Même si l’extraction de l’or en Nouvelle-Écosse n’est pas aussi connue que les ruées vers l’or de la Californie, du Klondike, de l’Australie et de l’Afrique du Sud, elle a constitué une partie notable de la vie socioéconomique « qui a connu des hauts et des bas » pendant 150 ans. Les gens sont souvent surpris d’apprendre que plus d’un million d’onces d’or ont été produites dans la province depuis que l’extraction y a débuté dans les années 1860. L’or est un trésor caché de la Nouvelle-Écosse dont beaucoup ne sont pas au courant. Au cours des trois « ruées » distinctes survenues, l’extraction de l’or a considérablement enrichi plusieurs personnes, collectivités et sociétés. Elle a affecté la croissance et le déclin de nombreux établissements et a constitué un facteur qui a encouragé l’immigration et l’investissement étranger dans la province. L’extraction de l’or est de plus devenue un mode de vie pour des centaines de gens, son attrait en envoûtant beaucoup de la possibilité de devenir rapidement riches. 

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Même si l’extraction de l’or en Nouvelle-Écosse n’est pas aussi connue que les ruées vers l’or de la Californie, du Klondike, de l’Australie et de l’Afrique du Sud, elle a constitué une partie notable de la vie socioéconomique « qui a connu des hauts et des bas » pendant 150 ans. Les gens sont souvent surpris d’apprendre que plus d’un million d’onces d’or ont été produites dans la province depuis que l’extraction y a débuté dans les années 1860. L’or est un trésor caché de la Nouvelle-Écosse dont beaucoup ne sont pas au courant. Au cours des trois « ruées » distinctes survenues, l’extraction de l’or a considérablement enrichi plusieurs personnes, collectivités et sociétés. Elle a affecté la croissance et le déclin de nombreux établissements et a constitué un facteur qui a encouragé l’immigration et l’investissement étranger dans la province. L’extraction de l’or est de plus devenue un mode de vie pour des centaines de gens, son attrait en envoûtant beaucoup de la possibilité de devenir rapidement riches. 

Les premières mines sont entrées en production en 1861. Au fur et à mesure que l’activité minière s’est intensifiée, attirant de plus en plus de chercheurs d’or dans les champs aurifères, le gouvernement provincial est intervenu en établissant des districts et en réglementant les concessions. Les trois quarts des 65 districts aurifères se trouvent dans les comtés d’Halifax et de Guysborough; les autres districts s’éparpillent à l’ouest et au nord-est dans les comtés du CapBreton, de Hants, de Lunenburg et de Queens.

Un terrain d’apprentissage pour les dirigeants de l’industrie
Les mineurs qui ont appris leur métier dans les mines d’or de roche dure de la Nouvelle-Écosse sont souvent allés plus loin ailleurs : au Colorado, en Australie, au Yukon – séduits par le puissant appel des découvertes d’or. Beaucoup ont quitté la Nouvelle-Écosse et ne sont jamais revenus. Robert Henderson de Big Island, comté de Pictou, et « Big Alex » MacDonald du comté d’Antigonish ont joué des rôles de premier plan pendant la ruée vers l’or du Klondike. John « Klondike Jack » Horne a lui aussi fait fortune au Klondike. Son cousin, Edmund H. Horne, est devenu multimillionnaire après avoir découvert la mine Horne à Rouyn-Noranda, au Québec, et il a fondé la société minière Noranda Inc. Ces hommes ont été des dirigeants de l’industrie qui ont propagé l’expertise minière acquise et éprouvée en Nouvelle-Écosse aux mines qui ouvraient à l’étranger ou dans l’Ouest.

L’attrait de l’or
Pendant les années 1860, les dirigeants redoutaient que trop de fermes soient abandonnées par des hommes qui voulaient fuir les corvées et les perspectives médiocres de l’agriculture de subsistance pour les champs aurifères. Dans une société où l’argent est rare, la possibilité de toucher 100 $ pour deux ou trois mois de travail était irrésistible. Il existe une myriade d’anecdotes – certaines réconfortantes, d’autres tragiques – au sujet des mineurs d’or et des 350 mines environ où ils ont travaillé. Malgré l’amélioration des méthodes d’extraction de l’or au fil des années, l’extraction n’a jamais été facile, conjuguant l’isolement, les blessures, les effondrements et la dégradation de l’environnement. La prospection à l’ancienne coexistait aux côtés de l’extraction mécanisée, qui fait appel aux machines lourdes, à la dynamite et aux produits chimiques pour l’extraction et le traitement du minerai aurifère en Nouvelle-Écosse. 

Peu de mines étaient encore en production dans les années 1950. Une décennie plus tard, l’ensemble de la Nouvelle-Écosse comptait probablement moins d’une vingtaine de mineurs d’or à temps plein. La montée en flèche de la valeur de l’or sur les marchés mondiaux ces dernières années a toutefois renouvelé l’intérêt à l’égard de la réouverture d’anciennes mines et de l’exploration de nouveaux filons. La Nouvelle-Écosse pourrait se trouver à l’orée d’une autre « ruée vers l’or ».
  

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Photographie en atelier de John Gerrish Pulsifer avec paysage en arrière plan peint par Frederick B. Nichols.

John Gerrish Pulsifer, personne qui a déclenché la première ruée vers l’or de la Nouvelle Écosse dans un photographie en atelier avec paysage en arrière plan peint par Frederick B. Nichols.

Photographie de W. Case.

Nouvelle-Écosse, CANADA
Nova Scotia Archives, N-15
© 2013, Archives Nouvelle-Écosse. Tous droits réservés.


De l’or pourrait avoir été aperçu en Nouvelle-Écosse dès 1578 lorsque Sir Humphrey Gilbert explora le littoral. Les observations d’or n’ont toutefois pas été mentionnées de nouveau avant les années 1830, lorsque des constructeurs de routes ont signalé un métal jaune à l’intérieur de certaines roches. En 1849, un agriculteur allégua avoir découvert de l’or dans du quartz sur sa terre, mais son père lui répliqua « ... débarrasse-toi de ces déchets ». Le capitaine Champagn L’Estrange a trouvé de l’or pendant qu’il chassait l’orignal dans la région de Tangier en compagnie de trois guides mi’kmaq, Noel Louis, Joe Paul et Frank Cope. Il a montré l’échantillon d’or à d’autres qui l’ont découragé de déployer plus efforts. Deux ans plus tard, avec l’aide du même guide micmac, Joe Paul, John Gerrish Pulsifer a découvert un dépôt d’or dans la rivière Tangier, près de Mooseland dans le comté d’Halifax. 

Fréquemment reconnu comme le « découvreur » d’or de la Nouvelle-Écosse, Pulsifer a été le premier à convaincre le gouvernemen Pour en lire plus
De l’or pourrait avoir été aperçu en Nouvelle-Écosse dès 1578 lorsque Sir Humphrey Gilbert explora le littoral. Les observations d’or n’ont toutefois pas été mentionnées de nouveau avant les années 1830, lorsque des constructeurs de routes ont signalé un métal jaune à l’intérieur de certaines roches. En 1849, un agriculteur allégua avoir découvert de l’or dans du quartz sur sa terre, mais son père lui répliqua « ... débarrasse-toi de ces déchets ». Le capitaine Champagn L’Estrange a trouvé de l’or pendant qu’il chassait l’orignal dans la région de Tangier en compagnie de trois guides mi’kmaq, Noel Louis, Joe Paul et Frank Cope. Il a montré l’échantillon d’or à d’autres qui l’ont découragé de déployer plus efforts. Deux ans plus tard, avec l’aide du même guide micmac, Joe Paul, John Gerrish Pulsifer a découvert un dépôt d’or dans la rivière Tangier, près de Mooseland dans le comté d’Halifax. 

Fréquemment reconnu comme le « découvreur » d’or de la Nouvelle-Écosse, Pulsifer a été le premier à convaincre le gouvernement provincial de la présence d’or dans les environs de Tangier sur la côte est. Son annonce lança la première ruée vers l’or en Nouvelle-Écosse. En 1861, des centaines de fermiers, de pêcheurs et de bûcherons armés de gros outils miniers sont descendus vers le champ aurifère de Tangier-Mooseland dans l’espoir de devenir riches.     
  
   

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Portrait pastel de Joseph Howe en 1851, réalisé par T. Debaussy.

Joseph Howe, secrétaire provincial de 1860 à 1863, était responsable de la mise en valeur des minéraux en Nouvelle-Écosse. Howe en vint à la célèbre conclusion que les travaux de fouille de Tangier étaient « complètement dérisoires » et le lieutenant-gouverneur abonda dans le même sens. Selon Howe, « l’échantillon ayant le plus de valeur... remplirait à peine le dé à coudre d’une dame ».

T. Debaussy
1851
Halifax, Nouvelle-Écosse, CANADA
Tangier, Nouvelle-Écosse, CANADA
pastel
Dartmouth Heritage Museum, 1968.002.003
© 2013, Musée du patrimoine de Dartmouth. Tous droits réservés.


Joseph Howe, secrétaire provincial de 1860 à 1863, était responsable de la mise en valeur des minéraux en Nouvelle-Écosse. Dépêché par le lieutenant-gouverneur George Phipps en juillet 1860 pour faire rapport de la frénésie dans le champ de Tangier, Howe en vint à la célèbre conclusion que les travaux de fouille de Tangier étaient « complètement dérisoires » et le lieutenant-gouverneur abonda dans le même sens. Selon Howe, « l’échantillon ayant le plus de valeur... remplirait à peine le dé à coudre d’une dame ».

Mais l’hystérie de l’or se poursuivit tout au long de 1860 ainsi qu’en 1861. En avril 1861, le gouvernement intervint et établit les districts aurifères de Mooseland et du secteur voisin de Tangier.  

En 1960, les districts combinés de Tangier et Mooseland avaient produit 29 887,633 onces et s’avéraient l’une des plus importantes régions productrices d’or pur de la Nouvelle-Écosse – contredisant tout à fait l’honorable Joseph Howe!
  
Joseph Howe, secrétaire provincial de 1860 à 1863, était responsable de la mise en valeur des minéraux en Nouvelle-Écosse. Dépêché par le lieutenant-gouverneur George Phipps en juillet 1860 pour faire rapport de la frénésie dans le champ de Tangier, Howe en vint à la célèbre conclusion que les travaux de fouille de Tangier étaient « complètement dérisoires » et le lieutenant-gouverneur abonda dans le même sens. Selon Howe, « l’échantillon ayant le plus de valeur... remplirait à peine le dé à coudre d’une dame ».

Mais l’hystérie de l’or se poursuivit tout au long de 1860 ainsi qu’en 1861. En avril 1861, le gouvernement intervint et établit les districts aurifères de Mooseland et du secteur voisin de Tangier.  

En 1960, les districts combinés de Tangier et Mooseland avaient produit 29 887,633 onces et s’avéraient l’une des plus importantes régions productrices d’or pur de la Nouvelle-Écosse – contredisant tout à fait l’honorable Joseph Howe!
  

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Gravure montrant des mineurs marchant sur une rue bordée de chevalements-abri.

Le capitaine Campbell Hardy a écrit l’article qui accompagnait cette gravure dans l’Illustrated London News : « La rue de l’or, comme on l’appelle – un assemblage de bâtiments en bois, ou plutôt de baraques de chantier, édifiés au coût de 2 ou 3 £ dans ce pays où le bois d’œuvre est peu coûteux – est l’objet de notre gravure ».

capitaine Campbell Hardy; Inconnu
1861
Tangier, Nouvelle-Écosse, CANADA
gravure sur bois sur papier
16,0 x 23,3 cm
2005.135
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Bien au courant du chaos, de la violence et des maladies ayant accompagné les ruées vers l’or en Californie (1848) et en Australie (1851), le gouvernement de la Nouvelle-Écosse voulait en assurer une mise en valeur ordonnée et paisible. Dès 1861, des districts d’extraction d’or ont officiellement été établis dans la province, à commencer par Mooseland. Les autres endroits officiellement désignés au début des années 1860 ont été Tangier, Lawrencetown, Oldham et Waverley dans le comté d’Halifax. Renfrew et Uniacke dans le comté de Hants; The Ovens dans le comté de Lunenburg; et Isaac’s Harbor, Goldenville et Wine Harbour dans le comté de Guysborough. Plus tard, d’autres districts comme Brookfield, Whiteburn et Moose River ont été créés. Au total, 65 districts d’extraction de l’or avaient été établis au début des années 1900.

Outre l’arpentage des districts prometteurs, le gouvernement est également intervenu en établissant des règles et des règlements régissant l’extraction de l’or. Chacun des prospecteurs ou chacune des sociétés minières devaient enregistrer les concessions et signer une entente reco Pour en lire plus
Bien au courant du chaos, de la violence et des maladies ayant accompagné les ruées vers l’or en Californie (1848) et en Australie (1851), le gouvernement de la Nouvelle-Écosse voulait en assurer une mise en valeur ordonnée et paisible. Dès 1861, des districts d’extraction d’or ont officiellement été établis dans la province, à commencer par Mooseland. Les autres endroits officiellement désignés au début des années 1860 ont été Tangier, Lawrencetown, Oldham et Waverley dans le comté d’Halifax. Renfrew et Uniacke dans le comté de Hants; The Ovens dans le comté de Lunenburg; et Isaac’s Harbor, Goldenville et Wine Harbour dans le comté de Guysborough. Plus tard, d’autres districts comme Brookfield, Whiteburn et Moose River ont été créés. Au total, 65 districts d’extraction de l’or avaient été établis au début des années 1900.

Outre l’arpentage des districts prometteurs, le gouvernement est également intervenu en établissant des règles et des règlements régissant l’extraction de l’or. Chacun des prospecteurs ou chacune des sociétés minières devaient enregistrer les concessions et signer une entente reconnaissant ses responsabilités et précisant la durée de la concession; des commissaires résidents furent également nommés dans chaque district. Même si le gouvernement souhaitait surveiller l’industrie de l’extraction de l’or, il s’est montré flexible, changeant la réglementation lorsque surgirent des besoins. Il a par exemple permis dans les débuts à des entreprises commençant à exploiter les champs de Tangier-Mooseland en 1862 à consolider des concessions de Tangier qui étaient trop restreintes pour permettre une extraction significative du quartz. La mesure a réduit le nombre de concessionnaires, mais a accru les rendements d’or.
  

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Graphique illustrant la quantité d’or produite en Nouvelle Écosse depuis 1862, exprimée en onces troy.

Graphique illustrant la quantité connue d’or produit au cours de chacune des trois ruées vers l’or néo-écossaises. Il faut savoir que l’or trouvé n’était pas toujours déclaré. L’or découvert n’a pas été enregistré dans sa totalité, car les mineurs mettaient parfois de l’or dans leurs poches lorsqu’ils quittaient les mines pour la journée, malgré l’œil vigilant des directeurs de mine. Il est largement reconnu qu’une quantité substantielle d’or n’a pas été déclarée.

Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse,
Ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle Écosse
1862 - 2012
Nouvelle-Écosse, CANADA
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La première ruée vers l’or a débuté en 1861 et a duré jusqu’en 1874, attirant des milliers de personnes dans les champs aurifères qui exerçaient sur eux une influence magnétique. Au début, les mineurs lavaient l’or à la batée ou écrasaient des roches de quartz à l’aide d’outils à main sur de petites concessions individuelles. En l’espace d’une année, des sociétés sont arrivées, munies de machines lourdes, pour extraire le minerai, construire des puits de mine, broyer de la roche et traiter l’or. Elles ont acheté les petites concessions, les consolidant en terrains miniers plus vastes; elles disposaient des capitaux requis pour financer l’exploitation de mines souterraines. Ce fut la « ruée » la plus spectaculaire, initialement caractérisée par la frénésie de mineurs inexpérimentés rêvant de devenir riches.   

Au cours de la seconde ruée vers l’or (période de 1896 à 1903), les grandes sociétés ont continué à acheter les petites concessions et elles ont embauché des gens de la région pour extraire le minerai et faire fonctionner les bocards et les machines. Des mineurs indivi Pour en lire plus
La première ruée vers l’or a débuté en 1861 et a duré jusqu’en 1874, attirant des milliers de personnes dans les champs aurifères qui exerçaient sur eux une influence magnétique. Au début, les mineurs lavaient l’or à la batée ou écrasaient des roches de quartz à l’aide d’outils à main sur de petites concessions individuelles. En l’espace d’une année, des sociétés sont arrivées, munies de machines lourdes, pour extraire le minerai, construire des puits de mine, broyer de la roche et traiter l’or. Elles ont acheté les petites concessions, les consolidant en terrains miniers plus vastes; elles disposaient des capitaux requis pour financer l’exploitation de mines souterraines. Ce fut la « ruée » la plus spectaculaire, initialement caractérisée par la frénésie de mineurs inexpérimentés rêvant de devenir riches.   

Au cours de la seconde ruée vers l’or (période de 1896 à 1903), les grandes sociétés ont continué à acheter les petites concessions et elles ont embauché des gens de la région pour extraire le minerai et faire fonctionner les bocards et les machines. Des mineurs individuels à consignation, appelés des concessionnaires sous-traitants, mettaient également en valeur les concessions. Les investissements de capitaux, souvent américains et britanniques, et les techniques améliorées nécessaires pour la construction et l’exploitation des mines ont créé une industrie de plusieurs millions de dollars. La province est devenue reconnue comme lieu de « fouille des riches » en raison des coûts substantiels que nécessitait la mise en valeur de mines profondes de minerai à faible teneur. Beaucoup de propriétaires et d’investisseurs sont devenus infiniment riches grâce aux profits de l’extraction. D’autres ont été victimes de spéculateurs sans scrupules et de vétérans. De fait, certaines entreprises ont été créées dans l’intention unique de frauder des investisseurs plutôt que d’exploiter des concessions. Les mineurs touchaient parfois un salaire équitable, mais le plus souvent, ils finissaient plus pauvres que lorsqu’ils avaient commencé l’exigeant labeur. Cette période est considérée comme l’âge d’or de l’extraction de l’or en Nouvelle-Écosse. La production a dépassé 20 000 onces par année pendant 16 ans et elle a surpassé 30 000 onces par année au cours de trois de ces années (1898,1900, 1901). En plus d’afficher les rendements annuels les plus élevés, cette période est plus reconnue pour la planification organisée que pour l’hystérie fiévreuse. 

La troisième ruée vers l’or a duré une dizaine d’années (1932 à 1942) lorsque l’arsénopyrite, souvent associée à l’extraction de l’or, était en forte demande. L’arsenic extrait de l’arsénopyrite était un ingrédient utilisé dans les insecticides fabriqués à l’époque. De plus, la valeur de l’or était en train de hausser sur les marchés mondiaux et l’énergie était peu coûteuse, ce qui a contribué à alimenter cette « ruée ». 

En 2012, les cours de l’or ont grimpé à 1 600 $ et 1 700 $ l’once, stimulant encore une autre vague d’intérêt à l’égard de l’extraction de l’or et de l’exploration en Nouvelle-Écosse. Des sociétés minières sont en train de prélever des carottes de forage à Moose River, au ruisseau Fifteen Mile et à Isaacs Harbour et une nouvelle venue d’or a été découverte dans les hautes terres de Cobequid vers la fin de 2011. Nous pourrions nous trouver à la porte d’une quatrième ruée vers l’or!
  

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L’or a modifié la composition démographique de la Nouvelle-Écosse du 19e siècle, vidant certaines régions rurales et en peuplant d’autres dans des villes champignons centrées sur les mines d’or. 
         
Renfrew était un endroit isolé dans une région de terres stériles qui est passé d’une population négligeable à 700 habitants en l’espace de cinq ans. Elle se classait au septième rang des 65 districts aurifères. Aujourd’hui, 150 ans plus tard, c’est une ville fantôme; il reste très peu de son bureau de poste, de l’école, de l’église, des maisons, des magasins, de l’écurie de louage, des forges, de la scierie et des hôtels.  

D’autres villes, en plus de Renfrew, sont disparues lorsque l’extraction de l’or a cessé. The Ovens comptait une population de plus de 1 000 habitants au cours des années 1860. C’est maintenant un terrain de camping. Whiteburn Mines possédait elle aussi jadis une population de 1 000 habitants, avec des magasins, une école, des hôtels – et même Pour en lire plus
L’or a modifié la composition démographique de la Nouvelle-Écosse du 19e siècle, vidant certaines régions rurales et en peuplant d’autres dans des villes champignons centrées sur les mines d’or. 
         
Renfrew était un endroit isolé dans une région de terres stériles qui est passé d’une population négligeable à 700 habitants en l’espace de cinq ans. Elle se classait au septième rang des 65 districts aurifères. Aujourd’hui, 150 ans plus tard, c’est une ville fantôme; il reste très peu de son bureau de poste, de l’école, de l’église, des maisons, des magasins, de l’écurie de louage, des forges, de la scierie et des hôtels.  

D’autres villes, en plus de Renfrew, sont disparues lorsque l’extraction de l’or a cessé. The Ovens comptait une population de plus de 1 000 habitants au cours des années 1860. C’est maintenant un terrain de camping. Whiteburn Mines possédait elle aussi jadis une population de 1 000 habitants, avec des magasins, une école, des hôtels – et même une équipe de baseball. Tout cela n’existe plus. Les bâtiments ont pourri à l’intérieur du sol et la végétation recouvre cette localité d’extraction d’or jadis bien vivante, le centre de l’activité minière industrielle dans le comté de Queens au cours des deux dernières décennies du 19e siècle.

Caribou Mines dans le comté d’Halifax est passée de 150 à 450 habitants en dix ans au cours de la deuxième ruée vers l’or. Des sociétés minières y sont allées et sont parties. Au cours des premières années du 20e siècle, Caribou Mines est devenu une ville quasi fantôme. Beaucoup sont partis pour travailler dans des mines ailleurs. Les familles ont déménagé dans des centres plus peuplés pour avoir accès à des écoles, des magasins et d’autres commodités modernes. En 1925, toute l’activité minière avait cessé. Au milieu des années 1930, la localité a repris vigueur durant la troisième ruée vers l’or de la Nouvelle-Écosse et a été florissante pendant 13 ans. Mais lorsque le minerai s’est épuisé et que les hommes ont dû déménager ailleurs pour travailler, Caribou Mines a langui encore une fois. En 2008, la localité comptait seulement quatre résidents permanents. 
  

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Peinture d'une active d'hiver communautaire scène.

La peinture de Goldenville de Joseph Purcell illustre les saloons, l’hôtel et le salon de la société de tempérance de la ville. Malgré la consommation de boissons, ce district a été le plus important producteur de tous les districts aurifères, avec l’extraction de 210 152 onces entre 1862 et 1960.

Joseph Purcell
vers 1986
Goldenville, Nouvelle-Écosse, CANADA
huile sur toile
Nova Scotia Museum of Industry, I95.86.7.
© 2013, Musée de l’industrie de la Nouvelle Écosse. Tous droits réservés.


Lorsque de l’or a été découvert, des hordes de chercheurs d’or exubérants ont envahi les lieux et toutes sortes de travaux de construction ont débuté. En l’espace d’une année, des localités entières comme Goldenville ou Renfrew avaient surgi à partir de rien. L’un des premiers bâtiments montés était souvent un saloon improvisé où les mineurs, épuisés après de longues et dures journées, pouvaient s’asseoir, allumer une pipe, jouer aux cartes et prendre un verre. La boisson et les opérations minières allaient main dans la main. Lorsque les boissons alcooliques apparaissaient, un mouvement de tempérance prêchant la sobriété suivait, s’établissant fréquemment tout juste à côté du saloon principal. 

Certaines villes, comme Sherbrooke, où l’abstinence était déjà solidement implantée, ont réussi à limiter la consommation de boissons et à maîtriser les comportements bruyants. D’autres s’en distinguaient, comme Renfrew, où le saloon Bunker’s était situé au centre de la ville, en face de l’hôtel raffiné MacLellan’s et du salon de la sobriété juste à côté. C’était l’époque victorienne e Pour en lire plus
Lorsque de l’or a été découvert, des hordes de chercheurs d’or exubérants ont envahi les lieux et toutes sortes de travaux de construction ont débuté. En l’espace d’une année, des localités entières comme Goldenville ou Renfrew avaient surgi à partir de rien. L’un des premiers bâtiments montés était souvent un saloon improvisé où les mineurs, épuisés après de longues et dures journées, pouvaient s’asseoir, allumer une pipe, jouer aux cartes et prendre un verre. La boisson et les opérations minières allaient main dans la main. Lorsque les boissons alcooliques apparaissaient, un mouvement de tempérance prêchant la sobriété suivait, s’établissant fréquemment tout juste à côté du saloon principal. 

Certaines villes, comme Sherbrooke, où l’abstinence était déjà solidement implantée, ont réussi à limiter la consommation de boissons et à maîtriser les comportements bruyants. D’autres s’en distinguaient, comme Renfrew, où le saloon Bunker’s était situé au centre de la ville, en face de l’hôtel raffiné MacLellan’s et du salon de la sobriété juste à côté. C’était l’époque victorienne et beaucoup appuyaient le mouvement de tempérance qui visait à limiter la consommation d’alcool pour écarter les dangers du maléfique rhum. Selon The Truro Daily News de 1893, aucun spiritueux n’était vendu à Caribou Mines et « les principes de la sobriété prévalaient ainsi dans une grande mesure ». Cette allégation pourrait toutefois être légèrement exagérée avec les centaines de mineurs, d’ouvriers et de personnes de passage qui allaient et venaient.
  

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Gravure d'un homme Mi'kmaq tenant un fusil.

Les Mi’kmaq connaissaient depuis longtemps la substance éclatante qu’ils appelaient « wisosooleawa » ou « argent brun ». Mi'kmaq guides de chasse s'accompagne à la fois le capitaine L'Estrange et John Gerrish Pulsifer quand ils ont fait leurs découvertes documentées d'or en Nouvelle-Écosse.

Alicia Anne Jeffrey; Inconnu
vers 1849
Nouvelle-Écosse, CANADA
1995.185
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Les Mi’kmaq connaissaient depuis longtemps la substance éclatante qu’ils appelaient wisosooleawa ou « argent brun ». Jim Charles, guide, chasseur et fermier mi’kmaq qui habitait sur les rives du lac Kejimkujik, a découvert son propre filon au cours des années 1870. Craignant de se faire voler, il empaqueta les pépites d’or à l’intérieur de beurre préparé par son épouse pour le marché, puis avec l’aide d’un ami, Judge Ritchie, il apporta discrètement le butin dans des établissements bancaires éloignés. Il comprenait qu’il devait garder secret son filon. D’autres prospecteurs découvrirent toutefois l’endroit avant qu’il puisse officiellement l’enregistrer. Ils l’enregistrèrent et l’extraction de l’or de la concession se poursuivit jusqu’à ce que les filons devinrent épuisés en 1928. Jim Charles était alors déjà mort pauvre; il repose dans une tombe sans inscription près de Milton. 

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Lorsque les localités comme Mooseland, Tangier et le camp du ruisseau Pour en lire plus
Les Mi’kmaq connaissaient depuis longtemps la substance éclatante qu’ils appelaient wisosooleawa ou « argent brun ». Jim Charles, guide, chasseur et fermier mi’kmaq qui habitait sur les rives du lac Kejimkujik, a découvert son propre filon au cours des années 1870. Craignant de se faire voler, il empaqueta les pépites d’or à l’intérieur de beurre préparé par son épouse pour le marché, puis avec l’aide d’un ami, Judge Ritchie, il apporta discrètement le butin dans des établissements bancaires éloignés. Il comprenait qu’il devait garder secret son filon. D’autres prospecteurs découvrirent toutefois l’endroit avant qu’il puisse officiellement l’enregistrer. Ils l’enregistrèrent et l’extraction de l’or de la concession se poursuivit jusqu’à ce que les filons devinrent épuisés en 1928. Jim Charles était alors déjà mort pauvre; il repose dans une tombe sans inscription près de Milton. 

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Lorsque les localités comme Mooseland, Tangier et le camp du ruisseau Fifteen Mile ont pris de l’essor pendant la ruée vers l’or du début des années 1860, John Noel Cope, chasseur et trappeur mi’kmaq réputé, alimentait les mineurs en gibier frais – en particulier de la viande d’orignal.

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Peter Paul, Mi’kmaq habitant près de ce qui constitue actuellement Port Dufferin sur la côte est, était sorti à la recherche de son bœuf un jour lorsqu’il découvrit de l’or à l’intérieur d’un gros bloc rocheux. Il montra par la suite l’emplacement secret de son or, en des occasions distinctes, à Kent Archibald et au capitaine Brown, deux prospecteurs à la recherche d’or dans le secteur. Les deux se rendirent, l’un à l’insu de l’autre, à Halifax pour obtenir des permis de prospection en empruntant la même diligence. Kent Archibald battit toutefois le capitaine Brown au bureau d’enregistrement parce que lorsque la diligence s’arrêta à Tangier pour la nuit, Brown descendit, mais Archibald trouva une autre façon de poursuivre son chemin.

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Roy Daws, dernier résident de Renfrew, fait partie de la troisième génération d’une famille minière de ce district aurifère jadis très animé. Pendant le rude hiver de 1960, il est devenu très malade et il s’est rendu compte qu’il devait partir pour obtenir de l’aide ou mourir seul. Parvenant tant bien que mal à attacher sa jument au traîneau usé, il monta sur le siège du conducteur, enveloppé dans des couvertures, et se dirigea vers Nine Mile River. La jument connaissait le chemin parce que Daws la conduisait souvent chez les Thompson, ses voisins les plus proches. Titubant à travers de gros bancs de neige pendant une dizaine de kilomètres, elle atteint finalement la ferme des Thompson, couverte de sueur, des glaçons pendant de son museau, les rênes traînant dans la neige. Il fallut arracher Daws du traîneau et l’aider à entrer dans la maison de la ferme, où il fut mis au lit. « Il doit la vie à ce cheval », raconta Mme Silas Thompson. Roy Daws se rétablit, mais il ne retourna jamais habiter à Renfrew.

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Pendant l’hiver de famine de 1889, John « Klondike Jack » Horne, prospecteur d’Enfield qui avait fait ses premières armes dans le domaine de l’extraction dans les mines de roche dure de la Nouvelle-Écosse, fut forcé à garder le lit, atteint de pneumonie, dans une pension de famille rudimentaire de Dawson City. Tout au long de sa maladie, une blanchisseuse robuste beaucoup plus âgée que lui, appelée Hattie, s’en occupa. Horne affirma qu’il l’épouserait si jamais il se rétablissait. Il se rétablit et continua à travailler pour finalement devenir extrêmement riche au Klondike, tellement riche que pendant des années, il envoya 1 000 $, soit l’équivalent de 40 000 $ de nos jours, à chacune de ses sœurs à Noël.
  

© 2013, Musée des beaux-arts de la Nouvelle-Écosse. Tous droits réservés.

Citation du livre d’Alexander Heatherington intitulé A Practical Guide for Tourists, Miners, and Investors, and all Persons interested in the Development of the Gold Fields of Nova Scotia. (Guide pratique à l’intention des touristes, des mineurs, des investisseurs et de toutes les personnes intéressées à la mise en valeur des champs aurifères de la Nouvelle-Écosse), Montréal, 1868.

« LES AVANTAGES DE LA Nouvelle-Écosse EN TANT QUE RÉGION MINIÈRE
1. Elle abrite des réserves inexhaustibles de minéraux…
4  Le climat ne pose aucun obstacle à des opérations minières continues.
5  L’établissement des chercheurs n’est jamais perturbé ni empêché par des attaques de reptiles venimeux, de bêtes sauvages ou d’Indiens dangereux.
6  La région est exempte d’épidémies mortelles, de menaces et de fièvres pestilentielles.
7  La région se trouve à 30 heures de vapeur de Boston et à dix jours d Pour en lire plus
Citation du livre d’Alexander Heatherington intitulé A Practical Guide for Tourists, Miners, and Investors, and all Persons interested in the Development of the Gold Fields of Nova Scotia. (Guide pratique à l’intention des touristes, des mineurs, des investisseurs et de toutes les personnes intéressées à la mise en valeur des champs aurifères de la Nouvelle-Écosse), Montréal, 1868.

« LES AVANTAGES DE LA Nouvelle-Écosse EN TANT QUE RÉGION MINIÈRE
1. Elle abrite des réserves inexhaustibles de minéraux…
4  Le climat ne pose aucun obstacle à des opérations minières continues.
5  L’établissement des chercheurs n’est jamais perturbé ni empêché par des attaques de reptiles venimeux, de bêtes sauvages ou d’Indiens dangereux.
6  La région est exempte d’épidémies mortelles, de menaces et de fièvres pestilentielles.
7  La région se trouve à 30 heures de vapeur de Boston et à dix jours de l’Europe.
8  Le voyage coûte le quart du trajet jusqu’à la Californie et le sixième de celui jusqu’en Australie... » 


L’alimentation du brasier de l’or : exportation des cerveaux de la Nouvelle-Écosse, importation d’entrepreneurs étrangers
Les mines de la Nouvelle-Écosse sont devenues le terrain d’exercice de nombreuses personnes qui se sont rendues dans des champs aurifères plus célèbres – comme le prospecteur Robert Henderson, co-découvreur d’or au Klondike. Des foules de mineurs quittant la Nouvelle-Écosse pour les mines du Colorado, de l’Ontario, de la ColombieBritannique, de l’Australie ou du Yukon ont apporté avec eux leurs compétences, leur force et surtout leurs connaissances des techniques d’extraction de l’or expérimentées en Nouvelle-Écosse. 

De nombreux mineurs nés à l’étranger ont travaillé dans les mines de la Nouvelle-Écosse. Le Français Damas Touquoy, par exemple, a travaillé dans les districts aurifères de Caribou et de Moose River pendant 25 ans, puis il est retourné en France, où il est décédé en 1898, présumément enterré avec des morceaux d’or de Bluenose. Les Allemands Leopold Burkner et Alfred Bushing ont été des « pionniers de l’extraction » à Caribou Mines. En 1869, deux Anglais appelés Hyde ont aménagé un court tramway reliant leur mine et un bocard.

Le baron Franz von Ellershausen a immigré d’Allemagne en Nouvelle-Écosse au cours des années 1860, attiré par la première ruée vers l’or. Ellershausen n’est toutefois pas demeuré concentré sur l’extraction minière, décidant plutôt d’établir une usine de pâtes et papiers le long de la rivière St. Croix. Dès les années 1870, il avait amassé une énorme fortune au sein de cette entreprise. Il se bâtit un manoir, encore debout de nos jours, et il construisit des maisons simples pour les 32 familles allemandes s’étant échouées au large de l’île de Sable qui ont ultérieurement travaillé pour lui. Le baron von Ellershausen a adhéré à des idéaux utopiques, s’efforçant de récompenser la sobriété et le travail en accordant des conditions de travail décentes et un salaire élevé. L’établissement de protestants allemands d’Ellershausen est devenu ce qu’on appelle Ellershouse, une localité située tout au juste au sud de Windsor dans le comté de Hants.
  

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 Années 1500    La Première nation mi’kmaq est probablement au courant de
                           l’existence du minerai éclatant. Aucune mine ni aucun chantier
                           d’extraction d’or connus.  
 
Années 1600    Acadie. Colons catholiques francophones. Aucune extraction d’or
                          connue.

Années 1700    La Nouvelle-Écosse devient une colonie britannique. Premiers
                         Pour en lire plus
 Années 1500    La Première nation mi’kmaq est probablement au courant de
                           l’existence du minerai éclatant. Aucune mine ni aucun chantier
                           d’extraction d’or connus.  
 
Années 1600    Acadie. Colons catholiques francophones. Aucune extraction d’or
                          connue.

Années 1700    La Nouvelle-Écosse devient une colonie britannique. Premiers
                          établissements protestants.

Années 1830    Des constructeurs de routes évoquent un « métal jaune brillant
                          dans la pierre ».

1840      Un capitaine des forces militaires britanniques lave de l’or à la batée dans
              la rivière Gold.

1849      Un fermier de Lawrencetown allègue avoir trouvé de l’or, mais on lui dit de
              « jeter ces déchets ».  

1857      Découverte officieuse d’or par Richard Smith dans un cours d’eau près de 
              Musquodoboit. Les sables du port d’Halifax montrent la présence d’or.  

1858      Le capitaine L’Estrange, chassant l’orignal en compagnie de trois guides
              mi’kmaq, Frank Cope, Noel Luis et Joe Paul, effectue la première
              découverte authentifiée d’or dans du quartz à Mooseland, mais il ne
              poursuit pas l’exploration.
             
              Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse prend en main toutes les mines
              et tous les droits minéraux à l’intérieur de la province.

1860      John Gerrish Pulsifer trouve de l’or dans la région de Mooseland et lance
              la première ruée vers l’or.

1861      Mooseland est désigné district aurifère en avril 1861; la région est suivie
              de Tangier, de Lawrencetown, de The Ovens, de Wine Harbour, de
              Goldenville (Sherbrooke), de Waverley, d’Isaacs Harbour, de Country
              Harbour et de Gold River.

1861      Juillet – Visite du port de Tangier et du champ aurifère du même nom par
              le prince Napoléon (cousin de l’empereur Napoléon III de France) et son
              épouse, la princesse Clotilde.

              Octobre – Visite du champ aurifère de Tangier-Mooseland par SAR le
              prince Alfred, l’un des fils de la reine Victoria.

1861      Soixante-cinq (65) districts aurifères ont été établis par le gouvernement
              de la Nouvelle-Écosse entre 1861 et 1935, la majorité dans les comtés
              d’Halifax et de Guysborough.  

1887      Organisation de la première association minière professionnelle au
              Canada, « The Gold Miners Club of Nova Scotia ».

1896 -1903    Deuxième ruée vers l’or. Période plus ordonnée et plus mécanisée
                      que la première ruée vers l’or.

1898      Rendement en or le plus élevé : 31 113 onces en une année.

1936      Catastrophe de la mine d’or de Moose River. Trois hommes sont
              prisonniers de la mine. Après 11 jours, leur sauvetage survient. CRBC
              inscrit une première dans les annales de la radio, diffusant des bulletins en
              direct d’un endroit éloigné pendant 56 heures.   

1932 - 1942    Troisième ruée vers l’or, animée par l’extraction d’arsenic, minéral
                       associé à l’or.

Années 2000    Plus récente « ruée vers l’or ». Impact des sommets records des
                         cours de l’or et de la demande accrue; pression visant
                         l’exploitation d’anciens résidus et l’ouverture de nouvelles mines
                         en Nouvelle-Écosse.
  

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1. Réfléchissez aux raisons pour lesquelles les fermiers ou les pêcheurs (ou quiconque accomplissait un travail exigeant en main-d’œuvre et peu rémunérateur) du milieu du 19e siècle auraient été tentés de travailler dans les champs aurifères de la Nouvelle-Écosse. Écrivez une pièce d’une scène dans laquelle vous expliquez à votre famille pourquoi vous devez tenter votre chance dans l’extraction dans l’un des nouveaux champs d’or découverts. (Exemple : C’est la fin de l’été 1961. La récolte n’est pas terminée. Vous habitez sur une petite exploitation agricole de subsistance et vous connaissez très peu de choses de l’extraction minière...).

2. Réfléchissez aux raisons pour lesquelles l’honorable Joseph Howe en est vite arrivé à la conclusion que les fouilles d’or de Tangier étaient « totalement dérisoires ». S’il s’était rendu à Tangier cinq ou six ans plus tard, pensez-vous que son compte rendu aurait été le même? Rédigez un compte rendu d’une page à l’intention du lieute Pour en lire plus
1. Réfléchissez aux raisons pour lesquelles les fermiers ou les pêcheurs (ou quiconque accomplissait un travail exigeant en main-d’œuvre et peu rémunérateur) du milieu du 19e siècle auraient été tentés de travailler dans les champs aurifères de la Nouvelle-Écosse. Écrivez une pièce d’une scène dans laquelle vous expliquez à votre famille pourquoi vous devez tenter votre chance dans l’extraction dans l’un des nouveaux champs d’or découverts. (Exemple : C’est la fin de l’été 1961. La récolte n’est pas terminée. Vous habitez sur une petite exploitation agricole de subsistance et vous connaissez très peu de choses de l’extraction minière...).

2. Réfléchissez aux raisons pour lesquelles l’honorable Joseph Howe en est vite arrivé à la conclusion que les fouilles d’or de Tangier étaient « totalement dérisoires ». S’il s’était rendu à Tangier cinq ou six ans plus tard, pensez-vous que son compte rendu aurait été le même? Rédigez un compte rendu d’une page à l’intention du lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse résumant vos impressions après l’inspection des districts aurifères de Mooseland, de Tangier et de Goldenville en 1866. Consultez les lettres de Joseph Howe ou les articles de journaux de 1860 pour les utiliser comme modèles.

3. Imaginez que vous êtes un garçon ou une fille grandissant à Renfrew ou dans l’une des autres localités d’extraction d’or champignons du 19e siècle. Inscrivez au moins cinq commentaires dans votre journal ou dessinez une série de croquis illustrant ce à quoi ressemblaient votre vie et celle des autres gens dans une localité d’extraction d’or à cette époque.
  

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Objectifs d'apprentissage

1.  Les élèves ont recours à l’écriture et à d’autres formes de représentation pour explorer et clarifier leur apprentissage, réfléchir sur celui-ci et utiliser leur imagination.
    (Arts du langage – anglais, 7e à la 12e année)

2.  Les élèves font preuve d’une compréhension du passé et de son incidence sur le présent et l’avenir.
    (Sciences humaines, 8e année; les provinces de l’Atlantique au sein de la communauté mondiale, 9e année; histoire, 10e et 11 années)
     
3.  Les élèves communiquent efficacement et clairement de l’information et des idées, et ils fournissent des réponses personnelles et critiques.
     (Arts du langage – anglais, 7e à la 12e année)

4.  Les élèves créent ou présentent de façon conjointe et indépendante des produits expressifs dans des domaines des arts à l’intention de tout un éventail d’auditoires et pour diverses fins.
    (Arts visuels, 8e à la 12e année)

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