Introduction

Le design peut aider à anticiper, prévenir et répondre aux catastrophes naturelles et technologiques. Il n’y a qu’à voir les édifices qui nous abritent et les vêtements qui nous protègent, les infrastructures qui nous fournissent de l’eau, de l’électricité, des soins de santé et des moyens de communication. Dans le monde, le Canada tient un rôle de gardien de la paix ainsi que de fournisseur d’aide humanitaire et de secours en cas de catastrophe. Cette portion du module examine un cabinet d’architecture canadien qui a conçu un immeuble de grande hauteur à Mexico City pouvant résister à de puissants tremblements de terre. Une activité examinant les raisons pour lesquelles l’ouragan Katrina a eu un impact aussi destructeur et meurtrier sur la Nouvelle-Orléans est également prévue.

ÉTUDE DE CAS

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Introduction

Le design peut aider à anticiper, prévenir et répondre aux catastrophes naturelles et technologiques. Il n’y a qu’à voir les édifices qui nous abritent et les vêtements qui nous protègent, les infrastructures qui nous fournissent de l’eau, de l’électricité, des soins de santé et des moyens de communication. Dans le monde, le Canada tient un rôle de gardien de la paix ainsi que de fournisseur d’aide humanitaire et de secours en cas de catastrophe. Cette portion du module examine un cabinet d’architecture canadien qui a conçu un immeuble de grande hauteur à Mexico City pouvant résister à de puissants tremblements de terre. Une activité examinant les raisons pour lesquelles l’ouragan Katrina a eu un impact aussi destructeur et meurtrier sur la Nouvelle-Orléans est également prévue.

ÉTUDE DE CAS

Étude de cas : Torre Mayor, Mexico City, Mexico, 2003

Discipline de design Architecture

Explication de design

Design
Design, lorsqu’il est utilisé comme verbe, signifie réfléchir, concevoir et exécuter une idée. C’est un procédé créatif de résolution de problèmes. Lorsqu’il est utilisé comme substantif, le design fait référence au résultat ou au produit d’une telle démarche cognitive.

Architecture
L’architecture est définie comme étant l’acte de concevoir des édifices et des structures. C’est aussi le nom que l’on donne à des édifices en tout genre.

Amortisseurs de chocs
Relativement similaires aux amortisseurs de voiture. Les cylindres et les pistons des amortisseurs de l’immeuble de Torre Mayor sont conçus de façon à ce que le piston pousse de l’huile à travers des orifices pour pouvoir exercer une force de plus d’un million de livres.

Designer Zeidler Partnership Architects (Toronto, Ontario)

L’associé principal, Eberhard H.Zeidler, a rejoint son premier cabinet d’architecture en 1951. Le cabinet a évolué pour devenir Zeidler Partnership Architects avec des bureaux au Canada, en Angleterre, en Allemagne, en Chine et aux États-Unis. Bien que la plupart de leurs œuvres se trouvent en Amérique du Nord, ils sont également très connus en Europe et en Asie. Le cabinet fournit une variété de services, allant de la conception de complexes plurifonctionnels tels que le Centre Eaton et la Place de l’Ontario à Toronto ou Canada Place à Vancouver jusqu’à celle de résidences et de bureaux de taille plus modeste. Parmi les services offerts par le cabinet, on trouve notamment l’architecture, la décoration intérieure, la signalisation, la planification générale de production et l’urbanisme.

Client :
Le développeur immobilier Reichmann International voulait construire des locaux pour bureau de haute qualité à Mexico City. Reichmann a collaboré avec Zeidler Partnership Architects sur plusieurs projets de par le monde.

Défi
On a demandé au cabinet Zeidler de concevoir un gratte-ciel de premier ordre à Mexico City dans le but d’attirer des clients importants, d’aider à rétablir l’optimisme dans le centre-ville de Mexico City et de revigorer l’économie de la ville. Le client voulait que la tour devienne un nouveau symbole de la ville la plus peuplée au monde, et voulait surtout qu’elle résiste aux tremblements de terre. Mexico City est non seulement située dans une zone à haut risque de tremblements de terre connu sous le nom de « Cocos Plate », mais la ville est également en train de s’enfoncer. Elle est assise sur un lac asséché, obligeant ainsi les architectes à travailler avec des conditions de sol difficiles et instables. La plupart de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud sont considérées comme zones à haut risque de tremblements de terre. Les règlements de zonage interdisent la construction d’immeubles de plus de 38 étages en raison des risques que pose ce genre de structure. Le cabinet Zeidler a été mis au défi de concevoir un immeuble rentable de 55 étages.

Solution
Le cabinet Zeidler a collaboré de très près avec des ingénieurs pour s’assurer que leur design est aussi bon que possible. Le Torre Mayor est résistant aux secousses grâce à l’acier, au béton armé et à un système innovant constitué de 98 amortisseurs entourant l’immeuble. Durant les tremblements de terre, les sommets des immeubles ont tendance à se balancer, occasionnant d’importants dégâts. Ils peuvent même heurter d’autres structures. Si un tremblement de terre venait à secouer le Torre Mayor, les amortisseurs du sous-sol absorberaient la majeure partie du choc. Les amortisseurs continueraient à amoindrir les vibrations à mesure que l’impact voyagerait vers le sommet de l’immeuble. Le balancement au sommet en serait très largement diminué.  Le résultat est un gratte-ciel avec une excellente sécurité de fonctionnement quant aux tremblements de terre, et ce, jusqu’à une intensité de 8.5 sur l’échelle de Richter. En janvier 2003, la solidité de l’immeuble fut testée lorsqu’un tremblement de terre d’une magnitude de 7.6 s’abattit sur les côtes mexicaines, provoquant ainsi une secousse de 30 secondes à Mexico City. 31 étages du Torre Mayor étaient occupés à ce moment-là. Les occupants ont remarqué le mouvement des amortisseurs de leurs fenêtres, mais ont affirmé qu’ils n’avaient pas ressenti la pleine intensité de la secousse. Aucun dégât n’a été signalé.

La conception du Torre Mayor aborde également des problématiques environnementales et économiques. Le Mexique est connu pour avoir des problèmes de fiabilité en matière d’approvisionnement d’électricité, et ce, même dans les hôtels les plus chers. Le Torre Mayor est équipé de câblage électrique de très haute capacité pour pouvoir s’alimenter en électricité sans interruption. Les fenêtres en verre permettent d’avoir de la lumière et de la chaleur naturelle sans les dangers des rayons ultraviolets. L’« eau grise » est recyclée, c’est-à-dire les eaux usées des lavabos sont utilisées pour l’approvisionnement des toilettes avant d’être rejetées dans les égouts. Les entrées d’air sont doublement filtrées, réduisant la pollution de 94 pour cent. L’air du Torre Mayor est ainsi le plus pur de Mexico City.

Le Torre Mayor se trouve sur la prestigieuse Paseo de la Reforma, l’artère la plus chargée du pays. Également connue sous le nom d’Avenue de l’Empereur, cette avenue à l’important passé historique mène à la tour Chapultepec. Le cabinet Zeidler est fier de concevoir des édifices qui répondent à l’attente de leurs clients et respectent les quartiers dans lesquels ils sont construits. La façade en verre du Torre Mayor épouse la courbe de la route et possède une cour servant de hall extérieur pour recevoir les invités et les occupants. L’arrière de la tour est en pierre et correspond au quartier derrière elle.

Quelques données à propos du Torre Mayor :
•    738 pieds et 55 étages de haut
•    Le sommet est à 8,500 pieds du niveau de la mer
•    77,000 mètres carrés d’espace de bureau
•    Construit en 5 ans par 1,800 ouvriers
•    Conçu pour 8,000 personnes
•    Le gratte-ciel le plus élevé en Amérique Centrale et en Amérique du Sud au moment de son inauguration en 2003
•    Résiste à des vents de 160 miles par heure
•    L’air à l’intérieur change 6 fois par heure pour éviter l’accumulation de bactéries issues de l’air pollué de la ville
•    Les fenêtres sont d’une épaisseur de 2.5 cm
•    Doté de 98 amortisseurs pour absorber le choc d’un tremblement de terre
•    13 étages servent d’espace de stationnement avec une capacité de 2,000 véhicules
•    2 étages sont utilisés pour des magasins et des restaurants rapides
•    Tous les étages sont reliés par 27 ascenseurs
•    Le toit de l’immeuble est muni d’une plate-forme d’atterrissage pour une évacuation d’urgence
•    Le premier gratte-ciel au Mexique à utiliser une structure en acier mixte
•    En septembre, des projecteurs brillent du sommet de l’immeuble en dessinant les couleurs du drapeau du Mexique


Zeidler Partnership Architects http://www.zrpa.com/to/frameset/mainframeset.htm

Emporis http://www.emporis.com/en/wm/bu/?id=100352

Luxner News Inc. http://www.luxner.com/cgi-bin/view_article.cgi?articleID=134

Scot Forge http://www.scotforge.com/sf_articles_torremayor.htm

Laidlaw, Stuart. "Reaching for the Top." Toronto Star 17 Oct. 2005, sec C1.

Laidlaw, Stuart. "55-storey shock-absorber." Toronto Star 17 Oct. 2005, sec C5.

Laidlaw, Stuart. "Strides and setbacks." Toronto Star 10 Oct. 2005, sec C1.

Alvarez Garreta, Ariadna. "Skyscraper Architects." Barcelona: Atrium Group 2004. 200-205

Anaya, ɤgar. "Echa un vistazo a la Torre Mayor" Grupo Reforma. 13 Oct. 2003: 17 pars. Online. Available: http://www.mural.com/deviaje/articulo/310416/

Balbaa, Taymoore. "Does impressive new skyscraper development in Mexico City include or alienate the city's inhabitants" Canadian Architect (July 2005):


© 2006, Design Exchange. Tous droits réservés.

La façade en verre du Torre Mayor épouse la courbe de la route.

Le Torre Mayor se trouve sur la prestigieuse Paseo de la Reforma, l’artère la plus chargée du pays. La façade en verre du Torre Mayor épouse la courbe de la route et possède une cour intérieure servant de hall extérieur pour recevoir les invités et les occupants.

Photo par Luis Gordoa, Immeuble conçu par Zeidler Partnership Architects
2003
MEXIQUE
© 2006, Design Exchange. Tous droits réservés.


Ce plan du rez-de-chaussée du Torre Mayor illustre l’entrée ouverte vers la cour et les espaces alloués aux commerces.

Ce plan du rez-de-chaussée du Torre Mayor illustre l’entrée ouverte vers la cour et les espaces alloués aux commerces. Il illustre également les services essentiels qu’offre l’immeuble y compris les ascenseurs, un quai de chargement et le débit de circulation dans le parc de stationnement.

Zeidler Partnership Architects
2003
MEXIQUE
Zeidler Partnership Architects


Le toit du Torre Mayor est muni d’une plate-forme d’atterrissage pour une évacuation d’urgence.

Comme d’autres immeubles à Mexico City, le toit du Torre Mayor est muni d’une plate-forme d’atterrissage pour une évacuation d’urgence. Lors d’un tremblement de terre, il est parfois plus facile d’évacuer les occupants par la voie des airs que de les faire évacuer à la surface.

Deux premières illustrations du haut: Pedro Hiriart, Jeronimo Cruz Sosa, schéma fonctionnel: Zeidl
2003
Mexico City, MEXIQUE
Zeidler Partnership Architects


Illustration de la fonctionnement des amortisseurs

Le Torre Mayor est costaud face aux secousses grâce à l’acier, au béton renforcé et à un système innovant constitué de 98 amortisseurs entourant l’immeuble. Le gratte-ciel possède une excellente sécurité de fonctionnement face aux tremblements de terre, et ce, jusqu’à une intensité de 8.5 sur l’échelle de Richter.

Illustration par Pedro Hiriart et Jeronimo Cruz Sosa
2003
Mexico City, MEXIQUE
Zeidler Partnership Architects


Cette coupe transversale des fondations du Torre Mayor illustre la façon dont le site fut déblayé.

Cette coupe transversale des fondations du Torre Mayor illustre la façon dont le site fut déblayé et la façon dont l’édifice fut construit en vue de résister aux conditions de sol instables.

Schéma fonctionnel par Archivo Reichmann International, Design par Zeidler Partnership Architects
2003
Mexico City, MEXIQUE
Archivo Reichmann International.


Ce photomontage met en évidence la hauteur du Torre Mayor par rapport aux lieux avoisinants.

Ce photomontage met en évidence la hauteur du Torre Mayor par rapport aux lieux avoisinants. L’avenue chargée en bas de l’édifice est également connue sous le nom d’Avenue de l’Empereur, et mène à la tour Chapultepec.

Forsham
2003
Mexico City, MEXIQUE
Forsham


Cette élévation démontre la fonction de chaque étage, du parc de stationnement souterrain jusqu’à l’héliport.

Cette élévation démontre la fonction de chaque étage, du parc de stationnement souterrain jusqu’à l’héliport. La façon dont les amortisseurs sont positionnés y est également illustrée.

Zeidler Partnership Architects
2003
Mexico City, MEXIQUE
Zeidler Partnership Architects


Trois associés expliquent pourquoi ils sont devenus architectes.

Eberhard Zeidler, Rob Eley et Dalibor Vodac parlent de ce qui les a menés à devenir architecte. Zeidler : "Je savais que je voulais être un architecte à l’âge de 13 ans, et je nourris toujours ce souhait aujourd’hui. J’ai étudié puis travaillé en Allemagne. J’ai ensuite reçu une offre d’une entreprise canadienne et je suis arrivé ici en 1951. J’ai créé ce cabinet et il tourne toujours." Eley : "Quand j’étais en 9e année, j’avais l’habitude de me rendre à l’école d’architecture de l’université de Toronto avec un ami durant leurs sessions de portes ouvertes. J’ai pensé que c’était un passe-temps fabuleux. Construire des maquettes et dessiner des croquis et tout ce genre de choses. Nous avons assisté à toutes les sessions portes ouvertes durant nos années d’école secondaire. En fin de compte, mon ami n’a pas posé sa candidature, mais de mon côté, l’architecture à U of T est la seule chose pour laquelle j’ai postulé en sortant de l’école secondaire. Heureusement que j’ai été pris. Ça fait maintenant 32 ans que je travaille avec Eb."

Qasim Virjee
Eb Zeidler, Rob Eley, Dalibor Vokac, Carolina Eyzaguirre, Elise Hodson
Mars 2006
CANADA Région de Toronto, Ontario, Région de Toronto, CANADA
© 2006, Design Exchange. Tous droits réservés.


La philosophie de « Zeidler Partnership Architects ».

Leur philosophie de design "Nous estimons ne pas avoir de marque de fabrique préconçue. Nous concevons aussi bien des immeubles incurvés, des immeubles ronds ou des immeubles carrés. Que recherche le client et de quelle façon cela peut-il s’intégrer à l’environnement ? Ce n’est pas que le client qui importe, mais l’emplacement également. Si vous construisez dans une ville, vous ne construisez pas uniquement pour vous, mais pour l’entièreté de la ville, vous devez donc répondre aux besoins de celle-ci. Tout cela doit être intégré à la conception puis la construction de l’édifice. Il y a des occasions où l’immeuble doit respecter les édifices historiques environnants et s’intégrer au paysage. Il se peut aussi que l’édifice doive s’intégrer au côté rue ou qu’il doive caractériser une partie de la ville à lui tout seul."

Qasim Virjee
Eb Zeidler, Rob Eley, Dalibor Vokac, Carolina Eyzaguirre, Elise Hodson
Mars 2006
CANADA Région de Toronto, Ontario, Région de Toronto, CANADA
© 2006, Deisgn Exchange. Tous droits réservés.


Une discussion ayant pour sujet l’emplacement de l’édifice le plus haut du Mexique et sa conception dans le contexte de Mexico City.

Choisir l’emplacement du plus grand immeuble de Mexico et envisager sa conception sur l’artère la plus connue de Mexico City. Eley : "Ils [le promoteur Reichmann International] voulaient construire à Mexico City. Ils s’intéressaient à trois projets en particulier, celui-ci en faisait partie. Au départ, ils ont envisagé 5 ou 6 sites différents dans la ville près du boulevard dont Eb [Zeidler] a parlé, en cherchant celui qui répondrait le mieux à leurs attentes pour ce projet. Il y avait 4 ou 5 personnes du cabinet concevant des designs de remplacement pour chacun des sites. Lorsqu’ils les ont envisagés dans le contexte de leurs analyses, ils ont décidé de choisir celui-ci. Ils ont également décidé de choisir un des concepts provenant de leurs études. Nous deux [Eley, Dalibor] étions impliqués au jour le jour, essayant de gérer les détails inhérents au design." Dalibor : "Nous envisagions deux tours de chaque côté de la route, mais les démarches que nécessitait l’achat du terrain étaient trop compliquées. On voulait absolument construire sur ce site et l’emplacement dicte la taille de l’édifice. Il y a eu des négociations avec la ville – c’était un sujet de tensions politiques."

Qasim Virjee
Eb Zeidler, Rob Eley, Dalibor Vokac, Carolina Eyzaguirre, Elise Hodson
Mars 2006
MEXIQUE
© 2006, Design Exchange. Tous droits réservés.


Une discussion ayant pour sujet l’emplacement de l’édifice le plus haut du Mexique et sa conception dans le contexte de Mexico City.

Choisir l’emplacement du plus grand immeuble de Mexico et envisager sa conception sur l’artère la plus connue de Mexico City. "C’était un immeuble qui se devait d’avoir une empreinte sur la ville. Bien qu’il s’intègre à la ville, […] c’est une grande avenue qui servait d’avenue de procession pour l’ancien empereur. Elle allait du quartier des affaires du centre-ville jusqu’à son palais. Cette artère, qui a toujours été une avenue processionnelle est devenue une route empruntée par des centaines de voitures. C’était une route énorme, comme les Champs-Élysées. Mais à l’époque du palais, les voitures ne pouvaient pas le traverser, la route tournait pour traverser le parc Capultepec. C’est le long de ce virage que se trouve notre immeuble, nous devions donc indiquer le fait que la route tournait. Nous avons donc conçu la façade de façon à ce qu’elle épouse le virage alors que la partie arrière est faite avec une texture de pierre relativement similaire à ce qu’on peut voir dans les rues environnantes. Pour gérer le flot de passants, nous avons construit une cour au rez-de-voirie, avec les deux sections commerciales et l’entrée de la tour elle-même – tout ça pour qu’elle soit intégrée au flot de passants."

Qasim Virjee
Zeidler Partnership Architects, Carolina Eyzaguirre, Elise Hodson, Qasim Virjee, Michael Prokopow
Mars 2006
Mexico City, MEXIQUE
© 2006, 2006. Tous droits réservés.


Les architectes nous racontent les problèmes liés à la construction dans une ville qui s’affaisse.

Mexico City s’enlise. Le défi de construire sur une « soupe ». Dalibor : "Mexico City est située sur un ancien lac desséché. La ville pompe l’eau du lac, ce qui fait que toute la nappe du lac s’enfonce doucement. Pour qu’elle reste immobile, il faut construire de bonnes fondations, avoir du soutien, même si le sol autour s’enfonce. Ils doivent donc de temps en temps ajouter un gradin parce que les immeubles s’élèvent du sol." Eley: "En gros, le Torre Mayor est positionné sur un certain nombre de pieux qui atteignent la terre ferme à travers la ville et la substance des sols environnants. On m’a dit que dépendant des caractéristiques de vibration du sol, les immeubles d’une certaine taille sont plus dangereux que les autres. En d’autres termes, il serait possible de dessiner une carte de San Fransisco comportant des zones à hauteur interdite. Concevoir des immeubles de 30 étages n’est pas un problème par là-bas. Alors qu’ici, du aux caractéristiques du sol, les édifices seraient affectés par les secousses. Il y a des emplacements où des immeubles de dix étages peuvent se révéler dangereux et d’autres endroits où les immeubles de vingt étages sont parfaitement sûrs."

Qasim Virjee
Zeidler Partnership Architects, Carolina Eyzaguirre, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Mexico City, MEXIQUE
© 2006, Design Exchange. Tous droits réservés.


Les architectes parlent des risques inconnus liés au design qui envisage les tremblements de terre.

Concevoir l’immeuble le plus sûr du Mexique : l’art subtil de concevoir pour les tremblements de terre. Eley : "Un de nos très bons amis ingénieurs nous a dit un jour que pour un cabinet comme le nôtre, c’était de l’art noir que de concevoir pour les tremblements de terre. Et à chaque fois qu’il y a un gros tremblement de terre, les opinions des ingénieurs sur la façon de concevoir pour des situations sismiques changent. Ce changement est basé sur la façon dont les immeubles construits au préalable réagissent." Dalibor : "Le fait que les immeubles de taille importante se comportent mieux face aux séismes que les immeubles d’une dizaine d’étages, qui sont le plus à même de s’écrouler, est une découverte surprenante. Si la tour est suffisamment haute pour pouvoir se balancer avec souplesse et amoindrir les secousses, ça passe, tandis que les petits immeubles se brisent tout simplement. En terme d’alertes aux séismes, la situation du Mexique est relativement similaire à celle de la Californie. Ces deux régions ont donc collaboré sur le plan de la recherche et sur la façon d’appliquer les techniques d’évacuation et de lutter contre les incendies."

Qasim Virjee
Zeidler Partnership Architects, Carolina Eyzaguirre, Elise Hodson, Qasim Virjee
mars 2006
Mexico City, MEXIQUE
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Les architectes parlent des risques inconnus liés au design qui envisage les tremblements de terre.

Concevoir l’immeuble le plus sûr du Mexique : l’art subtil de concevoir pour les tremblements de terre. Eley : "Trois architectes étaient impliqués dans le projet. Ce projet nécessitait la présence d’un architecte mexicain ainsi que d’un architecte pour chaque discipline telle que l’architecture de construction, l’architecture mécanique, etc. Le projet employait des architectes locaux, mais aussi des architectes qui avaient l’habitude de travailler pour Reichmann." Dalibor : "Je pense que c’est la façon de faire plutôt unique des ingénieurs – c’est au public de décider si c’est la bonne façon d’opérer –, mais dans notre cas, ça a économisé beaucoup d’acier et facilité d’autres problèmes techniques."

Qasim Virjee
Zeidler Partnership Architects, Carolina Eyzaguirre, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Mexico City, MEXIQUE
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Les architectes expliquent la façon dont les amortisseurs absorbent le choc de la secousse à mesure que ce choc se déplace vers le sommet de l’immeuble.

Comme sur les automobiles, on a utilisé des amortisseurs autour de l’édifice afin de réduire les vibrations occasionnées par le tremblement de terre. Dalibor : "Le fait que les immeubles de taille importante se comportent mieux face aux séismes que les immeubles d’une dizaine d’étages, qui sont le plus à même de s’écrouler, est une découverte surprenante. Si la tour est suffisamment haute pour pouvoir se balancer avec souplesse et amoindrir les secousses, ça passe, tandis que les petits immeubles se brisent tout simplement. C’est l’impact des amortisseurs qui permet de réduire les vibrations – ils ont le même effet que des amortisseurs de voiture. Quand la roue saute à cause du relief de la route, et ne ferait que sauter de plus en plus, l’amortisseur adoucit les chocs en maintenant la roue en place. Fondamentalement, c’est la même technologie." Eley : "Les vibrations sont les plus fortes à la base de l’édifice et les plus faibles au sommet grâce à l’absorption des amortisseurs. Mais je pense que c’est encore plus le cas si on envisageait ce phénomène dans le cas d’une structure traditionnelle. Quand la terre se met à bouger, il arrive que l’immeuble se mette à vibrer de plus en plus à cause de sa période de vibration ; c’est pour cela que les bâtiments s’effondrent. Les amortisseurs amoindrissent les réactions de l’immeuble face à ces vibrations. Cinq minutes plus tard, les vibrations se calmeront bien plus rapidement qu’à l’intérieur d’un immeuble sans amortisseurs."

Qasim Virjee
Zeidler Partnership Architects, Carolina Eyzaguirre, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Mexico City, MEXIQUE
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Les architectes parlent de la première fois que le Torre Mayor a dû faire face à un tremblement de terre.

En janvier 2003, un tremblement de terre sur la côte mexicaine a mis la résistance du Torre Mayor à l’épreuve Dalibor : "Je suppose que ça s’est transformé en campagne marketing qui, en gros, présentait le Torre Mayor comme l’immeuble le plus sûr de Mexico City." Eley : "Je pense qu’il a dépassé le 7 [sur l’échelle de Richter]. C’est arrivé pendant qu’une grande partie du mur-rideau, si pas l’entièreté était ouverte. Ils n’étaient pas sûrs de la façon dont ça allait réagir vu que c’était la première fois qu’ils étaient confrontés à ce type de phénomènes. Il n’y a pas un seul panneau qui s’est brisé…de toute évidence les amortisseurs ont rempli leur fonction."

Qasim Virjee
Zeidler Partnership Architects, Carolina Eyzaguirre, Elise Hodson, Qasim Virjee
Mars 2006
Mexico City, MEXIQUE
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Objectifs d'apprentissage

Les élèves acquièrent une compréhension de la façon dont la communauté internationale réagit aux catastrophes naturelles et écologiques. Ils étudient les facteurs politiques, économiques et géographiques qui contribuent à la dévastation humaine et environnementale. Les élèves explorent les innovations de design qui répondent aux besoins humains dans des situations dangereuses, lors de catastrophes naturelles et dans une variété de climats. Les élèves appliquent le processus de design par de la résolution collaborative de problèmes ainsi qu’à travers leurs recherches. Les élèves font appel à de multiples styles d’apprentissage et remettent en question leurs acquis cognitifs ; font des exercices de planification, d’organisation et de sociabilité par du travail de groupe ; utilisent des technologies actuelles dans la recherche du problème, et développent des compétences linguistiques et des facultés d’orateur lors de la présentation de leurs solutions finales.

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