Le Balmoral Hotel dans les années 40

Le Balmoral Hotel dans les années 40. Le cabinet d'architecte Parr & Fee a conçu les plans du Balmoral de même que ceux du Vancouver Block et du Hotel Europe. Photo Jack Lindsay, Archives de la Ville de Vancouver 1184-3337, 193-D-9

Museum of Vancouver

© 2012, Museum of Vancouver. Tous droits réservés.


Plan large du Balmoral

Symbole du passé de Hastings, quand cette partie de la ville connaissait la prospérité économique, le Balmoral se trouve au sein d'un quartier où de nombreux habitants doivent faire face à des problèmes multiples de pauvreté, de marginalisation, de santé et d'insécurité au niveau du logement et de l'alimentation. Photo Tom Wiebe

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La vue de la rue du Balmoral

Avec les années 90, le Balmoral qui jadis fut resplendissant, offrait sans doute les pires conditions de logement en maison de chambres de la ville. Judy Graves, inspectrice des logements pour la Ville de Vancouver à cette époque, raconte qu'"à chaque fois que les inspecteurs de la ville les sommaient de changer les moquettes, ils se contentaient de recouvrir les anciennes avec d'autres rouleaux." Reproduit avec la permission de AHA Media

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L'enseigne du Balmoral

L'enseigne du Balmoral a été installée en 1928. C'est un des premiers exemples des néons de Vancouver. L'enseigne est constituée d'une combinaison de néon et d'ampoules, illustrant ainsi la transition des ampoules incandescantes au néon pour éclairer les enseignes.

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DJ Joe a déménagé dans le Downtown Eastside en 2000 et elle vit au Balmoral depuis 2001.

NARRATEUR
L’historien de la ville, John Atkin, explique ce que l’enseigne du Balmoral a d’unique.

JOHN ATKIN
Quand vous voyez certaines des vieilles enseignes qui ont survécu, vous en trouvez des géniales comme celle du Balmoral, dont la forme est vraiment intéressante. On dirait qu’elle se contorsionne, prend une courbe gracieuse et remonte en arrondi autour de l’horloge qui est nichée dedans, et après il y a encore un autre ensemble d’ampoules et ça fait une jolie transition entre une enseigne simplement composée d’ampoules et les lumières du néon.

NARRATEUR
Le Balmoral a évolué en même temps que le quartier auquel il appartient. DJ Joe a déménagé dans le Downtown Eastside en 2000 et elle vit au Balmoral depuis 2001. Elle s’est installée durant les derniers jours où l’enseigne lumineuse du Balmoral fut éclairée.

DJ JOE
La première année où j’étais à Vancouver, l’enseigne du Balmoral s’éclairait, mais
maintenant c’est plus le cas.

Je voyais les lumières briller à ma fenêtre quand elles s’allumaient le soir.

Et je me réveillais au milieu de la nuit et je faisais, "D’où est-ce qu’elle vient cette fichue lumière brillante ?" et je regardais par la fenêtre et il y avait l’enseigne lumineuse. Les lumières étaient allumées.

Maintenant j’ai une chambre au premier étage. Ce n’est pas pareil sans ces lumières.

Il y a un truc avec cette enseigne qui attire l’œil de tout le monde.

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Judy Graves se souvient de l'époque où elle travaillait au Balmoral.

NARRATEUR
Jadis un hôtel pour les touristes, le Balmoral Hotel a changé avec le quartier. Judy Graves, représentante des sans-abris à la Ville de Vancouver se souvient de l’époque où elle travaillait au Balmoral en tant qu’inspectrice du logement pour la Ville de Vancouver, dans les années 90.

JUDY GRAVES
En fait, j’ai commencé à travailler dans le Balmoral Hotel, au sein de l’équipe d’inspection pour la municipalité. Je travaillais avec les résidents de l’hôtel. Et à l’époque, si on regardait les pires hôtels de la ville, le Balmoral était au premier ou deuxième rang sur environ 170.

NARRATEUR
Judy se souvient des conditions de logement déplorables au Balmoral dans les années 90. Judy assure que, depuis cette époque, les conditions de vie se sont grandement améliorées, et ce après l’arrivée d’un nouveau managerà l’hôtel.

JUDY GRAVES
Quand tu travaillais, il ne te venait même pas à l’esprit de t’appuyer avec ton bras sur les murs qui semblaient être recouverts de papier peint. Et puis, tu regardais d’un peu plus près et le papier se mettait à bouger comme ça. Et tous ces minuscules pois c’était des bébés blattes, qui se mouvaient.

Et la puanteur du Balmoral Hotel n’était comparable à rien d’autre.

C’était dur à cette époque de vivre dans ces chambres. Les gens qui avaient le choix ne venaient pas ici.

Et puis, il y a environ trois ans, ils ont embauché un nouveau manager pour le Balmoral, et, avec beaucoup de détermination, il s’est attelé à la tâche d’inverser la tendance.

NARRATEUR
A en croire Judy, le Balmoral a connu des améliorations significatives sous l’impulsion de la nouvelle direction. En dépit du passé chargé du Balmoral, elle est reconnaissante que l’hôtel existe.

JUDY GRAVES
je suis contente que l’hôtel existe. Et en fait, j’ai déjà eu de véritables cauchemards, me réveillant parcourue d’une sueur froide au milieu de la nuit, m’imaginant qu’il pourrait y avoir un incendie et qu’il faudrait qu’on évacue les locataires du Balmoral. C’est qu’il y a 166 chambres. C’est un hôtel immense. Et si on devait évacuer les 166 personnes, on n’aurait nulle part où les mettre. Du coup, je suis reconnaissante du fait que le Balmoral offre des logements.

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Objectifs d'apprentissage

Cette activité de l’exposition La Ville Illuminée fera découvrir aux élèves la situation du logement social à Vancouver, en prenant comme exemple le Balmoral et sa grande enseigne lumineuse. Par le biais de photos et d’entretiens, les élèves se feront une idée sur le type de logements fourni par le Balmoral, et sur le rôle important que joue cet hôtel pour les habitants du Downtown Eastside malgré les conditions de vie souvent très difficiles que l’on trouve ici. Les élèves développeront également leurs connaissances sur le système d’aide sociale à Vancouver, qui est en rapport avec la question du logement et du prix moyen des loyers sur le marché immobilier de Vancouver. En conclusion, les élèves analyseront les avantages et les inconvénients de se loger au Balmoral, et feront des propositions qui pourraient aider à améliorer les conditions de vie dans l’hôtel.

Objectifs d’apprentissage:

- Démontrer de bonnes capacités de recherche, notamment par l’accès à des informations, visuelles et auditives, et à des sources primaires, et par leur évaluation afin de synthétiser ces idées et de se former une opinion critique
- Acquérir des connaissances sur la question du logement social à Vancouver, en particulier au Balmoral
- Acquérir des connaissances de base sur l’aide sociale en C.B
- Analyser les dispositions clés du système de sécurité sociale canadien, en particulier dans le domaine de l’aide sociale
- Apprendre à faire des recherches pour trouver les prix des loyers à Vancouver et analyser les différences de prix en fonction des quartiers
- Démontrer des connaissances sur les facteurs historiques et contemporains déterminants pour l’identité civique canadienne et qui incluent les droits et responsabilités de chacun et l’exercice des pouvoirs
- Travailler en groupe pour identifier les problèmes des organismes de logements sociaux ou subventionnés et proposer des solutions alternatives

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