Joannie Rochette rêvait de remporter la médaille d’or en patinage artistique aux Jeux olympiques. Sa mère est décédée subitement deux jours avant la compétition de Joannie lors des Jeux olympiques d’hiver de 2010. Malgré ce tragique événement, elle a participé à la compétition et remporté la médaille de bronze. Sa performance à la gloire du sport a fait d’elle un véritable symbole de lutte contre l’adversité; elle a été en mesure de surmonter sa détresse personnelle et d’aller au bout de son rêve olympique. Cet événement donne le ton à notre façon de définir ce qu’est un héros. Il y a plusieurs façons de définir un héros. Chaque athlète défini comme tel possède sa propre histoire. Voici quelques héros du passé qui se sont tout particulièrement distingués dans les sports aquatiques – Mark Tewksbury, Alex Baumann, Irene Strong, Cindy Nicholas et Graham Smith.

Tâches à exécuter

Choisir une des tâches suivantes :

1. À l’aide des photos et/ou des vidéos, créer une présentation Prezi expliquant pourquoi l’un ou l Pour en lire plus

Joannie Rochette rêvait de remporter la médaille d’or en patinage artistique aux Jeux olympiques. Sa mère est décédée subitement deux jours avant la compétition de Joannie lors des Jeux olympiques d’hiver de 2010. Malgré ce tragique événement, elle a participé à la compétition et remporté la médaille de bronze. Sa performance à la gloire du sport a fait d’elle un véritable symbole de lutte contre l’adversité; elle a été en mesure de surmonter sa détresse personnelle et d’aller au bout de son rêve olympique. Cet événement donne le ton à notre façon de définir ce qu’est un héros. Il y a plusieurs façons de définir un héros. Chaque athlète défini comme tel possède sa propre histoire. Voici quelques héros du passé qui se sont tout particulièrement distingués dans les sports aquatiques – Mark Tewksbury, Alex Baumann, Irene Strong, Cindy Nicholas et Graham Smith.

Tâches à exécuter

Choisir une des tâches suivantes :

1. À l’aide des photos et/ou des vidéos, créer une présentation Prezi expliquant pourquoi l’un ou l’une de ces athlètes de haut niveau mérite le surnom de « héros ». Il sera plus rapide d’effectuer cette tâche si vous connaissez déjà ce logiciel.

2. Sur une feuille de papier vierge, créer un collage de photos de l’un des athlètes ci-dessus afin d’illustrer de manière graphique pourquoi cet athlète est un héros. Au verso de la feuille, décrire en quelques paragraphes pourquoi vous avez choisi ces photos, et les raisons pour lesquelles l’athlète que vous avez choisi est considéré comme un héros au Canada. Le collage doit montrer les photos et les images provenant du Centre des enseignants et d’autres trouvées sur Internet (p. ex., Google Images, sportshall.ca).


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1992 - Histoire en vedette
Le mur des arrivées se rapprochait rapidement et Mark Tewksbury, de Calgary, savait qu’il avait encore du travail à faire. À son arrivée aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone, le nageur de dos de 24 ans était classé quatrième au monde dans la discipline du 100 m dos. Il avait gagné une médaille d’argent au relais lors des Jeux olympiques de 1988 à Séoul, deux médailles d’argent aux Championnats du monde des sports aquatiques de 1991 à Perth ainsi qu’une médaille d’argent aux Championnats pan-pacifiques de natation de 1991 à Edmonton. Tewksbury pouvait certainement aspirer à la victoire, mais il n’avait pas la réputation de réaliser de bons départs. Lors des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone, il a enthousiasmé les spectateurs présents à la piscine olympique extérieure en revenant de l’arrière dans les derniers instants de la finale du 100 m dos pour rattraper, à cinq mètres de l’arrivée, le meneur et le détenteur du record du monde, l’Américain Jeff Rouse. Deux battements de bras plus tard, la course était terminée. Mais qui était le vainqueur? Le nom d Pour en lire plus
1992 - Histoire en vedette
Le mur des arrivées se rapprochait rapidement et Mark Tewksbury, de Calgary, savait qu’il avait encore du travail à faire. À son arrivée aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone, le nageur de dos de 24 ans était classé quatrième au monde dans la discipline du 100 m dos. Il avait gagné une médaille d’argent au relais lors des Jeux olympiques de 1988 à Séoul, deux médailles d’argent aux Championnats du monde des sports aquatiques de 1991 à Perth ainsi qu’une médaille d’argent aux Championnats pan-pacifiques de natation de 1991 à Edmonton. Tewksbury pouvait certainement aspirer à la victoire, mais il n’avait pas la réputation de réaliser de bons départs. Lors des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone, il a enthousiasmé les spectateurs présents à la piscine olympique extérieure en revenant de l’arrière dans les derniers instants de la finale du 100 m dos pour rattraper, à cinq mètres de l’arrivée, le meneur et le détenteur du record du monde, l’Américain Jeff Rouse. Deux battements de bras plus tard, la course était terminée. Mais qui était le vainqueur? Le nom du Canadien Tewksbury est apparu sur le tableau d’affichage et il a gagné la médaille d’or en établissant un record olympique de 53,98 s, devançant l’Américain Rouse de seulement 6 dixièmes de seconde.

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Course de 100 m dos aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone au cours de laquelle Mark Tewksbury a remporté la médaille d’or

Mark Tewksbury nage vers la médaille d’or au 100 m dos aux Jeux olympiques de Barcelone de 1992.

Hans Deryk
1992-07-30
© 2012, Photo de la Presse canadienne. Tous droits réservés.


Plaque remise à Mark Tewksbury

Plaque offerte à Mark Tewksbury pour souligner son record du monde au 100 m dos.

Temple et musée de la renommée des sports de l’Alberta
1990-03-01
© 2012, Temple et musée de la renommée des sports de l’Alberta. Tous droits réservés.


Plaque remise à Mark Tewksbury

Plaque offerte à Mark Tewksbury pour souligner ses médailles d’or au 100 m dos et au relais 4 x 100 m quatre nages aux Jeux du Commonwealth.

Temple et musée de la renommée des sports de l’Alberta
vers 1990
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Médaille d’argent remportée par Mark Tewksbury au 100 m dos

Médaille d'argent remportée par Mark Tewksbury au 100 m dos aux Championnats du monde aquatiques à Perth, en Australie.

Temple et musée de la renommée des sports de l’Alberta
vers 1991
© 2012, Temple et musée de la renommée des sports de l’Alberta. Tous droits réservés.


Maillot de bain de Mark Tewksbury

Maillot de bain porté par Mark Tewksbury lors de sa conquête de la médaille d’or au 100 m dos aux Jeux olympiques de Barcelone de 1992.

Temple et musée de la renommée des sports de l’Alberta
vers 1992
© 2012, Temple et musée de la renommée des sports de l’Alberta. Tous droits réservés.


Mark Tewksbury Vidéo

Mark Tewksbury parle de sa médaille d’argent au 100 m dos aux Championnats du monde des sports aquatiques de 1991 en Australie. Mark a fait appel à l’entraîneure Debbie Muir pour l’aider à améliorer son temps en vue des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone. Il nous parle de la nervosité ressentie le jour de la compétition, de son étonnement au moment de remporter la médaille d’or et d’avoir remporté le trophée Lionel Conacher, en dépit de son statut d’athlète amateur.

<<Mark Tewksbury >> Environ 18 mois avant les Jeux olympiques, j’étais tout près de réaliser mon rêve. J’étais à six centième de seconde du détenteur du record du monde, Jeff Rouse, aux Championnats du monde en Australie. Six mois plus tard, il a littéralement fracassé ce record du monde. Il a réussi à retrancher 1,2 seconde du temps enregistré aux Championnats du monde. J’avais imaginé le record du monde à 55:1, 54:9, mais là il venait de le démolir, tout simplement. Voilà que je me retrouvais à la case départ, si une telle chose était possible. Et je ne parle pas seulement pour moi, mais pour n’importe quel être humain de nager l’épreuve du 100 mètres dos.

<<Annonceur officiel>> Représentant le Canada, Mark Tewksbury.

<<Mark Tewksbury>> Tout à fait par hasard, j’ai fait la connaissance de Debbie Muir, une des plus grandes spécialistes techniques de nage sous l’eau au monde; elle a constaté que 30 % de ma course se passait sous l’eau, soit 50 mètres au départ et 50 mètres après le virage, et que j’y consacrais probablement moins de 1 % de mon temps d’entraînement. Mathématiquement parlant, elle a donc compris qu’il y avait beaucoup de place à l’amélioration au niveau de ce 30 % de la course qui, jusqu’à maintenant, avait été relégué au second plan. Donc, l’espoir était de nouveau au rendez-vous.

<<Annonceur>> De nombreux partisans canadiens sont ici ce soir pour encourager leur favori, Mark Tewksbury, mais il y a aussi beaucoup d’Américains derrière le détenteur du record du monde, Jeff Rouse.

<<Mark Tewksbury>> J’avais une peur bleue de Jeff Rouse. Je ne lui avais jamais adressé la parole de ma vie. J’avais besoin d’être parfaitement bien encadré sur le plan mental simplement pour lui faire face aux Jeux olympiques.

<<Annonceur>> Jeff Rouse a un départ canon dans le corridor 4, Mark se retrouve derrière et devra rapidement le rattraper.

<<Mark Tewksbury>> Tout allait bien ce jour-là, tout allait très bien même. Le dernier test a été de se rendre au stade, pour la finale, alors qu’à bord de l’autobus se trouvaient 90 % de l’équipe de natation américaine, mes principaux adversaires. Nous voici tous les deux, mon chef d’équipe et moi, portant les couleurs du Canada, au beau milieu de cet autobus, tous les regards tournés vers nous, essayant de faire semblant de ne pas nous voir, et je me dis qu’on ne peut quand même pas revenir sur nos pas et descendre de l’autobus.

<<Annonceur>> … le voici en deuxième place, il devance l’autre Américain. Comme vous avez pu le constater, le virage manquait d’un peu de force. Et Rouse qui a cette capacité exceptionnelle dans ses virages. Il est au premier rang. Mark doit le rattraper encore une fois, mais il excelle à ce jeu; toutefois, il doit s’y mettre dès maintenant. Plus que 25 mètres dans ce 100 mètres dos chez les hommes. C’est une lutte à finir entre Rouse et Tewksbury. Et voici Mark Tewksbury dans les 5 derniers mètres. Rouse et Tewksbury, qui touchera le mur le premier? C’est… Tewksbury! Il a réussi! C’est un record olympique.

<<Mark Tewksbury>> On réagit tout naturellement lorsqu’on voit son nom au tableau, au premier rang, ça veut dire qu’on a gagné la course. Puis tout à coup, affalé sur le cordon dans la piscine, je me rends compte que je viens de remporter cette course et que nous sommes aux Jeux olympiques. Le rêve vient de se réaliser.

Je me souviens exactement où j’étais lorsque j’ai reçu l’appel à propos du trophée Lionel Conacher. Je me souviens avoir été très surpris, car il s’agit de la Presse canadienne et qu’habituellement, on privilégie les sports professionnels. Si je me souviens bien, c’est Mario Lemieux qui était la grande vedette du hockey à l’époque; donc, c’était très bien qu’un athlète amateur, un nageur en plus, soit choisi pour ce trophée très prestigieux, plutôt qu’un athlète professionnel.

Créateur: Bruce Weir

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1984 - Histoire en vedette
Pour supplanter Wayne Gretzky et sa Coupe Stanley et s’emparer du titre de meilleur athlète masculin en 1984, il fallait réaliser un exploit extraordinaire. Alex Baumann, un nageur dégingandé de Sudbury, en Ontario, s’est acquitté de cette tâche avec brio. En 1981, à l’âge de 17 ans, Baumann avait établi un record du monde au 200 m quatre nages. Trois ans plus tard, malgré des douleurs persistantes à l’épaule, Baumann a fait son entrée aux Jeux olympiques de Los Angeles de 1984 en tant que détenteur d’un record du monde et aspirant à une médaille d’or au 200 m et au 400 m quatre nages. Il a marché en tête de l’équipe canadienne à titre de porte-drapeau lors des cérémonies d’ouverture, en plus de s’avérer être un excellent leader dans la piscine. Baumann a battu son record du monde au 400 m quatre nages, devenant ainsi le premier Canadien à remporter une médaille d’or olympique en natation depuis celle de George Hodgson lors des Jeux olympiques de 1912 à Stockholm. Il a aussi surpassé son record du monde au 200 m quatre nages et remporté une deuxième m Pour en lire plus
1984 - Histoire en vedette
Pour supplanter Wayne Gretzky et sa Coupe Stanley et s’emparer du titre de meilleur athlète masculin en 1984, il fallait réaliser un exploit extraordinaire. Alex Baumann, un nageur dégingandé de Sudbury, en Ontario, s’est acquitté de cette tâche avec brio. En 1981, à l’âge de 17 ans, Baumann avait établi un record du monde au 200 m quatre nages. Trois ans plus tard, malgré des douleurs persistantes à l’épaule, Baumann a fait son entrée aux Jeux olympiques de Los Angeles de 1984 en tant que détenteur d’un record du monde et aspirant à une médaille d’or au 200 m et au 400 m quatre nages. Il a marché en tête de l’équipe canadienne à titre de porte-drapeau lors des cérémonies d’ouverture, en plus de s’avérer être un excellent leader dans la piscine. Baumann a battu son record du monde au 400 m quatre nages, devenant ainsi le premier Canadien à remporter une médaille d’or olympique en natation depuis celle de George Hodgson lors des Jeux olympiques de 1912 à Stockholm. Il a aussi surpassé son record du monde au 200 m quatre nages et remporté une deuxième médaille d’or. Baumann a par la suite été nommé « Nageur masculin de l’année » par le magazine Swimming World.

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Alex Baumann portant le drapeau canadien

Alex Baumann est le porteur du drapeau canadien lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Los Angeles de 1984.

Dave Buston
1984-07-29
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Alex Baumann célébrant sa médaille d’or

Alex Baumann célébrant sa médaille d’or aux Jeux olympiques de Los Angeles de 1984.

Panthéon des sports canadiens
vers 1984
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Alex Baumann célébrant dans la piscine

Alex Baumann coiffé de son bonnet de bain et de ses lunettes de nage.

Panthéon des sports canadiens
vers Années 1980
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Photo d’Alex Baumann

Portrait d’Alex Baumann.

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vers Années 1980
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Médaille d’or remportée par Alex Baumann

Médaille d’or remportée par Alex Baumann au 400 m quatre nages aux Jeux olympiques de Los Angeles de 1984.

Panthéon des sports canadiens
vers 1984
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Alex Baumann Vidéo

Alex Baumann fait d’abord le point sur ses objectifs aux Jeux olympiques de 1984 à Los Angeles. Il discute de la pression ressentie et des défis à surmonter lors du 400 m quatre nages individuel, et des liens privilégiés qu’il avait avec son entraîneur. Au moment de remporter la médaille d’or, Alex se rappelle à quel point il était soulagé, et de la difficulté d’être à son meilleur aux Jeux olympiques.

Mais bien sûr, je veux dire que le premier objectif était de gagner, et le second, en raison du boycottage du bloc communiste, était aussi d’établir un record du monde parce qu’au bout du compte, nous voulions prouver que personne n’aurait pu nous battre même si le bloc communiste avait participé. Mais on sait tous que si vous établissez un record du monde lors d’une épreuve éliminatoire, personne ne s’en souvient, c’est la médaille d’or qui compte. Donc, le record du monde constituait un deuxième objectif, mais il n’était pas vraiment si important.

Par contre, je me rappelle très bien l’énorme pression présente, en particulier lors de la première course, le 400 m quatre nages individuel, parce que les deux records m’appartenaient et j’avais l’impression que je devais satisfaire aux attentes de tous et c’était vraiment difficile. Puis ensuite, vous commencez à vous préoccuper de ce que les gens vont penser et puisque j’avais participé aux cérémonies d’ouverture et que j’avais été le porte-drapeau, tout le monde me connaissait, vous comprenez, et si je gâchais tout après 11 longues années! Donc, ce fut un moment assez difficile. Je me souviens encore de l’épreuve éliminatoire, d’être arrivé en première place, d’établir un record olympique, mais d’être néanmoins à 5 secondes à mon meilleur chrono; puis d’essayer de manger quelque chose et de faire une sieste, mais je n’arrivais pas à dormir. C’était très, très difficile et j’avais l’impression que mon cœur battait si fort qu’il en déplaçait le lit. C’est à ce moment que je me suis dit « Non, mais c’est ridicule, je ne peux pas m’inquiéter de choses que je ne contrôle pas, je suis prêt physiquement, je suis prêt psychologiquement, j’y vais, je me lance. »

Le 400 m est certainement une course des plus stratégiques, et si vous ne nagez pas selon votre plan, vous pouvez alors carrément bousiller votre course, car si jamais vous nagez trop vite, vous n’aurez plus d’énergie pour le dernier 100 m. C’est ici qu’entre en jeu selon moi le partenariat avec l’entraîneur; tout au long de l’année, vous peaufinez votre stratégie et puis vous respectez cette stratégie. Selon moi, le fait de compétitionner contre tous les autres athlètes cette année-là s’est également avéré profitable. Nous avons donc parcouru le monde pour compétitionner contre ces autres nageurs afin que je sache à quoi m’en tenir; je connaissais précisément leur stratégie et je ne serais pas surpris si quelqu’un me devançait de deux ou trois secondes. Je pense que c’est ce qui m’a convaincu à vraiment m’en tenir à notre plan. Et je me souviens encore que lors des 5 derniers mètres, je ne ressentais aucune exaltation, j’éprouvais plutôt un soulagement que tout soit finalement terminé.

Onze années d’entraînement très, très rigoureux et vous savez, vivre cet instant unique où tout se concrétise est assez rare. Selon moi, c’est ce qui rend les Jeux olympiques si particuliers. Vous devez réaliser une performance sur demande et vous devez le faire cette journée-là. Et il y a beaucoup d’athlètes qui n’y arrivent pas lors de la journée en question.

Créateur: Bruce Weir

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1949 - Histoire en vedette
Originaire de Vancouver, la nageuse Irene Strong avait réussi à se tailler une place parmi les meilleures athlètes féminines au Canada, mais ses exploits n’étaient pas encore reconnus à leur juste valeur, la patineuse artistique Barbara Ann Scott occupant tout le devant de la scène en raison de ses victoires aux Jeux olympiques et aux Championnats du monde. En 1946, Irene Strong reçoit le prestigieux trophée Rose Bowl, offert par la Fédération d’athlétisme amateur du Canada, en guise de reconnaissance pour avoir établi douze records canadiens de natation cette année-là. Elle a représenté le Canada aux Jeux olympiques de 1948 à Londres. En 1949, Barbara Ann Scott étant maintenant à la retraite, les performances d’Irene Strong sont reconnues et elle reçoit le titre d’athlète féminine de l’année. Cette année-là, l’athlète de Vancouver a battu son propre record national au 100 verges brasse, retranchant au total 14 secondes. Irene Strong a également remporté l’épreuve du 100 et du 200 verges brasse, dans un temps record, ainsi que la finale du 100 verges dos aux épreuves d Pour en lire plus
1949 - Histoire en vedette
Originaire de Vancouver, la nageuse Irene Strong avait réussi à se tailler une place parmi les meilleures athlètes féminines au Canada, mais ses exploits n’étaient pas encore reconnus à leur juste valeur, la patineuse artistique Barbara Ann Scott occupant tout le devant de la scène en raison de ses victoires aux Jeux olympiques et aux Championnats du monde. En 1946, Irene Strong reçoit le prestigieux trophée Rose Bowl, offert par la Fédération d’athlétisme amateur du Canada, en guise de reconnaissance pour avoir établi douze records canadiens de natation cette année-là. Elle a représenté le Canada aux Jeux olympiques de 1948 à Londres. En 1949, Barbara Ann Scott étant maintenant à la retraite, les performances d’Irene Strong sont reconnues et elle reçoit le titre d’athlète féminine de l’année. Cette année-là, l’athlète de Vancouver a battu son propre record national au 100 verges brasse, retranchant au total 14 secondes. Irene Strong a également remporté l’épreuve du 100 et du 200 verges brasse, dans un temps record, ainsi que la finale du 100 verges dos aux épreuves de sélection en vue des Jeux de l’Empire britannique tenues à Vancouver. En 1949, lorsqu’elle a été nommée athlète canadienne féminine de l’année, Irene Strong, âgée de 20 ans, présentait une fiche de 19 records nationaux de natation.

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Irene Strong s’apprêtant à sauter

Irene Strong en position de départ.

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vers 1946
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Irene Strong portant son maillot de bain d’Équipe Canada

Irene Strong aux Jeux olympiques de Helsinki de 1952.

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1952-07-24
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1977 - Histoire en vedette
Traverser la Manche à la nage est depuis longtemps considéré comme un exploit. Faire l’aller-retour, sans arrêt, relève alors de l’exploit quasi surhumain. Cindy Nicholas, de Scarborough, en Ontario, était fin prête à relever ce défi lorsqu’elle s’est glissée dans l’eau, tout près de Shakespeare Beach le 7 septembre 1977. L’étudiante de 20 ans de l’Université de Toronto avait déjà fait ses preuves sur de longues distances. En 1974, elle avait réussi la traversée du lac Ontario dans un temps record, puis la traversée de la Manche. En 1976, elle a reçu le titre de meilleure nageuse de longue distance au monde au terme d’une saison au cours de laquelle elle a traversé la Manche à deux reprises. Le 8 septembre 1977, Cindy Nicholas est devenue la première femme et la plus jeune nageuse au monde à traverser la Manche, aller-retour et sans arrêt. Son temps de 19 heures et 55 minutes établissait un nouveau record, éclipsant d’une bonne dizaine d’heures le temps enregistré par l’Américain Jon Erikson en 1975.
1977 - Histoire en vedette
Traverser la Manche à la nage est depuis longtemps considéré comme un exploit. Faire l’aller-retour, sans arrêt, relève alors de l’exploit quasi surhumain. Cindy Nicholas, de Scarborough, en Ontario, était fin prête à relever ce défi lorsqu’elle s’est glissée dans l’eau, tout près de Shakespeare Beach le 7 septembre 1977. L’étudiante de 20 ans de l’Université de Toronto avait déjà fait ses preuves sur de longues distances. En 1974, elle avait réussi la traversée du lac Ontario dans un temps record, puis la traversée de la Manche. En 1976, elle a reçu le titre de meilleure nageuse de longue distance au monde au terme d’une saison au cours de laquelle elle a traversé la Manche à deux reprises. Le 8 septembre 1977, Cindy Nicholas est devenue la première femme et la plus jeune nageuse au monde à traverser la Manche, aller-retour et sans arrêt. Son temps de 19 heures et 55 minutes établissait un nouveau record, éclipsant d’une bonne dizaine d’heures le temps enregistré par l’Américain Jon Erikson en 1975.

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Réplique du bateau utilisé par Cindy Nicholas

Une réplique exacte du bateau dont disposait Cindy Nicholas lors de sa traversée de la Manche.

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993.15.12
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Plan du trajet de la traversée de la Manche de Cindy Nicholas

Carte indiquant l’itinéraire de la traversée de Cindy Nicholas sur la carte marine de la garde côtière de la Manche.

Panthéon des sports canadiens
vers 1976
993.15.5
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Certificat de traversée de la Manche reçu par Cindy Nicholas

Le présent certificat a été offert à Cindy Nicholas par la Channel Swimming Association (Association de la traversée de la Manche à la nage) afin de certifier qu’elle a effectué une traversée aller-retour de la Manche à la nage en établissant un record mondial de 19 heures et 55 minutes.

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vers 1977
993.15.4
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Diplôme illustrant le parcours nagé par Cindy Nicholas en Syrie

Diplôme indiquant l’itinéraire de la course de natation de longue distance entre Djabalh et Lattaquié remportée par Cindy Nicholas, la seule et unique femme à avoir pris part à la compétition.

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vers Années 1970
993.15.3
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Maillot de bain rouge de Cindy Nicholas

Maillot de bain porté par Cindy Nicholas lors de sa traversée aller-retour de la baie des Chaleurs (de Pasepebiac, au Québec, à Grand-Anse, au Nouveau-Brunswick, puis retour au Québec) réalisée en 14 heures et 54 minutes, le 13 août 1978.

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vers 1978
993.15.7
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Cindy Nicholas Vidéo

Au départ, elle voulait être une Olympienne, mais Cindy Nicholas a dû modifier son objectif après avoir été retranchée de l’équipe olympique en 1972. Son père lui ayant suggéré de traverser le lac Ontario à la nage, elle relève ce nouveau défi avec brio. Cindy nous parle de sa traversée de la Manche, de son sobriquet, la Reine de la Manche, et de sa sélection à titre d’Athlète féminine de l’année.

Lorsque j’ai commencé, je voulais aller aux Jeux olympiques et je suis allée aux qualifications olympiques en 1972; puis, j’espérais pouvoir me rendre aux Jeux olympiques de 1976 à Montréal. Chaque matin, mon père me disait : « Pourquoi tu ne traverserais pas le lac Ontario à la nage? Marilyn Bell l’a fait. » Et il le répétait souvent! Finalement, je l’ai fait en 1974; j’ai traversé le lac Ontario et, à partir de ce moment-là, j’ai compris que la nage de longue distance était faite pour moi.

Pour traverser la Manche, je me suis entraînée un peu – le même type d’entraînement en piscine – avec des sprinters d’un club, avec des jeunes qui voulaient aller aux championnats nationaux ou aux Jeux olympiques. La seule différence, c’est que je me suis entraînée aussi un peu à l’extérieur, avant de traverser la Manche. Je suis allée au lac Rosseau, j’ai nagé là pendant quelque temps, c’est la seule chose que j’ai faite. Puis, je me suis entraînée aussi dans la Manche, pendant deux jours, avant de faire la traversée.

Il faut se lever très tôt, puis monter à bord d’un bateau d’où il faut plonger pour se rendre jusqu’à la plage. Je me rappelle que je saluais les gens, et il y avait pas mal de monde sur la plage cette journée-là, aussi pas mal de nageurs qui s’apprêtaient à traverser la Manche. J’ai eu beaucoup de problèmes à partir de la France. Lorsque j’ai atteint le rivage, il y avait beaucoup de vagues et je me retrouvais au milieu des rochers, pas sur la plage; j’ai eu de nombreuses coupures et éraflures, j’avais mal, je saignais et il faisait vraiment froid. Je savais que mon temps était bon, mais je voulais seulement arrêter de saigner [ricanements], m’éloigner des rochers et des égratignures, car cela fait vraiment mal et ça brûle aussi. Alors, lorsque je suis revenue, je nageais, je nageais de toutes mes forces, et après quatorze heures dans l’eau, j’ai compris que les choses se passaient vraiment bien. Mais je pensais aussi à la marée et j’avais peur de me faire prendre, d’être ralentie même si je nageais vite. La marée est toujours menaçante, elle peut toujours vous ralentir et même vous faire reculer. Je n’étais vraiment pas certaine, avant d’arriver à trois milles du rivage, d’avoir établi un record.

C’est là que j’ai su qu’une femme qui traversait la Manche pouvait espérer tout au plus le titre de reine de la Manche. Après cinq fois, j’avais réussi le même exploit que Greta Andersen, alors j’y suis allé pour six. Puis j’ai eu peur que quelqu’un d’autre veuille avoir le titre de reine de la Manche; alors, j’ai continué, sept fois, huit fois, neuf fois, jusqu’à dix-neuf fois. J’ai cru que cela serait suffisant pour garder mon titre – mais je me suis trompée.

Je dois dire que j’ai vécu trois moments très importants dans ma vie, en plus de ma carrière de nageuse et d’avoir battu un record et c’est d’avoir reçu différents honneurs. Être nommée Athlète canadienne féminine de l’année fut la chose la plus formidable que j’ai reçue parce que je nageais. Tout simplement pour les traversées ou les exploits que j’ai faits, j’ai reçu cet honneur et à ce jour, c’est un des trois plus grands moments ou honneurs de ma vie et c’est un rêve qui se réalise!

Créateur: Bruce Weir

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1978 - Histoire en vedette
Graham Smith, qui était déjà un remarquable nageur sur la scène canadienne et internationale, allait confirmer son statut en remportant la médaille d’argent avec l’équipe canadienne lors de l’épreuve du relais 4x100 m quatre nages, dans le cadre des Jeux olympiques de 1976 à Montréal. En 1977, il a commencé à passer à l’histoire en établissant un record du monde au 200 m quatre nages. Mais c’est en 1978 que le nageur de 20 ans d’Edmonton a connu une année qui fut tout aussi glorieuse qu’émouvante. Son père était décédé du cancer en 1976, peu de temps après avoir vu son fils monter sur le podium olympique. Lors des Jeux du Commonwealth de 1978, qui se sont déroulés à Edmonton dans la piscine Donald F. Smith nommée en l’honneur de son père, Smith a offert l’une des séries de performances les plus mémorables du sport canadien en gagnant six médailles d’or, dont trois avec un temps qui constituait un record des Jeux du Commonwealth. Quelques semaines plus tard, il a été couronné champion du monde lorsqu’il a remporté le 200 m quatre nages aux Cham Pour en lire plus
1978 - Histoire en vedette
Graham Smith, qui était déjà un remarquable nageur sur la scène canadienne et internationale, allait confirmer son statut en remportant la médaille d’argent avec l’équipe canadienne lors de l’épreuve du relais 4x100 m quatre nages, dans le cadre des Jeux olympiques de 1976 à Montréal. En 1977, il a commencé à passer à l’histoire en établissant un record du monde au 200 m quatre nages. Mais c’est en 1978 que le nageur de 20 ans d’Edmonton a connu une année qui fut tout aussi glorieuse qu’émouvante. Son père était décédé du cancer en 1976, peu de temps après avoir vu son fils monter sur le podium olympique. Lors des Jeux du Commonwealth de 1978, qui se sont déroulés à Edmonton dans la piscine Donald F. Smith nommée en l’honneur de son père, Smith a offert l’une des séries de performances les plus mémorables du sport canadien en gagnant six médailles d’or, dont trois avec un temps qui constituait un record des Jeux du Commonwealth. Quelques semaines plus tard, il a été couronné champion du monde lorsqu’il a remporté le 200 m quatre nages aux Championnats du monde des sports aquatiques à Berlin-Ouest, ajoutant un record du monde à ses succès. Les brillantes performances qu’il avait réalisées au cours de l’année ont amené Smith à reconnaître qu’il était en effet « un gros poisson dans une grande mare ».

© 2012, Panthéon des sports canadiens. Tous droits réservés.

Graham Smith plongeant dans la piscine

Graham Smith plongeant dans la piscine aux Jeux olympiques de Montréal de 1976.

Panthéon des sports canadiens
vers 1976
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Graham Smith célèbre après avoir terminé deuxième au relais 4x100 m quatre nages

Graham Smith après avoir terminé deuxième au 4 x 100 m quatre nages aux Jeux olympiques de Montréal de 1976.

Panthéon des sports canadiens
vers 1976
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Graham Smith nageant la brasse

Graham Smith nageant la brasse aux Jeux olympiques de Montréal de 1976.

Panthéon des sports canadiens
vers 1976
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Graham Smith avec ses six médailles d’orGraham Smith avec ses six médailles d’or

Graham Smith portant les six médailles d’or qu’il a remportées aux Jeux du Commonwealth d’Edmonton (Alberta).

Panthéon des sports canadiens
vers 1978
© 2012, Panthéon des sports canadiens. Tous droits réservés.


Affiche de Graham Smith avec Diane Jones-Konihowski aux Jeux du Commonwealth de 1978

Affiche des Jeux du Commonwealth d’Edmonton de 1978 mettant en vedette Graham Smith et Diane Jones-Konihowski.

Temple et musée de la renommée des sports de l’Alberta
vers 1978
© 2012, Temple et musée de la renommée des sports de l’Alberta. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’étudiant doit :

  • ELA 1.1.2 mettre en pratique différentes stratégies, activités et ressources, dans le but d’analyser des idées, des observations, des opinions, des expériences et des émotions;
  • ELA 4.1.3 s’approprier son texte, en choisissant ou en élaborant un sujet, un concept ou une idée qui l’interpelle personnellement;
  • ELA 4.1.4 élaborer et livrer une production visuelle en tenant compte de différents facteurs [tels la couleur et les contrastes], et en fonction de l’objectif, du public cible et de la situation;
  • ELA 4.1.4 déterminer les attentes et les contraintes associées à une telle situation, y compris les paramètres du travail à effectuer, les normes de qualité à respecter et la disponibilité des ressources; il doit ensuite choisir les stratégies appropriées pour donner suite à ces attentes et tenir compte des contraintes.

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