Traité de 1752
Inclut dans une lettre du gouverneur Hopson au
Très honorable compte de Holdernesse le 6 décembre 1952
Traité ou
Articles de la Paix et de l'Amitié renouvelée

"Entre"
Son Excellence Peregrine Thomas Hopson, écuyer, capitaine général du Gouverneur en Chef pour le Roy de la Grande Bretagne de la Province de la Nouvelle-Écosse de l'Acadie, vice-amiral de ladite province et colonel d'un régiment d'infanterie, et le Conseil de Sa Majesté dans cette province en faveur de ladite Majesté d'une part --
et
Le major Jean-Baptiste Cope, Chef Sachem de la tribu des Sauvages Mick Mack habitant les Côtes de l'Est de ladite province et Andrew Hadley Martin, Gabriel Martin et François Jeremie, membres et délégués de la susdite tribu pour eux-mêmes et leurs héritiers et les héritiers de leurs héritiers à jamais d'une autre part. Ledit traité commencé, fait et conclu dans la manière, forme et teneur qui s'ensuivent.

1. Il est convenu Pour en lire plus

Traité de 1752
Inclut dans une lettre du gouverneur Hopson au
Très honorable compte de Holdernesse le 6 décembre 1952
Traité ou
Articles de la Paix et de l'Amitié renouvelée

"Entre"
Son Excellence Peregrine Thomas Hopson, écuyer, capitaine général du Gouverneur en Chef pour le Roy de la Grande Bretagne de la Province de la Nouvelle-Écosse de l'Acadie, vice-amiral de ladite province et colonel d'un régiment d'infanterie, et le Conseil de Sa Majesté dans cette province en faveur de ladite Majesté d'une part --
et
Le major Jean-Baptiste Cope, Chef Sachem de la tribu des Sauvages Mick Mack habitant les Côtes de l'Est de ladite province et Andrew Hadley Martin, Gabriel Martin et François Jeremie, membres et délégués de la susdite tribu pour eux-mêmes et leurs héritiers et les héritiers de leurs héritiers à jamais d'une autre part. Ledit traité commencé, fait et conclu dans la manière, forme et teneur qui s'ensuivent.

1. Il est convenu que les articles de soumission et d'agrément faits à Boston dans la Nouvelle Angleterre par les Sauvages délégués de Penobscot Norridgwolk et de la Rivière de Saint Jean dans l'année 1725 ratifiés et confirmés par toutes les Tribus de la Nouvelle-Écosse à Annapolis Royal dans le mois de juin 1726 et dernièrement renouvelés avec le Gouverneur Cornwallis à Halifax et ratifiés de la Rivière Saint-Jean maintenant lus entièrement, expliqués et interprétés sont et seront à partir de ce jour jusqu’aux jours à venir renouvelés, réitérés et conformés pour toujours par les susdits sauvages et leur tribu et que les susdits sauvages pour eux-mêmes, pour leur tribu et pour leurs descendants susdits font et renouvellent les mêmes soumissions solennelles et les mêmes promesses pour l'étroite observance de tous les articles contenus dans ces traités comme il a été fait jusqu'à présent.

2. Que tout ce qui est passé de part et d'autre pendant la dernière guerre sera entièrement oublié des deux côtés, et que la hache sera enterrée et que le gouvernement de Sa Majesté dans cette province accordera toute sorte d'amitié, de faveur et de protection aux susdits sauvages.

3. Que la susdite tribu fera tout son possible pour engager les autres sauvages à renouveler et à ratifier cette présente paix, qu'ils avertiront, découvriront et feront savoir tous les dessins ou les entreprises que pourront faire les autres sauvages ou d’autres ennemis que ce soit contre les sujets de Sa Majesté habitant dans cette province et cela aussitôt qu'ils en auront connaissance. Et de plus, ils feront tous les efforts pour s'y opposer d'une autre part si quelques sauvages refusant de ratifier cette paix font la guerre à la tribu qui vient de la confirmer, aussitôt que ladite tribu en aura porté ses plaintes, elle recevra du gouvernement telle assistance et tel secours que le cas pourrait requérir.

4. De plus, il est convenu que la susdite tribu des sauvages, ne sera aucunement empêchée mais au contraire, aura une entière liberté de chasser et de pêcher comme de coutume. Et qu'au cas que lesdits sauvages demandent qu’il leur fut alloué un magasin d'échange sur la Rivière Chubenaccadie, ou dans toute autre place de leurs habitations, ils en auront un de bâti et rempli de marchandises convenables pour être échangées avec celles des sauvages, et qu'au même temps lesdits sauvages auront un entière liberté d'apporter pour vendre à Halifax ou dans toute autre plantation que ce soit dans cette province, les fourrures, volailles, poissons et toute autre chose qu’ils auront à vendre et le tout à tel avantage qu’ils pourront en tirer.

5. Que l'on donnera aux susdits sauvages chaque six mois à venir telle quantité de pain, farine et autres provisions qui seront jugées nécessaires et que l'on pourra avoir dans le temps pour leurs familles et à proportion de leur nombre, et qu'on aura les mêmes égards pour les autres tribus de sauvages qui dans la suite pourront ou voudront accéder, renouveler et ratifier cette présente paix dans les conditions ci-mentionnées.

6. Que pour entretenir une bonne harmonie et une correspondance mutuelle entre les susdits sauvages et ce gouvernement, Son Excellence Peregrine Thomas Hopson, écuyer, capitaine général et Gouverneur en Chef pour Sa Majesté de la Province de la Nouvelle-Écosse ou l’Acadie, vice amiral de ladite province et colonel d'un régiment d'infanterie, promet, pour Sa Majesté Britannique de donner en présents aux susdits sauvages chaque année au premier octobre aussi longtemps que lesdits sauvages observeront les articles susmentionnés et demeureront amis, des couvertures, du tabac, de la poudre et du petit plomb. Que d'autre part les susdits sauvages promettent de venir chaque année au premier octobre eux-mêmes ou leurs délégués pour recevoir les susdits présents et renouveler leurs amitiés et leurs soumissions.

7. Que les susdits sauvages feront tout ce qui sera en leur pouvoir pour sauver la vie et les effets de quelque personne que ce soit, dont les vaisseaux viendront échouer sur les côtes qu'ils habitent, et amèneront, les peuples et les effets, qu'ils auront sauvés à Halifax où ils seront récompensés selon la valeur de susdits effets.

8. Que toutes les disputes de quelque nature qu'elle soit qui pourront arriver ou s'élever entre les sauvages actuellement en paix et tous autres sujets de Sa Majesté que se soit, seront amenés devant la Cour de justice de Sa Majesté pour les causes civiles devant laquelle cour lesdits sauvages jouiront des mêmes bénéfices, privilèges et avantages que tout autre sujet de Sa Majesté.

En foi et en témoignage de quoi on a apposé le grand sceau de ladite province et les parties y ont réciproquement souscrit et elles l’ont signé dans la Chambre du conseil à Halifax le 22 novembre 1752 dans la 26e année du règne de Sa Majesté.

P.T. Hopson Jean Baptiste Cope X
Chas. Lawrence Mark Martin X
Benj. Green Andrew Hadley X
Jno. Salusbury Francis Jeremiah X
Willm. Steele Gabriel Martin X
Jno. Collier


Atlantic Policy Congress of First Nations Chiefs. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Les apprenants seront en mesure de comprendre les conditions du traité signé en 1752 entre le gouverneur britannique et divers dirigeants autochtones.


Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons