Tout au long de leur histoire, plus que séculaire, les poupées Beauté Eaton ont été chéries tant par les enfants que par les collectionneurs. De nouveaux modèles ont été lancés à chaque année. Grâce à des détails caractéristiques, les propriétaires peuvent retracer l'évolution des poupées au fil des événements qui se sont déroulés au Canada, durant le vingtième siècle, et les identifier dans leur collection.

En 1887, Eaton rejoint les Canadiens d'un océan à l'autre grâce à son catalogue. William Stephenson, dans son essai The Store that Timothy Built, écrit d'Eaton : « En 1887, à peine trois ans après le lancement du catalogue, il peut se vanter d'être déjà une entreprise pancanadienne dont le grand magasin fait des profits sans précédent. » Dès la fin du dix-neuvième siècle, il est plus facile de commander des articles par l'intermédiaire de catalogues grâce aux grandes améliorations dans le service de colis postaux et à la politique d'Eaton d'envoi en port payé des commandes de plus de 5 $.

Certains des premiers catalogues présentent des poupées bon marché, à tête en porcelaine et au corps en tissu. Les têtes en porcelaine sont également vendu Pour en lire plus
Tout au long de leur histoire, plus que séculaire, les poupées Beauté Eaton ont été chéries tant par les enfants que par les collectionneurs. De nouveaux modèles ont été lancés à chaque année. Grâce à des détails caractéristiques, les propriétaires peuvent retracer l'évolution des poupées au fil des événements qui se sont déroulés au Canada, durant le vingtième siècle, et les identifier dans leur collection.

En 1887, Eaton rejoint les Canadiens d'un océan à l'autre grâce à son catalogue. William Stephenson, dans son essai The Store that Timothy Built, écrit d'Eaton : « En 1887, à peine trois ans après le lancement du catalogue, il peut se vanter d'être déjà une entreprise pancanadienne dont le grand magasin fait des profits sans précédent. » Dès la fin du dix-neuvième siècle, il est plus facile de commander des articles par l'intermédiaire de catalogues grâce aux grandes améliorations dans le service de colis postaux et à la politique d'Eaton d'envoi en port payé des commandes de plus de 5 $.

Certains des premiers catalogues présentent des poupées bon marché, à tête en porcelaine et au corps en tissu. Les têtes en porcelaine sont également vendues séparément; les corps peuvent être confectionnés à la maison. Les catalogues offrent des poupées importées jamais vues auparavant. Les têtes en biscuit sont faites de porcelaine non émaillée. Les corps se composent d'une pâte de sciure de bois fine, de fécule de maïs, de colle et, probablement, de quelque autre ingrédient. Chaque entreprise possède sa formule.

Dans les années 1890, les poupées à tête en biscuit et au corps en cuir apparaissent sur le marché. On confectionne, à la maison, des vêtements pour la plupart de ces poupées vendues sans accessoires. À l'époque, les activités de jeu permises aux fillettes se limitent à la création de vêtements pour leurs poupées, ce qui leur permet d'exercer leurs talents artistiques et leur créativité. Les jeunes filles, quant à elles, s'initient à la couture en créant des vêtements de poupée et des garde-robes complètes. Parfois, elles possèdent de petits coffres où les ranger. Souvent les filles joueront avec leurs poupées jusqu'à l'âge de 14 ou 15 ans

En 1900, Eaton présente ainsi, dans son catalogue, la première poupée Beauté : « Une Beauté Eaton, entièrement articulée, au prix spécial de 1 $; grandes tailles, de 1,50 $ à 10 $ chacune. » Les plus petites (50 cm) coûtent 1 $, un prix qui prévaudra jusqu'en 1916. Les cinq ou ou six premières années, la tête et les épaules, en biscuit, ne forment qu'un seul morceau, les yeux clignent et les perruques sont en mohair bouclé. Le buste est souvent fabriqué par Armand Marseille, en Allemagne. Le corps est recouvert de cuir de chevreau et est articulé aux genoux, aux hanches, aux coudes et aux épaules.

© Société du Musée canadien des civilisations

Photo couleur d'une poupée

Type de poupée utilisé en tant que Beauté Eaton en 1900, fabriquée par Armand Marseille, Allemagne.

Modèle no 370; tête en biscuit; corps en cuir; ruban de remplacement.

Evelyn Strahlendorf

Tête en biscuit; corps en cuir; ruban de remplacement.
Modèle no 370
© Utilisation autorisée par Gloria Kallis, Whitecourt (Alberta).


Photo couleur de beauté Eaton 1901

La Beauté Eaton de 1901, fabriquée par Cuno & Otto Dressel, Allemagne. Tête en biscuit, articulée, corps en papier mâché; sous-vêtements, bas et souliers originaux, vieille robe de coton, peut être originale.

Utilisation autorisée par Evelyn Strahlendorf, Hamilton, Ontario.

© Utilisation autorisée par Evelyn Strahlendorf, Hamilton, Ontario.


Choisir une entreprise pour la fabrication des poupées est, évidemment, une décision d'affaires et chaque année, Eaton opte pour celle qui propose le meilleur prix. En 1904 et en 1905, les Beautés sont fabriquées par J. D. Kestner, en Allemagne; elles possèdent des corps en cuir et des bustes en biscuit, estampillés « 15413 », et sont offertes en six ou sept tailles. Dans les catalogues, les poupées sont illustrées par des dessins au trait, aussi est-il très difficile d'en identifier les manufacturiers. Le meilleur indice d'authenticité est une poupée Beauté, portant robe-chemisier et ruban originaux, et une photo de la poupée dans les bras de la petite fille ravie de la recevoir.

En 1905, Winnipeg compte une population en pleine croissance de 77 000 habitants quand Eaton ouvre un vaste magasin de cinq étages et lance un catalogue spécifiquement destiné aux colons qui y passent en grand nombre pour se rendre dans l'Ouest canadien. Comme certains autres produits, les poupées Beauté présentées dans les catalogues de Toronto ne sont pas toujours les mêmes que les modèles offerts par ceux de Winnipeg.
Les catalogues de 1906 et de 1907 présentent la poupée Pour en lire plus
Choisir une entreprise pour la fabrication des poupées est, évidemment, une décision d'affaires et chaque année, Eaton opte pour celle qui propose le meilleur prix. En 1904 et en 1905, les Beautés sont fabriquées par J. D. Kestner, en Allemagne; elles possèdent des corps en cuir et des bustes en biscuit, estampillés « 15413 », et sont offertes en six ou sept tailles. Dans les catalogues, les poupées sont illustrées par des dessins au trait, aussi est-il très difficile d'en identifier les manufacturiers. Le meilleur indice d'authenticité est une poupée Beauté, portant robe-chemisier et ruban originaux, et une photo de la poupée dans les bras de la petite fille ravie de la recevoir.

En 1905, Winnipeg compte une population en pleine croissance de 77 000 habitants quand Eaton ouvre un vaste magasin de cinq étages et lance un catalogue spécifiquement destiné aux colons qui y passent en grand nombre pour se rendre dans l'Ouest canadien. Comme certains autres produits, les poupées Beauté présentées dans les catalogues de Toronto ne sont pas toujours les mêmes que les modèles offerts par ceux de Winnipeg.
Les catalogues de 1906 et de 1907 présentent la poupée Beauté à un dollar. Fabriquée par Cuno & Otto Dressel, on peut l'obtenir en sept tailles pour une somme variant de 1 $ à 5 $. Le ruban rouge est orné du logo Holtz Masse (composite en bois), à côté du logo doré de la poupée Beauté Eaton.

Armand Marseille fabrique la poupée Beauté du catalogue de 1908-1909 avec de jolies têtes en biscuit, des yeux de verre et de longs boudins. Parfois, les poupées offertes à deux sœurs ont les yeux de couleur différente, ce qui permet de les distinguer.
La société Schoenau & Hoffmeister, d'Allemagne, fabrique également des poupées Beauté uniquement pour le catalogue de 1908-1909; Cuno & Otto Dressel les manufacture de nouveau pour les catalogues de 1909-1910 et de 1911-1912.

Armand Marseille fournit les poupées de quatre catalogues : 1911-1912, 1912-1913, 1913-1914 et 1914-1915. Durant la Première Guerre mondiale, il est impossible d'obtenir des poupées d'Europe. Heureusement, Eaton en avait déjà acheté pour les offrir dans son catalogue automne-hiver 1914-1915. Les Beautés offertes mesurent 66 cm et sont vendues au prix de 4 $; et on peut commander une tête de rechange pour 35 cents.

© Société du Musée canadien des civilisations

Photo couleur de beauté Eaton de 1905 à 1906

Fabriquée par Armand Marseille, ce genre de poupée est la Beauté Eaton de 1905-1906. Modèle no 390, tête en biscuit, corps en composite articulé.

Don de madame C. Moore, Ottawa, Ontario.

Tête en biscuit, corps en composite articulé.
D1073
© Musée canadien des civilisations


Photo couleur de beauté Eaton de 1913 à 1914

La Beauté Eaton de 1913 – 1914, fabriquée par Armand Marseille, Allemagne. Tête en biscuit, corps en composite articulé; robe de remplacement, ruban rouge, bas et souliers originaux.

Utilisation autorisée par Evelyn Strahlendorf, Hamilton, Ontario.

© Evelyn Strahlendorf


La Dominion Toy Manufacturing Company, un nouveau fabricant canadien de poupées, est fondée à Toronto en 1911. Elle fabrique pour Eaton une très jolie poupée en composite, entièrement articulée, mais dont la tête est aussi en composite plutôt qu'en biscuit. Dominion fournit les Beautés Eaton de 1915, mais les yeux qui clignent ne sont pas en verre et les têtes en composite ne sont pas aussi belles qu'en biscuit. Eaton offre de nouveau ses Beautés à compter de 1924, quand il peut les importer d'Allemagne.

Toutes en bois, les poupées Schoenhut, fabriquées aux États-Unis, sont offertes dans le catalogue de 1917 et coûtent 4,50 $, une somme suffisante pour acheter l'épicerie d'une semaine à l'époque ! Le Japon tente de combler le vide en fournissant des poupées dont les têtes en biscuit ont des traits caucasiens, mais aucune ne porte le nom de Beauté.
En 1922, le catalogue montre une « poupée Eaton spéciale », fabriquée par S.F.B.J., de France, estampillée « S.F.B.J./60/PARIS ». Plusieurs collectionneurs croient aujourd'hui que leurs poupées S.F.B.J. sont des poupées Beauté Eaton, mais ces poupées n'ont jamais porté le nom dans le catalogue. Pour en lire plus
La Dominion Toy Manufacturing Company, un nouveau fabricant canadien de poupées, est fondée à Toronto en 1911. Elle fabrique pour Eaton une très jolie poupée en composite, entièrement articulée, mais dont la tête est aussi en composite plutôt qu'en biscuit. Dominion fournit les Beautés Eaton de 1915, mais les yeux qui clignent ne sont pas en verre et les têtes en composite ne sont pas aussi belles qu'en biscuit. Eaton offre de nouveau ses Beautés à compter de 1924, quand il peut les importer d'Allemagne.

Toutes en bois, les poupées Schoenhut, fabriquées aux États-Unis, sont offertes dans le catalogue de 1917 et coûtent 4,50 $, une somme suffisante pour acheter l'épicerie d'une semaine à l'époque ! Le Japon tente de combler le vide en fournissant des poupées dont les têtes en biscuit ont des traits caucasiens, mais aucune ne porte le nom de Beauté.
En 1922, le catalogue montre une « poupée Eaton spéciale », fabriquée par S.F.B.J., de France, estampillée « S.F.B.J./60/PARIS ». Plusieurs collectionneurs croient aujourd'hui que leurs poupées S.F.B.J. sont des poupées Beauté Eaton, mais ces poupées n'ont jamais porté le nom dans le catalogue.

Le catalogue d'Eaton automne-hiver 1923-1924 comprend une « Miss Canada Doll ». En composite articulé, elle mesure 46 cm. Elle est vêtue d'un manteau de feutre rouge, aux poignets en laine blanche, avec un collet et un chapeau assortis, au prix de 2,95 $.

La Beauté Eaton créée par Armand Marseille, portant ruban éponyme, robe-chemisier, bas et souliers, est de retour dans le catalogue automne-hiver 1924-1925. Mesurant 53 cm, son corps est en composite articulé et ses yeux, qui clignent, sont en verre et possèdent de vrais cils. La poupée coûte 1,50 $ et porte également l'étiquette « Eatonia », un indice de son excellente valeur. Dans les années 1920, la popularité de la poupée Beauté est exceptionnelle et les petites Canadiennes l'inscrivent toutes sur leur liste de cadeaux au père Noël.

D'autres grands magasins proposent leurs propres poupées beauté. Dans son catalogue de 1910-1911, la Compagnie de la Baie d'Hudson en présente une dont le buste est en biscuit et dont le corps, en cuir, est orné d'un ruban marqué « Western Beauty » (Beauté de l'Ouest). Une autre porte un ruban vert où est inscrit « Compagnie de la Baie d'Hudson ». Simpson, dans son catalogue de 1927, propose une poupée appelée « poupée Princesse ». Une ravissante Armand Marseille de 76 cm a été découverte, ornée d'un ruban rouge et portant le nom de « Canadian Beauty ». Aussi ravissantes que soient ces poupées, elles ne connaîtront point la popularité des Beauté Eaton.

De 1925 à 1927, les poupées Beauté sont fabriquées par Armand Marseille mais, dans le catalogue de 1927-1928, on trouve une poupée Cuno & Otto Dressel. Les poupées de 56, 61 et 66 cm portent un jupon princesse pour la première fois et sont coiffées d'une nouvelle coupe courte, au carré, alors très à la mode.

Dans le catalogue de 1928-1929, une poupée de 53 cm est présentée, ornée d'un ruban qui l'identifie comme une poupée « Eatonia ». Elle ne coûte que 1 $, alors que les Beautés de même taille coûtent 1,50 $. Puisque, à l'époque, les familles ne sont guère fortunées, de nombreux parents achètent la poupée meilleur marché et disent à leurs filles que c'est une poupée Beauté Eaton. La poupée est offerte de nouveau en 1931.

En 1934-1935, en pleine Dépression, la Beauté Eaton, de nouveau fabriquée par Armand Marseille, a tout simplement un corps en composite de cinq morceaux et une tête en biscuit peinte. Comme le biscuit peint n'est pas lavable, le prix descend donc à 1,39 $ et une tête de rechange est offerte à 39 cents. Bien des gens ne possèdent pas de voiture à l'époque et la plus grande partie du magasinage de Noël se fait par catalogue.

© Société du Musée canadien des civilisations

Photo couleur de beauté Eaton de 1915 à 1916

Beauté Eaton de 1915 – 1916, fabriquée par Dominion Toy, Toronto. Corps en composite articulé.

Utilisation autorisée par Evelyn Strahlendorf, Hamilton, Ontario.

© Utilisation autorisée par Evelyn Strahlendorf, Hamilton, Ontario.


Au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, les poupées Beauté Eaton sont de nouveau produites au Canada. La Reliable Toy Company, de Toronto, fabrique une poupée de 46 cm, en composite, vêtue d'un jupon princesse, de bas, de souliers et d'un ruban rouge qui la proclame Beauté Eaton. On peut obtenir davantage de vêtements pour la somme de 95 cents. Ce modèle est l'un des 17 représentés sur les quatre timbres commémoratifs des poupées canadiennes, émis en 1990.

Comme les yeux de la poupée fabriquée par Reliable étaient en métal et que des restrictions avaient été imposées sur l'utilisation de cette matière en raison de la guerre, la production en avait été arrêtée en 1943. Il fut toutefois possible de s'en procurer, en 1944 et en 1945, car Eaton en avait encore en stock. De 1946 à 1953, les poupées Beauté ne sont pas offertes, même si les modèles populaires comme le « Little Angel » et le « Baby Precious » sont annoncés dans les catalogues.

En 1954, le catalogue de cadeaux de Winnipeg montre une Beauté Eaton; fabriquée par la Dee and Cee Toy Co., qui mesure 46 cm et possède une tête en vinyle, des cheveux Saran enracinés et des b Pour en lire plus
Au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, les poupées Beauté Eaton sont de nouveau produites au Canada. La Reliable Toy Company, de Toronto, fabrique une poupée de 46 cm, en composite, vêtue d'un jupon princesse, de bas, de souliers et d'un ruban rouge qui la proclame Beauté Eaton. On peut obtenir davantage de vêtements pour la somme de 95 cents. Ce modèle est l'un des 17 représentés sur les quatre timbres commémoratifs des poupées canadiennes, émis en 1990.

Comme les yeux de la poupée fabriquée par Reliable étaient en métal et que des restrictions avaient été imposées sur l'utilisation de cette matière en raison de la guerre, la production en avait été arrêtée en 1943. Il fut toutefois possible de s'en procurer, en 1944 et en 1945, car Eaton en avait encore en stock. De 1946 à 1953, les poupées Beauté ne sont pas offertes, même si les modèles populaires comme le « Little Angel » et le « Baby Precious » sont annoncés dans les catalogues.

En 1954, le catalogue de cadeaux de Winnipeg montre une Beauté Eaton; fabriquée par la Dee and Cee Toy Co., qui mesure 46 cm et possède une tête en vinyle, des cheveux Saran enracinés et des bras et des jambes en caoutchouc. Elle porte une robe à rayures, un bonnet assorti et un ruban rouge; elle est vendue 5,98 $. Une poupée similaire est offerte dans le catalogue de Winnipeg de 1955-1956 et porte une robe en taffetas deux tons, un chapeau de paille et un ruban rouge cousu à la taille de la robe.

Les poupées aux bras et jambes en caoutchouc ne survivent habituellement pas longtemps puisque ce matériel se détériore rapidement. En 1956, le catalogue de Noël de Toronto offre une poupée fabriquée par Dee and Cee : le corps est en peau de vinyle, bourré de coton, et la tête, aussi en vinyle, a des cheveux enracinés. Elle porte une robe ninon en rayonne et un chapeau de paille garni de fleurs, et le ruban Beauté Eaton est de nouveau cousu à la robe.

En 1957, les poupées Beauté sont offertes selon des tailles de 20, 46 et 58 cm, aux prix de 2,98 $, 5,98 $ et 7,98 $, respectivement. Elles sont fabriquées par Dee and Cee, mais la plus petite ne porte pas de ruban et le nom Beauté Eaton n'apparaît que sur la boîte.

© Société du Musée canadien des civilisations

Photo couleur de beauté Eaton de 1941 à 1942

Beauté Eaton de 1941 – 1942, fabriquée par Reliable Toy, Toronto. Toute en composite; uniforme d'infirmière original, commandée par catalogue.

Utilisation autorisée par Evelyn Strahlendorf, Hamilton, Ontario.

© Utilisation autorisée par Evelyn Strahlendorf, Hamilton, Ontario.


Eaton ne présente aucune poupée Beauté en 1958 ni en 1959. L'année suivante, Dee and Cee fabrique une poupée de 46 cm, à la tête en vinyle, estampillée « 1960/Beauté Eaton by Dee & Cee ». Elle porte une jolie robe de taffetas fleurie et un tablier blanc.

En 1962, la poupée Beauté mesure 56 cm et est fabriquée par Regal Toy. Elle porte les cheveux longs et un ruban Beauté Eaton, et on peut lui acheter des vêtements supplémentaires. En 1963, les catalogues présentent, comme poupée Beauté, la Regal de 53 cm, qui ne comporte toutefois ni marque ni ruban.

La poupée Beauté de 1964 porte une tenue composée d'un corsage en velours rouge et d'une jupe ornée de dentelle blanche. Deux poupées similaires sont également présentées, mais aucune ne porte le ruban éponyme. En 1965, Eaton propose quatre poupées Beauté, mais de nouveau, sans les rubans éponymes.

En 1977, les collectionneurs sont heureux de voir Eaton revenir à la première poupée à la tête en biscuit et au corps en composite articulé. Dorothy Churchill, de Toronto, a réalisé ces reproductions du populaire modèle 390 de la poupée d'Armand Marseille. Estampillées « A4M/Doroth Pour en lire plus
Eaton ne présente aucune poupée Beauté en 1958 ni en 1959. L'année suivante, Dee and Cee fabrique une poupée de 46 cm, à la tête en vinyle, estampillée « 1960/Beauté Eaton by Dee & Cee ». Elle porte une jolie robe de taffetas fleurie et un tablier blanc.

En 1962, la poupée Beauté mesure 56 cm et est fabriquée par Regal Toy. Elle porte les cheveux longs et un ruban Beauté Eaton, et on peut lui acheter des vêtements supplémentaires. En 1963, les catalogues présentent, comme poupée Beauté, la Regal de 53 cm, qui ne comporte toutefois ni marque ni ruban.

La poupée Beauté de 1964 porte une tenue composée d'un corsage en velours rouge et d'une jupe ornée de dentelle blanche. Deux poupées similaires sont également présentées, mais aucune ne porte le ruban éponyme. En 1965, Eaton propose quatre poupées Beauté, mais de nouveau, sans les rubans éponymes.

En 1977, les collectionneurs sont heureux de voir Eaton revenir à la première poupée à la tête en biscuit et au corps en composite articulé. Dorothy Churchill, de Toronto, a réalisé ces reproductions du populaire modèle 390 de la poupée d'Armand Marseille. Estampillées « A4M/Dorothy/Churchill 1977 », ces poupées portent d'attrayants vêtements. L'artiste les fabriquera jusqu'en 1981, année où la maladie la forcera à abandonner sa production.

April Katz, de Toronto, fabrique des poupées Beauté Eaton de 1983 à 1989. Il s'agit de poupées de petites filles, magnifiquement vêtues, à la tête en biscuit et au corps en porcelaine. En 1989, Katz a réalisé une poupée de 41 cm, appelée « Louisette ». Quoiqu'elle soit ravissante, elle ne connaîtra pas la popularité auprès des collectionneurs.

En 1991, l'entreprise américaine Dynasty Doll fabrique « Joyce Marie », une poupée-enfant vêtue avec raffinement et coiffée d'un large chapeau et possèdant son certificat d'authenticité. En 1992, Yvonne Richardson, une Torontoise, conçoit une poupée-femme, produite par Dynasty Doll. Malheureusement, cette dernière déçoit les collectionneurs qui attendaient une Beauté Eaton. Plusieurs exemplaires ont été vendus à prix réduit.
En 1994, Dynasty Doll réalise « Emily Anne », une poupée-enfant habillée avec recherche, au prix de 250 $. En 1995, « Ivy Marie » est présentée comme la première poupée Beauté Eaton de Noël. C'est une poupée-femme au corps en tissu, aux pieds et aux mains en porcelaine, et aux cheveux en toque; elle est vêtue d'une robe en satin bordeaux et ornée de dentelle, avec ombrelle et chapeau assortis.

« Annabelle », la Beauté Eaton de 1996, est une autre poupée-femme. Elle porte un ruban blanc sur lequel figurent des lettres dorées qui la proclament Beauté Eaton. En 1997, Effanbee produit une poupée-enfant qui porte un costume à la mode et le ruban blanc éponyme. Il y a aussi la Beauté de Noël de 1997, une ravissante dame en robe verte.

La dernière poupée Beauté est fabriquée en 1999 pour compléter la série centenaire des poupées canadiennes chéries par les enfants et les collectionneurs de tout le pays.

© Canadian Museum of Civilization Corporation

Photo couleur de Beauté Eaton de 1963

Beauté Eaton de 1963, fabriquée par Regal Toy, Toronto. Tête en vinyle, corps en plastique de cinq pièces; rhabillée.

Utilisation autorisée par Evelyn Strahlendorf, Hamilton, Ontario.

© Utilisation autorisée par Evelyn Strahlendorf, Hamilton, Ontario.


Photo couleur de Beauté Eaton de Noël de 1997

Tête en biscuit; robe vert foncé, ornée de dentelle et chapeau assorti originaux.

Utilisation autorisée par Connie et Roger Leask, Battleford, Saskatchewan.

© Utilisation autorisée par Connie et Roger Leask, Battleford, Saskatchewan.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • observer et énumérer les caractéristiques du mode de vie au début du 20e siècle;
  • comparer l’évolution de la société canadienne et québécoise durant quelques décennies;
  • expliquer les ressemblances et les différences entre la société d’autrefois et celle d’aujourd’hui;
  • discuter des événements marquants de l’époque (crise économique, Guerres mondiales, syndicalisation, mouvement féministe) et de l’impact qu’ils ont eu sur la société canadienne et québécoise.

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