Par contre, quand on commence à les observer de plus près, on constate qu’elles agissent de manières bien différentes.

Les chercheurs appellent ces trois populations – ou écotypes - d’épaulards: résidents, migrateurs, et océaniques.

Les trois écotypes mangent différents types de nourritures, ils se tiennent en différents types de regroupements, ils ont différents territoires et même leurs propres «langages». Les orques rés Pour en lire plus
Il fut un temps où l’on croyait qu’un épaulard était semblable au suivant. Mais les scientifiques ont appris que tout n’est pas si noir et blanc. En fait, tous les épaulards en C.B. vivent dans l’une de trois populations distinctes. À part une légère différence dans la forme de leur nageoire dorsale, les baleines dans chaque population se ressemblent beaucoup. Par contre, quand on commence à les observer de plus près, on constate qu’elles agissent de manières bien différentes.

Les chercheurs appellent ces trois populations – ou écotypes - d’épaulards: résidents, migrateurs, et océaniques.

Les trois écotypes mangent différents types de nourritures, ils se tiennent en différents types de regroupements, ils ont différents territoires et même leurs propres «langages». Les orques résidents vivent toujours avec leurs mères. Ils sont bavards et aiment le poisson. Les migrateurs sont des chasseurs furtifs qui traquent les phoques et les dauphins. Quant aux épaulards océaniques, nous savons peu de choses sur eux.

Personne ne sait comment ces populations se sont formées, mais il est clair qu’elles ne se fréquentent pas. Apprendre ce que chaque population requière pour survivre et prospérer est une part importante de la recherche effectuée à l’Aquarium de Vancouver.

© Vancouver Aquarium Marine Science Centre 2006. Tous droits réservés.

Ce tableau montre quelques unes des façons dont les écotypes diffèrent :

 

Résidents

Migrateurs

Océaniques

Nourriture Poisson, particulièrement du saumon Phoques, marsouins, lions de mer, baleines et autres mammifères marins Pour en lire plus

Ce tableau montre quelques unes des façons dont les écotypes diffèrent :

 

Résidents

Migrateurs

Océaniques

Nourriture

Poisson, particulièrement du saumon

Phoques, marsouins, lions de mer, baleines et autres mammifères marins

Inconnu, mais probablement en partie du poisson et du calmar

Organisation sociale

Groupes familiaux appelés matrilignes; restent dans le même groupe toute leur vie

Petits groupes de 2 à 6 baleines, dont les membres peuvent changer

Inconnu; habituellement aperçus en groupes de 30 à 60 individus

Territoire

Le long de la C.B., de Washington, de l’Orégon et des côtes de l’Alaska
CARTE

Tout le long de la côte Pacifique canadienne et américaine: de la Californie à l’Alaska
CARTE

Habituellement au large, loin de la côte

Forme de la nageoire dorsale

Arrondie à l’extrémité, avec un angle très courbé à l’arrière

Bout pointu

Arrondie à l’extrémité, sans l’angle à l’arrière


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Explore le travail de pionnier développé par les chercheurs de l’Aquarium de Vancouver pour étudier les épaulards. Suivez ce lien.

L’Aquarium de Vancouver
Conservation en Action

Lance Barrett-Lennard, chercheur à l’Aquarium de Vancouver:

Le vrai littoral sauvage de la Colombie-Britannique est la demeure d’une variété extraordinaire d’animaux, incluant 29 espèces de mammifères marins. L’équipe de l’Aquarium de Vancouver en est venue à très bien connaître certains d’entre-eux.

Depuis plus de 25 ans, les scientifiques et les employés de l’Aquarium se sont consacrés à apprendre tout ce qu’ils peuvent sur ces créatures merveilleuses. Nous passons des heures à les observer, ici à l’Aquarium et sur le terrain, pour étudier leur comportement, leur état de santé, et même leur façon de communiquer.

Gil Hewlett, historien à l’Aquarium de Vancouver:

Dans les années 1970, nous avons aidé à développer la photo-identification pour reconnaître les orques individuellement. Avec cette technique nous avons pu suivre la vie et le sort des épaulards, et changer à tout jamais la façon dont cette espèce était perçue.

Lance Barrett-Lennard:

Nous avons mené une recherche novatrice sur la communication des baleines et démontré que chaque groupe d’épaulards résidents a son propre dialecte, passé de génération en génération, un peu comme le langage humain.

Nous avons également fait de fascinantes découvertes sur leur manière de naviguer et de trouver leur nourriture, et nous utilisons maintenant l’identification par l’ADN pour apprendre comment ils évitent la consanguinité - une préoccupation majeure, considérant la petite taille de leur population.

Aujourd’hui, nous travaillons avec des chercheurs universitaires et gouvernementaux de partout dans le monde. Ensemble, nous aidons les mammifères marins de la côte de la C.B.

Il n’y a pas très longtemps, notre savoir à été utile lorsque nous avons aidé à secourir une jeune femelle orpheline, nommée Springer, s’étant retrouvée seule près de Seattle, loin de sa famille.

Avec nos collègues, nous avons été capable de déterminer exactement qui elle était et d’où elle venait. Grace à un effort international sans précédant, Springer fut retournée d’où elle venait et fut réuni avec sa famille. Lorsqu’aperçue la dernière fois, elle semblait se porter à merveille.

Dr Dave Huff, vétérinaire à l’Aquarium de Vancouver:

Voici quelque chose qui aurait été presque impossible sans l’immense expérience de l’équipe de l’Aquarium, accumulée à travers des décennies de travail avec les épaulards. Ce savoir et cette expérience nous ont aidé à comprendre les défis médicaux, sociaux et techniques que nous devions affronter dans le but de faire du déplacement de Springer un succès.

Vancouver Aquarium Marine Science Centre

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Trois épaulards nageant près de la surface à l'état sauvage

Photo : J. Ford

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Les scientifiques croient que les populations d’épaulards océaniques mangent peut-être du requin.
Les scientifiques croient que les populations d’épaulards océaniques mangent peut-être du requin.

© Vancouver Aquarium Marine Science Centre 2006. Tous droits réservés.

La Colombie-Britannique est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer et étudier les orques. Ceci est à la fois un grand honneur et une importante responsabilité.

Malheureusement, les scientifiques nous préviennent que les épaulards de la C.B. risquent l’extinction. Diverses activités humaines les menacent.

Un milieu empoisonné

La pollution est dangereuse pour les épaulards. Parce que ces animaux sont au sommet de la chaîne alimentaire, ils peuvent accumuler dans leur corps de grandes quantités de toxines à travers leur diète. Ces toxines, qui ne se décomposent pas, sont transférées des mères aux petits, par le lait.

Quête désespérée pour le saumon

Nous ne connaissons pas tout ce que les épaulards aiment manger, mais nous savons qu’ils aiment le saumon. Puisque les populations de saumons sont en déclin depuis un certain temps, il es Pour en lire plus
La Colombie-Britannique est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer et étudier les orques. Ceci est à la fois un grand honneur et une importante responsabilité.

Malheureusement, les scientifiques nous préviennent que les épaulards de la C.B. risquent l’extinction. Diverses activités humaines les menacent.

Un milieu empoisonné

La pollution est dangereuse pour les épaulards. Parce que ces animaux sont au sommet de la chaîne alimentaire, ils peuvent accumuler dans leur corps de grandes quantités de toxines à travers leur diète. Ces toxines, qui ne se décomposent pas, sont transférées des mères aux petits, par le lait.

Quête désespérée pour le saumon

Nous ne connaissons pas tout ce que les épaulards aiment manger, mais nous savons qu’ils aiment le saumon. Puisque les populations de saumons sont en déclin depuis un certain temps, il est possible qu’il soit plus difficile pour les épaulards de trouver la nourriture qu’ils aiment. Peut-être doivent-ils passer plus de temps à voyager et à chasser avant de trouver leur nourriture. Ceci pourrait mettre les épaulards en danger, s’ils s’aventurent dans les régions où la circulation maritime est plus importante. Ils pourraient également changer leur diète pour des proies moins nutritives, au détriment de leur santé.

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Un environnement stressant

Imagine que tu essaies, après une longue journée d’activité, de te reposer ou de prendre un bon repas, alors que des étrangers vont et viennent sans arrêt dans ta demeure. C’est possiblement ce à quoi les épaulards font face, si l’on considère tous les bateaux partageant la mer avec eux. Pour éviter la collision avec ces embarcations, ou tout simplement pour s’en éloigner, les épaulards doivent parfois changer de comportement – comme changer de direction ou arrêter leur quête de nourriture. C’est pour cela que les recommandations pour l’osbervation des baleines suggèrent aux bateaux de rester à une distance d’au moins 100 mètres des épaulards, et de se déplacer parallèlement aux baleines.

Un océan assourdissant

La pollution par le bruit peut interférer avec la capacit&e Pour en lire plus
Un environnement stressant

Imagine que tu essaies, après une longue journée d’activité, de te reposer ou de prendre un bon repas, alors que des étrangers vont et viennent sans arrêt dans ta demeure. C’est possiblement ce à quoi les épaulards font face, si l’on considère tous les bateaux partageant la mer avec eux. Pour éviter la collision avec ces embarcations, ou tout simplement pour s’en éloigner, les épaulards doivent parfois changer de comportement – comme changer de direction ou arrêter leur quête de nourriture. C’est pour cela que les recommandations pour l’osbervation des baleines suggèrent aux bateaux de rester à une distance d’au moins 100 mètres des épaulards, et de se déplacer parallèlement aux baleines.

Un océan assourdissant

La pollution par le bruit peut interférer avec la capacité des épaulards à communiquer, et pourrait être la cause des échouements de baleines. Les baleines vivent dans un monde sonore – les chercheurs croient qu’elles dépendent de leur ouïe pour naviguer et pour trouver leur nourriture, de la même manière que nous dépendons de notre vue. Le grondement des engins de bateaux peut rendre confus les épaulards ou masquer leurs propres sons. Les activités sous-marines bruyantes, comme les tests de sonars militaires et l’exploration pétrolière peuvent produire des sons si intenses qu’ils nuisent aux animaux. Les scientifiques comparent «l’écoute» d’un sonar militaire sous l’eau à la vue d’un puissant faisceau lumineux dans une pièce complètement sombre.

Une aide essentielle

Les chercheurs de l’Aquarium de Vancouver essaient d’en apprendre plus à propos de ces animaux fantastiques, afin de leur venir en aide. Jette un coup d’œil à la section Implique-toi pour voir ce que tu peux faire.

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Un groupe d'épaulards nageant près d'une usine

Photo : G. Ellis

© Vancouver Aquarium Marine Science Centre 2006. Tous droits réservés.


Si un épaulard de la population résidente du Sud meurt puis s’échoue sur le rivage, son corps est alors considéré déchet toxique!
Si un épaulard de la population résidente du Sud meurt puis s’échoue sur le rivage, son corps est alors considéré déchet toxique!

© Vancouver Aquarium Marine Science Centre 2006. Tous droits réservés.

Peux-tu imaginer vivre avec ta mère durant toute ta vie? C’est le cas des épaulards résidents.

La matriligne

La mère épaulard résidente est à la tête de sa famille; ses enfants restent habituellement avec elle toute leur vie. Quand ses filles ont des enfants, ceux-ci restent également avec le groupe. Un groupe formé d’une mère, de ses enfants, ses petits-enfants et peut-être même de ses arrière-petits-enfants, est appelé une «matriligne». Lorsque la mère la plus âgée meurt, ses filles vont voyager ensemble de moins en moins souvent. Éventuellement, elles peuvent former leurs propres matrilignes.

Le groupe

Les groupes, ou «pods» sont formés de matrilignages se tenant souvent ensemble. Les scientifiques pensent qu’à un moment dans le passé, les matrilignages partageaient tous un ancêtre maternel commun. Il se pourrait qu&rsquo Pour en lire plus
Peux-tu imaginer vivre avec ta mère durant toute ta vie? C’est le cas des épaulards résidents.

La matriligne

La mère épaulard résidente est à la tête de sa famille; ses enfants restent habituellement avec elle toute leur vie. Quand ses filles ont des enfants, ceux-ci restent également avec le groupe. Un groupe formé d’une mère, de ses enfants, ses petits-enfants et peut-être même de ses arrière-petits-enfants, est appelé une «matriligne». Lorsque la mère la plus âgée meurt, ses filles vont voyager ensemble de moins en moins souvent. Éventuellement, elles peuvent former leurs propres matrilignes.

Le groupe

Les groupes, ou «pods» sont formés de matrilignages se tenant souvent ensemble. Les scientifiques pensent qu’à un moment dans le passé, les matrilignages partageaient tous un ancêtre maternel commun. Il se pourrait qu’elles aient été une grande matriligne jusqu’à ce que la mère la plus âgée meurt.

© Vancouver Aquarium Marine Science Centre 2006. Tous droits réservés.

Le clan

Les groupes partageant une série d’appels, ou dialecte, similaire forment un clan. Chaque groupe de baleines produit une série de sons différents, étant probablement transmise de la mère aux enfants. Ainsi, plus les épaulards sont apparentés, plus leurs chants se ressemblent.

C’est probablement ainsi que les orques peuvent reconnaître les membres de leur famille lorsque plusieurs groupes sont réunis. Même si les résidents restent toujours avec leurs mères, ils arrivent à éviter la consanguinité. L’une des théories pour expliquer ceci est que les orques choisissent leurs partenaires en fonction de la différence entre leurs chants.

Tu peux en apprendre plus sur les dialectes des épaulards dans la section Univers de sons.

Les nomades de la mer

Les épaulards migrateurs vivent en groupes beaucoup plus petits que les résidents, probablement parce qu&rsqu Pour en lire plus
Le clan

Les groupes partageant une série d’appels, ou dialecte, similaire forment un clan. Chaque groupe de baleines produit une série de sons différents, étant probablement transmise de la mère aux enfants. Ainsi, plus les épaulards sont apparentés, plus leurs chants se ressemblent.

C’est probablement ainsi que les orques peuvent reconnaître les membres de leur famille lorsque plusieurs groupes sont réunis. Même si les résidents restent toujours avec leurs mères, ils arrivent à éviter la consanguinité. L’une des théories pour expliquer ceci est que les orques choisissent leurs partenaires en fonction de la différence entre leurs chants.

Tu peux en apprendre plus sur les dialectes des épaulards dans la section Univers de sons.

Les nomades de la mer

Les épaulards migrateurs vivent en groupes beaucoup plus petits que les résidents, probablement parce qu’il est ainsi plus facile de chasser. Un petit groupe peut surprendre un phoque ou un marsouin plus aisément qu’une matriligne complète.

Les migrateurs quittent parfois leur groupe familial pour joindre d’autres épaulards migrateurs. Quelques fois la séparation est permanente, mais parfois, après quelques années, les «fugueurs» retournent auprès de leur mère. Il est ainsi plus difficile de classer les migrateurs en familles.

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Un groupe d'épaulards expirant l'air à l'état sauvage

Photo : J. Ford

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Les populations d’épaulards “migrateurs” et “résidents” sont génétiquement distinctes. Elles ne se sont probablement pas mélangées depuis des milliers d’années.
Les populations d’épaulards “migrateurs” et “résidents” sont génétiquement distinctes. Elles ne se sont probablement pas mélangées depuis des milliers d’années.

© Vancouver Aquarium Marine Science Centre 2006. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • se familiariser avec le vocabulaire employé en biologie;
  • évaluer les répercussions des êtres humains sur la biodiversité et identifier les moyens de préserver la biodiversité;
  • décrire comment des actions personnelles peuvent aider à la conservation des ressources naturelles et à protéger l'environnement dans leur région;
  • démontrer une compréhension de la nature dynamique des écosystèmes.

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