William Frederick King naît en 1854 à Stowmarket (Suffolk), en Angleterre. Peu de temps après, en 1862, sa famille immigre au Canada et s’installe à Port Hope, en Ontario. En 1875, il obtient son baccalauréat avec haute distinction de l’Université de Toronto, où il décroche la médaille d’or de l’université en mathématiques. Toute sa vie durant, il occupera d’ailleurs ses temps libres à effectuer des calculs mathématiques complexes pour le plaisir. En 1904, l’Université de Toronto lui décerne un doctorat honorifique pour ses travaux en astronomie.

King publie plusieurs articles scientifiques en astronomie. Le plus important est sans doute « La géométrie des orbites », un article devenu un classique dans lequel il décrit une nouvelle méthode pour calculer les orbites d’étoiles binaires. Si sa carrière scientifique passe presque inaperçue, il en est tout autrement du rôle majeur qu’il joue en tant qu’astronome et administrateur au sein du gouvernement canadien. C’est en effet sous sa gouverne que l’astronomie canadienne prend son véritable envol et se développe sur le plan national et internation Pour en lire plus
William Frederick King naît en 1854 à Stowmarket (Suffolk), en Angleterre. Peu de temps après, en 1862, sa famille immigre au Canada et s’installe à Port Hope, en Ontario. En 1875, il obtient son baccalauréat avec haute distinction de l’Université de Toronto, où il décroche la médaille d’or de l’université en mathématiques. Toute sa vie durant, il occupera d’ailleurs ses temps libres à effectuer des calculs mathématiques complexes pour le plaisir. En 1904, l’Université de Toronto lui décerne un doctorat honorifique pour ses travaux en astronomie.

King publie plusieurs articles scientifiques en astronomie. Le plus important est sans doute « La géométrie des orbites », un article devenu un classique dans lequel il décrit une nouvelle méthode pour calculer les orbites d’étoiles binaires. Si sa carrière scientifique passe presque inaperçue, il en est tout autrement du rôle majeur qu’il joue en tant qu’astronome et administrateur au sein du gouvernement canadien. C’est en effet sous sa gouverne que l’astronomie canadienne prend son véritable envol et se développe sur le plan national et international.

King entre au service du gouvernement canadien en tant qu’arpenteur-géomètre et topographe en 1872, à l’âge de 18 ans. Il travaille sur les terres fédérales de l’ouest du pays où ses connaissances en astronomie sont mises à profit en cartographie, dans la détermination des longitudes et latitudes de nombreux lieux. Il gravit petit à petit les échelons au sein du gouvernement, jusqu’à sa nomination en tant qu’inspecteur en chef de l’arpentage au ministère de l’Intérieur en 1886.

En 1887, King commence à faire pression au sein du gouvernement pour la création d’un observatoire astronomique fédéral. En 1890, il fonde, avec l’aide de Edward Gaston Daniel Deville et Otto Julius Klotz, la Division d’astronomie du ministère de l’Intérieur et en devient le chef la même année. Toujours en 1890, à Ottawa, il construit un petit observatoire astronomique en bois sur la rue Cliff.

Entre 1892 et 1908, King est nommé à sept reprises commissaire à la frontière internationale où il aide à fixer la frontière canado-américaine. Le réseau mondial de longitudes de l’océan Pacifique est également complété sous sa direction. Il sera d’ailleurs fait Compagnon de l’Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges pour ses travaux en 1908.

En 1900, il devient président fondateur du Centre d’Ottawa de la Société royale d’astronomie du Canada, position qu’il conserve jusqu’à sa mort en 1916. Ses efforts pour créer un véritable observatoire astronomique aboutissent en 1905 avec l’inauguration de l’Observatoire fédéral à Ottawa. L’observatoire est équipé d’une lunette astronomique de 38 centimètres et King en devient le premier directeur.

En 1909, il réussit là où plusieurs avaient échoué et fonde la Division des levés géodésiques du Canada, dont il sera le premier directeur. Grâce aux travaux de la Division, qui utilise entre autres des méthodes de mesures astronomiques, la position et l’altitude de plusieurs points de repère sont déterminées avec précision sur le territoire canadien, ce qui facilite la création des cartes géographiques.

En 1910, soit à peine cinq ans après la création de l’Observatoire fédéral à Ottawa, il dirige le projet de construction de l’Observatoire fédéral d’astrophysique à Victoria, en Colombie-Britannique, mais meurt avant son inauguration.

En 1911, King est élu président de la Société royale du Canada, la plus haute distinction scientifique du Canada à l’époque. Il meurt à Ottawa en 1916, à l’âge de 62 ans.

© 2006 Une idée originale et une réalisation de L'ASTROLab du Parc national du Mont-Mégantic

Photo noir et blanc du William Frederick King

William Frederick King (1854-1916).

The Observatory, vol. 39, p. 342

© The Observatory, vol. 39, p. 342


Photo sépia de l'Observatoire fédéral d'Ottawa

L'Observatoire fédéral d'Ottawa.

Musée des sciences et de la technologie du Canada/Observatoire fédéral

© Musée des sciences et de la technologie du Canada/Observatoire fédéral


John Stanley Plaskett naît en 1865 sur une ferme, à Hickson, en Ontario. Son père meurt alors qu’il n’a que seize ans environ. Étant l’aîné d’une famille nombreuse, il passe les cinq années suivantes à travailler sur la ferme familiale. En 1886, il travaille à la compagnie Edison (qui deviendra plus tard la compagnie General Electric), où il acquiert de l’expérience en mécanique et en électricité.

En 1890, il est engagé comme contremaître à l’atelier du département de physique de l’Université de Toronto ; il œuvre également comme assistant dans les cours donnés par Charles Augustus Chant et son intérêt pour la science se développe. Déterminé à obtenir une formation universitaire, il s’inscrit en 1895 aux cours de baccalauréat et décroche son diplôme quatre ans plus tard, en 1899 ; il a alors 33 ans. Au cours de sa carrière, Plaskett recevra quatre doctorats honorifiques d’universités canadiennes et américaines.

Après l’obtention de son baccalauréat, Plaskett enseigne comme chargé de cours au département de physique de l’Université de Toronto. Il réalise pendant cette période plusieurs expérienc Pour en lire plus
John Stanley Plaskett naît en 1865 sur une ferme, à Hickson, en Ontario. Son père meurt alors qu’il n’a que seize ans environ. Étant l’aîné d’une famille nombreuse, il passe les cinq années suivantes à travailler sur la ferme familiale. En 1886, il travaille à la compagnie Edison (qui deviendra plus tard la compagnie General Electric), où il acquiert de l’expérience en mécanique et en électricité.

En 1890, il est engagé comme contremaître à l’atelier du département de physique de l’Université de Toronto ; il œuvre également comme assistant dans les cours donnés par Charles Augustus Chant et son intérêt pour la science se développe. Déterminé à obtenir une formation universitaire, il s’inscrit en 1895 aux cours de baccalauréat et décroche son diplôme quatre ans plus tard, en 1899 ; il a alors 33 ans. Au cours de sa carrière, Plaskett recevra quatre doctorats honorifiques d’universités canadiennes et américaines.

Après l’obtention de son baccalauréat, Plaskett enseigne comme chargé de cours au département de physique de l’Université de Toronto. Il réalise pendant cette période plusieurs expériences en photographie et devient maître en la matière ; ce savoir lui sera précieux plus tard en astronomie.

En 1903, William Frederick King l’engage à la Division d’astronomie du ministère de l’Intérieur pour l’aider dans la conception et la construction d’instruments pour le nouvel Observatoire fédéral d’Ottawa. Il fournit une aide inestimable grâce à son expérience en électricité, en mécanique et en photographie.

Plaskett fait ses véritables débuts en astronomie en 1905, à l’âge de 39 ans. William Frederick King lui confie alors la recherche en astrophysique à l’Observatoire fédéral. Lors de son premier projet de recherche, il est responsable des observations d’une éclipse totale du Soleil qui est visible au Labrador. Malgré un ciel nuageux qui empêche d’observer l’éclipse, Plaskett impressionne par le soin qu’il apporte à préparer ses observations et à rédiger son rapport scientifique.

En 1907, après deux ans de travail, il dote la lunette astronomique de l’Observatoire fédéral d’un nouveau spectroscope de sa conception et entreprend principalement de mesurer la vitesse radiale des étoiles (c’est-à-dire la vitesse à laquelle les étoiles s’approchent ou s’éloignent de nous). Au cours des années qui suivent, plusieurs milliers de spectrogrammes sont collectés, mais il devient rapidement évident que la lunette astronomique de 38 centimètres n’est pas suffisamment efficace.

En 1910, il en parle à William Frederick King et lui propose de construire un nouveau télescope géant. L’idée enthousiasme King et les deux astronomes commencent à faire pression sur le gouvernement canadien pour mener à bien le projet. En 1913, le Parlement débloque des fonds et Plaskett travaille, pendant les cinq années suivantes, à concevoir un télescope de 1,83 mètre (c’est alors le plus grand au monde) pour le nouvel Observatoire fédéral d’astrophysique de Victoria, en Colombie-Britannique.

Le nouvel observatoire est inauguré en 1918 et Plaskett en devient le directeur. Le télescope est, pendant quelques mois, le plus grand du monde. Plaskett continue son travail sur les vitesses radiales des étoiles et découvre, en 1922, une étoile binaire dont l’étoile principale est la plus massive connue jusqu’alors ; cette étoile est encore connue aujourd’hui sous le nom « d’étoile de Plaskett ».

Entre 1928 et 1935, il publie, avec Joseph Algernon Pearce, une série d’articles sur les vitesses radiales des étoiles qui confirment que notre galaxie, la Voie lactée, tourne. En fait, il est le premier à mesurer la taille, la masse et la vitesse de rotation de notre galaxie. Il démontre également que le Soleil se trouve au 2/3 du centre de la galaxie et que l’astre prend environ 220 millions d’années à en faire le tour.

Il prend sa retraite en 1935 et meurt en 1941 à Esquimalt, en Colombie-Britannique, à l’âge de 75 ans.

Il a reçu pour son travail de nombreux prix nationaux et internationaux et l’astéroïde no 2905 porte son nom (et celui de son fils, aussi astronome) en son honneur. En 1988, la Société royale d’astronomie du Canada et la Société canadienne d’astronomie créent la médaille Plaskett qui est décernée chaque année à l’auteur de la meilleure thèse de doctorat en astronomie ou astrophysique provenant d’une université canadienne.

© 2006 Une idée originale et une réalisation de L'ASTROLab du Parc national du Mont-Mégantic

Photo noir et blanc du John Stanley Plaskett

John Stanley Plaskett (1865-1941)

Conseil national de recherches du Canada

© Conseil national de recherches du Canada


Photo noir et blanc de l’Observatoire fédéral d’astrophysique de Victoria

L’Observatoire fédéral d’astrophysique de Victoria.

Conseil national de recherches du Canada
Institut Herzberg d'Astrophysique/Observatoire fédéral d’astrophysique

© Conseil national de recherches du Canada


Photo noir et blanc du John Stanley Plaskett à un bureau

John Stanley Plaskett au travail à l'Université de Toronto.

Société royale d'astronomie du Canada

© Société royale d'astronomie du Canada


Clarence Augustus Chant naît en 1865 à Hagerman’s Corners, en Ontario. Il termine son cours secondaire en 1884 puis enseigne pendant trois ans dans une école. En 1887, il s’inscrit à l’Université de Toronto et obtient son baccalauréat en 1890. Il décroche la même année un emploi au ministère des Finances à Ottawa mais n’y reste que deux ans.

Chant est en effet déterminé à obtenir un poste dans une université ; en 1892, on l’engage comme chargé de cours au département de physique de l’Université de Toronto. En 1898, il passe l’été en Allemagne pour y étudier la théorie de la lumière et en 1900, alors qu’il enseigne toujours, il obtient de l’Université de Toronto son diplôme de maîtrise. Il quitte alors Toronto pour l’Université Harvard aux États-Unis et y revient l’année suivante, en 1901, avec un diplôme de doctorat.

Son intérêt pour l’astronomie remonte à 1892, année où on l’engage au département de physique de l’Université de Toronto ; il devient alors membre de la Société de physique et d’astronomie de Toronto. En 1900, cette société change son nom pour la Société ast Pour en lire plus
Clarence Augustus Chant naît en 1865 à Hagerman’s Corners, en Ontario. Il termine son cours secondaire en 1884 puis enseigne pendant trois ans dans une école. En 1887, il s’inscrit à l’Université de Toronto et obtient son baccalauréat en 1890. Il décroche la même année un emploi au ministère des Finances à Ottawa mais n’y reste que deux ans.

Chant est en effet déterminé à obtenir un poste dans une université ; en 1892, on l’engage comme chargé de cours au département de physique de l’Université de Toronto. En 1898, il passe l’été en Allemagne pour y étudier la théorie de la lumière et en 1900, alors qu’il enseigne toujours, il obtient de l’Université de Toronto son diplôme de maîtrise. Il quitte alors Toronto pour l’Université Harvard aux États-Unis et y revient l’année suivante, en 1901, avec un diplôme de doctorat.

Son intérêt pour l’astronomie remonte à 1892, année où on l’engage au département de physique de l’Université de Toronto ; il devient alors membre de la Société de physique et d’astronomie de Toronto. En 1900, cette société change son nom pour la Société astronomique de Toronto et en 1902, elle change de nouveau pour devenir la Société royale d’astronomie du Canada. Chant en sera le président de 1904 à 1907.

En 1904, Chant propose à l’Université de Toronto d’augmenter le nombre de cours d’astronomie offerts par le département de physique. Sa proposition est bien reçue et, en 1905, six cours sont ajoutés au programme.

Jusqu’en 1926, année où l’on engage un second professeur d’astronomie, Chant est le seul professeur au Canada à former des astronomes professionnels. Puisqu’il a formé presque tous les astronomes canadiens des débuts, on le considère comme le « père de l’astronomie au Canada ». Cinq de ses anciens étudiants deviendront d’ailleurs directeurs d’observatoires astronomiques.

N’ayant pas accès à un grand télescope dans la région de Toronto, Chant commence en 1906 sa quête pour obtenir un observatoire astronomique qui serait la propriété de l’Université de Toronto ou de la Société royale d’astronomie du Canada. Privé des services d’un bon télescope, il concentre ses recherches sur les éclipses totales de Soleil.

En 1907, alors qu’il en est à sa dernière année en tant que président de la Société royale d’astronomie du Canada, il crée le Journal de la Société royale d’astronomie du Canada et le Observer’s Handbook ; il restera éditeur de ces deux publications jusqu’à sa mort en 1956.

En 1920, le département d’astronomie de l’Université de Toronto est officiellement créé et Chant en devient le premier directeur. L’astronomie cesse alors d’être enseignée au département de physique de l’université.

En 1921, Chant rencontre pour la première fois David Dunlap, un avocat et entrepreneur minier qui se montre intéressé par l’idée d’établir un observatoire astronomique doté d’un grand télescope dans la région de Toronto. Malheureusement, Dunlap meurt en 1924 et le rêve de Chant n’a pas le temps de se concrétiser. En 1926, Chant propose à la veuve de Dunlap, Jessie Donalda Dunlap, de créer un observatoire astronomique à la mémoire de son mari. Ils passent les dix années suivantes à travailler sur le projet.

En 1922, Chant conduit une expédition en Australie pour observer une éclipse totale de Soleil afin de vérifier la théorie de la relativité d’Einstein sur la déflection de la lumière par un corps massif telle une étoile. Il s’agit de l’une des toutes premières vérifications de la théorie d’Einstein.

En 1928, Chant publie Our Wonderful Universe qui connaît un succès fracassant et est traduit en cinq langues.

En 1935, l’Observatoire David Dunlap de l’Université de Toronto est inauguré le jour même où Chant célèbre son soixante-dixième anniversaire, reçoit un doctorat honorifique de l’Université de Toronto et prend sa retraite. L’observatoire est doté d’un télescope de 1,88 mètre, ce qui en fait, au moment de son inauguration, le deuxième plus grand télescope au monde.

Chant meurt en 1956 à Richmond Hill, en Ontario, à l’âge de 91 ans. Il aura publié de nombreux livres et articles scientifiques et reçu de nombreux prix. L’astéroïde no 3341 porte son nom en son honneur. En 1940, la Société royale d’astronomie du Canada crée la médaille Chant qui est remise à chaque année à un astronome amateur canadien en reconnaissance de ses travaux en astronomie.

© 2006 Une idée originale et une réalisation de L'ASTROLab du Parc national du Mont-Mégantic

Photo noir et blanc du Clarence Augustus Chant

Clarence Augustus Chant (1865-1956).

Observatoire David Dunlap/Université de Toronto

© Observatoire David Dunlap/Université de Toronto


Photo couleur du l'extérieur  de l'Observatoire David Dunlap.

L'Observatoire David Dunlap.

Don Fernie/Observatoire David Dunlap/Université de Toronto

© Don Fernie/Observatoire David Dunlap/Université de Toronto


Photo noir et blanc du Clarence Augustus Chant lisent un livre dans un bibliotheque

Clarence Augustus Chant dans la bibliothèque de l'Observatoire David Dunlap.

Société royale d'astronomie du Canada

© Société royale d'astronomie du Canada


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • nommer des contributions récentes, y compris celles du Canada, au développement des technologies pour l’exploration spatiale;
  • décrire en détail le rôle que jouent des technologies canadiennes dans l’exploration de l’espace;
  • dessiner un système solaire avec toutes ses composantes;
  • établir le lien entre les atomes et la lumière à l’aide de différents instruments.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons