Les sports de compétition se déroulent à la vitesse grand V. Tout va tellement vite que parfois il suffit d’un battement de paupières pour rater un moment historique. Au cours des cent dernières années, grâce aux avancées technologiques, il est devenu beaucoup plus facile de saisir un moment historique du monde du sport. Voici des athlètes dont la performance exceptionnelle a été immortalisée – Jacques Villeneuve, Kyle Shewfelt, Lucile Wheeler, Alison Sydor et Mary Rose Thacker.

Tâches à exécuter

Choisir une des tâches suivantes :

1. Choisir l’un des athlètes mentionnés ci-dessus. Créer et gérer une page Facebook. Cette page doit faire état des points suivants : ce que cet athlète a fait pour aider son équipe à réussir; le type d’amis qu’il aurait; où il habite; les messages reçus et le type d’événements qu’il pourrait créer, etc.
2. À l’aide d’une caméra vidéo, d’une caméra vi Pour en lire plus
Les sports de compétition se déroulent à la vitesse grand V. Tout va tellement vite que parfois il suffit d’un battement de paupières pour rater un moment historique. Au cours des cent dernières années, grâce aux avancées technologiques, il est devenu beaucoup plus facile de saisir un moment historique du monde du sport. Voici des athlètes dont la performance exceptionnelle a été immortalisée – Jacques Villeneuve, Kyle Shewfelt, Lucile Wheeler, Alison Sydor et Mary Rose Thacker.

Tâches à exécuter

Choisir une des tâches suivantes :

1. Choisir l’un des athlètes mentionnés ci-dessus. Créer et gérer une page Facebook. Cette page doit faire état des points suivants : ce que cet athlète a fait pour aider son équipe à réussir; le type d’amis qu’il aurait; où il habite; les messages reçus et le type d’événements qu’il pourrait créer, etc.
2. À l’aide d’une caméra vidéo, d’une caméra vidéo Flip, de YouTube et de trois amis, créer une collection de vidéos « Moments mémorables du sport ». Allez à www.conacher-rosenfeld.ca et téléchargez vos vidéos YouTube pour qu’elles soient ajoutées à cette exposition virtuelle.

3. Composer une chanson ayant pour thème l’un des athlètes ci-dessus. Composer, jouer et enregistrer cette chanson, à l’aide d’un instrument de musique ou d’un logiciel de musique. La partager avec les autres étudiants (ou peut-être même avec l’école au complet!) Pour terminer cette tâche en temps opportun, il est recommandé d’avoir de bonnes connaissances musicales et/ou des logiciels de musique.

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1995 - Histoire en vedette
En 1995, Jacques Villeneuve allait suivre les traces de son célèbre pilote de père, Gilles. Entre autres réalisations, Jacques a gagné la réputée course des 500 miles d’Indianapolis. Il ne s’agissait toutefois que d’une épreuve dans une saison d’excellence au cours de laquelle Villeneuve et son écurie, Players Green, ont été sacrés champions de la série Championship Auto Racing Teams (CART). Il a remporté trois autres courses à Miami, Cleveland et dans le cadre de l’épreuve Road America d’Elkhart Lake, au Wisconsin, gagnant six positions de tête en 17 départs pour l’écurie Green.

1997 - Histoire en vedette
Courant maintenant sur le circuit de la Formule 1, Jacques Villeneuve a vu sa carrière continuer à progresser de manière spectaculaire. En tant que premier pilote de l’écurie Williams, il a remporté le championnat des pilotes de la F1, ce qu’aucun Canadien n’avait et n’a depuis été en mesure d’accomplir. Il a cumulé sept victoires – au Brésil, en Argentine, en Espagne, en Gran Pour en lire plus
1995 - Histoire en vedette
En 1995, Jacques Villeneuve allait suivre les traces de son célèbre pilote de père, Gilles. Entre autres réalisations, Jacques a gagné la réputée course des 500 miles d’Indianapolis. Il ne s’agissait toutefois que d’une épreuve dans une saison d’excellence au cours de laquelle Villeneuve et son écurie, Players Green, ont été sacrés champions de la série Championship Auto Racing Teams (CART). Il a remporté trois autres courses à Miami, Cleveland et dans le cadre de l’épreuve Road America d’Elkhart Lake, au Wisconsin, gagnant six positions de tête en 17 départs pour l’écurie Green.

1997 - Histoire en vedette
Courant maintenant sur le circuit de la Formule 1, Jacques Villeneuve a vu sa carrière continuer à progresser de manière spectaculaire. En tant que premier pilote de l’écurie Williams, il a remporté le championnat des pilotes de la F1, ce qu’aucun Canadien n’avait et n’a depuis été en mesure d’accomplir. Il a cumulé sept victoires – au Brésil, en Argentine, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Hongrie, en Autriche et au Luxembourg – et dix positions de tête en étant le plus rapide lors des essais.

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Jacques Villeneuve participant à une course en Espagne

Jacques Villeneuve manœuvrant pour remporter la troisième place au Grand Prix d’Europe, à Jerez, en Espagne.

Ryan Remiorz
1997-10-26
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Combinaison de course portée par Jacques Villeneuve lors de la série du Championnat Atlantique Toyota

Combinaison de course portée par Jacques Villeneuve en 1993.

Musée Gilles Villeneuve
vers 1993
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Combinaison de course Lucky Strike de Jacques Villeneuve

Combinaison de course Lucky Strike portée par Jacques Villeneuve.

Musée Gilles Villeneuve
vers 2000
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Voiture BAR Honda de Formule 1 conduite par Jacques Villeneuve en 2000

Voiture de Formule 1 BAR Honda pilotée par Jacques Villeneuve.

Musée Gilles Villeneuve
vers 1999
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Boulon de la voiture de course de Jacques Villeneuve

Un boulon de la William 1997 de Jacques Villeneuve.

Musée Gilles Villeneuve
vers 1997
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2004 - Histoire en vedette
Lors de Jeux olympiques, le gymnaste Kyle Shewfelt, originaire de Calgary, a obtenu un pointage de 9,787, le plus élevé de la compétition, pour son programme au sol. Malheureusement, Shewfelt n’était pas le seul, car le Roumain Marian Dragulescu s’était vu accorder le même pointage pour sa performance. Les juges furent forcés d’appliquer la règle olympique de bris d’égalité pour déterminer qui serait le gagnant de l’épreuve masculine au sol des Jeux olympiques d’Athènes de 2004. Âgé de 22 ans, Shewfelt a été déclaré vainqueur et est devenu le premier Canadien à remporter une médaille d’or en gymnastique artistique. Il arrivait à Athènes avec de bons espoirs de monter sur le podium après avoir gagné des médailles de bronze aux épreuves au sol et au saut de cheval lors des Championnats du monde de gymnastique artistique de 2003 à Anaheim, en Californie. Il a répondu aux attentes et a décroché la première d’or du Canada aux Jeux de 2004. Le lendemain, Shewfelt s’est classé au quatrième rang lors de l’épreuve du saut de cheval, offrant une performance qu Pour en lire plus
2004 - Histoire en vedette
Lors de Jeux olympiques, le gymnaste Kyle Shewfelt, originaire de Calgary, a obtenu un pointage de 9,787, le plus élevé de la compétition, pour son programme au sol. Malheureusement, Shewfelt n’était pas le seul, car le Roumain Marian Dragulescu s’était vu accorder le même pointage pour sa performance. Les juges furent forcés d’appliquer la règle olympique de bris d’égalité pour déterminer qui serait le gagnant de l’épreuve masculine au sol des Jeux olympiques d’Athènes de 2004. Âgé de 22 ans, Shewfelt a été déclaré vainqueur et est devenu le premier Canadien à remporter une médaille d’or en gymnastique artistique. Il arrivait à Athènes avec de bons espoirs de monter sur le podium après avoir gagné des médailles de bronze aux épreuves au sol et au saut de cheval lors des Championnats du monde de gymnastique artistique de 2003 à Anaheim, en Californie. Il a répondu aux attentes et a décroché la première d’or du Canada aux Jeux de 2004. Le lendemain, Shewfelt s’est classé au quatrième rang lors de l’épreuve du saut de cheval, offrant une performance que les observateurs ont jugée digne d’une médaille de bronze; malgré les protestations des officiels canadiens, le classement a été maintenu.

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Kyle Shewfelt effectue un grand écart lors d’une routine au sol

Kyle Shewfelt exécute les exercices au sol qui lui vaudront la médaille d’or aux Jeux olympiques d’Athènes de 2004.

Adrian Wyld
2004-08-22
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Kyle Shewfelt montre sa médaille d’or

Kyle Shewfelt arbore la médaille d’or qu’il a gagnée à l’épreuve de gymnastique artistique aux Jeux olympiques d’Athènes de 2004.

Adrian Wyld
2004-08-22
© 2012, Photo de la Presse canadienne. Tous droits réservés.


Chaussures de Kyle Shewfelt

Chaussons portés par Kyle Shewfelt au moment où il a remporté la médaille d’or à l’épreuve de gymnastique artistique aux Jeux olympiques d’Athènes de 2004.

Panthéon des sports canadiens
vers 2004
205.19.3 OHOF
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Short de Kyle Shewfelt

Short porté par Kyle Shewfelt au moment où il a remporté la médaille d’or à l’épreuve de gymnastique artistique aux Jeux olympiques d’Athènes de 2004.

Panthéon des sports canadiens
vers 2004
205.19.2 OHOF
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Tunique de Kyle Shewfelt

Maillot porté par Kyle Shewfelt au moment où il a remporté la médaille d’or à l’épreuve de gymnastique artistique aux Jeux olympiques d’Athènes de 2004.

Panthéon des sports canadiens
vers 2004
205.19.1 OHOF
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Kyle Shewfelt Vidéo

Kyle Shewfelt se rappelle avoir joué au hockey dans sa jeunesse. Avant d’effectuer l’exercice au sol en gymnastique lors des Jeux olympiques de 2004 à Athènes, il se rappelle avoir planifié et visualisé sa performance, qu’il voulait exceptionnelle, depuis longtemps. Il explique à quel point il aimait cette épreuve, combien il a apprécié devenir le premier Canadien à remporter une médaille olympique en gymnastique et ce qu’il a ressenti par la suite.

Plus jeune, au début de ma carrière d’athlète, je jouais au hockey. Mon père était un joueur de hockey, il jouait pour les Wheat Kings de Brandon. Alors, je crois qu’il voulait que ses fils soient aussi des joueurs de hockey. Et j’ai joué au hockey; j’adorais ça, j’avais un très bon coup de patin, mais je n’arrivais pas à compter des buts. J’en étais tout simplement incapable. Alors, j’y allais toujours à reculons, je n’avais plus le goût de jouer au hockey. Mon père devait littéralement me traîner.

Pendant 16 ans, j’ai planifié dans ma tête que je réussirais une performance parfaite lors de la finale des Jeux olympiques de 2004, et ça s’est passé exactement comme ça, j’en ai encore des frissons quand j’y pense aujourd’hui, car je ne sais pas vraiment comment tout cela est arrivé. C’est un peu comme si tout s’était concentré en cet instant. À 20 h 30 ce soir-là, je savais que j’allais participer à la finale, et je prenais de grandes respirations et à chaque respiration, je savais que le moment approchait de plus en plus.

J’ai toujours eu une préférence pour l’épreuve au sol. J’ai toujours adoré ça. De toute évidence, j’aimais beaucoup cette discipline, car c’est là où j’avais le plus de succès, mais j’ai aussi toujours beaucoup aimé le fait que c’est au sol où l’on pouvait le mieux faire valoir son côté artistique, exploiter sa propre personnalité et y mettre un peu de son charisme. J’ai toujours été très minutieux, très attentif aux moindres détails et selon moi, c’est au sol où l’on peut les mettre le plus en valeur.

La pression était énorme, vous vous en doutez. Aucun Canadien n’avait jamais remporté de médaille en gymnastique. J’avais déjà gagné deux médailles de bronze aux Championnats du monde. Je me suis blessé cette année-là, avant les Jeux, et la grande question était : « Est-ce que je vais pouvoir performer? »

Tout compte fait, je me suis moi-même mis beaucoup de pression sur les épaules, car je savais que je pouvais gagner. Je le savais. Et je crois que cela explique le fait que j’ai si bien réussi à ce moment-là, je croyais fermement que je pouvais y arriver. Et vraiment, vous ne pouvez pas comprendre à quel point la pression est forte autour de vous, les attentes, mais je crois encore que ce sont les athlètes eux-mêmes qui mettent le plus de pression sur leurs épaules.

Le programme était parfait, le moment était parfait, impossible de faire mieux. Et ce qui est le plus étrange, c’est que c’est exactement comme cela que je l’avais planifié. Mon expérience personnelle a été totalement différente de celle d’autres athlètes, selon ce que je peux comprendre. En effet, beaucoup d’athlètes disent qu’il s’agit du moment le plus remarquable de toute leur vie. Moi, par contre, c’est un peu comme si je n’avais même pas été là. C’est comme si je n’avais pas été là physiquement, et que je n’arrivais pas à me convaincre d’y être, comme si j’étais littéralement dans mon rêve, ce rêve que j’avais depuis si longtemps. Le rêve et la réalité. J’avais beaucoup de difficulté à faire la part des choses, à faire la distinction entre le rêve et la réalité. Mais mon rêve était devenu réalité. C’est le lendemain, ou probablement vers quatre heures du matin que je l’ai réalisé… j’étais le champion olympique.

Créateur: Bruce Weir

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1958 - Histoire en vedette
Lorsque Lucile Wheeler, une jeune femme de vingt ans, a gagné la descente et le slalom géant aux Championnats du monde de 1958 à Bad Gastein, en Autriche, elle faisait œuvre de pionnière, rien de moins, et elle reprenait le temps perdu. Lucile Wheeler a été la première athlète nord-américaine à remporter une médaille olympique en descente, le bronze aux Jeux olympiques d’hiver de 1956 à Cortina d’Ampezzo, en Italie. Ces victoires inattendues en Autriche ont galvanisé le public canadien et suscité un intérêt sans précédent pour le ski de compétition. Un an plus tard, et pour la première fois de son histoire, une équipe canadienne de skieurs et skieuses se rendait en Europe pour participer aux différentes compétitions. Pour Lucile Wheeler, sa présence aux Championnats du monde de 1958 lui était tout simplement due, puisqu’elle s’était qualifiée, à l’âge de 14 ans, pour les Championnats du monde tenu à Aspen, au Colorado; mais à cette époque, ses parents avaient jugé qu’elle était trop jeune et qu’elle ne pouvait se permettre de s’absenter aussi longtemps de l&rsquo Pour en lire plus
1958 - Histoire en vedette
Lorsque Lucile Wheeler, une jeune femme de vingt ans, a gagné la descente et le slalom géant aux Championnats du monde de 1958 à Bad Gastein, en Autriche, elle faisait œuvre de pionnière, rien de moins, et elle reprenait le temps perdu. Lucile Wheeler a été la première athlète nord-américaine à remporter une médaille olympique en descente, le bronze aux Jeux olympiques d’hiver de 1956 à Cortina d’Ampezzo, en Italie. Ces victoires inattendues en Autriche ont galvanisé le public canadien et suscité un intérêt sans précédent pour le ski de compétition. Un an plus tard, et pour la première fois de son histoire, une équipe canadienne de skieurs et skieuses se rendait en Europe pour participer aux différentes compétitions. Pour Lucile Wheeler, sa présence aux Championnats du monde de 1958 lui était tout simplement due, puisqu’elle s’était qualifiée, à l’âge de 14 ans, pour les Championnats du monde tenu à Aspen, au Colorado; mais à cette époque, ses parents avaient jugé qu’elle était trop jeune et qu’elle ne pouvait se permettre de s’absenter aussi longtemps de l’école. Elle avait donc raté sa chance, mais cette fois-ci, elle avait profité de cette deuxième chance. Aucune autre athlète canadienne n’allait répéter cet exploit avant Betsy Clifford en 1970.

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Lucile Wheeler sur la piste

Lucile Wheeler en compétition lors d’une épreuve de descente aux Jeux olympiques d’hiver de Cortina D'Ampezzo de 1956.

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1956-02-01
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Lucile Wheeler en action

Lucile Wheeler au Championnat du monde de la Fédération internationale de ski à Bad Gastein (Autriche).

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vers 1958
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Lucile Wheeler (à droite)

Les skieuses de descente Anne Heggtveit (à gauche), Ginette Sequin (au centre) et Lucile Wheeler (à droite).

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vers Années 1950
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Lucile Wheeler skiant autour d’un piquet

Lucile Wheeler à l’œuvre lors d’une épreuve en ski.

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vers 1958
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Photo de Lucile Wheeler

Portrait de Lucile Wheeler.

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vers Années 1950
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Lucile Wheeler Vidéo

Lucile Wheeler parle de son entraînement au Québec, et aussi avec des athlètes masculins en Europe. Selon elle, c’est sa technique exceptionnelle qui lui a permis de connaître le succès. Elle explique ensuite que, dans les années 1950, il y avait énormément de différence, au niveau des programmes, entre l’équipe canadienne de ski alpin et les équipes européennes. Elle mentionne sa médaille de bronze olympique de 1956 et sa sélection comme athlète féminine de l’année.

Tout au long de ma vie, j’ai eu la possibilité d’avoir un très bon entraînement technique en ski. Nous n’avions pas des montagnes aussi imposantes qu’en Europe, mais mon école de ski, la Great Snow Eagle Ski School de Gray Rocks, avait une très bonne réputation, et j’ai donc eu la chance d’apprendre les bonnes techniques de base. Par la suite, en Europe, j’observais les autres skieurs, surtout les meilleurs skieurs masculins; je m’entraînais souvent avec eux et j’intégrais ce qui m’intéressait à mon apprentissage.

Lorsque nous avons participé à nos premiers Jeux olympiques en 1952, nous n’avions encore jamais pris part à des compétitions internationales. La plupart des pays avaient une équipe nationale, mais pas nous. Les seules fois où nous nous retrouvions tous ensemble en tant qu’équipe, c’était lors des Jeux olympiques ou des Championnats du monde. Et ce n’était que pour une courte période, avant les Jeux ou les Championnats. Une fois ces compétitions terminées, nous étions livrés à nous-mêmes. C’était un énorme désavantage.

La compétition de descente des Jeux olympiques de 1956 a été une incroyable expérience d’apprentissage. En haut du parcours, la pente était extraordinairement abrupte et je me souviendrai toujours de ce que mon entraîneur m’a dit juste avant une descente d’entraînement : « Cille, pourquoi ne descends-tu pas par le chemin des vaches? » En effet, en Autriche, en Italie et en Suisse, les vaches vont effectivement paître dans les montagnes pendant l’été. J’ai donc imaginé le chemin emprunté par les vaches entre les portes de la piste et j’ai soudainement vu le tracé qu’il voulait que je prenne. À partir de ce moment, j’ai adopté cette façon de penser. C’est incroyable à quel point cette phrase a changé les choses pour moi.

Quand j’ai gagné la médaille de bronze en 1956, j’ai certainement pensé que je pouvais aller plus loin et faire mieux. J’ai pu retourner en Europe en 1957, et j’ai participé à des compétitions durant ce qui s’appelait « l’entre-saisons ». J’ai été la première Canadienne à gagner à l’Hahnenkamm, où j’ai remporté la descente et le combiné. Lors des Championnats du monde de 1958, j’avais le sentiment que je devais gagner et je me suis entraînée fort pour cela. Lorsque je suis arrivée en bas de la piste et que j’ai terminé la descente, je me rappelle que mon amie Gigi Séguin, de Québec, s’est approchée en me disant que j’avais gagné. Je lui ai répondu que non, et nous avons eu une discussion plutôt animée à ce sujet. Et deux jours plus tard, quand j’ai participé au slalom géant, une grande partie de la pression était retombée, et ce fut peut-être un peu plus facile de gagner cette course.

C’est toujours un immense honneur d’être choisie pour recevoir un prix comme le Trophée Bobbie Rosenfeld, et j’éprouve un sentiment merveilleux à l’idée de faire partie de ce groupe d’athlètes et de voir mon nom s’ajouter à tous les noms qui figurent sur ce trophée.

Créateur: Bruce Weir

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1996 - Histoire en vedette
Plusieurs années avant d’être sacrée meilleure au monde sur deux roues, Alison Sydor de North Vancouver s’était déjà imposée dans trois disciplines en Alberta, remportant le championnat albertain de triathlon chez les juniors. Mais, dès l’âge de 21 ans, Alison a décidé de consacrer toutes ses énergies au cyclisme. Elle a joint les rangs de l’équipe nationale sur route et a pris part aux Jeux olympiques de 1992, tout en lorgnant du côté du vélo de montagne. Alison Sydor a rapidement fait sa marque dans cette discipline naissante, remportant le titre mondial en 1994 et en 1995. La consécration est venue en 1996, alors que Alison, vedette internationale, était élue meilleure athlète féminine au Canada. À l’âge de 30 ans, Alison Sydor remportait le titre mondial de vélo de montagne à Cairns, en Australie, pour la troisième année consécutive, et aussi la Coupe du monde de cross-country, grâce à un total de six victoires en dix épreuves. Elle a également décroché une médaille d’argent aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta. Le magazine Velonews l’a proclamée cycliste internat Pour en lire plus
1996 - Histoire en vedette
Plusieurs années avant d’être sacrée meilleure au monde sur deux roues, Alison Sydor de North Vancouver s’était déjà imposée dans trois disciplines en Alberta, remportant le championnat albertain de triathlon chez les juniors. Mais, dès l’âge de 21 ans, Alison a décidé de consacrer toutes ses énergies au cyclisme. Elle a joint les rangs de l’équipe nationale sur route et a pris part aux Jeux olympiques de 1992, tout en lorgnant du côté du vélo de montagne. Alison Sydor a rapidement fait sa marque dans cette discipline naissante, remportant le titre mondial en 1994 et en 1995. La consécration est venue en 1996, alors que Alison, vedette internationale, était élue meilleure athlète féminine au Canada. À l’âge de 30 ans, Alison Sydor remportait le titre mondial de vélo de montagne à Cairns, en Australie, pour la troisième année consécutive, et aussi la Coupe du monde de cross-country, grâce à un total de six victoires en dix épreuves. Elle a également décroché une médaille d’argent aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta. Le magazine Velonews l’a proclamée cycliste internationale de 1996.

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Alison Sydor sur son vélo de montagne

Alison Sydor en compétition lors d’une épreuve féminine en vélo de montagne aux Jeux panaméricains de Winnipeg (Canada).

Frank Gunn
1992-08-02
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1939 - Histoire en vedette
Originaire de Winnipeg, Mary Rose Thacker était une jeune patineuse à l’avenir prometteur lorsqu’elle a pris part pour la première fois au Championnat national senior en 1939. Personne ne s’attendait à ce que cette adolescente de 16 ans remporte la compétition. Elle avait gagné le Championnat canadien junior deux ans auparavant, à Montréal, mais cette victoire avait également surpris, et en 1938, les blessures l’avaient empêchée de défendre son titre. Au mois de février, toutefois, elle a livré une performance époustouflante au niveau des figures imposées, ce qui lui a permis de remporter le Championnat canadien de patinage amateur de 1939 à Ottawa, grâce à un programme peut-être faible au niveau des sauts, mais riche en performance. Plus tard au cours de la même année, Mary Rose Thacker, l’une des plus jeunes athlètes de la compétition, était de nouveau première après les figures imposées au Championnat nord-américain de patinage artistique tenu à Toronto et elle remporta le titre. Mary Rose s’est ensuite déplacée jusqu’en Angleterre pour se préparer en vue des Jeux olympiques d’hiver de 1940 à Sappor Pour en lire plus
1939 - Histoire en vedette
Originaire de Winnipeg, Mary Rose Thacker était une jeune patineuse à l’avenir prometteur lorsqu’elle a pris part pour la première fois au Championnat national senior en 1939. Personne ne s’attendait à ce que cette adolescente de 16 ans remporte la compétition. Elle avait gagné le Championnat canadien junior deux ans auparavant, à Montréal, mais cette victoire avait également surpris, et en 1938, les blessures l’avaient empêchée de défendre son titre. Au mois de février, toutefois, elle a livré une performance époustouflante au niveau des figures imposées, ce qui lui a permis de remporter le Championnat canadien de patinage amateur de 1939 à Ottawa, grâce à un programme peut-être faible au niveau des sauts, mais riche en performance. Plus tard au cours de la même année, Mary Rose Thacker, l’une des plus jeunes athlètes de la compétition, était de nouveau première après les figures imposées au Championnat nord-américain de patinage artistique tenu à Toronto et elle remporta le titre. Mary Rose s’est ensuite déplacée jusqu’en Angleterre pour se préparer en vue des Jeux olympiques d’hiver de 1940 à Sapporo, mais elle a dû revenir au Canada bercail lorsque les Jeux ont été annulés en raison du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale.

1941 - Histoire en vedette
Deux ans après avoir remporté les Championnats canadien et nord-américain de patinage artistique la même année, Mary Rose Thacker a répété l’exploit. Des cours de ballet lui avaient permis d’améliorer son programme libre, et l’adolescente de Winnipeg a réussi à décrocher le titre aux Championnats canadiens de patinage amateur en 1941, à Montréal, puis aux Championnats nord-américains de patinage artistique en 1941 à Ardmore, en Pennsylvanie. Cet exploit lui a valu le titre d’athlète féminine de l’année.

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Mary Rose Thacker sur la glace

Mary Rose Thacker patinant devant le Fort Garry Hotel à Winnipeg.

Temple et musée de la renommée des sports du Manitoba
vers 1939-1950
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Mary Rose Thacker en action

Mary Rose Thacker exécutant une spirale.

Temple et musée de la renommée des sports du Manitoba
vers 1939-1950
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Photo de Mary Rose Thacker enfant

Photographie de Mary Rose Thacker enfant.

Temple et musée de la renommée des sports du Manitoba
vers 1928-1932
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Mary Rose Thacker exécutant une figure dans les airs

Mary Rose Thacker exécute un saut en patin.

Temple et musée de la renommée des sports du Manitoba
vers 1939-1950
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Photo de Mary Rose Thacker

Portrait de Mary Rose Thacker

Archives de Patinage Canada

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Objectifs d'apprentissage

L’étudiant doit :

  • ICT P.3 choisir et utiliser de façon indépendante des capacités de réseautage multimédias pour faire des présentations dans différents domaines;
  • ICT C.1 choisir l’information nécessaire auprès de sources appropriées, y compris des sources primaires et secondaires;
  • ICT F.2 utiliser la technologie à l’extérieur de la salle de classe.

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