Nom de l’espèce : généralement causée par le bacille Clostridium perfringens

Nom de la maladie : gangrène

Historique de la maladie

Passé : la gangrène est une maladie typique des champs de bataille puisqu’elle est reliée à l’infection de blessures.

Présent : la gangrène est relativement rare dans les pays industrialisés.

Mode d’action du micro-organisme : le microbe entre dans l’organisme par des tissus blessés. La bactérie produira un poison, une toxine qui détruira les tissus atteints.

Symptômes de la maladie : mort des tissus musculaires qui entraîne une forte douleur dans les tissus infectés, de l’œdème (accumulation de liquides dans les tissus) et des écoulements.

Période d’incubation : moins de trois jours

Période de transm Pour en lire plus

Nom de l’espèce : généralement causée par le bacille Clostridium perfringens

Nom de la maladie : gangrène

Historique de la maladie

Passé : la gangrène est une maladie typique des champs de bataille puisqu’elle est reliée à l’infection de blessures.

Présent : la gangrène est relativement rare dans les pays industrialisés.

Mode d’action du micro-organisme : le microbe entre dans l’organisme par des tissus blessés. La bactérie produira un poison, une toxine qui détruira les tissus atteints.

Symptômes de la maladie : mort des tissus musculaires qui entraîne une forte douleur dans les tissus infectés, de l’œdème (accumulation de liquides dans les tissus) et des écoulements.

Période d’incubation : moins de trois jours

Période de transmissibilité : la transmission de personne à personne n’a pas été observée.

Réservoir : la plupart des humains possèdent ce type de bactérie dans leur gros intestin. De plus, cette bactérie se retrouve mondialement dans le sol.

Propagation : contamination d’un tissu blessé par la bactérie de la gangrène en provenance du sol ou du gros intestin.

Découvreur de l’espèce : Welch et Nuttall en 1892.

Traitement de la maladie : administration d’antitoxine et d’antibiotiques comme la pénicilline et la tétracycline. L’utilisation d’oxygène peut par ailleurs prévenir la croissance de la bactérie, car cette dernière ne tolère pas ce gaz. L’amputation des membres atteints est souvent nécessaire afin d’empêcher la propagation de la maladie dans tout l’organisme.

Distribution de l’espèce : partout à travers le monde

Prévention : s'assurer de la propreté des plaies à la suite d’opérations

Vaccin : non disponible

Autres : la bactérie responsable de la gangrène est anaérobie, c’est-à-dire qu’elle se développe seulement en absence d’oxygène. Pour les cas non traités, le taux de mortalité est de 40 à 60 %.


© Musée Armand-Frappier, 2008. Tous droits réservés.

Clostridium perfringens

Dennis Kunkel Microscopy, Inc.

© Dennis Kunkel Microscopy, Inc.


Nom de l’espèce : le bacille Clostridium botulinum sérotypes A et G

Nom de la maladie : botulisme (intoxication alimentaire)

Historique de la maladie : en 1999, moins de quinze cas ont été rapportés au Canada.

Mode d’action du micro-organisme : le microbe C. botulinum peut former des spores, soit une forme très résistante de la bactérie. Lorsque les bactéries ou les spores sont ingérées, souvent par de la nourriture contaminée ou par une blessure, une toxine (un poison) produite par la bactérie rejoint le système nerveux et bloque une molécule spécifique, l’acétylcholine. Cette molécule est responsable du transport des messages entre les cellules neurales. En bloquant l’acétylcholine, la maladie provoque une mauvaise transmission des messages et donc une paralysie éventuelle.

Symptômes de la maladie : vision trouble, difficulté & Pour en lire plus

Nom de l’espèce : le bacille Clostridium botulinum sérotypes A et G

Nom de la maladie : botulisme (intoxication alimentaire)

Historique de la maladie : en 1999, moins de quinze cas ont été rapportés au Canada.

Mode d’action du micro-organisme : le microbe C. botulinum peut former des spores, soit une forme très résistante de la bactérie. Lorsque les bactéries ou les spores sont ingérées, souvent par de la nourriture contaminée ou par une blessure, une toxine (un poison) produite par la bactérie rejoint le système nerveux et bloque une molécule spécifique, l’acétylcholine. Cette molécule est responsable du transport des messages entre les cellules neurales. En bloquant l’acétylcholine, la maladie provoque une mauvaise transmission des messages et donc une paralysie éventuelle.

Symptômes de la maladie : vision trouble, difficulté à avaler et à parler, faiblesse musculaire, nausées et vomissements

Période d’incubation : douze à trente-six heures

Période de transmissibilité : la transmission ne s’effectue généralement pas de personne à personne.

Réservoir : les spores de la bactérie C. botulinum se retrouvent dans le sol partout à travers le monde.

Propagation : la transmission s’effectue généralement lorsque la nourriture en boîte n’a pas été chauffée suffisamment pour tuer les spores de la bactérie C. botulinum lors de la mise en conserve.

Découvreur de l’espèce : Van Ermengem en 1896

Traitement de la maladie : antitoxine intraveineuse aussitôt que possible

Distribution de l’espèce : partout à travers le monde

Prévention : observation stricte des règles de sécurité par l’industrie alimentaire. Éducation du public sur les méthodes sécuritaires de faire des conserves. Ne pas donner de miel à des enfants de moins d’un an. Éviter de consommer les aliments des boîtes de conserve gonflées. Éviter la consommation du contenu d'une boîte de conserve qui a une mauvaise odeur. Si un doute survient relativement à la consommation d'une nourriture contaminée, se rendre immédiatement à l'hôpital pour un lavement d’estomac.

Vaccin : non disponible


© Musée Armand-Frappier, 2008. Tous droits réservés.

Clostridium botulinum

Dennis Kunkel Microscopy, Inc.

© Dennis Kunkel Microscopy, Inc.


Nom de l’espèce : la bactérie Bacillus anthracis

Nom de la maladie : anthrax, maladie du charbon

Historique de la maladie

Passé : la maladie du charbon présente un grand intérêt historique. Jadis, cette maladie était souvent associée aux ouvriers qui travaillaient avec la laine de mouton. Vers 1850, des études plus poussées ont permis à John Bell, un médecin anglais, de déterminer qu’une bactérie était à l’origine de la maladie. La bactérie responsable de la maladie, Bacillus anthracis, fut isolée pour la première fois par Robert Koch en 1876. En 1881, trois chercheurs, dont Louis Pasteur, démontrèrent la possibilité de l’immunisation contre cette maladie avec des cultures affaiblies de la bactérie.

Présent : cette maladie est plus répandue dans les pays tropicaux, aux endroits où il y a m Pour en lire plus

Nom de l’espèce : la bactérie Bacillus anthracis

Nom de la maladie : anthrax, maladie du charbon

Historique de la maladie

Passé : la maladie du charbon présente un grand intérêt historique. Jadis, cette maladie était souvent associée aux ouvriers qui travaillaient avec la laine de mouton. Vers 1850, des études plus poussées ont permis à John Bell, un médecin anglais, de déterminer qu’une bactérie était à l’origine de la maladie. La bactérie responsable de la maladie, Bacillus anthracis, fut isolée pour la première fois par Robert Koch en 1876. En 1881, trois chercheurs, dont Louis Pasteur, démontrèrent la possibilité de l’immunisation contre cette maladie avec des cultures affaiblies de la bactérie.

Présent : cette maladie est plus répandue dans les pays tropicaux, aux endroits où il y a manipulation de bétail. Moins de dix cas par année sont observés aux États-Unis.

Mode d’action du micro-organisme : la bactérie peut infecter la peau, les poumons et même les intestins. Les symptômes de la maladie sont causés par une exotoxine libérée par la bactérie qui empoisonne le tissu dans lequel elle se trouve.

Symptômes de la maladie : la maladie se développe généralement dans une coupure ou une éraflure de la peau. Celle-ci devient noire et une infection s’y développe. Des symptômes comme des maux de tête, de la fièvre et des nausées peuvent alors se faire sentir. La mort survient dans 20 % des cas lorsque la maladie n’est pas traitée. Un charbon pulmonaire peut aussi se développer à la suite de la respiration des bactéries responsables de cette maladie. Les symptômes du charbon pulmonaire sont la fièvre et des chocs anaphylactiques qui entraînent la mort en 48 heures. Si la bactérie est absorbée oralement, les nausées et les vomissements causent la mort dans 60 % des cas.

Période d’incubation : généralement entre un et sept jours

Période de transmissibilité : la transmission de personne à personne est très rare. Cependant, le sol contaminé avec des spores de bactéries peut être infectieux pendant des décennies.

Réservoir : animaux infectés. Les carcasses d’animaux contaminés peuvent se retrouver dans le sol et libérer alors la bactérie de la maladie du charbon. C’est pourquoi B. anthracis peut se retrouver dans le sol de plusieurs parties du monde. La bactérie peut aussi se retrouver dans les produits dérivés de carcasses animales.

Propagation : la transmission aux humains peut se faire par un contact direct ou par l’intermédiaire des produits d’animaux infectés comme la laine de mouton, par exemple. La transmission peut aussi s’effectuer par un sol contaminé par des animaux infectés ou des engrais de jardinage comprenant des os d’animaux infectés.

Découvreur de l’espèce : Koch en 1876.

Traitement de la maladie : certains antibiotiques telle la pénicilline G en combinaison avec de la streptomycine

Distribution de l’espèce : de manière générale, la maladie du charbon est rare dans les pays industrialisés. Des régions considérées endémiques se retrouvent en Amérique du Sud et en Amérique centrale, en Europe de l’Est et du Sud, en Asie et en Afrique.

Prévention : vaccination du bétail et des travailleurs à risques comme les militaires.

Vaccin : vaccin acellulaire. Ce vaccin contient non pas la bactérie complète, mais des morceaux spécifiques de cette dernière, les antigènes.

Autre : la bactérie du charbon possède une forme très résistante, les spores, qui lui permettent de vivre jusqu’à plusieurs décennies dans le sol ou les produits animaux.


© Musée Armand-Frappier, 2008. Tous droits réservés.

Bacillus anthracis

Dennis Kunkel Microscopy, Inc.

© Dennis Kunkel Microscopy, Inc.


Nom de l’espèce : la bactérie Yersinia pestis ou bacille de la peste

Nom de la maladie : peste

Historique de la maladie

Passé : au Moyen Âge, cette maladie était appelée « mort noire » à cause des taches noires qu’elle provoquait sur la peau.

Présent : aux États-Unis, les infections sont plutôt rares (environ vingt-cinq cas par année) et le taux de mortalité est de 15 % chez les sujets infectés. Au Canada, aucun cas de peste n’a été rapporté depuis un bon nombre d’années.

Mode d’action du micro-organisme : la bactérie se multiplie dans le sang et bloque les défenses naturelles de la personne atteinte.

Symptômes de la maladie : les premiers symptômes de la maladie sont généralement non spécifiques. Ces symptômes sont la fièvre, des douleu Pour en lire plus

Nom de l’espèce : la bactérie Yersinia pestis ou bacille de la peste

Nom de la maladie : peste

Historique de la maladie

Passé : au Moyen Âge, cette maladie était appelée « mort noire » à cause des taches noires qu’elle provoquait sur la peau.

Présent : aux États-Unis, les infections sont plutôt rares (environ vingt-cinq cas par année) et le taux de mortalité est de 15 % chez les sujets infectés. Au Canada, aucun cas de peste n’a été rapporté depuis un bon nombre d’années.

Mode d’action du micro-organisme : la bactérie se multiplie dans le sang et bloque les défenses naturelles de la personne atteinte.

Symptômes de la maladie : les premiers symptômes de la maladie sont généralement non spécifiques. Ces symptômes sont la fièvre, des douleurs musculaires, des frissons, des nausées, des maux de gorge et des maux de tête. Lorsque la maladie est plus avancée, il y a gonflement des ganglions. Ces gonflements sont appelés bubons. De plus, une hémorragie sous-cutanée apparaît, causant des taches noires sur la peau. Une peste non traitée est fatale dans 50 à 60 % des cas entre trois et cinq jours. Dans certains cas, les microbes peuvent envahir les poumons.

Période d’incubation : d'un à sept jours

Période de transmissibilité : dans des conditions appropriées, les puces peuvent transmettre la maladie pendant des mois.

Propagation : cette maladie se répand par les rongeurs et leurs puces qui peuvent transmettre les microbes aux autres animaux comme aux humains. C’est la morsure de la puce porteuse du microbe qui transmet la maladie.

Réservoir : les rongeurs sauvages comme les écureuils. Les chats domestiques peuvent quelquefois être la source d’infection.

Découvreur de l’espèce : Kitasato et Yersin en 1894

Traitement de la maladie : l’utilisation de certains antibiotiques comme la streptomycine ou la tétracycline

Distribution de l’espèce : la plupart des montagnes et hautes terres rurales de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique du Sud

Prévention : vaccin

Vaccin : il existe un vaccin constitué de la bactérie tuée et administré en trois doses.

Autres : Dans certaines régions endémiques, la vaccination peut être recommandée si l’on craint le contact direct avec des rongeurs.


© Dennis Kunkel Microscopy, Inc.

Yersinia pestis

Dennis Kunkel Microscopy, Inc.

© Dennis Kunkel Microscopy, Inc.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • se familiariser avec le vocabulaire employé en microbiologie;
  • expliquer les interrelations entre les développements en imagerie et la compréhension actuelle de la cellule;
  • identifier les micro-organismes infectieux, décrire la lutte que leur fait le système immunitaire et les renforts de la médecine moderne;
  • décrire les bienfaits des micro-organismes.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons