Nom de l’espèce : les moisissures Trichophyton rubrum, T. mentagrophytes var. interdigitale ou Epidermophyton floccosum

Nom de la maladie : le pied d’athlète

Historique de la maladie :

Mode d’action du micro-organisme : le champignon se loge habituellement entre les orteils, car c’est un endroit chaud, humide et sans lumière, donc idéal pour sa croissance.

Symptômes de la maladie : la peau se défait par fines couches (desquamation) et une démangeaison peut se faire sentir. Cette maladie atteint généralement la peau entre les orteils.

Période d’incubation : inconnue

Période de transmissibilité : aussi longtemps que les lésions sont présentes chez l’individu infecté ou que les microbes vivent dans le matériel contaminé (douche, bain, bas).

Réservoir : les humains Pour en lire plus

Nom de l’espèce : les moisissures Trichophyton rubrum, T. mentagrophytes var. interdigitale ou Epidermophyton floccosum

Nom de la maladie : le pied d’athlète

Historique de la maladie :

Mode d’action du micro-organisme : le champignon se loge habituellement entre les orteils, car c’est un endroit chaud, humide et sans lumière, donc idéal pour sa croissance.

Symptômes de la maladie : la peau se défait par fines couches (desquamation) et une démangeaison peut se faire sentir. Cette maladie atteint généralement la peau entre les orteils.

Période d’incubation : inconnue

Période de transmissibilité : aussi longtemps que les lésions sont présentes chez l’individu infecté ou que les microbes vivent dans le matériel contaminé (douche, bain, bas).

Réservoir : les humains

Propagation : la transmission s’effectue par contact direct avec les lésions d’une personne infectée ou par le contact d’un sol ou d’une douche contaminés.

Traitement de la maladie : il existe quelques traitements qui recommandent l’utilisation de fongicides comme le clotrimazole. Il est également conseillé de laisser les pieds à l’air le plus souvent possible.

Distribution de l’espèce : partout à travers le monde

Prévention : hygiène personnelle stricte. Il est conseillé de bien sécher la peau entre les orteils après un bain. Utiliser une poudre fongicide (contre les moisissures entre autres) sur les pieds. Nettoyage régulier du bain et de la douche, surtout si une personne infectée les utilise.

Vaccin : non disponible

Autres : les moisissures qui causent le pied d’athlète sont très résistantes, car elles possèdent des spores.


© Musée Armand-Frappier, 2008. Tous droits réservés.

Trichophyton rubrum

Dennis Kunkel Microscopy, Inc.

© Dennis Kunkel Microscopy, Inc.


Nom de l’espèce : le parasite Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax

Nom de la maladie : malaria, paludisme

Historique de la maladie

Passé : la malaria est la maladie infectieuse qui a eu le plus d’impact sur les humains, contribuant notamment à la chute des empires grec et romain. D'anciens écrits chinois et hindous font mention de cette maladie, décrivant les symptômes de fièvre et de frissons qui sont typiques de la malaria. Plusieurs chercheurs, dont Hippocrate à la fin du Ve siècle avant J.-C. jusqu’à Ronald Ross en 1902, ont étudié la malaria pour finalement démontrer que cette maladie était transmise par des moustiques. Cela expliquait que les gens exposés à des environnements marécageux étaient souvent atteints par cette maladie. En 1955, l’Organisation mondiale de la santé entama un programme d’éradication de la malaria, mais sans succès : les mousti Pour en lire plus

Nom de l’espèce : le parasite Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax

Nom de la maladie : malaria, paludisme

Historique de la maladie

Passé : la malaria est la maladie infectieuse qui a eu le plus d’impact sur les humains, contribuant notamment à la chute des empires grec et romain. D'anciens écrits chinois et hindous font mention de cette maladie, décrivant les symptômes de fièvre et de frissons qui sont typiques de la malaria. Plusieurs chercheurs, dont Hippocrate à la fin du Ve siècle avant J.-C. jusqu’à Ronald Ross en 1902, ont étudié la malaria pour finalement démontrer que cette maladie était transmise par des moustiques. Cela expliquait que les gens exposés à des environnements marécageux étaient souvent atteints par cette maladie. En 1955, l’Organisation mondiale de la santé entama un programme d’éradication de la malaria, mais sans succès : les moustiques et les parasites devinrent de plus en plus résistants les uns aux insecticides, les autres aux médicaments.

Présent : La malaria n’a jamais existé ou elle a été éradiquée dans la plupart des zones tempérées et dans plusieurs régions subtropicales. Elle demeure toutefois l’une des maladies les plus importantes dans presque tous les pays tropicaux. Plus de 100 millions d’individus sont infectés annuellement dans le monde et près d’un million en meurt.

Mode d’action du micro-organisme : la piqûre d’un moustique porteur de Plasmodium permet au parasite de pénétrer dans la circulation sanguine. Il se rend d’abord jusqu’au foie pour se reproduire puis envahit les cellules sanguines porteuses d’oxygène. Lorsque le parasite est dans le sang, il peut être repris par un autre moustique qui, en piquant de nouveaux individus, répand la maladie.

Symptômes de la maladie : fièvre, toux, frissons, sueur, diarrhée, maux de tête. De plus, la maladie peut évoluer vers des problèmes rénaux, pulmonaires et cérébraux, voire le coma et la mort.

Période d’incubation : sept à quatorze jours

Période de transmissibilité : chez les moustiques, la malaria demeure transmissible toute leur vie. Chez l’humain, le parasite peut être transmis aux moustiques durant environ un an.

Réservoir : les humains et les moustiques

Propagation : la transmission s’effectue par la piqûre du moustique du genre Anopheles. La piqûre permet à l’insecte d’ingérer du sang contaminé. Lorsque le moustique piquera un autre humain, il libérera le parasite dans le sang de l’individu.

Découvreur de l’espèce : Laveran en 1880

Traitement de la maladie : la chloroquine si le diagnostic est rapide.

Distribution de l’espèce : les forêts de l’Amérique du Sud, le sud-est de l’Asie et dans le sud du Sahara, en Afrique

Prévention : élimination des sites de reproduction des moustiques anophèles à proximité des populations humaines. Chloroquine ou mefloquine en prévention. Il est aussi conseillé d’utiliser des insecticides, des moustiquaires autour du lit, de fermer les fenêtres au crépuscule et durant la nuit.

Vaccin : non disponible

Autres : il existe certaines populations de l’Ouest africain qui sont résistantes à la malaria. L’hémoglobine de ces individus possède une mutation qui rend impossible la reproduction du parasite causant la malaria. Malheureusement, cette même mutation est responsable d’une maladie appelée anémie falciforme qui se traduit par une fatigue chronique. Pas joyeux comme choix !


© Musée Armand-Frappier, 2008. Tous droits réservés.

Plasmodium falciparum

Dennis Kunkel Microscopy, Inc.

© Dennis Kunkel Microscopy, Inc.


Nom de l’espèce : prion

Nom de la maladie : Maladie de Creutzfeldt-Jakob

Historique de la maladie : À la fin des années 1950, le neurologue américain Carleton Gajdosek prit des vacances en Australie, là où, selon les dires de certains de ses confrères, une tribu de Papouasie-Nouvelle-Guinée se trouvait affectée d’une maladie appelée kuru. Il alla en Papouasie et s’y installa pour étudier la maladie dont le terme, kuru, signifie « trembler » dans la langue des membres de la tribu. Les victimes souffraient d’une perte de contrôle des mouvements puis mouraient entre trois mois et un an après l’apparition des symptômes. Les femmes étaient davantage affectées que les hommes (3 : 1) et les enfants, indépendamment de leur sexe, plus que les adultes.

Les autopsies démontrèrent que le cerveau des personnes atteintes de kuru présentait des trous dans les Pour en lire plus

Nom de l’espèce : prion

Nom de la maladie : Maladie de Creutzfeldt-Jakob

Historique de la maladie : À la fin des années 1950, le neurologue américain Carleton Gajdosek prit des vacances en Australie, là où, selon les dires de certains de ses confrères, une tribu de Papouasie-Nouvelle-Guinée se trouvait affectée d’une maladie appelée kuru. Il alla en Papouasie et s’y installa pour étudier la maladie dont le terme, kuru, signifie « trembler » dans la langue des membres de la tribu. Les victimes souffraient d’une perte de contrôle des mouvements puis mouraient entre trois mois et un an après l’apparition des symptômes. Les femmes étaient davantage affectées que les hommes (3 : 1) et les enfants, indépendamment de leur sexe, plus que les adultes.

Les autopsies démontrèrent que le cerveau des personnes atteintes de kuru présentait des trous dans les neurones (encéphalite spongiforme). Gajdosek découvrit ensuite que les membres de la tribu pratiquaient un rituel post-mortem : le cannibalisme. L’agent causant la maladie, localisé de façon prédominante dans le cerveau, était transmis à travers ce rituel. Certaines parties du mort comme les muscles, étaient réservées aux hommes. Le cerveau et les organes internes étaient réservés aux femmes et aux enfants. Lorsqu’on mit un terme au cannibalisme, le kuru disparut.

En cherchant dans la littérature scientifique, Gajdosek découvrit que la maladie de Creutzfeldt-Jakob, l’insomnie familiale mortelle ainsi que le syndrome familial de Gerstmann-Straussler chez les humains se manifestaient par les mêmes symptômes. D’autre part, la tremblante du mouton et la maladie de la vache folle présentent des symptômes identiques. En fait, toutes ces maladies sont causées par le même type d’agents, les prions.

Mode d’action du microbe : les prions se retrouvent surtout dans les neurones (émetteurs et récepteurs de message) du cerveau et du système nerveux central (certains types de nerfs). La protéine cellulaire PrPc serait normalement présente dans le système nerveux des animaux. En présence du prion PrPsc (sc pour scrapie, le terme anglais qui désigne la maladie que causent les prions chez les moutons), cette dernière subirait un changement de conformation pour devenir à son tour une protéine infectieuse : un prion.

Symptômes de la maladie : confusion, troubles moteurs (manque de coordination), démence, tics, troubles de la mémoire, insomnie, etc.

Période d’incubation : de quinze mois à trente ans

Période de transmissibilité : les tissus du système nerveux central sont contagieux durant la période symptomatique, mais quelques études montrent que la maladie pourrait être transmissible même avant.

Réservoir : les humains et possiblement des animaux

Propagation : mal définie. Souvent, la propagation est associée à la transplantation ou à l’injection de tissus infectés. Des chercheurs croient également que la consommation de viande contenant les prions responsables de la maladie de la vache folle peut entraîner la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Découvreur de l’espèce : Stanley B. Prusiner

Traitement de la maladie : aucun

Distribution de l’espèce : cette maladie a été rapportée partout dans le monde

Prévention : porter une attention particulière lors de la transplantation d'organe afin d'éviter d'utiliser des tissus infectés par des prions. Au Canada, on n’accepte pas le sang de donneurs qui ont récemment séjourné en Angleterre.

Vaccin : non disponible

Autres : la maladie de la vache folle est souvent associée à la maladie de Creutzfeldt-Jakob, car les prions sont responsables des deux maladies. Puisque l’incubation inter-espèce est de dix à quarante ans, ce n’est qu’à long terme que l’on pourra éventuellement attribuer la maladie de Creutzfeldt-Jakob à l’ingestion de viande bovine contaminée par les prions.


© Musée Armand-Frappier, 2008. Tous droits réservés.

Creutzfeldt-Jakob

Illustration de Bruno Laporte

© Illustration de Bruno Laporte


Nom de l’espèce : le protozoaire Giardia lamblia

Nom de la maladie : la giardiase

Historique de la maladie

Passé : ce microbe fut découvert par l’inventeur du microscope, van Leeuwenhoek, lorsqu’il examina ses propres selles.

Présent : au Canada et aux États-Unis, le microbe de la giardiase est endémique dans les garderies. En 1998 au Canada, 5 519 cas de giardiase, dont 983 au Québec, ont été enregistrés. Mondialement, environ 200 millions de personnes sont infectées.

Mode d’action du micro-organisme : le microbe vit dans l’environnement sous forme de kyste. Une fois entré dans l’organisme par l’absorption d’eau contaminée, le microbe descend dans les intestins où il subit un dékystement. Il s’attache ensuite à la paroi intestinale et envahit l’intestin en se multipliant. Une accumulation de ces microbes dans les int Pour en lire plus

Nom de l’espèce : le protozoaire Giardia lamblia

Nom de la maladie : la giardiase

Historique de la maladie

Passé : ce microbe fut découvert par l’inventeur du microscope, van Leeuwenhoek, lorsqu’il examina ses propres selles.

Présent : au Canada et aux États-Unis, le microbe de la giardiase est endémique dans les garderies. En 1998 au Canada, 5 519 cas de giardiase, dont 983 au Québec, ont été enregistrés. Mondialement, environ 200 millions de personnes sont infectées.

Mode d’action du micro-organisme : le microbe vit dans l’environnement sous forme de kyste. Une fois entré dans l’organisme par l’absorption d’eau contaminée, le microbe descend dans les intestins où il subit un dékystement. Il s’attache ensuite à la paroi intestinale et envahit l’intestin en se multipliant. Une accumulation de ces microbes dans les intestins peut nuire à l’absorption des aliments.

Symptômes de la maladie : certaines personnes sont asymptomatiques, c’est-à-dire sans symptômes. Cependant, d’autres personnes ont de la diarrhée grave, des crampes et des flatulences importantes, ce qui cause souvent une perte de poids.

Période d’incubation : trois à vingt-cinq jours

Période de transmissibilité : durant toute l’infection. Cela peut s’étendre sur des mois.

Réservoir : les humains et possiblement les rongeurs, les cervidés (cerfs, chevreuils), les bovins et les animaux domestiques. Au Québec, une forte proportion de bovins est infectée par Giardia lamblia et contaminent l’eau par leurs fèces.

Propagation : la transmission s’effectue par l’eau contaminée par le microbe.

Découvreur de l’espèce : van Leeuwenhoek

Traitement de la maladie : il existe des médicaments comme l’hydrochlorure de mépacrine, le métronidazole ou la furazolidone.

Distribution de l’espèce : partout à travers le monde

Prévention : traitement adéquat des réserves d’eaux

Vaccin : non disponible

Autres : il existe des giardiases aiguës et chroniques. Un symptôme d’une giardiase chronique est la présence de diarrhées intermittentes.


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Giardia lamblia

Photo : Joel Mancuso

© Joel Mancuso


Nom de l’espèce : le protozoaire Toxoplasma gondii

Nom de la maladie : toxoplasmose

Historique de la maladie

Passé : cette maladie attira l’attention du public lorsqu'on constata que certaines malformations congénitales graves, voire la mort du fœtus pouvaient y être associées. Présent : actuellement, la toxoplasmose est souvent associée au décès des personnes atteintes du SIDA.

Mode d’action du micro-organisme : le microbe entre dans l’organisme par les voies fécale et orale. Il attaque alors éventuellement plusieurs organes comme les poumons, le cœur, le foie et la rétine. Le système immunitaire vient habituellement à bout de cette infection. Cependant, certains organes gardent des kystes de la bactérie. Ces kystes sont une forme résistante de la bactérie. Lorsque le système immunitaire d’un individu porteur de ces kystes s'affaiblit, la bactér Pour en lire plus

Nom de l’espèce : le protozoaire Toxoplasma gondii

Nom de la maladie : toxoplasmose

Historique de la maladie

Passé : cette maladie attira l’attention du public lorsqu'on constata que certaines malformations congénitales graves, voire la mort du fœtus pouvaient y être associées. Présent : actuellement, la toxoplasmose est souvent associée au décès des personnes atteintes du SIDA.

Mode d’action du micro-organisme : le microbe entre dans l’organisme par les voies fécale et orale. Il attaque alors éventuellement plusieurs organes comme les poumons, le cœur, le foie et la rétine. Le système immunitaire vient habituellement à bout de cette infection. Cependant, certains organes gardent des kystes de la bactérie. Ces kystes sont une forme résistante de la bactérie. Lorsque le système immunitaire d’un individu porteur de ces kystes s'affaiblit, la bactérie peut recommencer à se multiplier et à causer des dommages.

Symptômes de la maladie : exception faite des malformations congénitales ou de la mort du fœtus, la plupart des personnes atteintes n’ont généralement pas de symptômes (elles sont asymptomatiques). Les symptômes qui peuvent être éventuellement perçus sont un gonflement des ganglions ou les symptômes associés à la mononucléose.

Période d’incubation : dix à vingt jours lors de la consommation de viande non cuite et cinq à vingt jours dans le cas de contamination par un chat infecté.

Période de transmissibilité : cette maladie ne se transmet pas de personne à personne, excepté de la mère à l’enfant. Cependant, le microbe excrété par un chat atteint de cette maladie est infectieux d'un à cinq jours suivant l’excrétion. Le microbe peut par ailleurs vivre dans l’eau pendant plus d'un an.

Réservoir : chats, chiens, bovins, moutons et humains

Propagation : la transmission se fait généralement par les voies fécale ou orale. Cependant, la transmission peut aussi s’effectuer par l’ingestion de viande crue, par transfusion sanguine, par transplantation d’organe ou de la mère à l’enfant.

Traitement de la maladie : il existe des médicaments pour traiter la toxoplasmose comme la pyriméthamine et le sulfadiazine.

Distribution de l’espèce : partout à travers le monde

Prévention : éviter la consommation de viande crue, se laver les mains après avoir fait du jardinage, nettoyer les litières des chats régulièrement et se laver les mains ensuite, garder les chats domestiques à l’intérieur et les nourrir d’aliments commerciaux.

Vaccin : vaccin non disponible

Autres : la toxoplasmose est aussi connue sous d’autres noms : la maladie de la litière et la maladie du bac à sable.


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Toxoplasma gondii

Dennis Kunkel Microscopy, Inc.

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Nom de l’espèce : le protozoaire Trypanosoma

Nom de la maladie : trypanosomiase (dont la maladie du sommeil)

Historique de la maladie : étant donné la gravité de la maladie causée par ces bactéries pour les hommes comme pour les animaux, l'Organisation mondiale de la santé mobilise beaucoup de ressources pour essayer de trouver un vaccin contre les Trypanosoma. Au Canada, aucun cas de trypanosomiase n’a été enregistré en 1998.

Mode d’action du microbe : dès que le parasite atteint la circulation sanguine, il se multiplie. Le protozoaire envahit ensuite le système nerveux central et il cause des lésions.

Symptômes de la maladie : léthargie profonde (sommeil profond), traces de bave à la bouche, insensibilité à la douleur

Période d’incubation : la période d'incubation dure entre trois jours et plusieurs ann&ea Pour en lire plus

Nom de l’espèce : le protozoaire Trypanosoma

Nom de la maladie : trypanosomiase (dont la maladie du sommeil)

Historique de la maladie : étant donné la gravité de la maladie causée par ces bactéries pour les hommes comme pour les animaux, l'Organisation mondiale de la santé mobilise beaucoup de ressources pour essayer de trouver un vaccin contre les Trypanosoma. Au Canada, aucun cas de trypanosomiase n’a été enregistré en 1998.

Mode d’action du microbe : dès que le parasite atteint la circulation sanguine, il se multiplie. Le protozoaire envahit ensuite le système nerveux central et il cause des lésions.

Symptômes de la maladie : léthargie profonde (sommeil profond), traces de bave à la bouche, insensibilité à la douleur

Période d’incubation : la période d'incubation dure entre trois jours et plusieurs années, selon la souche par laquelle les personnes sont infectées.

Période de transmissibilité : une mouche infectée peut propager la maladie aussi longtemps qu'elle vit et les animaux sont infectieux pour les mouches aussi longtemps qu'ils véhiculent les protozoaires dans leur sang.

Réservoir : mouche tsé-tsé, humains, certains animaux domestiques et sauvages

Propagation : la propagation se fait lorsque les mouches tsé-tsé, infectées par le protozoaire, piquent des animaux (incluant les humains).

Traitement de la maladie : plusieurs médicaments comme la suramine, le melarsopol et l'eflornithine

Distribution de l’espèce : la distribution de l'espèce est confinée à l’Afrique tropicale et elle suit la distribution de la mouche tsé-tsé.

Prévention : se protéger contre les piqûres de la mouche tsé-tsé

Vaccin : non disponible

Autres : il existe une variante de cette maladie en Amérique appelée trypanosomiase américaine. Les symptômes diffèrent (malaises généraux, fièvre et problèmes de foie), mais c'est le même type de protozoaire qui cause la maladie, soit Trypanosoma.


© Musée Armand-Frappier, 2008. Tous droits réservés.

Trypanosoma

Musée Armand-Frappier

© Musée Armand-Frappier, 2008. Tous droits réservés.


Nom de l’espèce : la levure Candida albicans

Nom de la maladie : muguet

Historique de la maladie

Passé : des écrits datant des années 1800 décrivent des lésions buccales qui ressemblent à celles du muguet. En 1839, Bernard Langenbeck a décrit le micro-organisme responsable du muguet, la levure aujourd’hui appelée Candida albicans. On remarqua une augmentation générale des candidoses (infections causées par C. albicans) lors de l’apparition des antibiotiques. Pour expliquer ce phénomène, on pense que les antibiotiques tuent les bactéries gênant habituellement les populations de C. albicans. Ainsi délivrée de ces bactéries, la levure se multiplierait sans limites.

Mode d’action du micro-organisme : la levure C. albicans vit naturellement dans l’appareil respiratoire et la bouche de la plupart des êtres hu Pour en lire plus

Nom de l’espèce : la levure Candida albicans

Nom de la maladie : muguet

Historique de la maladie

Passé : des écrits datant des années 1800 décrivent des lésions buccales qui ressemblent à celles du muguet. En 1839, Bernard Langenbeck a décrit le micro-organisme responsable du muguet, la levure aujourd’hui appelée Candida albicans. On remarqua une augmentation générale des candidoses (infections causées par C. albicans) lors de l’apparition des antibiotiques. Pour expliquer ce phénomène, on pense que les antibiotiques tuent les bactéries gênant habituellement les populations de C. albicans. Ainsi délivrée de ces bactéries, la levure se multiplierait sans limites.

Mode d’action du micro-organisme : la levure C. albicans vit naturellement dans l’appareil respiratoire et la bouche de la plupart des êtres humains ainsi que dans le vagin de la plupart des femmes. Chez les individus en bonne santé, la levure C. albicans ne cause aucun problème puisque sa quantité est contrôlée par les autres microbes vivant alentour. Cependant, si un déséquilibre se produit, C. albicans peut se multiplier et produire une candidose comme le muguet.

Symptômes de la maladie : petites plaques blanches couvrant généralement la langue et la bouche.

Période d’incubation : deux à cinq jours

Période de transmissibilité : aussi longtemps que les lésions sont présentes

Réservoir : les humains

Propagation : par contact avec des sécrétions ou excrétions provenant de la bouche, de la peau ou du vagin infectés. La transmission peut aussi s’effectuer de la mère vers l’enfant lors de l’accouchement.

Traitement de la maladie : il existe des médicaments nommés nystatin ou azole qui se prennent oralement.

Distribution de l’espèce : partout à travers le monde

Prévention : désinfection des lits dans les pouponnières afin de ne pas propager le muguet d’un bébé à l’autre.

Vaccin : non disponible

Autres : le muguet est assez fréquent chez les nouveau-nés puisqu’ils ne possèdent pas encore de flore microbienne équilibrée. Il existe plusieurs autres types de candidoses qui peuvent s’attaquer à presque tous les organes du corps. Candida albicans, par exemple, peut causer la vaginite chez la femme.


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Candida albicans

Dennis Kunkel Microscopy, Inc.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • se familiariser avec le vocabulaire employé en microbiologie;
  • expliquer les interrelations entre les développements en imagerie et la compréhension actuelle de la cellule;
  • identifier les micro-organismes infectieux, décrire la lutte que leur fait le système immunitaire et les renforts de la médecine moderne;
  • décrire les bienfaits des micro-organismes.

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