Colonie de phragmite commun à l'automne

Le phragmite commun a été introduit au Québec vers l'année 1916. Cette plante exotique a rapidement envahi les milieux humides en formant des colonies sur de vastes étendues. Cette occupation du territoire par le phragmite menace la survie des autres plantes ce qui entraîne une réduction du nombre et de la diversité des espèces animales vivant dans ces habitats.

Philippe Manning
2012 11 20
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Au lac Saint-Pierre, on retrouve près de 80 espèces de poissons. Les principales espèces de poissons recherchées par les nombreux pêcheurs sont le doré, l’achigan, le brochet et la perchaude. Par contre, depuis 2012, il est interdit de pêcher la perchaude au lac Saint-Pierre, et ce, pour une durée de cinq ans. On a dû adopter cette mesure sévère pour empêcher que cette espèce de poisson ne disparaisse. On espère que la population va augmenter d’ici cinq ans, mais il faudra par contre améliorer la qualité de l’eau qui s’est fortement dégradée ces dernières années. La baisse du niveau de l’eau, le réchauffement climatique, les pratiques agricoles utilisant beaucoup de fertilisants, les apports de sédiments provenant de l’érosion des berges dénudées, les usines d’épuration d’eau désuètes, l’introduction d’espèces exotiques envahissantes utilisant les mêmes ressources semblent être autant de facteurs ayant contribué à la baisse inquiétante de la population de perchaudes au lac Saint-Pierre.

Autrefois abondante dans la région du lac Saint-Pierre, la perchaude a connu une baisse de population dramatique probablement Pour en lire plus
Au lac Saint-Pierre, on retrouve près de 80 espèces de poissons. Les principales espèces de poissons recherchées par les nombreux pêcheurs sont le doré, l’achigan, le brochet et la perchaude. Par contre, depuis 2012, il est interdit de pêcher la perchaude au lac Saint-Pierre, et ce, pour une durée de cinq ans. On a dû adopter cette mesure sévère pour empêcher que cette espèce de poisson ne disparaisse. On espère que la population va augmenter d’ici cinq ans, mais il faudra par contre améliorer la qualité de l’eau qui s’est fortement dégradée ces dernières années. La baisse du niveau de l’eau, le réchauffement climatique, les pratiques agricoles utilisant beaucoup de fertilisants, les apports de sédiments provenant de l’érosion des berges dénudées, les usines d’épuration d’eau désuètes, l’introduction d’espèces exotiques envahissantes utilisant les mêmes ressources semblent être autant de facteurs ayant contribué à la baisse inquiétante de la population de perchaudes au lac Saint-Pierre.

Autrefois abondante dans la région du lac Saint-Pierre, la perchaude a connu une baisse de population dramatique probablement à cause de multiples facteurs tels que la dégradation de l’habitat et l’introduction du gobie à taches noires, une espèce exotique envahissante utilisant la même nourriture que les jeunes perchaudes. Cette espèce de poisson provient de la mer Noire. Elle a fait son entrée au lac Saint-Pierre en étant transportée par les eaux de ballast des navires transocéaniques. Afin d’assurer la pérennité de la perchaude au lac Saint-Pierre, on a dû, en 2012, se résoudre à interdire la pêche à la perchaude pendant cinq ans dans l’archipel, le lac et ses principaux tributaires. Il faudra cependant apporter des changements importants dans la pratique de différentes activités dans les secteurs agricole et industriel pour améliorer la qualité de l’eau afin que le stock de perchaudes atteigne le même niveau d’abondance qu’autrefois au lac Saint-Pierre.

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Bouée blanche et jaune indiquant la limite de vitesse dans le chenal de l'Île du Moine

Dans les chenaux plus étroits, des bouées indiquent clairement aux plaisanciers de réduire la vitesse de leur embarcation pour diminuer les vagues qui occasionnent l'érosion des berges.

Francine Ouellet
2012 08 04
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Une femme et un homme se déplaçant en motomarine sur un chenal.

Pour protéger les berges des îles, on ralentit les bateaux car les grosses vagues arrachent le sol et l'entraînent avec le courant vers l'aval. Le retrait des berges en amont semble faire reculer les îles. L'érosion est causée par le mouvement des glaces et le courant, mais elle est accentuée par les activités humaines : la navigation et le déboisement. Les arbustes, les arbres et les plantes aquatiques retiennent la terre et réduisent l'impact des vagues sur les rives.

Mario Cloutier
2012 08 04
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Berge ayant subi l'érosion en bordure d'un chenal.

En navigant dans les chenaux plus étroits, on constate un peu partout l'érosion marquée des berges. La nécessité de naviguer plus lentement s'y fait encore davantage sentir.

Mario Cloutier
2012 08 04
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Deux bateaux de plaisance créant de fortes vagues.

Durant les fins de semaine des mois de juillet et août, un nombre impressionnant d'embarcations circulent sur le fleuve Saint-Laurent et dans les chenaux de l'archipel du lac Saint-Pierre. Cette affluence contribue à fragiliser les berges.

Mario Cloutier
2012 08 04
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Navire commercial de taille imposante croisant un bateau de plaisance sur le fleuve Saint-Laurent.

Les zones les plus touchées par l'érosion sont les berges des îles bordant le chenal de navigation. C'est pour cette raison qu'en 2000 les pilotes du Saint-Laurent se sont imposé une mesure volontaire de ralentissement dans les tronçons sensibles du fleuve.

Mario Cloutier
2012 08 04
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Affiche indiquant un danger d'explosion près du Chenal Landroche.

Jusqu'en 2000, la Défense nationale a utilisé le lac Saint-Pierre comme champ de tir. Des obus se trouvent ainsi dans les sédiments au sud du chenal de navigation empêchant l'accès en toute sécurité à cette section du lac. Des spécialistes travaillent en ce moment au retrait de ces obus pour éviter que des accidents graves dus aux explosions ne surviennent.

Philippe Manning
2012 08 27
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Champ de soya près de la rivière Yamaska

Plusieurs rivières, dont la Yamaska, subissent une forte pression agricole. En effet, une quantité importante de sédiments chargés de pesticides et d'engrais, provenant des vastes champs de maïs et de soya, se retrouvent dans les affluents du lac Saint-Pierre. Dans un avenir rapproché, il sera essentiel d'adopter des changements majeurs dans la pratique de l'agriculture afin d'améliorer la qualité de l'eau de ces rivières pour éviter que le lac Saint-Pierre se remplisse et disparaisse.

Philippe Manning
2012 09 14
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Objectifs d'apprentissage

Objectifs pédagogiques

  1. Évaluer les conséquences des actions humaines sur son milieu.
  2. Être capable de proposer des pratiques dans une perspective de développement durable.

Liens pédagogiques


Ils seront établis entre le contenu de l’exposition virtuelle L’humain au coeur du lac Saint-Pierre et les différents contenus des programmes de formation : l’utilisation responsable des ressources pour un partage équitable des richesses; la reconnaissance de l’interdépendance entre l’environnement et l’activité humaine; vivre ensemble et la citoyenneté; les connaissances liées à l’organisation d’une société sur son territoire.

Résultats pédagogiques

Chaque équipe sera en mesure d’identifier un minimum de deux conséquences de la pratique d’un type d’activité humaine sur l’environnement.
La mise en commun, en classe, permettra de dresser un portrait global de ce qui se passe sur le territoire pour l’ensemble des activités.
Proposer collectivement la façon de pratiquer les activités en respectant l’environnement.

Mesures prises pour créer le plan de cours à partir de la collection d’objets d’apprentissage

Les élèves notent en équipe les informations recueillies en consultant les sections traitant de la pratique de différentes activités sur le territoire.

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