Dans les Maritimes ou en Ontario, les propriétaires de vieilles maisons font parfois la découverte, au cours de rénovations, de chaussures usagées, dissimulées dans un mur ou sous le plancher. Ces chaussures – généralement de femmes ou d’enfants – étaient invariablement trop usées pour avoir été réparées. De telles découvertes dans la structure d’une maison étaient censées porter chance à la famille en question. La tradition remonte à il y a de nombreux siècles en Europe.
Dans les Maritimes ou en Ontario, les propriétaires de vieilles maisons font parfois la découverte, au cours de rénovations, de chaussures usagées, dissimulées dans un mur ou sous le plancher. Ces chaussures – généralement de femmes ou d’enfants – étaient invariablement trop usées pour avoir été réparées. De telles découvertes dans la structure d’une maison étaient censées porter chance à la famille en question. La tradition remonte à il y a de nombreux siècles en Europe.

© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.

Chaussure cachée

Chaussure cachée

Musée Bata de la chaussure
XIXe siècle
Cuir
D727A
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Les villages se transformant peu à peu en villes, le rôle du maître artisan cordonnier gagna en importance.

Le maître cordonnier
À l’aide de cuir tanné à la tannerie locale, il mettait en pratique ses connaissances acquises au cours d’un long apprentissage et desservait la ville tout entière. Entre 1648 et 1760, le maître cordonnier de la colonie de Québec forma quelque 64 apprentis. Les plus doués de ces artisans (parfois des femmes) étaient capables de fabriquer des chaussures rivalisant en qualité avec celles faites par les fabricants de chaussures à Paris ou à Londres.

À la recherche de cordonniers de métier
Au début du xixe siècle, les cordonniers de métier étaient des plus demandés dans le Haut Canada , comme en témoignent les propos tenus par Mary O’Brien dans cette lettre :
« S’il veut amener avec lui son frère le cordonnier, il n’aura aucun mal à se trouver du travail, et bien rémunéré. »

Vingt ans plus tard, cette publicité suggère que les maîtres cordonniers étaient toujours très demandés.
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Les villages se transformant peu à peu en villes, le rôle du maître artisan cordonnier gagna en importance.

Le maître cordonnier
À l’aide de cuir tanné à la tannerie locale, il mettait en pratique ses connaissances acquises au cours d’un long apprentissage et desservait la ville tout entière. Entre 1648 et 1760, le maître cordonnier de la colonie de Québec forma quelque 64 apprentis. Les plus doués de ces artisans (parfois des femmes) étaient capables de fabriquer des chaussures rivalisant en qualité avec celles faites par les fabricants de chaussures à Paris ou à Londres.

À la recherche de cordonniers de métier
Au début du xixe siècle, les cordonniers de métier étaient des plus demandés dans le Haut Canada , comme en témoignent les propos tenus par Mary O’Brien dans cette lettre :
« S’il veut amener avec lui son frère le cordonnier, il n’aura aucun mal à se trouver du travail, et bien rémunéré. »

Vingt ans plus tard, cette publicité suggère que les maîtres cordonniers étaient toujours très demandés.

Travaillant le tissu de même que le cuir, les maîtres cordonniers fabriquaient des types variés de chaussures.
« J’ai reçu 13 shillings et 6 deniers pour fabriquer une paire de bottes Wellington; le cuir me sera fourni. Le prix est le même qu’il s’agisse de chaussures pour homme ou pour femme, 4 shillings et 6 deniers pour des chaussures en cuir léger et 3 shillings et 6 deniers pour des chaussures en cuir épais. Je suis maintenant en mesure d’épargner de plus en plus et je pourrai bientôt acheter moi-même le cuir, ce qui me sera plus profitable. »

Le savoir-faire de l’artisan cordonnier
Repérez les détails qui témoignent de la réalisation manuelle de ces bottes remontant au milieu du xixe siècle.

La paire de bottes en cuir noir pour enfant comporte :
  • un nombre différent d’œillets à chaque chaussure
  • des clous à tête carrée au pourtour des talons
  • des clous à tête ronde au pourtour des semelles

La paire de bottes Wellington pour homme :
  • un sous-bout de talon renforcé à l’aide de nombreux clous
  • une semelle à double épaisseur de cuir
  • une semelle à chevilles
  • un talon bottier en cuir
  • des coutures latérales piquées et passepoilées


Les fabricants de chaussures

Alexander Davidson d’Elora, a fabriqué ces bottines pour enfant.

© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.

Artisan à l’ouvrage

Artisan à l’ouvrage

Musée Bata de la chaussure

© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


David Hill, cordonnier, Cobourg, Ontario

David Hill, cordonnier, Cobourg, Ontario

Musée Bata de la chaussure
1887 - 1894
© BAC/PA-122599


Botte pour homme

Botte pour homme

Musée Bata de la chaussure

Cuir
S79.15
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Publicité incitant à immigrer au Canada, milieu du XIXe siècle

Publicité incitant à immigrer au Canada, milieu du XIXe siècle

Musée Bata de la chaussure

©BAC/C-055447.


Mary O’Brien, 1828

Mary O’Brien, 1828

Toronto Public Library
1828
©The Journals of Mary O’Brien. Toronto Public Library (TRL).


Chaussure pour enfant

Chaussure pour enfant

Wellington County Museum
1870
Cuir
1970.2.4.02
© Wellington County Museum


Bottes Wellington

Bottes Wellington

Musée Bata de la chaussure

Cuir
S95.23
© Musée Bata de la chaussure, 2005. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • expliquer comment l’environnement a influencé les habitants (autochtones, francophones et anglophones) dans leur culture, leurs habitudes de vie ainsi que leur économie;
  • identifier les effets qui ont résulté de l’interaction entre les peuples autochtones et colonisateurs;
  • résumer l’évolution de la chaussure au Canada et y associer les changements importants pour l’évolution du Canada;
  • analyser l’évolution du Canada à travers l’évolution de la chaussure.

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