Premières techniques minières – le lavage de l’or à la batée
Les premiers prospecteurs cherchaient généralement l’or le long des lits des cours d’eau et des rivages, en utilisant de l’eau et une simple batée à or pour séparer les paillettes ou les petites pépites d’or des cailloux et des granules voisins. Ils mettaient la roche et le sable du lit du cours d’eau ou des plages du rivage dans la batée avec une petite quantité d’eau et ils remuaient et agitaient la batée. Étant donné que l’or est six fois plus lourd que les autres types de roches, les minuscules morceaux d’or demeuraient au fond de la batée et les matériaux plus légers étaient doucement lessivés sur les côtés. Les mineurs tiraient parti de la gravité pour séparer l’or du sable et du gravier. Il s’agissait d’une méthode extrêmement coûteuse en temps qui ne procurait généralement que d’infimes quantités d’or.

Premières techniques minières – les sluices
Pour accélérer le travail et accroître leur chance de trouver de l&rsq Pour en lire plus
Premières techniques minières – le lavage de l’or à la batée
Les premiers prospecteurs cherchaient généralement l’or le long des lits des cours d’eau et des rivages, en utilisant de l’eau et une simple batée à or pour séparer les paillettes ou les petites pépites d’or des cailloux et des granules voisins. Ils mettaient la roche et le sable du lit du cours d’eau ou des plages du rivage dans la batée avec une petite quantité d’eau et ils remuaient et agitaient la batée. Étant donné que l’or est six fois plus lourd que les autres types de roches, les minuscules morceaux d’or demeuraient au fond de la batée et les matériaux plus légers étaient doucement lessivés sur les côtés. Les mineurs tiraient parti de la gravité pour séparer l’or du sable et du gravier. Il s’agissait d’une méthode extrêmement coûteuse en temps qui ne procurait généralement que d’infimes quantités d’or.

Premières techniques minières – les sluices
Pour accélérer le travail et accroître leur chance de trouver de l’or, les mineurs ont commencé à utiliser des pelles, des pics, des barres à clous et des marteaux pour extraire et broyer le quartz. Ils ont construit des sluices, des berceaux ou des balanciers qui leur permettaient de traiter des quantités supérieures de roches broyées. Ils y déversaient de l’eau pour lessiver le sable et les cailloux. L’or plus lourd s’enfonçait au fond de l’instrument et demeurait dans des riffles et des rainures spécialement conçus à cette fin. Ces méthodes ont été utilisées pour l’extraction de l’or placérien, c’est à dire l’or à la surface ou près de la surface de la terre.

Premières techniques minières – l’abattage à l’explosif
Les progrès des techniques minières ont procuré de nouvelles méthodes de recherche de l’or plus profondément dans le sous sol. Une vaste part de l’or de la Nouvelle Écosse est enfouie dans des filons de quartz profonds. Lors de la découverte d’un filon, les mineurs creusaient à l’intérieur de la terre un tunnel ou un puits qui suivait la direction du filon dans la roche. L’abattage à l’explosif et le creusage de puits de mine constituaient eux aussi un travail lent et laborieux, mais les rendements potentiels étaient largement supérieurs.

Dans les mines de taille modeste, les gros travaux étaient généralement exécutés à la main. On utilisait des godets, des chariots, des poulies et des brouettes pour apporter le quartz à la surface. On avait parfois recours à des chevaux ou à des bœufs pour actionner les treuils ou faire tourner d’énormes roues de pierre transportant le minerai ou la roche concassée à la surface. Finalement, des broyeurs et des bocards plus efficaces furent mis au point et mécanisèrent le procédé du broyage du quartz. Ces broyeurs étaient alimentés à l’eau ou à la vapeur. Des moteurs à la vapeur actionnaient également des pompes qui drainaient de grandes quantités d’eau des puits de mine profonds.

Premières techniques minières – les bocards
Une fois le minerai de quartz broyé de la grosseur de particules de sable, on avait recours à des processus chimiques pour extraire les particules d’or. Dans le bocard, on ajoutait au minerai broyé du mercure, car celui ci permet « d’intercepter » l’or pendant qu’il circule dans une série de sluices inclinés. C’est ce qu’on appelle la méthode d’extraction de l’or par amalgamation au mercure. Chaque semaine ou toutes les deux semaines, on arrêtait les broyeurs pour pouvoir enlever l’amalgame d’or et de mercure. L’amalgame devait ensuite être soumis à un autre traitement pour la séparation des deux métaux. On le déversait dans un grand sac en cuir de chamois ou en tissu de coton, dont le haut était réuni et tordu pour l’extraction du maximum de mercure. L’amalgame résiduel devait ensuite être chauffé pour l’évaporation du reste du mercure, qui laissait l’or en place. La vapeur de mercure était récupérée et soumise à une nouvelle condensation pour l’obtention de mercure liquide. On réutilisait ensuite le mercure liquide dans le bocard.

Premières techniques minières – remplacement du mercure par le cyanure
La cyanuration finit par remplacer l’amalgamation comme mode d’extraction de l’or. On utilisait un mélange de chaux et de cyanure pour dissoudre le quartz broyé, puis le minerai était filtré. Il fallait ajouter du zinc au liquide résiduel pour permettre la séparation et la précipitation de l’or. Des variantes de cette méthode constituent toujours la technique la plus largement utilisée dans l’extraction de l’or. Le cyanure est beaucoup plus efficace que le mercure pour « intercepter » l’or.

Il existe en outre toujours de nos jours des prospecteurs individuels qui jalonnent des concessions minières et effectuent le bateyage d’or en Nouvelle Écosse, conjuguant l’énergie musculaire, les techniques anciennes et les nouvelles inventions idiosyncrasiques pour trouver l’or et le séparer du quartz. Plusieurs sociétés minières importantes sont par ailleurs engagées dans l’exploration dans la province; toutes les sociétés minières utilisent aujourd’hui une combinaison de procédés mécaniques et chimiques pour séparer l’or de la roche voisine.
  

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Photographie du mineur Henry Reeves en train d'examiner un morceau de quartz. Une batée d'or repose sur ses genoux.

Henry N. Reeves, vieux mineur général typique d'Oldham, 1912. Reeves a une batée sur ses genoux et examine un morceau de quartz de l'or.

E. R. Faribault, Commission géologique du Canada
1912
Oldham, Nouvelle-Écosse, CANADA
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Dans les débuts de l’extraction de l’or en Nouvelle Écosse, les prospecteurs utilisaient des méthodes simples et laborieuses pour chercher l’or. Le lavage de l’or à la batée constituait la technique la plus répandue pour la recherche d’or dans les dépôts d’or placérien et les gîtes de filons quartzeux aurifères se trouvant à la surface de la terre ou à proximité de celle ci, ainsi que le long de tranchées peu profondes creusées à l’aide de pelles, de pics et de barres à clous.

Une batée est un genre de grand bol peu profond. Le lavage de l’or à la batée fait appel à l’eau et à la gravité pour séparer les paillettes ou les pépites d’or du sable, du gravier et de la terre. Les prospecteurs déposent du gravier prélevé à la pelle au fond de la batée, puis ils agitent celle ci en y déposant un peu d’eau jusqu’à ce que toutes les substances les plus légères soient lessivées et que l’or, s’il y en a, demeure au fond de la batée.

Aujourd’hui, en Nouvelle Écosse, un certain nombre de prospecteurs retournent à la technique simple du lavag Pour en lire plus
Dans les débuts de l’extraction de l’or en Nouvelle Écosse, les prospecteurs utilisaient des méthodes simples et laborieuses pour chercher l’or. Le lavage de l’or à la batée constituait la technique la plus répandue pour la recherche d’or dans les dépôts d’or placérien et les gîtes de filons quartzeux aurifères se trouvant à la surface de la terre ou à proximité de celle ci, ainsi que le long de tranchées peu profondes creusées à l’aide de pelles, de pics et de barres à clous.

Une batée est un genre de grand bol peu profond. Le lavage de l’or à la batée fait appel à l’eau et à la gravité pour séparer les paillettes ou les pépites d’or du sable, du gravier et de la terre. Les prospecteurs déposent du gravier prélevé à la pelle au fond de la batée, puis ils agitent celle ci en y déposant un peu d’eau jusqu’à ce que toutes les substances les plus légères soient lessivées et que l’or, s’il y en a, demeure au fond de la batée.

Aujourd’hui, en Nouvelle Écosse, un certain nombre de prospecteurs retournent à la technique simple du lavage de l’or à la batée pour tenter de devenir riches.
  

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Les sluices ont représenté une amélioration permettant d’économiser du travail par rapport au lavage de l’or à la batée; ils empruntaient les mêmes principes de l’eau et de la gravité. Un sluice – parfois appelé « une auge » - était une longue boîte étroite habituellement fabriquée en bois, comportant une série de riffles ou de rainures en bois. Les sluices pouvaient avoir entre un demi mètre et trois mètres de longueur. On plaçait la boîte dans une partie peu profonde du cours d’eau et on l’inclinait légèrement dans la direction descendante de la pente. Du gravier du lit du cours d’eau était déposé à l’aide d’une pelle dans l’extrémité en amont de la boîte. L’eau qui circulait lessivait le sable et le limon plus léger par dessus les riffles, sur la longueur de la boîte pour les renvoyer dans le cours d’eau, tandis que les paillettes et pépites d’or minuscules demeuraient devant les riffles. À la fin de la journée, on vidait dans un sceau les matières qui restaient entre les riffles du sluice. Ces matières étaient très riches en or, mais devaient encore être bateyées. La méthode était beaucou Pour en lire plus
Les sluices ont représenté une amélioration permettant d’économiser du travail par rapport au lavage de l’or à la batée; ils empruntaient les mêmes principes de l’eau et de la gravité. Un sluice – parfois appelé « une auge » - était une longue boîte étroite habituellement fabriquée en bois, comportant une série de riffles ou de rainures en bois. Les sluices pouvaient avoir entre un demi mètre et trois mètres de longueur. On plaçait la boîte dans une partie peu profonde du cours d’eau et on l’inclinait légèrement dans la direction descendante de la pente. Du gravier du lit du cours d’eau était déposé à l’aide d’une pelle dans l’extrémité en amont de la boîte. L’eau qui circulait lessivait le sable et le limon plus léger par dessus les riffles, sur la longueur de la boîte pour les renvoyer dans le cours d’eau, tandis que les paillettes et pépites d’or minuscules demeuraient devant les riffles. À la fin de la journée, on vidait dans un sceau les matières qui restaient entre les riffles du sluice. Ces matières étaient très riches en or, mais devaient encore être bateyées. La méthode était beaucoup moins exigeante en main d’œuvre que le lavage à la batée de tout ce qu’on extrayait à la pelle au début de la journée.
  

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Une gravure peinte à la main de lavage d’or à la batée à Lunenburg, 1861.

Gravure sur bois peinte à main de « lavage d’or à la batée près de Lunenburg », publiée dans l’Illustrated London News, le 5 octobre 1861. D’après un dessin du capitaine Campbell Hardy. En 1861, 150 personnes ont obtenu des concessions de prospection sur une plage au pied d’une grosse falaise à The Ovens, tout juste à l’extérieur de Lunenburg. Hardy écrivit : « La récolte de cet or, facilement possible à l’aide des outils habituels comme les berceaux, les cuves et les lavoirs d’étain."

capitaine Campbell Hardy, inconnu
1861 10 05
The Ovens, Nouvelle-Écosse, CANADA
Gravure sur bois peinte à main.
16,0 x 24,0 cm
1995.452
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Les berceaux ou balanciers utilisent le même principe basé sur la gravité que le lavage à la batée et le lavage à l’aide des sluices. Ils séparent physiquement l’or des autres matériaux, tirant parti du poids supérieur de l’or. Les balanciers permettaient le traitement d’une quantité supérieure de minerai broyé avec moins d’effort que le lavage de l’or à la batée ou l’utilisation de sluices.

Les berceaux ou les balanciers étaient généralement placés à côté des cours d’eau et des rivières parce que leur fonctionnement nécessitait de l’eau, bien que beaucoup moins que les sluices. On posait un crible sur le dessus pour empêcher la pénétration de gros morceaux de roche dans la boîte. Une petite quantité d’eau était ajoutée au minerai broyé et on brassait ou agitait la boue – aussi appelée « bouillie » – au moyen d’une poignée fixée au dispositif. La poignée faisait balancer l’ensemble de la boîte d’un côté à l’autre, ce qui explique comment cet outil a hérité de ses deux noms. L’or s’accumulait au fond de la boîte et les autres matières étaient lessivées Pour en lire plus
Les berceaux ou balanciers utilisent le même principe basé sur la gravité que le lavage à la batée et le lavage à l’aide des sluices. Ils séparent physiquement l’or des autres matériaux, tirant parti du poids supérieur de l’or. Les balanciers permettaient le traitement d’une quantité supérieure de minerai broyé avec moins d’effort que le lavage de l’or à la batée ou l’utilisation de sluices.

Les berceaux ou les balanciers étaient généralement placés à côté des cours d’eau et des rivières parce que leur fonctionnement nécessitait de l’eau, bien que beaucoup moins que les sluices. On posait un crible sur le dessus pour empêcher la pénétration de gros morceaux de roche dans la boîte. Une petite quantité d’eau était ajoutée au minerai broyé et on brassait ou agitait la boue – aussi appelée « bouillie » – au moyen d’une poignée fixée au dispositif. La poignée faisait balancer l’ensemble de la boîte d’un côté à l’autre, ce qui explique comment cet outil a hérité de ses deux noms. L’or s’accumulait au fond de la boîte et les autres matières étaient lessivées en dehors de celle ci. Le fond de la boîte comportait généralement des riffles aidant à la rétention des minuscules morceaux d’or.
  

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Illustration de l’aspect qu’avait un arrastre

Un arrastre était une machine simple, actionnée par des animaux ou des moteurs, qui avait pour but d’accélérer le broyage du minerai de quartz. On mettait le minerai au fond de l’arrastre, sur lequel étaient placées de grosses roches. Les roches écrasaient le minerai, le broyant et libérant l’or.

Andrew Hebda, Nova Scotia Museum.
2012
Nouvelle-Écosse, CANADA
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Un arrastre était un simple broyeur de roche, fait de matériaux locaux faciles à trouver, qui a été utilisé dans certaines des plus petites mines de la Nouvelle Écosse pour le broyage du minerai de quartz. Il pouvait être mû par des humains, mais on avait plus fréquemment recours à des chevaux, des mules ou des bœufs. On recouvrait de pierres plates le fond d’une fosse circulaire. Dans le centre de la fosse, un poteau était fixé à de longues tiges horizontales en bois. Une ou deux lourdes pierres à fond plat étaient attachées à l’une des tiges; l’autre tige était poussée (par des humains) ou tirée (par des animaux) autour de la fosse circulaire. Lorsque les lourdes pierres tournaient, elles broyaient le minerai en poudre.

Le terme arrastre provient du mot espagnol « arrastrar », qui signifie « traîner sur le sol ». Les Espagnols ont apporté cette technique avec eux en Amérique du Sud dans les années 1500 et elle a considérablement été utilisée par les prospecteurs pendant la ruée vers l’or de la Californie du début des années 1850. De nombreuses personnes se sont déplacées sur le continent à la suite du boom et au cou Pour en lire plus
Un arrastre était un simple broyeur de roche, fait de matériaux locaux faciles à trouver, qui a été utilisé dans certaines des plus petites mines de la Nouvelle Écosse pour le broyage du minerai de quartz. Il pouvait être mû par des humains, mais on avait plus fréquemment recours à des chevaux, des mules ou des bœufs. On recouvrait de pierres plates le fond d’une fosse circulaire. Dans le centre de la fosse, un poteau était fixé à de longues tiges horizontales en bois. Une ou deux lourdes pierres à fond plat étaient attachées à l’une des tiges; l’autre tige était poussée (par des humains) ou tirée (par des animaux) autour de la fosse circulaire. Lorsque les lourdes pierres tournaient, elles broyaient le minerai en poudre.

Le terme arrastre provient du mot espagnol « arrastrar », qui signifie « traîner sur le sol ». Les Espagnols ont apporté cette technique avec eux en Amérique du Sud dans les années 1500 et elle a considérablement été utilisée par les prospecteurs pendant la ruée vers l’or de la Californie du début des années 1850. De nombreuses personnes se sont déplacées sur le continent à la suite du boom et au cours de la période de ruées vers l’or successives, faisant circuler avec eux les idées et progrès techniques.
  

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Le broyeur à meules verticales fonctionnait selon le même principe de base que l’arrastre. Cette technique s’est répandue aux autres champs aurifères depuis l’Amérique du Sud. Au lieu de tirer des pierres plates sur le minerai, on utilisait des roues massives, ou des pierres meulières, pour broyer les gros morceaux de quartz en sable ou en granules. Les pierres meulières étaient tirées autour d’une fosse étanche, habituellement par un cheval. Au fur et à mesure que le quartz était broyé et moulu en sable, on ajoutait de l’eau pour délaver le minerai. L’or, plus lourd, s’enfonçait au fond de la fosse. Les mineurs ajoutaient du mercure – qu’ils appelaient « vif argent », pour former un amalgame avec l’or. Ils recueillaient ensuite l’amalgame et faisaient évaporer le mercure, qui laissait l’or derrière lui.

Les broyeurs à meules verticales nécessitaient une main-d’œuvre plus spécialisée que l’arrastre. Les pierres meulières devaient être coupées avec précision par un maçon en pierres et il était difficile d’ajuster ou de réparer la machine si elle se brisait, ce qui sign Pour en lire plus
Le broyeur à meules verticales fonctionnait selon le même principe de base que l’arrastre. Cette technique s’est répandue aux autres champs aurifères depuis l’Amérique du Sud. Au lieu de tirer des pierres plates sur le minerai, on utilisait des roues massives, ou des pierres meulières, pour broyer les gros morceaux de quartz en sable ou en granules. Les pierres meulières étaient tirées autour d’une fosse étanche, habituellement par un cheval. Au fur et à mesure que le quartz était broyé et moulu en sable, on ajoutait de l’eau pour délaver le minerai. L’or, plus lourd, s’enfonçait au fond de la fosse. Les mineurs ajoutaient du mercure – qu’ils appelaient « vif argent », pour former un amalgame avec l’or. Ils recueillaient ensuite l’amalgame et faisaient évaporer le mercure, qui laissait l’or derrière lui.

Les broyeurs à meules verticales nécessitaient une main-d’œuvre plus spécialisée que l’arrastre. Les pierres meulières devaient être coupées avec précision par un maçon en pierres et il était difficile d’ajuster ou de réparer la machine si elle se brisait, ce qui signifiait que ces broyeurs étaient dispendieux à posséder, à transporter et à faire fonctionner. C’est ce qui explique pourquoi l’arrastre est devenu beaucoup plus populaire que le broyeur à meules verticales.
  

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Photographie de deux mineurs en train de nettoyer les plaques d'un bocard.

Nettoyage du bocard à 20 pilons du district aurifère de Salmon River (Dufferin), 1893.

E. R. Faribault, Commission géologique du Canada
1893
Dufferin, Nouvelle-Écosse, CANADA
Salmon River, Nouvelle-Écosse, CANADA
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Les bocards – contexte
La première mine d’or souterraine a ouvert en Nouvelle Écosse à Mooseland en 1861; on y a utilisé un petit arrastre pour broyer le quartz. Deux ans plus tard, plus de 30 bocards étaient utilisés dans les mines d’or de la Nouvelle Écosse. Les machines étaient importées de Grande Bretagne ou des États Unis. La majorité d’entre elles étaient alimentées à la vapeur et étaient très dispendieuses à utiliser. À la fin du siècle, de nombreuses villes de la Nouvelle Écosse fabriquaient des bocards, notamment Pictou, New Glasgow, Truro, Halifax et Windsor.

Les bocards – fonctionnement interne
Le bocard était essentiellement un ensemble mortier et pilon mécanisé géant – une machine de pilonnage massive. Chaque bocard était muni d’un pilon fait en fonte ou en acier et le fond était recouvert d’une « semelle » pouvant être remplacée. Chaque bocard pesait entre 225 et 400 kilogrammes, et on regroupait généralement les bocards en batteries de cinq. Un moteur à vapeur faisait tourner un arbre à cames qui souleva Pour en lire plus
Les bocards – contexte
La première mine d’or souterraine a ouvert en Nouvelle Écosse à Mooseland en 1861; on y a utilisé un petit arrastre pour broyer le quartz. Deux ans plus tard, plus de 30 bocards étaient utilisés dans les mines d’or de la Nouvelle Écosse. Les machines étaient importées de Grande Bretagne ou des États Unis. La majorité d’entre elles étaient alimentées à la vapeur et étaient très dispendieuses à utiliser. À la fin du siècle, de nombreuses villes de la Nouvelle Écosse fabriquaient des bocards, notamment Pictou, New Glasgow, Truro, Halifax et Windsor.

Les bocards – fonctionnement interne
Le bocard était essentiellement un ensemble mortier et pilon mécanisé géant – une machine de pilonnage massive. Chaque bocard était muni d’un pilon fait en fonte ou en acier et le fond était recouvert d’une « semelle » pouvant être remplacée. Chaque bocard pesait entre 225 et 400 kilogrammes, et on regroupait généralement les bocards en batteries de cinq. Un moteur à vapeur faisait tourner un arbre à cames qui soulevait chaque broyeur de 20 ou 25 centimètres, puis le laissait retomber sur un plateau de quartz. Les broyeurs montaient et descendaient une fois par seconde.

Les bocards étaient extrêmement bruyants; le martèlement des broyeurs causait des vibrations massives à l’intérieur du moulin et de la région environnante. Lorsque les 50 bocards de Goldenville fonctionnaient, par exemple, on pouvait les entendre à Sherbrooke à 12 kilomètres de là.
  

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L’amalgamation – utilisation de mercure pour la récupération de l’or
La technique faisant appel à l’eau et à la gravité pour l’extraction de l’or du minerai de quartz broyé entraînait la perte d’une vaste part de l’or. Les mineurs ont commencé à utiliser le mercure pour extraire plus d’or du quartz broyé. Le mercure absorbait les particules d’or très fines jusqu’à ce qu’il se transforme en un amalgame, c’est à dire une combinaison d’or et de mercure. L’amalgame était ensuite plus facile à prélever, mais il devait subir un traitement plus poussé pour la séparation du mercure et l’or. L’amalgame était placé dans un sac en chamois que l’on tordait pour faire sortir le maximum de mercure. Par la suite, on faisait chauffer l’amalgame résiduel pour évaporer le mercure. L’or qui restait était fondu en barres ou en lingots.

L’amalgamation – utilisation du mercure dans les bocards
On a eu recours à l’amalgamation du mercure ainsi qu’à des méthodes Pour en lire plus
L’amalgamation – utilisation de mercure pour la récupération de l’or
La technique faisant appel à l’eau et à la gravité pour l’extraction de l’or du minerai de quartz broyé entraînait la perte d’une vaste part de l’or. Les mineurs ont commencé à utiliser le mercure pour extraire plus d’or du quartz broyé. Le mercure absorbait les particules d’or très fines jusqu’à ce qu’il se transforme en un amalgame, c’est à dire une combinaison d’or et de mercure. L’amalgame était ensuite plus facile à prélever, mais il devait subir un traitement plus poussé pour la séparation du mercure et l’or. L’amalgame était placé dans un sac en chamois que l’on tordait pour faire sortir le maximum de mercure. Par la suite, on faisait chauffer l’amalgame résiduel pour évaporer le mercure. L’or qui restait était fondu en barres ou en lingots.

L’amalgamation – utilisation du mercure dans les bocards
On a eu recours à l’amalgamation du mercure ainsi qu’à des méthodes gravimétriques pour accroître le rendement en or du minerai quartzifère. Dans les bocards, on ajoutait le mercure à de l’eau qui lessivait le quartz broyé. Les matières obtenues étaient ensuite déposées sur une plaque en cuivre et circulaient dans une série de sluices conçus pour emprisonner des morceaux et des particules d’or de différentes grosseurs. Une fois qu’une certaine quantité de l’amalgame avait été prélevée, on arrêtait le bocard pour racler l’amalgame d’or et de mercure et pour nettoyer les plaques de cuivre et les sluices avant de poursuivre le traitement.
  

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La cyanuration – contexte
À partir de la fin des années 1880, nombre de mines d’or importantes de la Nouvelle Écosse sont passées de l’utilisation du processus d’amalgamation au mercure à l’utilisation de la cyanuration pour extraire l’or de leur minerai d’or broyé. Le changement était principalement dû au fait que la cyanuration était plus efficace et permettait une récupération accrue d’or. Le processus d’amalgamation au mercure permettait en général l’extraction de 70 à 80 % de l’or du minerai, tandis que la cyanuration permettait une récupération atteignant en général un peu plus de 90 %. La cyanuration était également plus économique et permettait le traitement d’un volume supérieur de minerai.

Utilisation de cyanure pour l’extraction d’or du minerai
Comme dans le cas du processus d’amalgamation au mercure, le bocard broyait le minerai d’or de la grosseur du sable dans le cas de la cyanuration. Comme l’or est chimiquement très inerte, seuls quelques réactifs chimiques peuve Pour en lire plus
La cyanuration – contexte
À partir de la fin des années 1880, nombre de mines d’or importantes de la Nouvelle Écosse sont passées de l’utilisation du processus d’amalgamation au mercure à l’utilisation de la cyanuration pour extraire l’or de leur minerai d’or broyé. Le changement était principalement dû au fait que la cyanuration était plus efficace et permettait une récupération accrue d’or. Le processus d’amalgamation au mercure permettait en général l’extraction de 70 à 80 % de l’or du minerai, tandis que la cyanuration permettait une récupération atteignant en général un peu plus de 90 %. La cyanuration était également plus économique et permettait le traitement d’un volume supérieur de minerai.

Utilisation de cyanure pour l’extraction d’or du minerai
Comme dans le cas du processus d’amalgamation au mercure, le bocard broyait le minerai d’or de la grosseur du sable dans le cas de la cyanuration. Comme l’or est chimiquement très inerte, seuls quelques réactifs chimiques peuvent le dissoudre. L’un des plus efficaces est le cyanure mêlé à un agent oxydant, un mélange qui dissout facilement l’or. À la suite du broyage, le minerai d’or était soumis au réactif de cyanure qui dissolvait l’or. Le mélange de cyanure riche en or était ensuite traité chimiquement pour la précipitation de l’or et le renvoi du cyanure dans le bocard en vue de sa réutilisation. Par le passé, une fois que l’or avait été prélevé du minerai, les matières qui restaient – appelées les résidus – étaient transportées au bassin de résidus à proximité. Malheureusement, ces résidus renfermaient des restes de cyanure qui avaient un impact négatif sur l’environnement voisin, en particulier sur la faune aquatique. Cependant, même si le cyanure est hautement toxique, il se décompose facilement à un état non toxique dans des conditions oxydantes. L’exposition à l’air et au soleil a généralement rendu non toxiques les restes de cyanure dans les résidus avec le temps.

L’utilisation moderne du cyanure
Le cyanure est utilisé partout dans le monde dans de nombreux procédés industriels; la majorité des mines d’or ont recours au procédé de l’extraction par cyanuration. La loi oblige les exploitations d’extraction d’or modernes à employer des méthodes assurant l’oxydation et la décomposition des restes de cyanure existant dans les résidus de leurs broyeurs avant leur rejet dans les bassins d’élimination des résidus artificiels. Au Canada, la loi oblige également les exploitations minières à réduire les concentrations de cyanure dans les eaux de leurs bassins de résidus au dessous des niveaux permis par les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada avant qu’elles soient autorisées à rejeter de l’eau dans l’environnement.
  

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Photographie d'un rouge boîte métallique avec un motif scène de chasse.

L’Acadia Powder Company de Waverley produisait de la poudre noire qu’on utilisait pour faire exploser la roche, ce qui accélérait le processus d’extraction. La poudre était aussi employée pour la chasse, ce qui explique le motif sur cette boîte métallique.

Photographie de Roger Lloyd.
19e siècle
Waverley, Nouvelle-Écosse, CANADA
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Le forage à la main et la poudre noire
Les mineurs ont commencé par utiliser la poudre noire ou poudre à feu (un mélange de soufre, de charbon de bois et de nitrate de potassium) pour accélérer le processus de déchiquetage et de martèlement de la roche en vue d’atteindre les filons de quartz. Les trous étaient laborieusement creusés dans le roc au moyen de tiges manuelles, méthode consistant à marteler des tiges d’acier à la main. Lorsque les trous étaient suffisamment profonds, on les garnissait d’une chemise d’étain ou d’argile afin d’empêcher la poudre noire de devenir humide et d’ainsi prévenir son allumage. Le trou était ensuite rempli de poudre noire, puis obturé à l’aide de bois ou d’autre argile et pourvu d’un détonateur. Un mineur ou un boutefeu – il s’agissait d’un travail spécialisé dans les mines importantes – allumait les détonateurs et courait rapidement pour s’éloigner du danger!

Les perforatrices pneumatiques et la dynamite
L’invention des perforatrices pneumatiques a Pour en lire plus
Le forage à la main et la poudre noire
Les mineurs ont commencé par utiliser la poudre noire ou poudre à feu (un mélange de soufre, de charbon de bois et de nitrate de potassium) pour accélérer le processus de déchiquetage et de martèlement de la roche en vue d’atteindre les filons de quartz. Les trous étaient laborieusement creusés dans le roc au moyen de tiges manuelles, méthode consistant à marteler des tiges d’acier à la main. Lorsque les trous étaient suffisamment profonds, on les garnissait d’une chemise d’étain ou d’argile afin d’empêcher la poudre noire de devenir humide et d’ainsi prévenir son allumage. Le trou était ensuite rempli de poudre noire, puis obturé à l’aide de bois ou d’autre argile et pourvu d’un détonateur. Un mineur ou un boutefeu – il s’agissait d’un travail spécialisé dans les mines importantes – allumait les détonateurs et courait rapidement pour s’éloigner du danger!

Les perforatrices pneumatiques et la dynamite
L’invention des perforatrices pneumatiques a infiniment facilité et accéléré le processus de forage. Les perforatrices pneumatiques utilisent de l’air comprimé pour actionner le trépan creusant dans la roche. Après l’invention de la dynamite en 1867, on a commencé à utiliser celle ci plus souvent dans les exploitations minières importantes. La dynamite est composée de nitroglycérine ou de nitrate d’ammonium, de terre de diatomées et de carbonate de sodium. Elle est dix fois plus efficace que la poudre noire. La dynamite était vendue préemballée dans de longs tubes étroits. Il était plus dangereux de la fabriquer, de la transporter, de l’entreposer et de l’utiliser que la poudre noire, mais elle était beaucoup plus efficace pour l’abattage à l’explosif de la roche.

Des explosifs étaient fabriqués dans une usine de Waverley en Nouvelle Écosse.
  

© 2013, Musée des beaux arts de la Nouvelle-Écosse. Tous droits réservés.

Photographie de deux mineurs avec un chariot de minerai dans la mine Dominion.

Chargement d'un skip au niveau de 225 pi de la mine Dominion, Waverley.

Collection de photographies minières historiques du ministère des Ressources naturelles de la N-É
20e siècle
Waverley, Nouvelle-Écosse, CANADA
© 2013, Ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse. Tous droits réservés.


De nombreux autres genres de machines ont été utilisés dans le domaine de l’extraction de l’or pour le déplacement du quartz aurifère jusqu’à l’endroit où il pouvait être traité, ainsi que pour le déplacement des déchets – toutes les autres roches – à l’extérieur des lieux des travaux.

Un bourriquet retenait un godet à un câble attaché à un vilebrequin, tout comme un seau dans un puits d’eau. Dans les puits peu profonds, on tournait la manivelle à la main, mais au fur et à mesure que les mines sont devenues plus profondes, les mineurs ont utilisé une tige à fourche ou un cabestan. Les deux engins étaient basés sur le même principe que le bourriquet, mais ils étaient munis de câbles et de poulies plus solides. Des chevaux ou des moteurs à vapeur étaient nécessaires pour actionner la machine. Toute la roche extraite de la mine était apportée à la surface de cette façon, mais dans certains cas, les mineurs montaient et descendaient eux mêmes par le puits de la mine en s’assoyant dans le godet!
  
De nombreux autres genres de machines ont été utilisés dans le domaine de l’extraction de l’or pour le déplacement du quartz aurifère jusqu’à l’endroit où il pouvait être traité, ainsi que pour le déplacement des déchets – toutes les autres roches – à l’extérieur des lieux des travaux.

Un bourriquet retenait un godet à un câble attaché à un vilebrequin, tout comme un seau dans un puits d’eau. Dans les puits peu profonds, on tournait la manivelle à la main, mais au fur et à mesure que les mines sont devenues plus profondes, les mineurs ont utilisé une tige à fourche ou un cabestan. Les deux engins étaient basés sur le même principe que le bourriquet, mais ils étaient munis de câbles et de poulies plus solides. Des chevaux ou des moteurs à vapeur étaient nécessaires pour actionner la machine. Toute la roche extraite de la mine était apportée à la surface de cette façon, mais dans certains cas, les mineurs montaient et descendaient eux mêmes par le puits de la mine en s’assoyant dans le godet!
  

© 2013, Musée des beaux arts de la Nouvelle-Écosse. Tous droits réservés.

Des Travailleurs utilisent un appareil de forage pour prélever des échantillons de terre et de roches.

Le forage pour prélever des échantillons et vérifier la présence d’or dans la couche de la subsurface est une étape importante dans la recherche de gîtes d’or exploitables.

Ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle Écosse
21e siècle
Nouvelle-Écosse, CANADA
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Les mines d’or de la Nouvelle Écosse – À quelle profondeur s’enfoncent elles?
Aucun des gisements d’or de la Nouvelle Écosse n’est considéré comme « épuisé » selon les normes de l’industrie minière. Les activités d’extraction d’or passées de la province se sont limitées aux filons proches de la surface. Les galeries ne sont allées au dessous de 200 mètres, une profondeur considérée comme peu importante dans l’extraction minière moderne, que dans quelques mines. Les galeries de mine d’or les plus profondes ont atteint 305 mètres à Caribou, dans le comté d’Halifax, et dans les mines Brookfield, dans le comté de Queens. Cela s’explique principalement par le fait que les techniques minières à l’époque bénie de l’extraction en Nouvelle Écosse, de la fin des années 1800 au début des années 1900, n’étaient pas suffisamment au point pour permettre une extraction économique plus profonde.

Les mines d’or de la Nouvelle Écosse – Peuvent elles être plus profondes?
Les filons de Pour en lire plus
Les mines d’or de la Nouvelle Écosse – À quelle profondeur s’enfoncent elles?
Aucun des gisements d’or de la Nouvelle Écosse n’est considéré comme « épuisé » selon les normes de l’industrie minière. Les activités d’extraction d’or passées de la province se sont limitées aux filons proches de la surface. Les galeries ne sont allées au dessous de 200 mètres, une profondeur considérée comme peu importante dans l’extraction minière moderne, que dans quelques mines. Les galeries de mine d’or les plus profondes ont atteint 305 mètres à Caribou, dans le comté d’Halifax, et dans les mines Brookfield, dans le comté de Queens. Cela s’explique principalement par le fait que les techniques minières à l’époque bénie de l’extraction en Nouvelle Écosse, de la fin des années 1800 au début des années 1900, n’étaient pas suffisamment au point pour permettre une extraction économique plus profonde.

Les mines d’or de la Nouvelle Écosse – Peuvent elles être plus profondes?
Les filons de quartz aurifère des gîtes de la Nouvelle Écosse s’étendent beaucoup plus profondément que les profondeurs ayant fait l’objet d’extraction. Dès 1903, l’éminent géologue de la Commission géologique du Canada E. R. Faribault a reconnu la très étroite similarité des gîtes d’or primaire de la Nouvelle Écosse avec ceux des champs aurifères de Ballarat-Bendigo en Australie, qui ont fait l’objet d’extraction à des profondeurs dépassant 1 200 mètres.  Il est reconnu que les gîtes de la Nouvelle Écosse s’étendent à des profondeurs similaires et recèlent collectivement autant d’or.

Les mines d’or de la Nouvelle Écosse – Que se passe t il maintenant?
La valeur de l’or a grimpé à des sommets historiques ces dernières années – entre 1 600 et 1 700 $ l’once troy; on prévoit qu’elle demeurera à ces niveaux ou qu’elle continuera à grimper dans l’avenir prévisible. Cette situation a créé une ruée mondiale vers la découverte d’autres gisements et la Nouvelle Écosse hérite de sa part de l’activité. À l’heure actuelle, plusieurs sociétés minières explorent activement nos gîtes d’or. Deux gisements, Moose River et Dufferin Mines, ont franchi le processus d’approbation des évaluations environnementales de la province et le démarrage d’activités minières est proche. Plusieurs autres gîtes font l’objet d’exploration avancée et on a déjà trouvé des réserves d’or exploitables. Les prospecteurs de la province sont par ailleurs très actifs; beaucoup ont effectué des découvertes qu’ils ont cédées en vertu d’options à des sociétés d’exploration. La Nouvelle Écosse pourrait très bien se diriger vers sa prochaine ruée vers l’or.
  

© 2013, Art Gallery of Nova Scotia. Tous droits réservés.

L’or est, en raison de ses propriétés uniques, utilisé à différentes fins techniques. Il est facile de travailler avec l’or; il résiste à la corrosion; et c’est un excellent conducteur d’électricité. On l’utilise dans les convertisseurs catalytiques des voitures et des camions pour réduire les émissions dangereuses dans les gaz d’échappement des moteurs; on l’emploie dans les micropuces des cellulaires et des ordinateurs ainsi que dans les connexions des circuits électroniques; dans les pare brise d’aéronefs et le matériel des vaisseaux spatiaux parce qu’il reflète la chaleur et le rayonnement infrarouge; dans les produits d’obturation dentaire et les couronnes des dents; dans les implants de l’oreille interne; pour déterminer la grossesse; et pour traiter le cancer de la prostate, l’arthrite ou la paralysie faciale, ainsi que pour toute une série d’autres maladies et de problèmes médicaux. L’or se trouve à la fine pointe de nombreuses applications de nanotechnologie. On utilise de plus en plus des nanoparticules d’or comme catalyseurs pour acheminer des médicaments à des cellules ou des empl Pour en lire plus
L’or est, en raison de ses propriétés uniques, utilisé à différentes fins techniques. Il est facile de travailler avec l’or; il résiste à la corrosion; et c’est un excellent conducteur d’électricité. On l’utilise dans les convertisseurs catalytiques des voitures et des camions pour réduire les émissions dangereuses dans les gaz d’échappement des moteurs; on l’emploie dans les micropuces des cellulaires et des ordinateurs ainsi que dans les connexions des circuits électroniques; dans les pare brise d’aéronefs et le matériel des vaisseaux spatiaux parce qu’il reflète la chaleur et le rayonnement infrarouge; dans les produits d’obturation dentaire et les couronnes des dents; dans les implants de l’oreille interne; pour déterminer la grossesse; et pour traiter le cancer de la prostate, l’arthrite ou la paralysie faciale, ainsi que pour toute une série d’autres maladies et de problèmes médicaux. L’or se trouve à la fine pointe de nombreuses applications de nanotechnologie. On utilise de plus en plus des nanoparticules d’or comme catalyseurs pour acheminer des médicaments à des cellules ou des emplacements particuliers de l’organisme ou pour cibler des cancers.
  

© 2013, Musée des beaux arts de la Nouvelle-Écosse. Tous droits réservés.

1. Imaginez que vous vivez en 1885 et que vous venez tout juste d’entendre parler de la découverte de nouveaux et très riches gisements d’or en Nouvelle Écosse. Vous décidez de vous y rendre et de tenter votre chance. Dressez une liste des outils, des machines et des fournitures dont vous devez vous munir pour votre expédition. Expliquez vos choix.

2. Dressez une liste de dix utilisations modernes de l’or que vous ne connaissiez pas auparavant. Choisissez en une et rédigez une courte rédaction sur la façon dont les propriétés uniques de l’or sont essentielles à ces fins particulières.

3. Étudiez des aspects de l’extraction minière qui rendent celle ci difficile et dangereuse. Imaginez une nouvelle machine ou un nouveau développement technique qui faciliterait et rendrait plus sécuritaire l’extraction de l’or. De quelle façon la machine ou l’outil fonctionnerait il?
  
1. Imaginez que vous vivez en 1885 et que vous venez tout juste d’entendre parler de la découverte de nouveaux et très riches gisements d’or en Nouvelle Écosse. Vous décidez de vous y rendre et de tenter votre chance. Dressez une liste des outils, des machines et des fournitures dont vous devez vous munir pour votre expédition. Expliquez vos choix.

2. Dressez une liste de dix utilisations modernes de l’or que vous ne connaissiez pas auparavant. Choisissez en une et rédigez une courte rédaction sur la façon dont les propriétés uniques de l’or sont essentielles à ces fins particulières.

3. Étudiez des aspects de l’extraction minière qui rendent celle ci difficile et dangereuse. Imaginez une nouvelle machine ou un nouveau développement technique qui faciliterait et rendrait plus sécuritaire l’extraction de l’or. De quelle façon la machine ou l’outil fonctionnerait il?
  

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Objectifs d'apprentissage

1. Faire preuve d’une compréhension du passé et de son incidence sur le présent et le futur.
    (Sciences humaines, 7e à la 12e année)

2. Faire preuve d’une compréhension de l’interdépendance entre les personnes, la société et l’environnement, et de ses répercussions sur un avenir durable.
    (Sciences humaines, 7e à la 12e année)

3. Faire preuve d’une compréhension de la nature et des liens entre les sciences et la technologie, ainsi que des contextes sociaux et environnementaux.
    (Sciences, 7e à la 12e année)

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