Marcher le long de la rue Wellington dans la capitale du Canada, c’est comme parcourir le processus législatif du pays. Le long de ce court tronçon de rue, les gens passent devant la Chambre des communes, le Sénat et la Cour suprême du Canada. Et s’ils s’écartent un peu du chemin, ils se retrouveront à prendre le thé avec cinq femmes qui ont fait évoluer les droits des Canadiens — et surtout des Canadiennes! — à tout jamais.

Il y a 100 ans, les Canadiennes n’avaient pas le droit d’être propriétaire de leur maison, de voter ni d’aspirer à exercer nombre de professions. Elles n’avaient pas non plus le droit de siéger au Sénat du Canada.

En 1928, les Célèbres cinq — nom sous lequel sont mieux connues les Albertaines Irene Parlby, Louise McKinney, Nellie McClung, Emily Murphy et Henrietta Muir Edwards — se sont battues pour être reconnues en tant que « personnes ». À cette époque, au Canada, les femmes ne pouvaient être légalement nommées au Sénat. Les Célèbres cinq ont décidé de contester cette loi et ont porté leur cause jusqu’à la Cour suprême. Ce droit leur a été refusé, ce q Pour en lire plus
Marcher le long de la rue Wellington dans la capitale du Canada, c’est comme parcourir le processus législatif du pays. Le long de ce court tronçon de rue, les gens passent devant la Chambre des communes, le Sénat et la Cour suprême du Canada. Et s’ils s’écartent un peu du chemin, ils se retrouveront à prendre le thé avec cinq femmes qui ont fait évoluer les droits des Canadiens — et surtout des Canadiennes! — à tout jamais.

Il y a 100 ans, les Canadiennes n’avaient pas le droit d’être propriétaire de leur maison, de voter ni d’aspirer à exercer nombre de professions. Elles n’avaient pas non plus le droit de siéger au Sénat du Canada.

En 1928, les Célèbres cinq — nom sous lequel sont mieux connues les Albertaines Irene Parlby, Louise McKinney, Nellie McClung, Emily Murphy et Henrietta Muir Edwards — se sont battues pour être reconnues en tant que « personnes ». À cette époque, au Canada, les femmes ne pouvaient être légalement nommées au Sénat. Les Célèbres cinq ont décidé de contester cette loi et ont porté leur cause jusqu’à la Cour suprême. Ce droit leur a été refusé, ce qui ne les a pas découragées. Elles ont ensuite amené leur cause devant le Conseil privé britannique, qui a cassé la décision de la Cour suprême.

Entre les deux guerres mondiales, les Canadiennes ont acquis de nombreux droits, y compris celui de voter, d’occuper un poste, d’être propriétaire et de siéger au Sénat. Dans les années qui ont suivi, davantage de lois ont été modifiées de façon à protéger les droits et les libertés d’autres Canadiens et Canadiennes, comme les personnes de descendance autochtone, les personnes handicapées et les néo-Canadiens.

L’engagement civique — quand des citoyens et citoyennes ordinaires prennent part au changement démocratique en manifestant, en signant des pétitions, en marchant pour la paix, en écrivant des lettres à leur député ou en contestant une loi devant les tribunaux — est la pierre d’angle de la démocratie canadienne. Les luttes et les réalisations des Célèbres cinq et d’autres pionniers et pionnières de l’engagement social ont touché les gens du Canada d’un bout à l’autre du pays et continuent d’inciter les citoyens et citoyennes à exercer leurs droits durement gagnés.

À l’endroit même où les Célèbres cinq ont remporté leur victoire historique, on peut voir et admirer un monument commémorant leur réussite. Créé en 2000 par l’artiste albertaine Barbara Paterson, Les femmes sont des personnes!, un monument en bronze coulé, est l’un des quelques monuments de la colline du Parlement qui honorent des citoyens et citoyennes « ordinaires ».

L’action est figée au moment de la victoire — les femmes lèvent leur tasse de thé à leur réussite et tiennent un journal où la manchette du jour titre « Les femmes sont des personnes! ». L’artiste a délibérément choisi cette scène : il y a 100 ans, les Canadiennes ont milité pour obtenir le droit de vote, ou droit de suffrage comme on disait parfois. Un des éléments de l’efficace stratégie d’organisation des suffragettes consistait à inviter les gens à un « thé rose », une petite fête organisée dans un endroit méticuleusement tapissé de napperons et de décorations roses — déplaisant à souhait pour ces messieurs —, où les dames pouvaient planifier leur plan d’attaque pour faire progresser les droits des femmes.

En hommage aux personnes qui ont lutté et qui lutteront pour leurs droits, Barbara Paterson a ajouté une chaise vide à sa sculpture, invitant ainsi les gens en visite à fêter la victoire des Célèbres cinq, qui était aussi celle de tous les Canadiens et Canadiennes.

© Commission de la capitale nationale. Tous droits réservés.

Photo de la sculpture Les femmes sont des personnes! avec la tour de la Paix à l’arrière-plan, 2005

Le monument souligne la victoire des Célèbres cinq, à quelques pas des édifices du Parlement.

La commission de la capitale nationale
vers 2005
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Photo de Nellie McClung qui tient un journal, 2007

La manchette du jour titrait « Les femmes sont des personnes! » à la suite de la décision favorable du Conseil privé à la requête des Célèbres cinq.

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Les femmes sont des personnes!

On voit les Célèbres cinq qui fêtent leur victoire autour d’une tasse de thé. Une chaise vide invite les visiteurs et visiteuses à se joindre à elles.

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Depuis 1928, de nombreuses femmes ont siégé au Sénat du Canada. Choisissez-en une et rédigez un court texte sur sa vie, ses réalisations et sur ce qu’elle a apporté au Canada.
Depuis 1928, de nombreuses femmes ont siégé au Sénat du Canada. Choisissez-en une et rédigez un court texte sur sa vie, ses réalisations et sur ce qu’elle a apporté au Canada.

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Les journaux doivent saisir l’essence d’une histoire en quelques mots. Souvent, une autre personne que l’auteur ou l’auteure de l’article rédige la manchette. Regardez un journal national dans sa version imprimée ou électronique. En quoi la manchette incite-t-elle les gens à lire l’article? La manchette du même article serait-elle différente dans un journal local? Comparez deux journaux, l’un national, l’autre local. Choisissez un article, mais omettez son titre. Échangez votre article avec celui d’un ou d’une autre élève. Donnez un titre à l’article.
Les journaux doivent saisir l’essence d’une histoire en quelques mots. Souvent, une autre personne que l’auteur ou l’auteure de l’article rédige la manchette. Regardez un journal national dans sa version imprimée ou électronique. En quoi la manchette incite-t-elle les gens à lire l’article? La manchette du même article serait-elle différente dans un journal local? Comparez deux journaux, l’un national, l’autre local. Choisissez un article, mais omettez son titre. Échangez votre article avec celui d’un ou d’une autre élève. Donnez un titre à l’article.

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Qui sont les personnes qui ont une influence marquante sur votre collectivité? Comment ont-elles changé les choses pour le mieux? Cherchez l’expression « engagement civique ». Que signifie-t-elle? En petits groupes, choisissez une personne qui a vécu ou qui vit dans votre collectivité et dont l’influence a été positive. Concevez un monument commémorant ses réalisations. La chaise vide de la sculpture de Barbara Paterson invite les gens à participer. Votre monument peut-il en faire de même? Proposez ce monument à votre classe.

Élargissez l’activité! On a coulé deux exemplaires de la sculpture de bronze de Barbara Paterson : l’une est installée sur la colline du Parlement, l’autre se trouve à Calgary, en Alberta. Votre monument a-t-il un caractère provincial ou national? Pourrait-on l’installer dans la capitale du Canada? Si tel est le cas, suggérez un endroit où l’on pourrait installer votre monument à Ottawa.
Qui sont les personnes qui ont une influence marquante sur votre collectivité? Comment ont-elles changé les choses pour le mieux? Cherchez l’expression « engagement civique ». Que signifie-t-elle? En petits groupes, choisissez une personne qui a vécu ou qui vit dans votre collectivité et dont l’influence a été positive. Concevez un monument commémorant ses réalisations. La chaise vide de la sculpture de Barbara Paterson invite les gens à participer. Votre monument peut-il en faire de même? Proposez ce monument à votre classe.

Élargissez l’activité! On a coulé deux exemplaires de la sculpture de bronze de Barbara Paterson : l’une est installée sur la colline du Parlement, l’autre se trouve à Calgary, en Alberta. Votre monument a-t-il un caractère provincial ou national? Pourrait-on l’installer dans la capitale du Canada? Si tel est le cas, suggérez un endroit où l’on pourrait installer votre monument à Ottawa.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • apprécier l’apport des femmes à la société canadienne;
  • se servir d’un texte efficace pour écrire une manchette convaincante;
  • souligner le travail de ceux et celles qui participent au développement de la conscience communautaire dans leur collectivité.

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