L'emblême du Woodward's aux environs de 1938

L'emblême du Woodward's aux environs de 1938. Charles Woodward fit installer une copie de la Tour Eiffel au sommet de son magasin. En 1955 il installa un néon sur pivot au sommet de la tour. Archives de la Ville de Vancouver Van Sc P114

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L'angle des rues Abbot et Hastings autour de 1907

L'angle des rues Abbot et Hastings autour de 1907. Le grand magasin Woodward's ouvrit ses portes en 1903 après le changement d'adresse, voulu par Charles Woodward, de la rue Main au 101 West Hastings. Photo Philip T. Timms, Bibliothèque Municipale de Vancouver 5248

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L'extérieur du Save on Meats

L'enseigne lumineuse animée de Save on Meats, tout à fait outrageuse, a été épargnée par la réglementation de 1974 en vertu de la clause des droits acquis et il a fallu la réparer là où elle se trouvait au cours des rénovations récentes. Si on l'avait enlevée, la Ville n'aurait jamais autorisé qu'elle soit réinstallée. Photo Vancouver Sun

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L'installation de nouveau enseigne de Woodward's

Une reproduction de l'enseigne originale de 1955 fut hissée au sommet du bâtiment le 9 janvier 2010 pour marquer la fin des travaux de rénovation du Woodward's. Photo Vancouver Sun

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La nouvelle enseigne du Woodward's

La nouvelle enseigne du Woodward's pèse 2,5 tonnes et comprend 6000 diodes LED à basse consommation d'énergie. L'enseigne originale avait été démontée en 2006 et est désormais exposée sur la rue Cordova, à l'extérieur de l'atrium du Woodward's. Photo Vancouver Sun

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Détail de l'enseigne du Save on Meats

L'enseigne du Save on Meats fait figurer deux cochons volants et une bourse. Cela illustre parfaitement l'habileté et la créativité dans la conception des néons de cette époque.

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L'enseigne du Save on Meats de nuit

Lorsque Save on Meats ouvrit ses portes, les tramways interurbains déversaient encore jusqu'à 10,000 personnes par jour au terminus à l'angle de Carrall et Hastings. En 1958, suite à l'arrêt des transports en commun, la rue Hastings connut un déclin économique lent et régulier.

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John Ethier, un ancien pêcheur, habitait sur Main et Hastngs à la fin des années 80.

NARRATEUR
DJ Joe reside à Vancouver depuis 12 ans, et elle a passé les 11 dernières années au Balmoral Hotel, à l’angle des rues Main et Hastings. Elle se rappelle de la nourriture bon marché au Save on Meats d’origine.

DJ JOE
Le restaurant le moins cher de la ville, c’était Save on Meats. Il y avait la boucherie, et puis t’avais une boulangerie, un étalage avec des fruits et des légumes, et un petit resto à l’arrière.

NARRATEUR
John Ethier, un ancien pêcheur, habitait sur Main et Hastngs à la fin des années 80.
Dans les années 90, il a trouvé du travail sur les chantiers, ce qui l’a conduit à se
retrouver sur Hastings à nouveau.

JOHN ETHIER
Une fois qu’on avait franchi les portes de devant, il y avait deux entrées, les fruits de mer, à gauche, les fruits et légumes à droite, le pain à l’arrière, la viande au centre, et le bar où on servait les repas de midi, qui avait deux trucs en forme de U avec des tabourets, était tout au fond avec une cuisine ouverte.

Je travaillais sur un chantier rue Abbott. Ça a duré environ 6 mois, du coup j’allais y
manger le midi cinq fois par semaine.

NARRATEUR
John nous raconte ce qu’il commandait habituellement pour le déjeuner.

JOHN ETHIER
Parfois le plat du jour, peut-être juste un hamburger. D’autres fois rien qu’un bol de
soupe. J’aimais bien leur foie aux oignons.

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Helen Hill nous livre son opinion sur la renaissance de Save on Meats. Mark Brand revient sur l'enseigne.

NARRATEUR
Helen Hill réside dans le Downtown Eastside depuis des années. Les matins en
semaine, elle travaille au Potluck Café, et les après-midis à la section magasin de Save on Meats. Elle nous livre son opinion sur la renaissance de Save on Meats.

HELEN HILL
Ils sont arrivés à sauver les cochons de notre Save on Meats. Dans le quartier on y
tenait beaucoup.

NARRATEUR
Le propriétaire de Save on Meats, Mark Brand revient sur l’enseigne.

MARK BRAND
C’est la taille hors-norme de l’enseigne de Save on Meats qui interpelle les gens. En fait, on la voit de loin, depuis quatre ou six croisements de rues, sans problème.

Ensuite, au niveau du design, elle est vraiment top aussi. Ils se sont complètement
lâchés. Carrément ostentatoire, tu vois. Et puis, pourquoi pas une enseigne comme ça dans un magasin où on sert de la viande.

Ça m’a complètement scotché la première fois que j’ai vu l’enseigne de Save on Meats. Et je crois bien que c’est un peu pour cette raison qu’on est assis là, en ce moment.

NARRATEUR
Helen Hill explique à quel point elle est heureuse que Mark ait ressuscité cette icône de la rue Hastings.

HELEN HILL
Dieu merci, ils l’ont sauvée. Parce qu’e je crois que s’ils avaient enlevé l’enseigne,
le bâtiment partait avec. Et ça, personne ne le voulait. Nicole et Mark ont ahceté
le bâtiment entier, c’était intentionnel de leur part car ils savaient que c’était un lieu
remarquable.

NARRATEUR
Aux yeux de Mark Brand, la conservation de l’enseigne lumineuse tombait sous le bon sens du point de vue commercial.

MARK BRAND
Il y a des flèches, heu, sur l’extérieur, qui vous dirige vers l’intérieur. J’en ai touché un mot à Al, l’ancien propriétaire. Je lui ai fait "Est-ce qu’il y a des plaintes parfois pour les lumières ?" Et lui "Pas une, mais les affaires ont grimpé de 25% dès quand je les ai accrochées."

Donc à côté d’un design très classe, ça sert une fonction pratique. Et ça fait marcher les affaires.

Nous, ce qui nous a motivés à la base, c’était l’idée que si on fait revivre une icône, on fait pas ça à moitié. On ne ré-ouvre pas Save on Meats en chamboulant tout.

Mais en même temps, sur quoi tenait sa réputation ? Sur le fait qu’on pouvait y manger un hamburger délicieux, pas cher qui vous tenait au corps. Sur le fait que la boucherie avait une super réputation, et sur le fait qu’elle fonctionnait avec des gens du coin. C’est génial. Ces trois trucs sont géniaux, et on peut se développer à partir de ça. Donc nous, on s’est servi de cette idée, et d’une manière exponentielle, on l’a poussée.

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Les gens du quartier, comme Helen Hill, souviennent le W d'origine du Woodward's comme d'un point de repère au centre-ville.

NARRATEUR
Le W d’origine du Woodward’s était visible à des kilomètres à la ronde. Les gens du
quartier, comme Helen Hill, s’en souviennent comme d’un point de repère rassurant au milieu d’un centre-ville imprévisible.

HELEN HILL
J’ai déménagé de Burnaby à Vancouver, et puis je me suis demandé si ce n’était pas une erreur, parce que j’avais peur de me perdre. Mais une femme m’a dit : cherchez des yeux l’enseigne de Woodward’s. Comme ça, quand vous marchez dans sa direction, vous arrivez en centre-ville. Et j’allais toujours en direction du W.

Mes gamins, quand ils étaient tout petits, je les prenais dans mes bras quand on était assez loin dans la rue, vous voyez, et puis je leur disais, regardez, c’est le Woodward’s, c’est là où on va aujourd’hui. Vous savez, ils étaient... ils auraient pu tenir dans mes mains. Mais je leur disais où on allait. Pour rigoler.

NARRATEUR
L’architecte vancouvérois Gregory Henriquez est un des associés directeurs de
Henriquez Partners Architects. Suite à un appel d’offre, la firme Henriquez Partners a été choisie par la Ville de Vancouver pour revitaliser le site Woodward’s.

Les travaux pour la réhabilitation du Woodwards ont débuté en 2006. Gregory nous fait part de ses souvenirs du W d’origine du Woodward.

GREGORY HENRIQUEZ
Ce machin-là est énorme. En hauteur et en largeur, il fait la taille de deux étages
d’immeuble. C’est un très, très gros W. Et en plus, il pivote, et il est monté sur une copie de la Tour Eiffel. Donc initialement, tout en haut du bâtiment, il y avait la Tour Eiffel avec un projecteur. Et ensuite, ils ont monté le W sur la base en béton sur laquelle reposait la Tour Eiffel.

Et quelques années plus tard, ils l’ont encore surélevé, et l’ont mis sur pivot. Parce que je crois que le projecteur gênait le trafic aérien, au moment où les avions sont apparus. Avant ça, il y avait un gros projecteur, c’est là que se trouvait le Woodward’s.

Donc, en fait, ce W a une longue histoire. Il fait partie de la ligne d’horizon de la ville, mais il fait aussi partie, en quelque sorte, de l’air du temps de la communauté et quelque part c’est aussi le symbole d’une sorte de point d’attache social et économique important.

NARRATEUR
Le W d’origine se trouve à présent dans une vitrine d’exposition dans le passage de la rue Cordova, à l’extérieur de l’atrium du nouveau Woodward’s.

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Liz Lee se remémore l'ambiance du Woodward's pendant les journées à $1.49.

NARRATEUR
Liz Lee se remémore l’ambiance du Woodward’s pendant les journées à $1.49.

LIZ LEE
On allait faire les courses d’alimentation, et ça se trouvait au sous-sol. Et je me
souviens que c’était immense, ça prenait toute la surface de l’étage.

Et les journées à $ 1.49, il y avait toujours beaucoup de monde, impossible d’oublier ça ! Je crois bien que c’était les mardis ou un truc comme ça. On avait toujours le jingle en tête "Les journées à $1.49, doo-doo."

NARRATEUR
DJ Joe se souvient de prendre le bus n°20 pour faire le trajet entre son ancien
logement, dans le quartier de Grandview-Woodlands et le magasin Woodward’s pour les journées à $1.49.

DJ JOE
On habitait là-bas, à Broadway et Commercial. C’était avant qu’ils construisent le
Skytrain. On prenait le bus numéro 20, et il s’arrêtait pile en face du Woodward’s. Et tous les mômes étaient surexcités, ils chantaient cette chanson dans le bus. Tout le monde savait qu’ils allaient aux journées à $1.49. Et tout le monde rigolait.

NARRATEUR
Helen Hill se souvient des foules en délire qui se bousculaient.

HELEN HILL
Ma mère m’a dit qu’une fois, quand elle est allée aux journées à $1.49, elle a hurlé
: "Cette femme m’a poussée, et ma poche s’est prise quelque part". Elle avait une
veste en cuir, et la moitié du manteau était déchiré. C’était son truc.

Et ensuite, je suis allée à ma première journée à $1.49, et d’un seul coup je me suis retrouvée au milieu des bousculades de la foule, et la même chose m’est arrivée ! Moi aussi, mon manteau s’est fait déchirer. En rentrant, je lui ai raconté que je m’était faite accrocher en allant aux $1.49.

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Objectifs d'apprentissage

Cette activité de l’exposition La Ville Illuminée prend sa source dans les débats autour du redéveloppement du quartier du Downtown Eastside de Vancouver. Une série de photos, les descriptions de deux enseignes lumineuses légendaires du Downtown Eastside deVancouver, ainsi que des entretiens originaux avec des habitants permettront aux élèves de se familiariser avec le quartier et leur donneront une idée de l’importance des lieux que les enseignes signalent. Les élèves effectueront des recherches de base sur les espaces dans lesquels ces enseignes se trouvent aujourd’hui et sur le quartier alentour. Ils joueront à un jeu sur le thème du développement urbain et discuteront des avantages et inconvénients liés au redéveloppement du Downtown Eastside.


Objectifs d’apprentissage:

- Démontrer de bonnes capacités de recherche, notamment par l’accès à des informations visuelles et auditives et de sources primaires ainsi qu’à leur évaluation, afin de se former une opinion critique
- Acquérir des connaissances sur deux institutions appartenant à l’histoire urbaine de Vancouver
- Établir des liens entre l’identité d’un quartier et son développement économique, au fil du temps
- S’exprimer et écouter pour élargir la réflexion en replaçant les éléments dans leur contexte et en expliquant les relations entre informations et idées novatrices
- Comprendre et analyser le concept d’embourgeoisement
- Explorer de façon critique les implications positives et négatives du redéveloppement urbain de quartiers tels que le Downtown Eastside
- Démontrer des capacités de communication écrite et orale en formulant, évaluant et défendant divers points de vue sur des sujets polémiques

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