Extrait du poème « Patrie intime » de Nérée Beauchemin (1928)

« Mon rêve n’a jamais quitté
Le cloître obscur de la demeure
Où, dans le devoir, j’ai goûté
Toute la paix intérieure.
Et mon amour le plus pieux,
Et ma fête la plus fleurie,
Est d’avoir toujours sous les yeux
Le visage de ma patrie. »
Extrait du poème « Patrie intime » de Nérée Beauchemin (1928)

« Mon rêve n’a jamais quitté
Le cloître obscur de la demeure
Où, dans le devoir, j’ai goûté
Toute la paix intérieure.
Et mon amour le plus pieux,
Et ma fête la plus fleurie,
Est d’avoir toujours sous les yeux
Le visage de ma patrie.
»

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Maison en briques rouges où a vécu l'écrivain Nérée Beauchemin.

Nérée Beauchemin a habité cette maison à Yamachiche de 1878 jusqu'à sa mort en 1931 à l'âge de 81 ans. Il y pratiqua la médecine tout en écrivant de la poésie. Il publia deux recueils : « Les floraisons matutinales » en 1897 et « Patrie intime » en 1928.

Philippe Manning
2012 11 22
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« À tout moment les hommes, la pipe au bec et le nez méprisant, se rendaient sur la grève prendre l’erre de vent : cette paix assoupie entre les chaumes roux… ce ciel azur et blanc sans menace de pluie… ce souffle irrespirable à force de douceur, ne leur disaient rien de bon. Mais les belles journées tiraient au reste. Déjà les rats d’eau bâtissaient leur ouache. En effet, çà et là, des buttes de joncs émergeaient de la rivière. »
« À tout moment les hommes, la pipe au bec et le nez méprisant, se rendaient sur la grève prendre l’erre de vent : cette paix assoupie entre les chaumes roux… ce ciel azur et blanc sans menace de pluie… ce souffle irrespirable à force de douceur, ne leur disaient rien de bon. Mais les belles journées tiraient au reste. Déjà les rats d’eau bâtissaient leur ouache. En effet, çà et là, des buttes de joncs émergeaient de la rivière. »

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Deux rats musqués sur un arbre dans la Baie de Lavallière

Deux rats musqués, communément nommés rats d'eau, se réfugiant sur un arbre lors de la période d'inondation printanière dans la Baie de Lavallière.

Philippe Manning
2008 05 09
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« Pas très loin de la maison, de l’autre bord de la rue Saint-Laurent, qui était aussi la route nationale et le Chemin du Roi, se dressait une église aussi vaste qu’une cathédrale, orgueil de la ville et de la paroisse. »
« Pas très loin de la maison, de l’autre bord de la rue Saint-Laurent, qui était aussi la route nationale et le Chemin du Roi, se dressait une église aussi vaste qu’une cathédrale, orgueil de la ville et de la paroisse. »

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Maison en briques rouges où l'écrivain Jacques Ferron a vécu son enfance.

C'est dans cette charmante demeure de Louiseville que le célèbre écrivain, médecin et politicien Jacques Ferron a passé son enfance. Il est reconnu pour ses écrits fantaisistes et poétiques. Son humour caustique, son originalité, son sens de la dérision ainsi que son goût du spectacle médiatique ont pris toute leur ampleur lors de la formation du Parti Rhinocéros. Il vécut de 1921 à 1985.

Philippe Manning
2012 09 21
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Église Saint-Antoine-de-Padoue sur le Chemin du Roy à Louiseville

L'église Saint-Antoine-de-Padoue est située non loin de la maison où l'écrivain Jacques Ferron a vécu son enfance à Louiseville.

Philippe Manning
2012 09 21
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« On chauffait les deux poêles, l’un au bois, l’autre au charbon, et j’avais beaucoup de mal à m’endormir parce que je m’imaginais que, pendant mon sommeil, le chalet pourrait se mettre à naviguer et qu’on se réveillerait le lendemain matin au milieu du lac Saint-Pierre, le chalet remorquant le bateau. »
« On chauffait les deux poêles, l’un au bois, l’autre au charbon, et j’avais beaucoup de mal à m’endormir parce que je m’imaginais que, pendant mon sommeil, le chalet pourrait se mettre à naviguer et qu’on se réveillerait le lendemain matin au milieu du lac Saint-Pierre, le chalet remorquant le bateau. »

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« Deux hommes en sont sortis. Ils sont allés à une des barques camouflées par des branchages, stationnées le long du chenal. Les gens d’ici disent « chenail », mais je n’ai pas trouvé le mot dans mon dictionnaire. De toute façon, le chenal ressemble plus ou moins à la définition du dictionnaire; c’est tout simplement un bras du fleuve Saint-Laurent, qui se sépare en plusieurs pour former les îles de Sorel. »
« Deux hommes en sont sortis. Ils sont allés à une des barques camouflées par des branchages, stationnées le long du chenal. Les gens d’ici disent « chenail », mais je n’ai pas trouvé le mot dans mon dictionnaire. De toute façon, le chenal ressemble plus ou moins à la définition du dictionnaire; c’est tout simplement un bras du fleuve Saint-Laurent, qui se sépare en plusieurs pour former les îles de Sorel. »

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Un chenal étroit dans l'archipel du lac Saint-Pierre

Ce chenal étroit se faufile entre les îles de l’archipel du lac Saint-Pierre. Ses rives sont garnies de plantes aquatiques. Au loin, on aperçoit un boisé composé de peupliers, d’érables et de saules.

Mario Cloutier
2012 08 04
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« Le Survenant » de Germaine Guèvremont, 1945

« Maintenant tout était si calme que la plaine semblait s’abandonner à la résignation, puis à la sérénité. Le chenal, sans les rouches desséchées, tapies entre terre et eau, paraissait élargi. À un bout de la commune, les derniers moutons, assemblés en rond, se serraient nez contre nez, épaule contre épaule, solidaires et silencieux, et forts. Dès le lendemain, il faudrait les traverser en chaland du pacage à la bergerie. »
« Le Survenant » de Germaine Guèvremont, 1945

« Maintenant tout était si calme que la plaine semblait s’abandonner à la résignation, puis à la sérénité. Le chenal, sans les rouches desséchées, tapies entre terre et eau, paraissait élargi. À un bout de la commune, les derniers moutons, assemblés en rond, se serraient nez contre nez, épaule contre épaule, solidaires et silencieux, et forts. Dès le lendemain, il faudrait les traverser en chaland du pacage à la bergerie. »

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Bac servant à traverser les animaux au pâturage de l'Île du Moine.

Les animaux sont traversés sur l'Île du Moine sur un bac au printemps. Les éleveurs viennent rechercher leurs bêtes à l'automne.

Philippe Manning
2008 10 24
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« Le Survenant » de Germaine Guèvremont, 1945

« Puis la fumée d’un premier paquebot empanacha les touffes de saules de l’Île des Barques. Comme impuissante à s’élever plus qu’à hauteur d’arbre, elle traîna longtemps à la tête des aulnages avant d’aller mourir parmi les vieux joncs. »
« Le Survenant » de Germaine Guèvremont, 1945

« Puis la fumée d’un premier paquebot empanacha les touffes de saules de l’Île des Barques. Comme impuissante à s’élever plus qu’à hauteur d’arbre, elle traîna longtemps à la tête des aulnages avant d’aller mourir parmi les vieux joncs. »

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Navire commercial se déplaçant dans le chenal de navigation du fleuve Saint-Laurent.

Environ 5 000 navires commerciaux de tous genres passent chaque année dans le chenal de navigation du Saint-Laurent.

Mario Cloutier
2012 08 04
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Navire commercial sur le fleuve Saint-Laurent

Un navire commercial apparaît au loin sur le fleuve Saint-Laurent.

Francine Ouellet
2012 08 04
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« Vingt ans plus tôt, les amateurs de nautisme se procuraient encore à bon compte, aux chantiers navals de Sorel, des chaloupes de sauvetage de cargos désarmés. D’habiles bricoleurs les transformaient en petits palais flottants, cabine de bois peinte en blanc, deux hublots de chaque côté comme des yeux naïfs et deux châssis sur la cabine pour former le pare-brise. »
« Vingt ans plus tôt, les amateurs de nautisme se procuraient encore à bon compte, aux chantiers navals de Sorel, des chaloupes de sauvetage de cargos désarmés. D’habiles bricoleurs les transformaient en petits palais flottants, cabine de bois peinte en blanc, deux hublots de chaque côté comme des yeux naïfs et deux châssis sur la cabine pour former le pare-brise. »

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Chaloupe bleue et blanche accostée au quai d'une île de l'archipel du lac Saint-Pierre

Cette chaloupe est accostée au quai non loin d'un chalet situé sur une île de l'archipel du lac Saint-Pierre.

Mario Cloutier
2012 08 04
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« Pour assurer sa conquête, mon père avait emmené ma mère dans les îles de Sorel. À l’époque, c’était encore un jardin sauvage peuplé de saules et arrosé par d’innombrables canaux. Un précieux vestige des premiers âges de la Terre. Nos ambitions de constructeurs ne déparaient pas encore trop les aménagements initiaux, des quelques habitations dispersées, des pontons où l’on amarrait de grosses chaloupes vertes, des Verchères, un phare solitaire à l’extrémité ouest de la Commune, des chevaux, des vaches et des moutons paissant sur cette île basse. »
« Pour assurer sa conquête, mon père avait emmené ma mère dans les îles de Sorel. À l’époque, c’était encore un jardin sauvage peuplé de saules et arrosé par d’innombrables canaux. Un précieux vestige des premiers âges de la Terre. Nos ambitions de constructeurs ne déparaient pas encore trop les aménagements initiaux, des quelques habitations dispersées, des pontons où l’on amarrait de grosses chaloupes vertes, des Verchères, un phare solitaire à l’extrémité ouest de la Commune, des chevaux, des vaches et des moutons paissant sur cette île basse. »

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« En pleine terre » de Germaine Guèvremont (1938)

« Au Chenal du Moine, on considère une sinécure la charge de gardien de phare : être fourni d’essence, de bois, outre le traitement et logement, la moitié de l’année. Mais cette fois, le « fanot » avait échu à un étranger, « un gros casque de Maska », disaient par dérision les gens du pays. »
« En pleine terre » de Germaine Guèvremont (1938)

« Au Chenal du Moine, on considère une sinécure la charge de gardien de phare : être fourni d’essence, de bois, outre le traitement et logement, la moitié de l’année. Mais cette fois, le « fanot » avait échu à un étranger, « un gros casque de Maska », disaient par dérision les gens du pays. »

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Phare situé à la pointe amont de l'Île du Moine

Ce magnifique phare, datant de 1906, occupe la pointe amont de l'Île du Moine. À l'origine, on retrouvait deux phares utilisés comme feux de direction avant et arrière. Durant les années 1950, le feu de direction arrière a été détruit par un incendie. On l'a remplacé par une tour à claire-voie en acier. Aujourd'hui, le phare et la tour servent de feux d'alignement aidant les pilotes à maintenir le cap de leur navire dans le chenal de navigation.

Francine Ouellet
2012 08 04
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« En pleine terre » de Germaine Guèvremont, 1938

« Par précaution, chaque chasseur avait planté la branche de saule qui signait la prise de possession de la mare où il installerait son affût. »
« En pleine terre » de Germaine Guèvremont, 1938

« Par précaution, chaque chasseur avait planté la branche de saule qui signait la prise de possession de la mare où il installerait son affût. »

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Piquet installé pour indiquer l'emplacement d'un chasseur dans un marais envahi par la brume.

Pour indiquer l'endroit où ils comptent chasser, les chasseurs peuvent installer une « marque ». Cette dernière doit comprendre l'année et le nom.

Philippe Manning
2008 06 04
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« Ses yeux s’allumèrent de plaisir :

- Je chasse là des fois. Plus loin encore, t’aperçois les Îles de la Girodeau, avec l’Île à la Cavale parmi. Là, on se met à l’abri, tard, l’automne, quand les gros vents nous poignent pendant qu’on chasse ou ben donc qu’on pêche sur les battures. La mer qui se lève sur le lac, dans les tempêtes, c’est pas disable. Ça fait peur ! »
« Ses yeux s’allumèrent de plaisir :

- Je chasse là des fois. Plus loin encore, t’aperçois les Îles de la Girodeau, avec l’Île à la Cavale parmi. Là, on se met à l’abri, tard, l’automne, quand les gros vents nous poignent pendant qu’on chasse ou ben donc qu’on pêche sur les battures. La mer qui se lève sur le lac, dans les tempêtes, c’est pas disable. Ça fait peur !
»

© 2013, Biophare. Tous droits réservés.

L'écrivaine Germaine Guèvremont tenant dans ses mains des canards.

L'écrivaine Germaine Guèvremont de retour de la chasse aux canards

Inconnu
Jeanne Éthier et François Gélinas
vers 1943
Photographie en noir et blanc
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« Jean Rivard, le défricheur » d’Antoine Gérin-Lajoie, 1862

« Ce lac était fort poissonneux. On y pêchait une espèce de truite fort ressemblante à la truite saumonée, et d’autres poissons moins recherchés, comme l’anguille, la carpe, la perche chaude, la barbue, la barbotte, etc. Il était de plus fréquenté par une multitude de canards noirs qu’on voyait se promener ça et là, par des poules d’eau, des sarcelles et autres oiseaux de diverses sortes. »
« Jean Rivard, le défricheur » d’Antoine Gérin-Lajoie, 1862

« Ce lac était fort poissonneux. On y pêchait une espèce de truite fort ressemblante à la truite saumonée, et d’autres poissons moins recherchés, comme l’anguille, la carpe, la perche chaude, la barbue, la barbotte, etc. Il était de plus fréquenté par une multitude de canards noirs qu’on voyait se promener ça et là, par des poules d’eau, des sarcelles et autres oiseaux de diverses sortes. »

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Deux pêcheurs dans leur embarcation sur le lac Saint-Pierre

On voit deux pêcheurs dans leur embarcation sur le lac Saint-Pierre. Au loin, un navire commercial vogue dans le chenal de navigation qui traverse le lac Saint-Pierre.

Mario Cloutier
2012 08 04
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« Nos pêcheurs rapportaient souvent de quoi se nourrir le reste de la semaine. Pierre Gagnon, qui durant ses veillées d’hiver avait fabriqué une espèce de seine appelée varveau qu’il tenait tendue en permanence, ne la visitant que tous les deux ou trois jours, prit même une telle quantité de poissons qu’il put en saler et en faire un approvisionnement considérable pour le carême et les jours maigres. »
« Nos pêcheurs rapportaient souvent de quoi se nourrir le reste de la semaine. Pierre Gagnon, qui durant ses veillées d’hiver avait fabriqué une espèce de seine appelée varveau qu’il tenait tendue en permanence, ne la visitant que tous les deux ou trois jours, prit même une telle quantité de poissons qu’il put en saler et en faire un approvisionnement considérable pour le carême et les jours maigres. »

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Filet utilisé par les pêcheurs commerciaux.

Les pêcheurs commerciaux utilisent un filet, un verveux, que les gens nomment communément un « varveau ».

Philippe Manning
2005 08 26
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« En été on prenait deux ou trois dorés chaque soir, des dorés de trois livres et puis un brochet de temps en temps mais, ces poissons-là, ça coupe les lignes. Des perchaudes en quantité aussi. C’était le bon temps. »
« En été on prenait deux ou trois dorés chaque soir, des dorés de trois livres et puis un brochet de temps en temps mais, ces poissons-là, ça coupe les lignes. Des perchaudes en quantité aussi. C’était le bon temps. »

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Deux pêcheurs dans leur chaloupe sur un chenal de l'archipel du lac Saint-Pierre

Les chenaux de l'archipel constituent un lieu de prédilection pour les pêcheurs car les poissons s'y trouvent en abondance.

Philippe Manning
2004 06 04
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« C’est le plus pittoresque village que bien des gens aient jamais vu. On y voit des filets ronds tendus entre des perches et que les pêcheurs de l’endroit nomment « varvaux ». »
« C’est le plus pittoresque village que bien des gens aient jamais vu. On y voit des filets ronds tendus entre des perches et que les pêcheurs de l’endroit nomment « varvaux ». »

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Majestueux érables argentés à Notre-Dame-de-Pierreville

On observe de majestueux érables argentés dans le village de pêcheurs de Notre-Dame-de-Pierreville.

Philippe Manning
2012 09 14
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« Des brassées de perches, trois fois hautes comme un homme, étaient appuyées contre les arbres. Une épaisse fumée montait des fumoirs. Des chaloupes renversées montraient leur goudron de leur fond et, au bout des quais, des enfants tranchaient d’un geste vif la tête des barbottes qui leur grouillaient dans la main. »

« Il en avait remonté le cours tortueux jusqu’à Notre-Dame-de-Pierreville. Il y était arrivé au sommet de l’après-midi. Le village, vingt maisons, des fumoirs, des séchoirs et des hangars, était accroché aux berges glaiseuses du chenal. La petite route qui y menait n’avait pas tellement d’importance. Les quais étaient les trottoirs de ce village, les barques des pêcheurs, les voitures de ce pays-là. »
« Des brassées de perches, trois fois hautes comme un homme, étaient appuyées contre les arbres. Une épaisse fumée montait des fumoirs. Des chaloupes renversées montraient leur goudron de leur fond et, au bout des quais, des enfants tranchaient d’un geste vif la tête des barbottes qui leur grouillaient dans la main. »

« Il en avait remonté le cours tortueux jusqu’à Notre-Dame-de-Pierreville. Il y était arrivé au sommet de l’après-midi. Le village, vingt maisons, des fumoirs, des séchoirs et des hangars, était accroché aux berges glaiseuses du chenal. La petite route qui y menait n’avait pas tellement d’importance. Les quais étaient les trottoirs de ce village, les barques des pêcheurs, les voitures de ce pays-là. »

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Pêcheur commercial devant son fumoir à poissons

M. Desmarais, le pêcheur commercial, fume les filets d'esturgeon dans son fumoir à Notre-Dame-de-Pierreville.

Philippe Manning
2008 09 10
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


Deux chaloupes de pêcheurs commerciaux sur le Chenal Tardif

Vue sur le Chenal Tardif à partir de l'Île du Fort à Notre-Dame-de-Pierreville

Philippe Manning
2012 09 14
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« Les pins de Nicolet » de Louis-Honoré Fréchette (1861)

« Ô mes vieux pins touffus, dont le tronc centenaire
Se dresse, défiant le temps qui détruit tout,
Et, le front foudroyé d’un éclat de tonnerre,
Indomptable géant, reste toujours debout ! »
« Les pins de Nicolet » de Louis-Honoré Fréchette (1861)

« Ô mes vieux pins touffus, dont le tronc centenaire
Se dresse, défiant le temps qui détruit tout,
Et, le front foudroyé d’un éclat de tonnerre,
Indomptable géant, reste toujours debout !
»

© 2013, Biophare. Tous droits réservés.

Homme s'appuyant sur le tronc d'un immense pin.

Guillaume Lafond s'appuyant sur un pin centenaire du Boisé du Séminaire à Nicolet.

Philippe Manning
2012 08 27
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« Doucement balancé par la brise mourante,
Le lac aplanissait sa nappe transparente
Où déjà s’étendait les ailes de la nuit;
Les échos se taisaient au fond du bois sauvage,
Et sur le sable du rivage,
Le flot venait mourir sans bruit. »
« Doucement balancé par la brise mourante,
Le lac aplanissait sa nappe transparente
Où déjà s’étendait les ailes de la nuit;
Les échos se taisaient au fond du bois sauvage,
Et sur le sable du rivage,
Le flot venait mourir sans bruit.
»

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« Désormais, l’art m’attache au bord du fleuve abîme;
Je le voudrais chanter dans mes vers, mais en vain
Je tente d’exprimer ce qu’il a de divin
Et d’infernalement effrayant et sublime. »
« Désormais, l’art m’attache au bord du fleuve abîme;
Je le voudrais chanter dans mes vers, mais en vain
Je tente d’exprimer ce qu’il a de divin
Et d’infernalement effrayant et sublime.
»

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« Et le Fleuve, le vieux fleuve, le fleuve immense,
Dont les souffles n’ont pas cessé d’être vivants,
Magnifique de calme et d’orgueil, recommence
Sa marche vers l’aurore et les soleils levants. »
« Et le Fleuve, le vieux fleuve, le fleuve immense,
Dont les souffles n’ont pas cessé d’être vivants,
Magnifique de calme et d’orgueil, recommence
Sa marche vers l’aurore et les soleils levants.
»

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« Le Survenant » de Germaine Guèvremont (1945)

« À côté des saules pacifiques, insoucieux, de jeunes planes dardaient leurs branches agressives, comme autant de lances à l’assaut, tandis que les liards géants se reposaient, dans la patience et l’attente des choses. »
« Le Survenant » de Germaine Guèvremont (1945)

« À côté des saules pacifiques, insoucieux, de jeunes planes dardaient leurs branches agressives, comme autant de lances à l’assaut, tandis que les liards géants se reposaient, dans la patience et l’attente des choses. »

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Grands arbres sur une île de l'archipel du lac Saint-Pierre

Les saules, les érables argentés et les peupliers deltoïdes (liards) sont observés sur presque toutes les îles de l'archipel du lac Saint-Pierre.

Mario Cloutier
2012 09 22
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« Cette mer n’est qu’une représentation lunaire du lac Saint-Pierre, grande étendue d’eau sans profondeur dont le comté sort en douceur par des prairies basses et mouillées qui ne sont bonnes qu’à la couleuvre et à la grenouille-buffle, dont le grand foin cache le partage de la terre et des eaux. »
« Cette mer n’est qu’une représentation lunaire du lac Saint-Pierre, grande étendue d’eau sans profondeur dont le comté sort en douceur par des prairies basses et mouillées qui ne sont bonnes qu’à la couleuvre et à la grenouille-buffle, dont le grand foin cache le partage de la terre et des eaux. »

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Phare sur le fleuve Saint-Laurent devant le Parc écologique de l'Anse du Port à Nicolet

Phare, datant de 1907, sur le fleuve Saint-Laurent vu à partir du Parc écologique de l'Anse du Port à Nicolet.

Philippe Manning
2008 09 10
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« Entre Québec et Montréal
il y a des millions d’arbres
qui se tiennent debout
et Trois-Rivières
il y a peut-être ton village
et puis soudain voici le large
le lac Saint-Pierre
il faut le voir au petit jour
ou à la tombée de la nuit
c’est beau c’est effrayant. »
« Entre Québec et Montréal
il y a des millions d’arbres
qui se tiennent debout
et Trois-Rivières
il y a peut-être ton village
et puis soudain voici le large
le lac Saint-Pierre
il faut le voir au petit jour
ou à la tombée de la nuit
c’est beau c’est effrayant.
»

© 2013, Biophare. Tous droits réservés.

Une personne assise sur un banc face au fleuve Saint-Laurent à Trois-Rivières

Une personne assise sur un banc dans le Parc portuaire de Trois-Rivières regarde en direction du fleuve Saint-Laurent. Au loin, on voit les installations portuaires de Trois-Rivières ainsi que le pont Laviolette.

Philippe Manning
2012 11 22
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« On se rendait sur l’Île Plate, toujours la même, où mon père avait installé notre campement. C’était une île plate, comme son nom l’indiquait, où il ne poussait que des liards. »
« On se rendait sur l’Île Plate, toujours la même, où mon père avait installé notre campement. C’était une île plate, comme son nom l’indiquait, où il ne poussait que des liards. »

© 2013, Biophare. Tous droits réservés.

« Le couchant se surpassait ce soir-là. La petite ville de Sorel, qui est blottie à l’embouchure de la rivière Richelieu, avait des quais d’or. »
« Le couchant se surpassait ce soir-là. La petite ville de Sorel, qui est blottie à l’embouchure de la rivière Richelieu, avait des quais d’or. »

© 2013, Biophare. Tous droits réservés.

Vue sur le fleuve Saint-Laurent à partir du parc Regard-sur-le-Fleuve à Sorel-Tracy

Vue sur le fleuve Saint-Laurent et les installations portuaires de Sorel-Tracy à partir du parc Regard-sur-le-Fleuve.

Philippe Manning
2011 08 03
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« Le fleuve, qui coule paisiblement depuis Montréal jusqu’à Sorel, pressent à cet endroit qu’il va se répandre aux proportions d’une mer intérieure, le lac Saint-Pierre, et il jette une centaine d’îles dans son cours comme pour s’accrocher à la terre. »
« Le fleuve, qui coule paisiblement depuis Montréal jusqu’à Sorel, pressent à cet endroit qu’il va se répandre aux proportions d’une mer intérieure, le lac Saint-Pierre, et il jette une centaine d’îles dans son cours comme pour s’accrocher à la terre. »

© 2013, Biophare. Tous droits réservés.

« On ne s’imagine pas. Sur les cartes, le lac Saint-Pierre n’est qu’un élargissement du fleuve Saint-Laurent, une étendue d’eau douce qui s’étale dans le parcours d’un des plus grands fleuves du continent nord-américain. Mais, c’est un évasement qui a des humeurs de mer intérieure, et les mers intérieures sont toujours les plus tumultueuses. Ça, on le sait seulement quand on y a navigué. »
« On ne s’imagine pas. Sur les cartes, le lac Saint-Pierre n’est qu’un élargissement du fleuve Saint-Laurent, une étendue d’eau douce qui s’étale dans le parcours d’un des plus grands fleuves du continent nord-américain. Mais, c’est un évasement qui a des humeurs de mer intérieure, et les mers intérieures sont toujours les plus tumultueuses. Ça, on le sait seulement quand on y a navigué. »

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Maison où l'écrivain Antoine Gérin-Lajoie a vécu son enfance à Yamachiche.

Le journaliste, avocat, fonctionnaire et écrivain Antoine Gérin-Lajoie naquit en 1824 dans cette maison qui se trouvait au milieu d'une terre à Yamachiche. Il entra au collège de Nicolet en 1837 où on remarqua son intelligence et la qualité de sa plume. La révolution de 1837 et l'exil imposé par la suite aux Patriotes lui inspirèrent les paroles d'une chanson qui deviendra par la suite extrêmement populaire.

Philippe Manning
2012 11 22
© 2013, Biophare. Tous droits réservés.


« Un Canadien errant
Banni de ses foyers,
Parcourait en pleurant
Des pays étrangers.
Un jour, triste et pensif,
Assis au bord des flots,
Au courant fugitif
Il adressa ces mots :
Si tu vois mon pays,
Mon pays malheureux,
Va dire à mes amis
Que je me souviens d’eux. »
« Un Canadien errant
Banni de ses foyers,
Parcourait en pleurant
Des pays étrangers.
Un jour, triste et pensif,
Assis au bord des flots,
Au courant fugitif
Il adressa ces mots :
Si tu vois mon pays,
Mon pays malheureux,
Va dire à mes amis
Que je me souviens d’eux.
»

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Objectifs d'apprentissage

Objectifs pédagogiques

  1. Découvrir comment certains écrivains ont été inspirés par la région du lac Saint-Pierre et par la façon de vivre de ses habitants.
  2. Comparer les styles d’écriture selon les époques.

Liens pédagogiques


Ils seront établis entre le contenu de l’exposition virtuelle L’humain au coeur du lac Saint-Pierre et les différents contenus des programmes de formation: la reconnaissance de l’interdépendance entre l’environnement et l’activité humaine; les connaissances liées à l’organisation d’une société sur son territoire; l’appréciation d’oeuvres littéraires.

Résultats pédagogiques


  1. Découvrir des textes écrits par des auteurs provenant de différentes époques et noter ce qui caractérise leurs styles.
  2. Identifier les sources d’inspiration de ces écrivains. Créer un court texte en s’inspirant d’un aspect du territoire.
Mesures prises pour créer le plan de cours à partir de la collection d’objets d’apprentissage

Les extraits de textes sont notés dans un cahier. Une photo montrant un aspect du territoire est choisie et imprimée. Un court texte inspiré par cette photo est écrit et ajouté dans le cahier sous cette photo. En classe, les jeunes partagent leurs choix d’images et leurs textes en échangeant sur ce qui les a inspirés.

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