Les Inuits couvrent leurs pieds d’un assemblage de deux à cinq épaisseurs protectrices, en fonction de la température, du terrain et des activités effectuées.

« Je superpose des épaisseurs supplémentaires de bas intérieurs et extérieurs, chaussons et bottes, jusqu’à ce que mes pieds soient suffisamment bien isolés du froid durant mes activités. Je multiplie les épaisseurs lorsque je vais à la pêche sous la glace et j’en porte moins si je reste à l’intérieur. »
Elva Pigalak, Coppermine, 1986

Voici quatre possibilités de superpositions de peaux, dans l’ordre dans lequel elles sont enfilées – chausson intérieur, bas extérieur, botte, chausson extérieur.

Les pieds au chaud et au sec

Annie Nestor, de Coral Harbour, a aussi utilisé des techniques et des matériaux traditionnels dans la réalisation, en 1987, de ces kamiks en peau de caribou à plusieurs épaisseurs. Le chausson et la haute botte intérieure en fourrure de caribou se portent sous la botte extérieure, en fourrure de caribou brune et blanche :
chaussons intérieurs en four Pour en lire plus
Les Inuits couvrent leurs pieds d’un assemblage de deux à cinq épaisseurs protectrices, en fonction de la température, du terrain et des activités effectuées.

« Je superpose des épaisseurs supplémentaires de bas intérieurs et extérieurs, chaussons et bottes, jusqu’à ce que mes pieds soient suffisamment bien isolés du froid durant mes activités. Je multiplie les épaisseurs lorsque je vais à la pêche sous la glace et j’en porte moins si je reste à l’intérieur. »
Elva Pigalak, Coppermine, 1986

Voici quatre possibilités de superpositions de peaux, dans l’ordre dans lequel elles sont enfilées – chausson intérieur, bas extérieur, botte, chausson extérieur.

Les pieds au chaud et au sec

Annie Nestor, de Coral Harbour, a aussi utilisé des techniques et des matériaux traditionnels dans la réalisation, en 1987, de ces kamiks en peau de caribou à plusieurs épaisseurs. Le chausson et la haute botte intérieure en fourrure de caribou se portent sous la botte extérieure, en fourrure de caribou brune et blanche :
  • chaussons intérieurs en fourrure de caribou
  • bas en fourrure de caribou
  • bottes à hauts de tige en peau de caribou
  • semelage en peau de phoque barbu épilée et blanche
  • peau de phoque épilée de couleur foncée entre le semelage et la jambe

La protection en hiver

« Ces bas intérieurs, chaussons extérieurs et bottes en peau de phoque, que j’ai moi-même confectionnés, se portent lors des grand froids hivernaux. »
Olepa Karpik, Coral Harbour, Territoires du Nord-Ouest

Ces kamiks à plusieurs épaisseurs de peau de phoque, qu’elle a confectionnées en 1987, ont été réalisées à l’aide de matières et de techniques traditionnelles. Examinez la variété de peaux de phoque et la disposition des épaisseurs, afin de comprendre comment ces bottes sont particulièrement bien adaptées à l’environnement arctique.

Une variété de peaux de phoque

Différents types de peaux de phoque sont utilisés afin de procurer un maximum de confort et de chaleur à celui ou à celle qui les porte. Les peaux souples telles la peau de bébé phoque, portées à même la peau, sont plus fines et plus douces que les peaux utilisées dans la fabrication des chaussons extérieurs et des bottes. Comparez la peau de phoque barbu rasée, constituant la semelle, à la peau recouverte de fourrure sur la partie supérieure de la botte.

Trois épaisseurs de protection

Observez les épaisseurs séparément afin de voir comment, une fois assemblées, elles permettent d’isoler les pieds du grand froid.

© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.

Quatre épaisseurs de peau de phoque pour kamik

Quatre épaisseurs de peau de phoque pour kamik

Musée Bata de la chaussure

© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Bottes inuites de la terre de Baffin

La peau de bébé phoque, portée à même la peau, est plus fine et plus souple que les peaux utilisées dans la fabrication des chaussons extérieurs et des bottes.
Comparez la peau de phoque barbu rasée, constituant la semelle, à la peau recouverte de fourrure sur la partie supérieure de la botte.
Les chaussons extérieurs sont faits de fourrure de phoque.
Les trois épaisseurs assemblées.

Musée Bata de la chaussure
1920
peau de phoque
S79.634
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Bottes iglulingmiutes

Le chausson et la haute botte intérieure en fourrure de caribou se portent sous la botte extérieure, en fourrure de caribou brune et blanche.

Musée Bata de la chaussure
1987
fuorrure de caribou
P88.173
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Trois épaisseurs de protection pour les pieds et une botte assemblée

Trois épaisseurs de protection pour les pieds et une botte assemblée

Musée Bata de la chaussure

© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


« Au cours du processus de fabrication des bottes en peau, les aînés transmettent la tradition orale aux jeunes couturières qui s’intéressent aux rituels traditionnels et aux systèmes d’échanges entre nos cultures. La première paire de bottes en peau cousue par une fillette symbolise son attachement au mode de vie traditionnel, ainsi que l’importance de la transmission des cultures inuite et inuvialuite. »
Propos d’Ulayok Kaviok (aînée originaire d’Arviat), traduits de l’inuktitut, 1985-87

La fabrication des kamiks - des outils pour des mains de femme

Les femmes inuites se doivent, afin de confectionner la tenue des membres de leur famille, de préparer les peaux étape par étape, réalisant à la main les vêtements et les bottes en peau. Le plus indispensable de leurs outils est l’ulu – souvent fabriqué selon les dimensions de la main de son utilisatrice. Des ulus de formes et de tailles variées répondent à diverses opérations de découpe et de grattage. D’autres outils servent à gratter, à assouplir et à travailler les peaux. Pour en lire plus
« Au cours du processus de fabrication des bottes en peau, les aînés transmettent la tradition orale aux jeunes couturières qui s’intéressent aux rituels traditionnels et aux systèmes d’échanges entre nos cultures. La première paire de bottes en peau cousue par une fillette symbolise son attachement au mode de vie traditionnel, ainsi que l’importance de la transmission des cultures inuite et inuvialuite. »
Propos d’Ulayok Kaviok (aînée originaire d’Arviat), traduits de l’inuktitut, 1985-87

La fabrication des kamiks - des outils pour des mains de femme

Les femmes inuites se doivent, afin de confectionner la tenue des membres de leur famille, de préparer les peaux étape par étape, réalisant à la main les vêtements et les bottes en peau. Le plus indispensable de leurs outils est l’ulu – souvent fabriqué selon les dimensions de la main de son utilisatrice. Des ulus de formes et de tailles variées répondent à diverses opérations de découpe et de grattage. D’autres outils servent à gratter, à assouplir et à travailler les peaux. Les Inuits fabriquent et utilisent encore ces outils à l’heure actuelle. Toutefois, il leur arrive désormais de les acheter ou d’utiliser des matériaux modernes plutôt que naturels.

« J’utilise un certain type de grattoir pour assouplir les peaux de caribou, et un autre pour les peaux de phoque. Lorsque j’étais petite, je pratiquais le maniement du grattoir et d’autres outils sur des peaux. »
Quqshuun, Gjoa Haven 1986

« Il est nécessaire d’utiliser un ulu bien aiguisé qui permettra de débarrasser les peaux de phoque de leur graisse et de leurs poils. Un ulu dont l’utilisatrice précédente n’aura pas bien pris soin exigera beaucoup de patience afin d’être à nouveau aiguisé. »
Katherine Kopak, Arviat, 1986

« Les grattoirs droits sont utilisés afin d’extraire l’excédent d’eau et de graisse recouvrant la fourrure de phoque après le lavage de la peau. »
Elisapee Alooloo, baie de l’Arctique, 1984

« J’emporte avec moi cette planche à gratter lorsque je vais camper en été; je peux ainsi raser facilement les peaux de phoque. Il faut faire attention de bien garder la planche propre et à plat, afin de ne pas transpercer la peau par accident. »
Lydia Akumaliq, baie de l’Arctique, 1984

© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.

Femme expliquant la technique à un enfant

Femme expliquant la technique à un enfant

Richard Harrington
1947 - 1948
©LACIPA – 129936.


Katherine Kopak, Arviat, 1986

Katherine Kopak, Arviat, 1986

Jill Oakes et Rick Riewe.

© Jill Oakes et Rick Riewe.


Ulu inuit (grattoir)

Ulu inuit (grattoir)

Musée Bata de la chaussure
XIXe siècle
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Grattoir inuit du Labrador

Grattoir inuit du Labrador

Musée Bata de la chaussure
1979
bois de caribou
S80.1621
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Grattoir inuit Netsilik

Grattoir inuit Netsilik

Musée Bata de la chaussure
1970 - 1979
bois de caribou
S79.782
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Grattoir inuit

Grattoir inuit

Musée Bata de la chaussure
XIXe siècle
bois et jadéite
P94.76
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Nettoyage de la peau de phoque

Nettoyage de la peau de phoque

Jill Oakes et Rick Riewe.

© Jill Oakes et Rick Riewe.


Planche à écharner inuite d’Ungava

Planche à écharner inuite d’Ungava

Musée Bata de la chaussure
1980 - 1988
Bois
P89.62
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Ulu inuit d’Ungava

Ulu inuit d’Ungava

Musée Bata de la chaussure
1980 - 1988
cuivre et bois
P89.70
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • expliquer comment l’environnement a influencé les habitants (autochtones, francophones et anglophones) dans leur culture, leurs habitudes de vie ainsi que leur économie;
  • identifier les effets qui ont résulté de l’interaction entre les peuples autochtones et colonisateurs;
  • résumer l’évolution de la chaussure au Canada et y associer les changements importants pour l’évolution du Canada;
  • analyser l’évolution du Canada à travers l’évolution de la chaussure.

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