Les images de Notman, photographe apprécié et de réputation mondiale, ont été largement diffusées. Les nombreux studios qu’il a créés et qui portent son nom respectent ses objectifs et ses normes. Composés d’employés formés à son studio de Montréal, ils lui permettent de se faire un nom comme créateur de portraits et de paysages de qualité auprès des habitants des principales villes de l’est du Canada et de la Nouvelle-Angleterre. Ses clients chérissent leurs albums de famille remplis de portraits qu’il a réalisés et, chaque année, la prise en photo de milliers de diplômés est un événement marquant de la vie universitaire. Les paysages de Notman ne sont pas vendus uniquement dans tous ses studios; on les trouve aussi dans les librairies, les hôtels et les gares ferroviaires de l’est des États-Unis et de tout le Canada. Des photographies en tous genres - portraits, paysages, architecture et images composites - sont très recherchées par les journaux et les revues de Londres, de New York, de Philadelphie, de Montréal et d’ailleurs. En outre, les photos de Notman paraissent sous forme d’affiches, illustrent des calendriers, des manuels ou des Pour en lire plus
Les images de Notman, photographe apprécié et de réputation mondiale, ont été largement diffusées. Les nombreux studios qu’il a créés et qui portent son nom respectent ses objectifs et ses normes. Composés d’employés formés à son studio de Montréal, ils lui permettent de se faire un nom comme créateur de portraits et de paysages de qualité auprès des habitants des principales villes de l’est du Canada et de la Nouvelle-Angleterre. Ses clients chérissent leurs albums de famille remplis de portraits qu’il a réalisés et, chaque année, la prise en photo de milliers de diplômés est un événement marquant de la vie universitaire. Les paysages de Notman ne sont pas vendus uniquement dans tous ses studios; on les trouve aussi dans les librairies, les hôtels et les gares ferroviaires de l’est des États-Unis et de tout le Canada. Des photographies en tous genres - portraits, paysages, architecture et images composites - sont très recherchées par les journaux et les revues de Londres, de New York, de Philadelphie, de Montréal et d’ailleurs. En outre, les photos de Notman paraissent sous forme d’affiches, illustrent des calendriers, des manuels ou des guides touristiques et s’ajoutent à toutes sortes de collections d’images. Elles sont aussi produites en diapositives et en stéréogrammes.

© Le Musée McCord d'histoire canadienne, 2005.

William Notman, photographe

William Notman, photographe, Montréal, QC, 1868

William Notman
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
1868
Plaque de verre au collodion humide
17 x 12 cm
I-34627
© Musée McCord


Carnaval

Carnaval, Montréal, QC, 1885

Wm. Notman & Son
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
1885
Plaque sèche à la gélatine
25 x 20 cm
VIEW-1478
© Musée McCord


Notman envoie des clichés à toutes les principales expositions internationales d'Europe et d'Amérique du Nord. Il participe aussi à de nombreux événements locaux, où ses photographies sont encensées par les critiques et où elles remportent les plus hautes distinctions. En raison de leur caractère unique, les images qui attirent - et de loin - la plus grande attention sont les photographies composites. En fait, il en existe très peu. Peu d'autres photographes se sont en effet attaqués à cette technique. Parmi eux, on en compte encore moins dont les photographies composites peuvent rivaliser avec la qualité artistique des images créées par l'équipe de Notman. À elles seules, les dimensions énormes des photos que Notman envoie dans diverses expositions suffisent à confirmer leur caractère unique.
Notman envoie des clichés à toutes les principales expositions internationales d'Europe et d'Amérique du Nord. Il participe aussi à de nombreux événements locaux, où ses photographies sont encensées par les critiques et où elles remportent les plus hautes distinctions. En raison de leur caractère unique, les images qui attirent - et de loin - la plus grande attention sont les photographies composites. En fait, il en existe très peu. Peu d'autres photographes se sont en effet attaqués à cette technique. Parmi eux, on en compte encore moins dont les photographies composites peuvent rivaliser avec la qualité artistique des images créées par l'équipe de Notman. À elles seules, les dimensions énormes des photos que Notman envoie dans diverses expositions suffisent à confirmer leur caractère unique.

© Le Musée McCord d'histoire canadienne, 2005.

Le Bicycle Club de Montréal, Montréal, QC, photographie composite, 1885

Depuis sa création en 1878, le Bicycle Club avait toujours fonctionné selon des règles paramilitaires. Les membres du club portaient des casquettes et des uniformes bleu foncé d'apparence militaire, et tous les dirigeants avaient des titres militaires.

Wm. Notman & Son
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
1942
Gélatine argentique
20 x 25 cm
VIEW-26273.0
© Musée McCord


Montreal Hunt Club, QC, photographie composite, 1886-1888

Créé vers 1826, le Montreal Hunt est le plus ancien club de chasse à exister encore aujourd'hui en Amérique de Nord. Le fondateur du club et premier maître de chasse était l'immigrant écossais John Forsyth, qui avait quitté Aberdeen en 1790.

Wm. Notman & Son
Achat de l'Associated Screen News Ltd.
1888
Plaque de verre au collodion humide
20 x 25 cm
VIEW-2228
© Musée McCord


Toutefois, d'autres photographes réalisent des images composites en Europe et quelques-uns en produisent au Canada et aux États-Unis. À Toronto, l'Ewing Photo Company recrée la première assemblée générale de l'Église presbytérienne du Canada qui s'est déroulée à l'église Knox, en juin 1870, en présence d'une foule de près de quatre cents personnes. Jocia Bruce, qui a travaillé huit ans au studio montréalais de Notman et sept au studio Notman & Fraser, à Toronto, ouvre son propre studio de portraits en 1875 et réalise quelques photographies composites réussies, dont cette scène de voile très dramatique qui orne aujourd'hui le Toronto Yacht Club. Et dès 1881, Hannah Maynard, établie à Victoria, tout à fait à l'ouest du pays, compose des images mystérieuses qui regroupent parfois des milliers de jeunes enfants et de bébés1. À l'instar des photos composites de Notman, il pouvait s'agir d'images commerciales, réalisées sur commande. Ou bien de tentatives spéculatives, comme c'est le cas de celles d'Hannah Maynard. Mais Notman excepté, personne n'a jamais réalisé, sur une période de temps aussi longue, des images composites aussi immenses et en aussi grand nombre. De même Pour en lire plus
Toutefois, d'autres photographes réalisent des images composites en Europe et quelques-uns en produisent au Canada et aux États-Unis. À Toronto, l'Ewing Photo Company recrée la première assemblée générale de l'Église presbytérienne du Canada qui s'est déroulée à l'église Knox, en juin 1870, en présence d'une foule de près de quatre cents personnes. Jocia Bruce, qui a travaillé huit ans au studio montréalais de Notman et sept au studio Notman & Fraser, à Toronto, ouvre son propre studio de portraits en 1875 et réalise quelques photographies composites réussies, dont cette scène de voile très dramatique qui orne aujourd'hui le Toronto Yacht Club. Et dès 1881, Hannah Maynard, établie à Victoria, tout à fait à l'ouest du pays, compose des images mystérieuses qui regroupent parfois des milliers de jeunes enfants et de bébés1. À l'instar des photos composites de Notman, il pouvait s'agir d'images commerciales, réalisées sur commande. Ou bien de tentatives spéculatives, comme c'est le cas de celles d'Hannah Maynard. Mais Notman excepté, personne n'a jamais réalisé, sur une période de temps aussi longue, des images composites aussi immenses et en aussi grand nombre. De même, Notman est le seul photographe à avoir transformé en une vaste entreprise commerciale la fabrication des photographies composites. En offrant un produit exceptionnel, il peut espérer vendre au moins une épreuve à chaque membre des groupes de trois ou de quatre cents personnes qu'il photographie. Il peut espérer vendre deux ou trois images, voire plus, à chaque personne photographiée - une qui sera accrochée au mur, une insérée dans l'album, une glissée dans le portefeuille - et peut-être plusieurs de format cabinet qui seront envoyées à la famille et aux amis. Sans oublier qu'il est possible d'acheter les portraits individuels de chaque personnage, avec le studio en arrière-plan.
1Claire Weissman Wilks, The Magic Box. The Eccentric Genius of Hannah Maynard, Toronto, Exile Editions Ltd., 1980.
© Le Musée McCord d'histoire canadienne, 2005.

Notman n'a jamais cherché à imiter les peintres ou à rivaliser avec la peinture, comme l'ont fait plus tôt Rejlander ou Robinson. Pour lui, à l'inverse de David Octavius Hill, à Édimbourg, les photographies ne servent pas davantage à créer des tableaux. L'objectif de Notman est de produire des photographies de groupes réalistes et très facilement vendables de la seule façon possible à l'époque : en combinant les techniques du découpage et du collage à celles, plus fluides, de la peinture. Les gens acceptaient cette façon de faire, sachant pourquoi les photos étaient ainsi faites, ayant eux-mêmes posé en studio, un support soutenant leur tête. Ils savaient que c'étaient des photographies et en achetaient par milliers.

On ignore évidemment si c'est l'appât du gain qui a d'abord poussé Notman à produire des photographies composites. Sans doute a-t-il aussi évalué les retombées publicitaires de ces productions étonnantes et estimé que son service artistique serait ainsi à même de faire valoir ses talents d'une façon productive, de concert avec son service photographique. En tout état de cause, l'aspect lucratif inhérent à la popularité des photographies composites l'a certa Pour en lire plus
Notman n'a jamais cherché à imiter les peintres ou à rivaliser avec la peinture, comme l'ont fait plus tôt Rejlander ou Robinson. Pour lui, à l'inverse de David Octavius Hill, à Édimbourg, les photographies ne servent pas davantage à créer des tableaux. L'objectif de Notman est de produire des photographies de groupes réalistes et très facilement vendables de la seule façon possible à l'époque : en combinant les techniques du découpage et du collage à celles, plus fluides, de la peinture. Les gens acceptaient cette façon de faire, sachant pourquoi les photos étaient ainsi faites, ayant eux-mêmes posé en studio, un support soutenant leur tête. Ils savaient que c'étaient des photographies et en achetaient par milliers.

On ignore évidemment si c'est l'appât du gain qui a d'abord poussé Notman à produire des photographies composites. Sans doute a-t-il aussi évalué les retombées publicitaires de ces productions étonnantes et estimé que son service artistique serait ainsi à même de faire valoir ses talents d'une façon productive, de concert avec son service photographique. En tout état de cause, l'aspect lucratif inhérent à la popularité des photographies composites l'a certainement incité à promouvoir cette activité de production de ses studios d'une façon exceptionnelle. Quels qu'aient été ses motifs, William Notman combinait de façon élégante et convaincante séduction commerciale, vision artistique et précision documentaire. Ses images furent tellement diffusées que nombre d'entre elles survivent encore aujourd'hui, intactes, traces importantes, fascinantes et magnifiques du passé.

© Le Musée McCord d'histoire canadienne, 2005.

Objectifs d'apprentissage

L’apprennant va :
  • définir le mode de vie des habitants du Canada avant et après la Confédération ;
  • identifier les conséquences liées à l’urbanisation et à l’industrialisation sur le territoire occupé ;
  • expliquer les grandes lignes et les acteurs de la Confédération ;
  • expliquer le développement de la technologie, amené par l’industrialisation.

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