Tracé des migrations à travers l'Amérique du Nord

Les populations humaines ont foulé le sol du continent américain il y a environ 20 000 ans à partir de l'Asie de l'Est. Après de longues migrations, les premiers humains ont occupé le territoire québécois vers 12 000 ans avant aujourd'hui (A.A.) laissant des évidences éparses de leur passage.

Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.

© 2011, Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.


Éléments naturels

La période du Paléoindien ancien coïncide avec le début du retrait progressif des glaces qui recouvraient la presque totalité des terres au nord du Québec et dont les marges longent les Basses-Laurentides. Les populations paléoindiennes anciennes se déplaçaient en petits groupes sur de vastes territoires en fonction de la disponibilité des ressources ce qui leur permettait d'acquérir d'excellentes connaissances sur leur environnement plutôt hostile.

Photos de Luc Bouvrette

© 2011, Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.


Modèle du village iroquoien

Les Iroquoiens du Saint-Laurent étaient un peuple semi-sédentaire qui pratiquait une agriculture basée sur le maïs et une horticulture produisant les haricots, les courges, le tabac et les tournesols. Ils vivaient dans des villages palissadés qui regroupaient plusieurs maisons-longues.

Maquette de Michel Cadieux

© 2011, Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.


Homme travaillant sur des pointes de projectile

En plus d'effectuer les travaux de déboisement préalables à l'établissement des villages et à l'aménagement des champs, les hommes assuraient la construction des maisons-longues, des palissades, des canots d'écorce, des pirogues et des raquettes. Les activités de la chasse et de la pêche, de même que les expéditions commerciales ou diplomatiques, étaient des activités presqu'exclusivement masculines.

Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.

© 2011, Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.


Heure du repas à l'intérieur de la maison-longue

Les iroquoiennes veillaient à la préparation et à la plantation des semences, à l'entretien des champs et aux récoltes, à la transformation du maïs en farine et à l'entreposage des surplus. Ce sont les iroquoiennes qui s'occupaient de la préparation des repas, de la collecte du bois de chauffage, de l'eau et des produits végétaux, de la confection des vêtements, des filets de pêche et des paniers.

Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.

© 2011, Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.


Reproduction d'un vase iroquoien

D'habiles potières, les femmes façonnaient les vases en céramique qui servaient à l'entreposage et à la cuisson.

Vase par Michel Cadieux

© 2011, Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.


Les trésors du site Droulers / Tsiionhiakwatha

Le site Droulers/Tsiionhiakwatha est l'un des plus importants sites iroquoiens au Québec et il est considéré comme étant le chef-lieu de la province culturelle iroquoienne de Saint-Anicet. Des datations au radiocarbone ont permis de conclure que le site avait été occupé entre 1450 et 1500 de notre ère. À cette époque, les espaces cultivés pouvaient s'étendre au-delà de deux kilomètres en périphérie du village.

Le site Droulers a livré un nombre important de pièces céramiques dont la décoration élaborée et souvent complexe des rebords en fait l’une des plus belles poteries domestiques de toute l’Iroquoisie. L’apparition de la céramique correspond à un changement dans l’alimentation des Amérindiens. Les vases servent à cuire le gruau de maïs, élément essentiel du régime alimentaire de toutes les populations iroquoiennes. Les pipes en terre cuite présentent le plus souvent des ouvertures élargies en forme de trompette ou des fourneaux faciles à bourrer. Les fourneaux sont souvent décorés de motifs variés et de figurines animales ou humaines. Parmi les objets de pierre des sites villageois de la région on retrouve des outils de mouture, des haches et des herminettes. À cause du défrichage requis pour l’agriculture, ces deux derniers sont davantage utilisés.

Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.

© 2011, Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.


Site archéologique

Avant d'entreprendre des fouilles, les archéologues doivent d'abord retirer, couche par couche, le couvert végétal pour atteindre le niveau d'occupation abandonné il y a de cela plusieurs siècles. Toutes les informations relatives au contexte de la fouille et aux indices de l'occupation humaine sont soigneusement relevées dans un cahier de notes. Des mesures sont constamment prises afin de dessiner des plans et d'enregistrer la distribution des découvertes.

Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.

© 2011, Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.


Vue aérienne du site Droulers / Tsiionhiakwatha site.

Au total, pas moins de 3 200 perches de cèdres ont été nécessaires pour la reconstitution des quatre maisons-longues et de la palissade au site Droulers. L'une des particularités de ce projet de mise en valeur est l'implication continue des membres de la communauté Mohawks d'Akwesasne et ce, depuis les tous premiers efforts de reconstitution, notamment dans la construction des maisons-longues et de la palissade.

Illustration de Maurice Dunberry

© 2011, Centre d'interpétation du site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha.


Objectifs d'apprentissage

- Visualiser les vastes migrations des premiers peuples à travers l’Amérique du Nord.
- Comprendre l’impact des changements climatiques sur le territoire et ses ressources.
- Connaître les tâches au quotidien des iroquoiens du Saint-Laurent.
- Apprécier l’importance du site Droulers / Tsiionhiakwatha et sa reconstitution historique.

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