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Narrateur : La Seconde Guerre mondiale eut d’importantes répercussions pour la situation des Afro-Canadiens et Afro-Canadiennes, initiant une époque de renouveau et d’espoir pour leurs communautés. La conscription et le recrutement de milliers de Canadiens et de Canadiennes également, ont créé une pénurie de main d’œuvre au niveau national. Les usines produisant des munitions et d'autres types d’équipement militaire avaient besoin de combler ce manque de main d’œuvre. Les Afro-Canadiens et les Afro-Canadiennes, les femmes en général et d’autres groupes minoritaires ont comblé ce déficit, ce qui leur permis d’accéder pour la première fois au marché du travail de manière officielle.

Tout comme lors de la Première Guerre mondiale, plusieurs Afro-Canadiens ont tenté de s’enrôler dans l’Armée canadienne et l’Aviation royale du Canada. Tandis que bon nombre furent refusés au début de la guerre, les Afro-Canadiens furent recrutés en masse à partir de 1940 et 1941. Néanmoins, quelques fonctions militaires leurs étaient toujours interdites.

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Narrateur : Jim Braithwaite, qui n’était qu’un adolescent lorsque la guerre a éclaté, décrit ce qui est à quand son frère Daniel lorsque ce dernier s’est présenté à un bureau de recrutement pour s’enrôler dans l’armée de l’air.
Jim Braithwaite :
Ce qui est arrivé en 1940, c’est que mon frère Danny a voulu s’enrôler dans l’Aviation royale du Canada. Il s’est donc présenté à un bureau de recrutement à Toronto et on lui a dit que pour le moment, ils ne recrutaient personne parce que leur quota était atteint. Il fallait attendre le mois prochain. Danny est revenu chez nous; le lendemain, l’annonce cherchant de jeunes gens pour s’engager dans l’Aviation royale du Canada s’est retrouvée dans le journal encore une fois, donc il savait que quelque chose clochait. Il est retourné au même bureau de recrutement une semaine après, et là-bas, on lui a dit qu’ils ne recrutaient pas pour le moment, mais que son nom était sur une liste et qu’on le contacterait le moment venu. Mon frère leur a dit « Qu’est-ce qui va m’arriver si on me contacte au cours du prochain mois pour être conscrit? Qu’est-ce que je fais? » Et on lui a dit : « Oh, ne vous inquiétez pas. Si on vous contacte, revenez ici et nous vous inscrirons dans l’Aviation royale du Canada. » Il dit : « Vous êtes sûr? » « Oui. » « Très bien. » Mon frère est rentré chez nous. Deux mois plus tard, il a bel et bien reçu une lettre lui indiquant qu’il était appelé à la guerre. Il l’a apporté au bureau de recrutement de l’Aviation Royale du Canada. Ils ont jeté un coup d’oeil à la lettre et lui ont dit « Désolé, nous ne pouvons pas vous accepter dans l’armée de l’air. C’est l’armée de terre qui possède la priorité dans le recrutement actuel. Vous devez donc vous enrôler dans l’armée de terre. Après avoir été enrôlé, vous pouvez demander un transfert au service supérieur de l’Armée de l’air et peut-être qu’ils vous l’accorderont. »

Mon frère était extrêmement fâché. Selon lui, c’était un cas de discrimination et c’est exactement ce qu’il leur a dit. Il a dit qu’il ne s’enrôlerait pas dans l’armée de terre et qu’en plus, il allait faire appel de cette décision. Il est donc rentré chez nous et continua à travailler environ six mois. À ce moment-là, l’armée cherchait à le contacter. Ils sont venus à la maison et ils ont demandé de voir Daniel Braithwaite. « Il est au boulot » Ils ont attendu jusqu’à ce qu’il soit rentré et ils lui ont dit « Nous vous cherchons depuis six mois. Vous vous êtes absenté illégalement de l’armée. Il faut que nous vous emmenions avec nous parce que vous êtes considéré un déserteur. » Mon frère a raconté son histoire à la police militaire. Ils étaient bien disposés à son égard, mais ils ne pouvaient rien faire pour lui. Ma mère a dit à ces deux policiers bien bâtis « Vous n’allez pas prendre mon fils. »  En prenant son balai, elle tenta de les chasser hors de la maison. C’était extrêmement comique, mais c’était sérieux. Elle leur a dit « Sortez de ma maison, vous ne toucherez pas à mon fils. » Les deux policiers  ne bougeaient pas. Ils attendaient et mon frère de leur dire « Ne vous inquiétez pas, appelez Me Pitt, l’avocat [Me B.J. Spencer Pitt, avocat noir de Toronto], faites-lui part de mon histoire et nous mettrons cette affaire au clair. Danny a raconté à Pitt ce qui est arrivé et Pitt a téléphoné l’armée pour leur expliquer la situation. L’armée lui a répondu qu’il n’y avait pas grand-chose qu’elle pouvait faire pour l’aider, mais que Danny aurait une chance d’expliquer sa situation. Pendant ce temps, mon père téléphona à Ottawa, parce qu’il était un partisan fidèle de la FCC, et il parla à M. J. Coldwell, le dirigeant de la FCC. Coldwell lui a dit qu’il en parlerait en Chambre des Communes et qu’il demanderait ce qui se passe avec le recrutement au Canada. À cette époque, le Ministre de la Défense nationale, je crois qu’il s’appelait M. Powler, lui a dit : « Ne mentionnez pas cette question en Chambre. Je peux résoudre le tout très facilement. Nous ne voulons pas mettre en danger le processus du recrutement et surtout au moment où la guerre ne fait que commencer. Nous devons garder tout ça sous contrôle. » La question n’a pas été discutée en Chambre, mais le Ministre de la Défense nationale a appelé à Toronto et apparemment, le jeune homme du bureau de recrutement a pris le blâme de l’incident.

Mon papa m’a alors dit « Ils prétendent que maintenant, ils recrutent toutes les personnes qualifiées qui se manifestent. » Il m’a indiqué: « Jim, rends-toi  là-bas et voit s’ils disent vrai. » Je n’avais aucune intention de m’enrôler dans l’Aviation royale du Canada, ni dans l’armée. J’avais seulement 19 ans et je venais à peine de finir mes études. Je lui ai répondu : « Je ne veux pas m’enrôler dans l’Aviation royale du Canada. » « Garçon, tu fais ce que je te dis. » À cette époque, vous devez comprendre que lorsque votre père vous ordonne de faire quelque chose, vous lui obéissez ou vous quittez la maison. Je suis donc allé au bureau de recrutement et après environ une heure, j’étais enrôlé dans l’armée de l’air.

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Narrateur : Jim Braithwaite a servi comme membre de l’effectif de sol, chargé d'entretenir les avions de combat américains. Par ailleurs, Daniel Braithwaite n'a jamais réalisé son rêve de servir dans l’Aviation royale du Canada.

Jim Braithwaite Partie 2 :

En fait, Daniel n’est jamais parvenu à servir dans l’Aviation royale du Canada. Il a servi dans l’armée de terre et il a tenté d’obtenir un transfert. Or, lorsqu’il était [inaudible] en Nouvelle-Écosse, il s’est blessé lors d’une session d’entraînement. Il a ainsi été démobilisé avec honneur avant d’être transféré.

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Narrateur : Entrer dans le service, c’était une chose, mais le traitement qu’on recevait une fois recruté, c’était tout à fait autre chose. Jackie Washington, la légende hamiltonienne de jazz et de blues, décrit son expérience militaire de 1941 jusqu’en 1943, soit l’année de sa démobilisation.

Jackie Washington Partie 1
Premièrement, j’étais le seul Noir dans mon régiment. Nous avions un capitaine, un lieutenant et un sous-lieutenant. Chaque fois qu'ils entraient, ils faisaient au moins une blague sur les Noirs, sur moi. J’en ai rapidement eu assez et je leur ai dit « Écoutez, je n'aime pas ça. »
« Oh, mais c’est juste pour s’amuser. »
Je leur ai répété « Je n'aime pas ça. »
Mais ça ne les a pas arrêtés. Ils se pensaient vraiment drôles. Je me suis dit que moi aussi, je pouvais être drôle et que je pourrais peut-être leur apprendre une leçon en même temps. Nous avons alors reçu l’ordre de sortir, après avoir fini l’entraînement de base, Numéro 20 à Brantford. Nous nous sommes rendus par train à Barrie Field (Kingston). Quand nous sommes arrivés là-bas, il faisait vraiment chaud. Nous étions debout sur le terrain de manœuvre avec tout notre équipement. Les officiers sont venus faire l’inspection du bataillon. Il y avait l’adjudant du régiment, le sous-lieutenant, le premier lieutenant, deux capitaines et un commandant de bataillon. Ils ont marché jusqu’au bout de chaque rangée pour s'assurer que tous les gars étaient en garde-à-vous. Quand ils sont arrivés à ma rangée, le Capitaine Black se dirigea vers moi. Ils ont alors tous commencé à rigoler. Oh! J’étais aux aguets. Je savais bien qu’ils se moqueraient de moi.
« Washington… »
J’ai répondu : « Oui, officier. »
« Je vois que vous n’êtes pas en forme. »
J’ai dit : « Pardon? »
Il répliqua : « Vous n’êtes pas en forme. Vous avez l’air un peu pâle. »
Ils ont tous éclaté de rire. Moi, je riais avec eux. Après cet incident, ils ont continué leur  inspection des rangs. Un peu plus tard, l’adjudant du régiment a dit « Les malades, ceux qui doivent aller à l’hôpital, quittez les rangs et venez ici. »
J’ai donc quitté les rangs et j’ai suivi les malades. L’ambulance est venue et elle nous a emmené à l’hôpital militaire de Kingston où on m’a assigné lit et tout et tout. Je mangeais trois repas par jour. À peu près une semaine plus tard, une infirmière en chef est venue me voir avec mon dossier en main. Elle m’a dit « Washington, j’ai votre dossier médical ici et il semble que vous ne soyez pas malade. »
Je lui ai répondu : « Bien, je n’ai jamais dit que j’étais malade. »
Elle répliqua : « Mais alors, comment êtes-vous arrivé ici?
J’ai dit : « Bien, le Capitaine Black m'a dit que j'étais malade et lui, c’est un officier. Il s’y connaît plus que moi.
« Oh! » répondit-elle, « Il a dit ça, histoire de rire. Et vous, vous avez pris sa blague au sérieux. Prenez vos effets personnels et sortez! Merci! » [Rires]

Narrateur : Jackie Washington fut celui qui ria le dernier, car il décida de s’inventer une autre maladie, en avalant des raisins secs. Sur les radiographies, les raisins passaient pour des ulcères d’estomac, ce qui lui permit d’être immédiatement démobilisé.

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Narrateur : Voici M. Jackie Washington qui chante «Ration Blues»

Jackie Washington

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Narrateur : Une nouvelle forme de militantisme se développa graduellement chez les Noirs et les femmes qui avaient réussi pour la première fois à obtenir du travail dans les usines. Ils n’étaient pas disposé(e)s à abandonner ces postes pour retourner, à la suite de la guerre, aux emplois qu’ils détenaient des années auparavant. De plus, les militaires noirs, ayant risqués leurs vies pour leur pays, développèrent une attitude très combative de retour au Canada. Wilma Morrison, reconnue pour avoir mené le mouvement de conservation de la Chapelle BME de Nathaniel Dett à Niagara Falls, faisait partie, dans les années 1940, du groupe des jeunes hamiltoniens de l’église Stewart Memorial. Elle raconte ses expériences lors de manifestations assises (sit-ins) que ces jeunes effectuèrent dans des restaurants d’Hamilton et même à une patinoire, afin d’assurer l’accès de ces lieux aux populations noires.

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Wilma Morrison : Le révérend J. C. Holland était notre mentor et un homme merveilleux – reconnu parmi la communauté entière d’Hamilton – il était également notre ministre à l’église Stewart Memorial. Parfois, des personnes venaient nous raconter leurs mauvaises expériences et divers incidents qui se produisaient dans des restaurants ou ailleurs. Alors, nous décidions généralement de mettre nous plus beaux habits pour nous rendre en groupe dans ces divers restaurants. Je ne me souviens plus des noms de ces restaurants – en tout cas, ils n’existent probablement plus maintenant – mais on ne nous a jamais refusé de nous servir quand nous étions en groupe. Par la suite, nous avons fait la même expérience, mais en y allant en couples et on nous permettait toujours de manger. Nous sommes allés à environ trois ou quatre restaurants à des périodes différentes. Un jour, quelqu’un a dit que la patinoire, l’Alexandra – ça, je m’en souviens bien – ne nous laissait pas entrer. Des personnes y étaient allées individuellement et en couples, mais on leur avait refusé l’accès. Nous avons donc décidé d’agir et de réserver la patinoire. Oliver Holland, le fils du révérend Holland, l’a réservée au nom des jeunes, en mentionnant seulement que nous étions un «groupe de jeunes de l’église». Il n’a pas précisé de quelle église, parce qu’ils auraient su automatiquement qui nous étions. Nous nous sommes rencontrés à l’église pour ensuite se diriger à la patinoire. En arrivant à la patinoire, le pauvre portier fit une crise de nerfs.
« Oh! », il nous a dit, « Je pense qu’il y a une erreur. »
Oliver a répondu : « Non, il n’y a pas d’erreur monsieur » Oliver était avocat et il a répliqué : « Non, nous avons réservé l’endroit pour le groupe de jeunes de l’église et nous vous avons dit que nous serions ici à 19 heures. »
« Euh… », a-t-il dit, « Il faut que j’appelle ma patronne. »
Il a donc appelé sa patronne qui lui a dit de ne pas nous laisser entrer. Je crois qu’ils pensaient que nous allions partir sans faire de bruit, que nous allions retourner chez nous tout simplement, mais ce n’est pas ce que nous avons fait. Nous sommes restés, là, devant la porte. Chaque fois que quelqu’un voulait entrer pour patiner, nous leur disions « Désolé, mais c’est fermé. »

La patinoire est ainsi restée déserte et ce soir-là, ils n’ont pas fait d’argent. Ce que c’est stupide! La patronne a donc dû payer pour ne pas vouloir nous laisser entrer.

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Narrateur : En 1954, la Loi sur les pratiques d’accommodation justes, proscrivant la discrimination dans les endroits publics, a été promulguée en Ontario. Elle est notamment le fruit des efforts de divers groupes comme le groupe de jeunes de l’église Steward Memorial, de la National Unity Association (Association de l’unité nationale) de Chatham et Dresden, de même que le Jewish Labour Committee (Comité syndical juif) et bon nombre de groupes ayant demandés l’adoption de lois anti-discriminatoires. Dans le domaine du travail, cette lutte peut être représentée par les efforts de Stanley G. Grizzle, ancien juge de la Cour de citoyenneté, ayant lui-même participé à de telles revendications.

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Stanley G. Grizzle : Dans les années 1940 les porteurs noirs travaillant dans les wagons-lits de l’industrie ferroviaire se sont syndiqués. Ils ont demandé que des mesures d’accommodation anti-discriminatoires soient adoptées aux niveaux fédéral et provincial. Plus particulièrement, ils dénonçaient la discrimination dans le domaine du travail, notamment à l’embauche et dans le cas de promotions. À cette époque, il y avait environ 20 à 25 syndicats internationaux possédant des provisions constitutionnelles proscrivant l'adhésion des Noirs.
L’organisation responsable de la prise de conscience syndicale au Canada et aux États-Unis envers la discrimination sous toutes ses formes et la ségrégation est le Jewish Labour Committee (Comité syndical juif). Sous la direction de Kalmen Kaplansky, cette organisation a mis de l’avant un programme d’éducation et de sensibilisation efficace et ce, à même les syndicats canadiens. En 1951, le Brotherhood of Sleeping Car Porters (Syndicat des porteurs de wagons-lits), division C. P. R. de Toronto, avait établi son propre comité des droits de la personne présidé par moi. Parmi ses premiers membres, on retrouvait Desmond Davis, Edward Brown, Lester Brown, Leo Chevalier, Robert Willis, Len Johnston, Fred Sloman, Ernest Stinson, John W. Jackson et G. H. Brown. Après des centaines d'appels téléphoniques, de lettres, de réunions de comité, de manifestations, de réunions syndicales et de conférences, les syndicats des porteurs constituaient la présence noire la plus importante menant la lutte pour l’obtention de lois anti-discriminatoire – avec l’appui inestimable d’autres syndicats, d’églises et de groupes communautaires – nous avons été bénis, car les législations suivantes furent adoptées: la Loi ontarienne sur les pratiques justes en matière d'emploi a été promulguée en 1951; la Loi canadienne sur les pratiques justes en matière d'emploi a été adoptée en 1953; la Loi ontarienne sur les pratiques d’accommodation justes a été promulguée en 1954 et la Loi canadienne sur les pratiques d’accommodation justes a été adoptée en 1955. Rappelons-nous que cette idée de législation favorisant des pratiques plus justes en matière de travail revient au Brotherhood of Sleeping Car Porters. Il s’agit d’une contribution importante des porteurs au développement historique du Canada et des États-Unis.

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Narrateur : Or, la Loi sur les pratiques justes en matière du travail adoptée en 1951 et la Loi sur les pratiques d’accommodation justes adoptées en 1954 furent mises à dure épreuve, notamment pour ceux et celles qui continuèrent à subir de la discrimination après l’adoption de ces lois. En réponse à ces problèmes, Hugh Burnett et la National Unity Association (Association de l’unité nationale) ont redoublé leurs efforts, en mettant ce type de législation à l’épreuve dans deux restaurants de Dresden (Ontario).

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Narrateur : L’ensemble des pressions exercées sur les gouvernements et engendrées par la communauté noire, conjointement avec les éléments syndicaux les plus progressifs comme le Jewish Labour Committee (Comité syndical juif) et le Congrès canadien juif, a permis aux Canadiens et Canadiennes de toutes origines d’avoir pleinement accès à leurs droits et libertés et ce, bien que nous les prenions pour acquis de nos jours. Nous devons également mentionner la contribution importante de Donald Moore et de l’Association de la citoyenneté noire de Toronto dans le développement du multiculturalisme canadien tel que nous le connaissons aujourd’hui, notamment en revendiquant dans les années 1950 l’ouverture de l’immigration canadienne aux personnes d’origine africaine et autres nationalités non-blanches.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • expliquer comment l’engagement du Canada sur la scène internationale a façonné et continue de façonner son identité;
  • commenter le contexte politique et social des Afro-Canadiens de 1900 à la Deuxième Guerre mondiale;
  • discuter des droits civils des Afro-Canadiens de 1960 à aujourd’hui.

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