Textes associés au chapitre : "Quelques figures de proue de la révolution tranquille".

Les textes sont :

Maurice Duplessis
Jean Lesage
Pierre Elliott Trudeau
René Lévesque
Textes associés au chapitre : "Quelques figures de proue de la révolution tranquille".

Les textes sont :

Maurice Duplessis
Jean Lesage
Pierre Elliott Trudeau
René Lévesque

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Les épithètes ne manquent pas pour décrire le chef de l’Union nationale, Maurice Duplessis. Plusieurs le considèrent comme le sauveur de la race, le parangon du nationalisme canadien français; alors que d’autres le désignent plutôt comme un autocrate, un dictateur et un xénophobe. On dit de Duplessis qu’il dirige le Québec comme le ferait un avocat devenu gérant de boutique. Le directeur du journal Le Devoir, André Laurendeau, est tout aussi impitoyable lorsqu’il traite le premier ministre de roi nègre du Québec. Cela dit, il importe de replacer l’homme dans son contexte. Avec justesse, René Lévesque écrit que Duplessis « reflétait une partie de son époque » Et il ajoutait : « il l’exacerbait aussi ». 

Avocat, Maurice Duplessis se présente pour la première fois aux élections de 1923 comme candidat du Parti conservateur dans sa ville natale, Trois-Rivières. Il perd, mais essaie de nouveau en 1927. Cette fois-là est la bonne. Il est réélu en 1931 et devient chef du Parti conservateur deux ans plus tard. Puis, chef de l’Union nationale, il siège comme dép Pour en lire plus

Les épithètes ne manquent pas pour décrire le chef de l’Union nationale, Maurice Duplessis. Plusieurs le considèrent comme le sauveur de la race, le parangon du nationalisme canadien français; alors que d’autres le désignent plutôt comme un autocrate, un dictateur et un xénophobe. On dit de Duplessis qu’il dirige le Québec comme le ferait un avocat devenu gérant de boutique. Le directeur du journal Le Devoir, André Laurendeau, est tout aussi impitoyable lorsqu’il traite le premier ministre de roi nègre du Québec. Cela dit, il importe de replacer l’homme dans son contexte. Avec justesse, René Lévesque écrit que Duplessis « reflétait une partie de son époque » Et il ajoutait : « il l’exacerbait aussi ». 

Avocat, Maurice Duplessis se présente pour la première fois aux élections de 1923 comme candidat du Parti conservateur dans sa ville natale, Trois-Rivières. Il perd, mais essaie de nouveau en 1927. Cette fois-là est la bonne. Il est réélu en 1931 et devient chef du Parti conservateur deux ans plus tard. Puis, chef de l’Union nationale, il siège comme député de Trois-Rivières de 1936 à son décès survenu en 1959. Duplessis domine la vie politique pendant 18 ans. Aucun autre politicien du Québec n’a été aussi longtemps premier ministre que lui au 20e siècle. Populiste à souhait, il attire les foules. À l’assemblée législative, il se révèle un débateur redoutable et incisif qui, avec des arguments frisant la démagogie, désarçonne l’adversaire. Aussi bien chez ses admirateurs que chez ses détracteurs, Duplessis a de tout temps soulevé les passions.


© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Portrait officiel de Maurice Duplessis

Le chef de l'Union Nationale, Maurice Duplessis, est premier ministre du Québec de 1936 à 1939, puis de 1944 à 1959, année de son décès.

inconnu
20e siècle
Collection Gabriel Desmarais.


Son nom est intimement associé à la Révolution tranquille. On dit même qu’il en a été le père et le guide. Jeune avocat, Jean Lesage s’initie à la politique auprès de son patron, l’avocat et député à la Chambre des communes Charles Gavan Power dit « Chubby », principal architecte de l’organisation libérale fédérale au Québec. Aux élections de 1945, il est élu député libéral, à l’âge de seulement 33 ans. Charismatique et fougueux, il est réélu en 1949, en 1953, en 1957 et en 1958. D’abord adjoint parlementaire, on lui confie un premier ministère en 1953, celui des Finances, faisant de lui le plus jeune membre du cabinet. Après la victoire des conservateurs de John Diefenbaker à Ottawa en 1958, Lesage fait le saut en politique provinciale où il est nommé chef du Parti libéral. Entouré d’hommes aux idées nouvelles comme René Lévesque, Paul Gérin-Lajoie et Georges-Émile Lapalme, l’ancien chef du Parti Libéral, Jean Lesage promet de changer le Québec et de revoir le rôle de l’État lors des élections de 1960. Une fois au pouvoir, il tient parole.

Au début des années 1960, Jean Lesage im Pour en lire plus

Son nom est intimement associé à la Révolution tranquille. On dit même qu’il en a été le père et le guide. Jeune avocat, Jean Lesage s’initie à la politique auprès de son patron, l’avocat et député à la Chambre des communes Charles Gavan Power dit « Chubby », principal architecte de l’organisation libérale fédérale au Québec. Aux élections de 1945, il est élu député libéral, à l’âge de seulement 33 ans. Charismatique et fougueux, il est réélu en 1949, en 1953, en 1957 et en 1958. D’abord adjoint parlementaire, on lui confie un premier ministère en 1953, celui des Finances, faisant de lui le plus jeune membre du cabinet. Après la victoire des conservateurs de John Diefenbaker à Ottawa en 1958, Lesage fait le saut en politique provinciale où il est nommé chef du Parti libéral. Entouré d’hommes aux idées nouvelles comme René Lévesque, Paul Gérin-Lajoie et Georges-Émile Lapalme, l’ancien chef du Parti Libéral, Jean Lesage promet de changer le Québec et de revoir le rôle de l’État lors des élections de 1960. Une fois au pouvoir, il tient parole.

Au début des années 1960, Jean Lesage imprime un nouveau style en politique. Grand orateur, il a le sens de la formule et, avec la télévision de plus en plus présente, le sens de l’image. D’abord opposé à des mesures radicales comme la création d’un ministère de l’Éducation ou la nationalisation de l’électricité, il sait les défendre avec énergie une fois convaincu de leur bien-fondé. Lesage répète aux Québécois que l’État leur appartenait, qu’ils doivent s’en servir comme d’un instrument. En un sens, on peut affirmer que Lesage est l’inventeur de l’État québécois contemporain.


© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Photo officielle de Jean Lesage

Le chef du Parti libéral et premier ministre du Québec de 1960 à 1966, Jean Lesage, est l'homme des grands changements dans le contexte de la Révolution tranquille.

inconnu
20e siècle
Bibliothèque et Archives nationales du Québec


Pour sa part, Pierre Elliott Trudeau, après ses études et des pérégrinations un peu partout dans le monde, devient fonctionnaire au Conseil privé à Ottawa en 1949, corédacteur en chef de la revue Cité libre qu’il a contribué à fonder, puis professeur à la faculté de droit de l’Université de Montréal à partir de 1960. En même temps que ses amis Jean Marchand et Gérard Pelletier, Trudeau se porte candidat pour le Parti libéral fédéral aux élections de 1965 et remporte la victoire. À titre de ministre de la Justice et procureur général du Canada depuis 1967, Trudeau désapprouve l’attitude conciliante de Pearson à l’égard du Québec. Maître de manoeuvre du gouvernement fédéral lors de la conférence fédérale-provinciale de 1968, il s’assure que le premier ministre Daniel Johnson rentre au Québec sans gain significatif. Au cours de cette conférence, Trudeau s’attire beaucoup de capital de sympathie auprès du Canada anglais, ce qui lui permet de devenir chef du Parti libéral du Canada et premier ministre quelques mois plus tard.
Pour sa part, Pierre Elliott Trudeau, après ses études et des pérégrinations un peu partout dans le monde, devient fonctionnaire au Conseil privé à Ottawa en 1949, corédacteur en chef de la revue Cité libre qu’il a contribué à fonder, puis professeur à la faculté de droit de l’Université de Montréal à partir de 1960. En même temps que ses amis Jean Marchand et Gérard Pelletier, Trudeau se porte candidat pour le Parti libéral fédéral aux élections de 1965 et remporte la victoire. À titre de ministre de la Justice et procureur général du Canada depuis 1967, Trudeau désapprouve l’attitude conciliante de Pearson à l’égard du Québec. Maître de manoeuvre du gouvernement fédéral lors de la conférence fédérale-provinciale de 1968, il s’assure que le premier ministre Daniel Johnson rentre au Québec sans gain significatif. Au cours de cette conférence, Trudeau s’attire beaucoup de capital de sympathie auprès du Canada anglais, ce qui lui permet de devenir chef du Parti libéral du Canada et premier ministre quelques mois plus tard.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Photo officielle de Pierre Trudeau

Sous le règne de Pierre Elliott Trudeau, nouveau premier ministre du pays en 1968, les relations entre les gouvernements du Canada et du Québec deviennent plus tendues.

inconnu
202 siècle
Bibliothèque et Archives nationales du Québec


Tous en conviennent : René Lévesque est une figure de proue de « l’équipe du tonnerre » du Parti libéral en 1960 et un des initiateurs de la Révolution tranquille. Mais avant d’être en politique, Lévesque se révèle un journaliste chevronné. Déjà, à l’âge de 14 ans, on le retrouve au micro d’une station de radio. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il s’enrôle dans l’armée américaine comme agent de liaison et correspondant de guerre en Europe. Après le conflit, il entre à Radio-Canada où il sera tour à tour employé du service international, correspondant de guerre en Corée, chef du service des reportages radiotélévisés, puis animateur d’émissions de radio et de télévision. En 1960, Lévesque est recruté par Jean Lesage comme candidat du Parti libéral. Sur les tribunes, il livre des discours d’un style nouveau qui captivent les foules. Au sujet de Lévesque, Georges-Émile Lapalme, ancien chef du Parti libéral, écrit dans ses mémoires : « Un parti politique a-t-il jamais eu comme recrue de dernière heure une telle étoile? Il fut l’un des atouts majeurs de notre victoire  Pour en lire plus
Tous en conviennent : René Lévesque est une figure de proue de « l’équipe du tonnerre » du Parti libéral en 1960 et un des initiateurs de la Révolution tranquille. Mais avant d’être en politique, Lévesque se révèle un journaliste chevronné. Déjà, à l’âge de 14 ans, on le retrouve au micro d’une station de radio. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il s’enrôle dans l’armée américaine comme agent de liaison et correspondant de guerre en Europe. Après le conflit, il entre à Radio-Canada où il sera tour à tour employé du service international, correspondant de guerre en Corée, chef du service des reportages radiotélévisés, puis animateur d’émissions de radio et de télévision. En 1960, Lévesque est recruté par Jean Lesage comme candidat du Parti libéral. Sur les tribunes, il livre des discours d’un style nouveau qui captivent les foules. Au sujet de Lévesque, Georges-Émile Lapalme, ancien chef du Parti libéral, écrit dans ses mémoires : « Un parti politique a-t-il jamais eu comme recrue de dernière heure une telle étoile? Il fut l’un des atouts majeurs de notre victoire ». Une fois élu, René Lévesque est nommé ministre des Ressources hydrauliques et des Travaux publics et engage la dure bataille de la nationalisation de l’électricité. En 1967, il quitte le Parti libéral et contribue dès l’année suivante à la fondation du Parti québécois. Il se présente pour ce nouveau parti aux élections de 1970 et de 1973, mais doit attendre 1976 avant d’être élu. Lévesque est premier ministre du Québec de 1976 à 1985. À la surprise de tous, il décède en 1987.

© 2011, Musée québécois de culture populaire. Tous droits réservés.

Photographie de René Lévesque donnant un discours

Le ministre des Richesses naturelles, René Lévesque, livrant un discours lors de la Semaine nationale de l'électricité en 1962.

inconnu
20e siècle
Archives Hydro-Québec, H02,701631,32830,4,2, René Lévesque.


Objectifs d'apprentissage

Objectifs pédagogiques

Acquérir une perspective historique. Faire la relation entre le Québec d’avant, pendant et après la révolution tranquille

Liens pédagogiques (compétences transversales)

Tirer profit de l’information (exploiter l’information).
Tirer profit de l’information (relativiser ses connaissances).
Exprimer son opinion (exercer son jugement critique).
S’approprier les technologies (Exploiter les technologies de l’information et de la communication).
S’imprégner des éléments d’une situation (Mettre en oeuvre sa pensée créatrice).
S’engager dans L’exploration (Mettre en oeuvre sa pensée créatrice).

Résultats pédagogiques

Amener l’élève à examiner le sujet dans une perspective historique.
Amener l’élève à une compréhension du présent à la lumière du passé.
Amener l’élève à exprimer une opinion sur cette histoire.
Amener l’élève à avoir un esprit critique.

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