Oyez, oyez, montrez vos couleurs! Ennemis, je vous prendrai, amis je vous laisserai passer. Quel personnage représente le mieux les activités des corsaires?

Le capitaine corsaire, mais attention à ne pas le confondre avec le pirate. Il faut oublier le perroquet sur l'épaule et penser à un homme de mer portant pantalon de laine et chemise de lin. Personnage le plus en vue dans une expédition de course, il a la possibilité d'être récompensé, s'il accomplit des exploits. Par contre, il est aussi responsable des échecs. Il récolte une grande part des butins éventuels, mais il met sa vie en danger.

Le capitaine corsaire est donc un personnage qui évoque l'aventure, le risque et la fortune. Pourtant, bien que l'on considère certains capitaines corsaires comme des héros, on ne sait pas qu'ils ont été corsaires! L'histoire retient que Pierre Le Moyne d'Iberville a accomplit des exploits militaires à la Baie d'Hudson et à Terre-Neuve, mais met de côté qu'il a réalisé certains de ces exploits en tant que corsaire.
Oyez, oyez, montrez vos couleurs! Ennemis, je vous prendrai, amis je vous laisserai passer. Quel personnage représente le mieux les activités des corsaires?

Le capitaine corsaire, mais attention à ne pas le confondre avec le pirate. Il faut oublier le perroquet sur l'épaule et penser à un homme de mer portant pantalon de laine et chemise de lin. Personnage le plus en vue dans une expédition de course, il a la possibilité d'être récompensé, s'il accomplit des exploits. Par contre, il est aussi responsable des échecs. Il récolte une grande part des butins éventuels, mais il met sa vie en danger.

Le capitaine corsaire est donc un personnage qui évoque l'aventure, le risque et la fortune. Pourtant, bien que l'on considère certains capitaines corsaires comme des héros, on ne sait pas qu'ils ont été corsaires! L'histoire retient que Pierre Le Moyne d'Iberville a accomplit des exploits militaires à la Baie d'Hudson et à Terre-Neuve, mais met de côté qu'il a réalisé certains de ces exploits en tant que corsaire.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Porte-voix, XVIIIe siècle

Le capitaine utilise habituellement le porte-voix pour s’adresser aux navires ennemis ou amis se trouvant à proximité.

Musée Stewart au Fort de l’Ile Sainte-Hélène
XVIIIe siècle
no 1981.69.5
© Musée Stewart au Fort de l’Ile Sainte-Hélène


Le corsaire, le pirate, le flibustier : les termes sont souvent utilisés comme des synonymes. Or, ils désignent des personnes et des activités différentes.

Un pirate est un hors-la-loi. C'est un homme de mer qui ne reconnaît aucune autorité hormis la sienne. Il s'attaque à tous les navires, peu importe leur nationalité. Compte tenu de son indépendance, le pirate ne partage ses profits qu'avec son équipage. Enfin, il pratique son " métier " en temps de guerre comme en temps de paix.

Le corsaire doit avoir l'autorisation de son roi ou de son État pour faire la course. Il détient une lettre de marque ou une commission en course prouvant qu'il agit pour son roi. De plus, le corsaire partage les profits de ses courses avec le roi et ses armateurs. Enfin, ses activités ne sont reconnues qu'en temps de guerre. S'il s'aventure à faire une prise en temps de paix, gare à lui. Il risque d'être accusé de piraterie!

Quant au flibustier, il désigne un pirate qui, aux XVIIe et XVIIIe siècles, s'attaquait aux navires et aux possessions espagnoles dans les Antilles.

Une image légendaire Pour en lire plus
Le corsaire, le pirate, le flibustier : les termes sont souvent utilisés comme des synonymes. Or, ils désignent des personnes et des activités différentes.

Un pirate est un hors-la-loi. C'est un homme de mer qui ne reconnaît aucune autorité hormis la sienne. Il s'attaque à tous les navires, peu importe leur nationalité. Compte tenu de son indépendance, le pirate ne partage ses profits qu'avec son équipage. Enfin, il pratique son " métier " en temps de guerre comme en temps de paix.

Le corsaire doit avoir l'autorisation de son roi ou de son État pour faire la course. Il détient une lettre de marque ou une commission en course prouvant qu'il agit pour son roi. De plus, le corsaire partage les profits de ses courses avec le roi et ses armateurs. Enfin, ses activités ne sont reconnues qu'en temps de guerre. S'il s'aventure à faire une prise en temps de paix, gare à lui. Il risque d'être accusé de piraterie!

Quant au flibustier, il désigne un pirate qui, aux XVIIe et XVIIIe siècles, s'attaquait aux navires et aux possessions espagnoles dans les Antilles.

Une image légendaire

Combien de films, combien de livres, de légendes et de chansons célèbrent la mémoire de corsaires ou de pirates? Impossible à dire. Ils sont innombrables, parce que de tout temps, la figure du pirate fait peur ou fait rêver et elle stimule l'imaginaire fantastique.

Les pirates et les corsaires évoquent des navires en perdition, des trésors fabuleux et des capitaines sans foi ni loi sous le soleil des Antilles. Évidemment, le capitaine est toujours muni d'un crochet au bras, d'un pieu au lieu d'une jambe et porte la barbe longue, un couvre-œil et sur son épaule un perroquet moqueur.

Or, cette image du pirate « classique » que tout le monde partage est une création du cinéma hollywoodien et, si elle s'inspire de véritables pirates du passé, est plus proche du rêve que de la réalité.

Les corsaires du Saint-Laurent

Les pirates risquent la mort comme châtiment, s'ils sont faits prisonniers. Par contre, les corsaires peuvent recevoir des récompenses. Encouragés par l'État, les corsaires contribuent à l'effort de guerre contre les nations ennemies.

Chez nous, deux « héros » de notre histoire ont été corsaires et ont reçu la croix de Saint-Louis, remise par le roi de France. Pierre Lemoyne d'Iberville, que l'histoire a retenu comme explorateur et fondateur de la Louisiane, a en fait été un célèbre corsaire dans le Saint-Laurent et même dans les Antilles. Il avait la réputation d'être particulièrement sanguinaire.

De même, Michel de Salaberry, connu pour ses faits d'armes sur mer, a aussi été corsaire et a défendu Louisbourg et Québec contre les Anglais. Pour le récompenser de ses bons services, il a été nommé capitaine de flûte dans la Marine royale, une récompense importante.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Coffre de marine

Le mécanisme de ce coffre permet l’utilisation d’un système de barrures cachées. Le capitaine d’un navire peut donc, en toute tranquillité, y ranger ses papiers importants et ses objets de valeur.

Musée Stewart au Fort de l’Ile Sainte-Hélène
XVIIe siècle
no 1970.53
© Musée Stewart au Fort de l’Ile Sainte-Hélène


Croix de Saint-Louis

L’ordre royal et militaire de Saint-Louis est fondé en 1693. Le roi remet la croix de Saint-Louis pour récompenser quelqu’un qui a rendu des services exceptionnels à la France. La personne devient alors « chevalier de Saint-Louis ». Plusieurs corsaires ont ainsi été récompensés.

Musée du Royal 22e régiment
vers 1700
© Musée du Royal 22e régiment


Dans tout acte de guerre, la stratégie compte souvent plus que l'utilisation de la force. C'est d'autant plus vrai pour les corsaires, dont les navires sont petits et peu armés. Grâce à leurs stratégies, ils réussissent à l'emporter sur des navires beaucoup plus imposants que les leurs.

L'une de ces stratégies est d'envoyer des corsaires à l'avant-garde d'une flotte d'invasion. Lorsque William Phips tente de prendre Québec en 1690, sa flotte comporte une avant-garde de corsaires. Ce sont eux qui pillent le poste de Percé.

En temps de guerre, le ravitaillement est assuré par des convois de navires. Ces derniers se regroupent pour mieux se défendre. Toutefois, les corsaires s'infiltrent dans ces convois. Ils se font passer pour des navires de ravitaillement et surprennent ainsi leurs adversaires.

Montrer ses vraies couleurs

L'une des stratégies favorites des capitaines corsaires est d'approcher un navire ennemi sans « montrer ses couleurs ». Cela veut dire que ses mâts ne portent aucun drapeau qui pourrait l'identifier. Ainsi, le navire ennemi croit que le corsaire est un allié et le lais Pour en lire plus
Dans tout acte de guerre, la stratégie compte souvent plus que l'utilisation de la force. C'est d'autant plus vrai pour les corsaires, dont les navires sont petits et peu armés. Grâce à leurs stratégies, ils réussissent à l'emporter sur des navires beaucoup plus imposants que les leurs.

L'une de ces stratégies est d'envoyer des corsaires à l'avant-garde d'une flotte d'invasion. Lorsque William Phips tente de prendre Québec en 1690, sa flotte comporte une avant-garde de corsaires. Ce sont eux qui pillent le poste de Percé.

En temps de guerre, le ravitaillement est assuré par des convois de navires. Ces derniers se regroupent pour mieux se défendre. Toutefois, les corsaires s'infiltrent dans ces convois. Ils se font passer pour des navires de ravitaillement et surprennent ainsi leurs adversaires.

Montrer ses vraies couleurs

L'une des stratégies favorites des capitaines corsaires est d'approcher un navire ennemi sans « montrer ses couleurs ». Cela veut dire que ses mâts ne portent aucun drapeau qui pourrait l'identifier. Ainsi, le navire ennemi croit que le corsaire est un allié et le laisse s'approcher de lui. Au dernier instant, le corsaire montre ses couleurs et passe à l'attaque!

Parfois, les capitaines corsaires transportent à leur bord des drapeaux aux couleurs de leurs ennemis. Ils les sortent à l'approche d'une proie. Cette ruse leur permet d'approcher l'ennemi sans le rendre méfiant.

Ces différentes stratégies sont très efficaces contre des convois plus ou moins dispersés. En effet, les navires alliés ont souvent de la difficulté à se reconnaître entre eux. Les corsaires se glissent à travers les navires dispersés en camouflant leurs couleurs, puis au dernier moment, engagent le combat contre les navires isolés et mal défendus.

C'est cette tactique qui est employée par les corsaires anglais qui dévastent Percé en 1690 :

« C'est peu vous dire, qu'au commencement du mois d'août dernier, deux frégates anglaises parurent sous le pavillon de France, à la rade de l'île de Bonaventure, et par ce stratagème se saisirent aisément de cinq navires pêcheurs, dont les capitaines et les équipages, qui étaient alors entièrement occupés à la pêche, furent tous obligés de se sauver à Québec; parce qu'ils n'étaient pas en état de se défendre, ni de résister à tant de nations liguées contre eux. »

Chrestien Leclercq, Nouvelles relations de la Gaspésie, 1691

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Carte montrant le positionnement des navires de Phips en octobre 1690

Cette carte montre la flotte de Phips venant attaquer Québec en 1690. Dans la flotte figure des navires de la Marine royale, des navires de ravitaillement et quelques corsaires.

Musée naval de Québec
1694
Gravure
© Musée naval de Québec


À la fin d'une course, les officiers de l'Amirauté s'assurent que le capitaine corsaire et certains membres de l'équipage soient interrogés. Lorsqu'il y a des prisonniers, ils sont également interrogés.

Dans le cas de l'équipage corsaire, on cherche à savoir si le contrat de course a été respecté et de quelle façon la prise a été faite. On vérifie si tous les membres de l'équipage interrogés ont la même version des événements, ce qui permet de savoir si des oublis, volontaires ou non, se sont glissés dans le récit de chacun.

Un cas d'espionnage

L'interrogatoire des prisonniers peut s'apparenter à une forme d'espionnage. En effet, lorsqu'un corsaire revient à son port d'attache avec des prisonniers, les autorités vont habituellement procéder à leur interrogatoire. Ils souhaitent de la sorte en apprendre plus sur leurs activités, leur mission et, éventuellement, sur les mouvements des ennemis.

Parfois, on fait appel à l'interrogatoire devant huissier pour que celui-ci note toutes les informations d'un messager ou d'un véritable espion.

Par exemple, pendant la Guerre d'Indépendance américai Pour en lire plus
À la fin d'une course, les officiers de l'Amirauté s'assurent que le capitaine corsaire et certains membres de l'équipage soient interrogés. Lorsqu'il y a des prisonniers, ils sont également interrogés.

Dans le cas de l'équipage corsaire, on cherche à savoir si le contrat de course a été respecté et de quelle façon la prise a été faite. On vérifie si tous les membres de l'équipage interrogés ont la même version des événements, ce qui permet de savoir si des oublis, volontaires ou non, se sont glissés dans le récit de chacun.

Un cas d'espionnage

L'interrogatoire des prisonniers peut s'apparenter à une forme d'espionnage. En effet, lorsqu'un corsaire revient à son port d'attache avec des prisonniers, les autorités vont habituellement procéder à leur interrogatoire. Ils souhaitent de la sorte en apprendre plus sur leurs activités, leur mission et, éventuellement, sur les mouvements des ennemis.

Parfois, on fait appel à l'interrogatoire devant huissier pour que celui-ci note toutes les informations d'un messager ou d'un véritable espion.

Par exemple, pendant la Guerre d'Indépendance américaine, les Anglais ont des espions du côté américain qui leur rapportent les mouvements des corsaires américains.

En 1780, on apprend de cette manière que le célèbre corsaire américain John Paul Jones, fondateur de la Marine des États-Unis, navigue sur le Fleuve Saint-Laurent. Voici ce que rapporte l'espion M. Peters :

« [...] Washington sera sur le Lac Champlain le 6 juillet
Paul Jones est sur le Saint-Laurent à bord d'une frégate de 36 canons de 9 12 et 18 livres, avec en plus 10 autres navires corsaires, dont l'un avec canons de 22 livres »

Bibliothèque de l'Université Laval, Haldimand 92, 30/06/1780

La déclaration de bonne prise

L'interrogatoire que l'on fait subir au capitaine corsaire, ainsi qu'à son équipage et à leurs prisonniers, est une étape obligatoire afin que leur prise soit déclarée légitime, donc de " bonne prise ". Cette étape est nécessaire pour rendre la vente légale.

Au cours de l'interrogatoire, on pose des questions pour comprendre le déroulement de la course. Un officier demande d'abord aux capitaines et à l'équipage de donner leurs noms, âges et professions. Ensuite, ils expliquent en détail le déroulement de la course et de la prise. Puis, quand tous les interrogatoires sont terminés et que les faits concordent, l'officier de l'Amirauté peut autoriser la vente du butin, si les règles de la course ont été respectées.

Par exemple, ce procureur du roi en 1713 :

« Le procureur du roi de la Prévôté et Amirauté de Québec qui a vu la déclaration de Jacques François Morin dit Bonsecours faite au greffe de la dite Amirauté, de la prise de deux sloops qu'il a faite sur les ennemis de l'État, du 16e juin mil sept cent treize, [.] l'interrogatoire des dits Morin, et Denault, [.] conclut à ce que les dits sloops soient déclarés de bonne prise, ce faisant, qu'il soit incessamment procédé à la vente des dits deux bâtiments. »

ANQ-Q, TL5 D 482 D, 30/06/1713

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

John Paul Jones, 1781

John Paul Jones, 1781

Special Collections & Archives Division, Nimitz Library, U.S. Naval Academy
1781
© Special Collections & Archives Division, Nimitz Library, U.S. Naval Academy


Déclaration de bonne prise, 1713

Déclaration de bonne prise, 1713

Archives nationales du Québec, Québec
1713
TL5 D482 B
© Archives nationales du Québec, Québec


Les colonies d'Amérique du Nord ont été des terres d'accueil pour des personnages aimant l'aventure et les bonnes affaires. Sous le régime français comme sous le régime anglais, la concurrence commerciale joue un grand rôle dans les relations entre les États, en plus d'être le moteur de plusieurs conflits. L'argent, c'est le nerf de la guerre!

Ainsi, en pleines rivalités commerciales, il n'est pas rare que des corsaires, d'autant que plusieurs ont une âme d'aventuriers, changent de camp et trahissent leur État!

John Outlaw

Certains parmi ceux qui trahissent, comme les corsaires et explorateurs Pierre Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseilliers, sont restés célèbres. Passés de la France à l'Angleterre avec éclat, en pleine guerre pour la Baie d'Hudson, ils ont été parfois durement traités par l'histoire.

Mais on oublie que d'autres, comme John Outlaw, ont fait le chemin contraire et sont passés du service de la couronne d'Angleterre à celui de la France. John Outlaw est un officier de marine au service de la Compagnie de la Baie d'Hudson quand, en 1686, le fort qu'il occupe est pris par Pierr Pour en lire plus
Les colonies d'Amérique du Nord ont été des terres d'accueil pour des personnages aimant l'aventure et les bonnes affaires. Sous le régime français comme sous le régime anglais, la concurrence commerciale joue un grand rôle dans les relations entre les États, en plus d'être le moteur de plusieurs conflits. L'argent, c'est le nerf de la guerre!

Ainsi, en pleines rivalités commerciales, il n'est pas rare que des corsaires, d'autant que plusieurs ont une âme d'aventuriers, changent de camp et trahissent leur État!

John Outlaw

Certains parmi ceux qui trahissent, comme les corsaires et explorateurs Pierre Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseilliers, sont restés célèbres. Passés de la France à l'Angleterre avec éclat, en pleine guerre pour la Baie d'Hudson, ils ont été parfois durement traités par l'histoire.

Mais on oublie que d'autres, comme John Outlaw, ont fait le chemin contraire et sont passés du service de la couronne d'Angleterre à celui de la France. John Outlaw est un officier de marine au service de la Compagnie de la Baie d'Hudson quand, en 1686, le fort qu'il occupe est pris par Pierre Le Moyne d'Iberville. Prisonnier des Français pour la troisième fois en quelques années, Outlaw demande et obtient d'être fait sujet français.

Il devient alors un corsaire très dévoué pour le compte de la France. Le gouverneur de la Nouvelle-France, Frontenac, finance même l'armement d'un navire sous le commandement d'Outlaw. Il se nomme Le Frontenac.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

<i>A view of the taking of Québec, (September 13th, 1759), 1797</i>

Gravure illustrant la prise de Québec publiée en 1797.

Bibliothèque et Archives Canada
1797
C-139911
© Library and Archives Canada/Bibliothèque et Archives Canada


Pour un capitaine corsaire, une bonne course rapporte du profit, mais peut aussi lui amener prestige et célébrité. Plusieurs corsaires sont récompensés pour leurs faits d'armes. Tantôt ils sont faits chevaliers, tantôt on leur donne des terres ou des titres de noblesse. Enfin, pour d'autres, ces exploits leur permettent d'obtenir une place dans la marine de guerre et d'acquérir un statut social enviable.

Ces récompenses, en plus d'augmenter le prestige des corsaires à qui elles sont destinées, encouragent d'autres marins à s'engager dans la course.
Pour un capitaine corsaire, une bonne course rapporte du profit, mais peut aussi lui amener prestige et célébrité. Plusieurs corsaires sont récompensés pour leurs faits d'armes. Tantôt ils sont faits chevaliers, tantôt on leur donne des terres ou des titres de noblesse. Enfin, pour d'autres, ces exploits leur permettent d'obtenir une place dans la marine de guerre et d'acquérir un statut social enviable.

Ces récompenses, en plus d'augmenter le prestige des corsaires à qui elles sont destinées, encouragent d'autres marins à s'engager dans la course.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Élie Galermont est un nouveau marin sur le navire corsaire « La T ». Après une prise, il se rend compte que son capitaine les entraînent dans l’illégalité et agit davantage comme un pirate que comme un corsaire au service du roi. Élie n’aime pas beaucoup cette affaire et décide de partir à la recherche de preuves afin de dénoncer son capitaine à son retour. À travers différents jeux, aide Élie Galermont fouille le navire afin de trouver des preuves pour dénoncer le capitaine.

Jeu 5

Le corsaire et la prise sont rentrés au port. Le procureur interroge le capitaine pour savoir si tout s’est déroulé dans les règles et pour déclarer le butin de bonne prise.

Mais les personnes devant le procureur affirment toutes les trois être le véritable capitaine corsaire. Pourtant, une seule dit la vérité.

Posez les questions avec le procureur et tentez de démasquer les imposteurs à l’aide des réponses des prétendus corsaires. Qui dit vrai?


Suivez ce lien pour jouer le jeu.
Élie Galermont est un nouveau marin sur le navire corsaire « La T ». Après une prise, il se rend compte que son capitaine les entraînent dans l’illégalité et agit davantage comme un pirate que comme un corsaire au service du roi. Élie n’aime pas beaucoup cette affaire et décide de partir à la recherche de preuves afin de dénoncer son capitaine à son retour. À travers différents jeux, aide Élie Galermont fouille le navire afin de trouver des preuves pour dénoncer le capitaine.

Jeu 5

Le corsaire et la prise sont rentrés au port. Le procureur interroge le capitaine pour savoir si tout s’est déroulé dans les règles et pour déclarer le butin de bonne prise.

Mais les personnes devant le procureur affirment toutes les trois être le véritable capitaine corsaire. Pourtant, une seule dit la vérité.

Posez les questions avec le procureur et tentez de démasquer les imposteurs à l’aide des réponses des prétendus corsaires. Qui dit vrai?


Suivez ce lien pour jouer le jeu.

© 2006, Musée maritime du Québec et du Musée naval de Québec

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • identifier le rôle et l’importance des corsaires sur la population, l’économie de la colonie ainsi que le développement du territoire;
  • définir ce qui caractérise un corsaire et les différences qui existent entre eux et les pirates;
  • établir des liens entre les évènements du passé et le présent (continuité);
  • développer une démarche de recherche et de traitement de l’information en géographie et en histoire, ce qui lui permettra de développer sa pensée critique et historique.

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