Sa Majesté la reine signe la Loi constitutionnelle à Ottawa, en 1982

En 1982, Sa Majesté la Reine est venue à Ottawa pour signer la Loi constitutionnelle rapatriant du Royaume-Uni la constitution canadienne. De gauche à droite : Gerald Regan, ministre du Travail; Jean Chrétien, ministre de la Justice; le Très honorable Pierre E. Trudeau, premier ministre du Canada; André Ouellet, registraire général; Sa Majesté la Reine; Michael Pitfield, greffier du Conseil privé

Robert Cooper / Bibliothèque et Archives Canada

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Le Canada est devenu un pays indépendant en rapatriant (ramenant au pays) sa constitution du Royaume-Uni en 1982. Outre de nouvelles dispositions, la Loi constitutionnelle de 1982 comportait une Charte des droits et libertés déclarant que tous les citoyens canadiens jouissent des droits fondamentaux suivants :
liberté de pensée liberté d’expression  liberté de presse liberté de réunion pacifique liberté d’association
Bon nombre des principes sur lesquels repose la Charte figuraient déjà dans la Déclaration des droits, adoptée par le Parlement canadien en 1960. Cette déclaration ne constituait cependant qu’une loi, et ne faisait pas partie de la Constitution.

Malgré le rapatriement de la Constitution, certaines questions importantes demeurent en suspens. Pour les premiers peuples, les questions suivantes sont toutes des questions qui restent à régler : autonomie politique, renouveau culturel, négociations territoriales en cours et Pour en lire plus
Le Canada est devenu un pays indépendant en rapatriant (ramenant au pays) sa constitution du Royaume-Uni en 1982. Outre de nouvelles dispositions, la Loi constitutionnelle de 1982 comportait une Charte des droits et libertés déclarant que tous les citoyens canadiens jouissent des droits fondamentaux suivants :
  • liberté de pensée
  • liberté d’expression 
  • liberté de presse
  • liberté de réunion pacifique
  • liberté d’association
Bon nombre des principes sur lesquels repose la Charte figuraient déjà dans la Déclaration des droits, adoptée par le Parlement canadien en 1960. Cette déclaration ne constituait cependant qu’une loi, et ne faisait pas partie de la Constitution.

Malgré le rapatriement de la Constitution, certaines questions importantes demeurent en suspens. Pour les premiers peuples, les questions suivantes sont toutes des questions qui restent à régler : autonomie politique, renouveau culturel, négociations territoriales en cours et reconnaissance à titre de nations fondatrices du pays. La question de l’unité du Canada continue aussi de se poser.

Avant 1962, et ce depuis la Confédération, les politiques en matière d’immigration étaient de nature restrictive et avaient pour objet d’empêcher l’entrée au pays de certains groupes d’immigrants. Lorsque les restrictions fondées sur la race et l’ethnicité furent éliminées de la Loi sur l’immigration, des personnes originaires d’Afrique, d’Asie de l’Est, de l’Asie du Sud et d’Amérique latine ont commencé à trouver refuge au Canada et à s’y installer.

Au cours de l’ère Trudeau (1968-1984), des dizaines de milliers de personnes provenant de toutes les régions du monde ont adopté le Canada comme patrie. Le Canada a aussi commencé à jouer un rôle nouveau : constituer un modèle de pays multiculturel pour le reste du monde. En 1971, le gouvernement fédéral a élaboré une politique de multiculturalisme dans le cadre d’un système reconnaissant au pays deux langues officielles et assurant la promotion et la protection de la diversité de notre pays.
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© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.

Le soldat Patrick Cloutier et le guerrier Mohawk Brad «Freddy Krueger» Larocque se font face pendant la crise d'Oka, en 199

Le 1er septembre 1990. Le soldat Patrick Cloutier, sentinelle de périmètre « Van Doo » (Royal 22e Régiment) et le guerrier Mohawk Brad « Freddy Krueger » Larocque, étudiant en économie de l’Université de la Saskatchewan, se font face. La crise d’Oka est un différend relatif au territoire qui a opposé la nation mohawk (à la réserve mohawk de Kahnawake) et la Ville d’Oka, au Québec. L’affrontement a débuté le 11 mars 1990 pour prendre fin le 26 septembre 1990.

Photographie de Shaney Komulainen
Presse canadienne

© Presse canadienne. Tous droits réservés. Photographie de Shaney Komulainen


Récipient moche ayant la forme d’un homme jouant de la flûte.

Depuis les années 1970, des milliers d’immigrants provenant du Pérou ainsi que de toute l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud sont venus s’installer au Canada. Bon nombre d’entre eux sont issus de cultures indigènes (autochtones), dont certaines sont très anciennes. Cet objet date de 2 000 ans; il s’agit d’un récipient ayant la forme d’un homme jouant de la flûte, qui a été fabriqué par un artiste appartenant à la culture moche de la côte nord du Pérou. La culture moche s’est développée entre les années 100 et 800 et son nom vient de la vallée du fleuve Moche, où la culture est née. On associe cette culture à des artisans habiles et à des tombes somptueuses. La poterie moche s’inspirait souvent de la vie quotidienne qu’elle dépeignait. Comme d’autres cultures du Pérou antique, les instruments musicaux occupaient dans cette culture un rôle important lors des cérémonies rituelles ainsi que dans la vie de tous les jours. Les Moches jouaient de divers instruments de musique comme la flûte, la trompette faite de coquillages de conques, le hochet, la cloche et le tambour. Dans le Pérou moderne, la musique continue revêt encore beaucoup d’importance lors des cérémonies chamanistes. Ce récipient, qui faisait partie de la collection d’un diplomate britannique, a été acquis par le Musée en 1924.

Musée royal de l'Ontario

924.34.3
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La culture moche s’est développée entre les années 100 et 800. Cette civilisation a précédé celle des Incas. Bon nombre des descendants des Moches vivent toujours dans le nord du Pérou. Le peuple autochtone de cette région parle aujourd’hui le quechua, la langue indigène dans laquelle communiquent environ 9,5 millions de personnes en Équateur, au Pérou, en Bolivie, dans le nord du Chili et dans le nord-ouest de l’Argentine.

La poterie moche dépeignait des scènes de la vie quotidienne. Il est fort probable que ce récipient constitue le portrait d’une personne de la culture moche ayant réellement existé.

La statue ci-dessus nous montre qu’il s’agissait d’un musicien. Si vous la regardez attentivement, vous verrez que le personnage joue de la flûte. La musique servait de lien avec les morts. Un musicien pouvait être un type de chaman ou un maître de la médecine traditionnelle. Chez les Moches, la musique servait peut-être à communiquer avec les morts et à prot&eacut Pour en lire plus
La culture moche s’est développée entre les années 100 et 800. Cette civilisation a précédé celle des Incas. Bon nombre des descendants des Moches vivent toujours dans le nord du Pérou. Le peuple autochtone de cette région parle aujourd’hui le quechua, la langue indigène dans laquelle communiquent environ 9,5 millions de personnes en Équateur, au Pérou, en Bolivie, dans le nord du Chili et dans le nord-ouest de l’Argentine.

La poterie moche dépeignait des scènes de la vie quotidienne. Il est fort probable que ce récipient constitue le portrait d’une personne de la culture moche ayant réellement existé.

La statue ci-dessus nous montre qu’il s’agissait d’un musicien. Si vous la regardez attentivement, vous verrez que le personnage joue de la flûte. La musique servait de lien avec les morts. Un musicien pouvait être un type de chaman ou un maître de la médecine traditionnelle. Chez les Moches, la musique servait peut-être à communiquer avec les morts et à protéger les vivants. Les Moches considéraient la musique comme une langue – les idées étaient représentées par des sons, et non par des mots.

Certaines flûtes moches étaient fabriquées à partir d’ossements humains et un lien s’établissait donc entre les vivants et les morts à mesure que s’en dégageaient des sons. La musique continue de jouer un rôle important au Pérou. Les chamans modernes communiquent au moyen des divers sons produits par la flûte avec les esprits qui habiteraient cette région. Bon nombre des instruments et des techniques en usage à des époques reculées sont toujours utilisés de nos jours. Ce récipient moche représente un passé lointain riche, et une partie de cette histoire et de cette tradition a survécu.

Quant aux legs importants des Moches à l’humanité, mentionnons le fait qu’ils ont été les premiers à domestiquer la pomme de terre et le maïs, deux cultures qui permettent maintenant de nourrir des milliards d’êtres humains dans le monde entier.

Des milliers d’immigrants provenant du Pérou ainsi que de toute l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud se sont installés au Canada depuis les années 1970. Certains d’entre eux sont issus de diverses cultures indigènes. Le fait de comprendre l’histoire de ces nouveaux immigrants nous aide à apprécier la richesse culturelle et les traditions dont ils font profiter le Canada.
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Avant 1962, et ce depuis la Confédération, les politiques en matière d’immigration étaient de nature restrictive et avaient pour objet d’empêcher l’entrée au pays de certains groupes d’immigrants. Lorsque les restrictions fondées sur la race et l’ethnicité furent éliminées de la Loi sur l’immigration, des personnes originaires d’Afrique, d’Asie de l’Est, de l’Asie du Sud et d’Amérique latine ont commencé à trouver refuge au Canada et à s’y installer. La plupart des immigrants et des réfugiés venaient au Canada en suivant leurs rêves et leurs espoirs de prospérité.

Au cours de l’ère Trudeau (1968-1984), des dizaines de milliers de personnes provenant de toutes les régions du monde ont adopté le Canada comme patrie. Le Canada a aussi commencé à jouer un rôle nouveau : constituer un modèle de pays multiculturel pour le reste du monde. En 1971, le gouvernement fédéral a élaboré une politique de Pour en lire plus
Avant 1962, et ce depuis la Confédération, les politiques en matière d’immigration étaient de nature restrictive et avaient pour objet d’empêcher l’entrée au pays de certains groupes d’immigrants. Lorsque les restrictions fondées sur la race et l’ethnicité furent éliminées de la Loi sur l’immigration, des personnes originaires d’Afrique, d’Asie de l’Est, de l’Asie du Sud et d’Amérique latine ont commencé à trouver refuge au Canada et à s’y installer. La plupart des immigrants et des réfugiés venaient au Canada en suivant leurs rêves et leurs espoirs de prospérité.

Au cours de l’ère Trudeau (1968-1984), des dizaines de milliers de personnes provenant de toutes les régions du monde ont adopté le Canada comme patrie. Le Canada a aussi commencé à jouer un rôle nouveau : constituer un modèle de pays multiculturel pour le reste du monde. En 1971, le gouvernement fédéral a élaboré une politique de multiculturalisme dans le cadre d’un système reconnaissant au pays deux langues officielles et assurant la promotion et la protection de la diversité de notre pays.
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© 2006, Musée royal de l’Ontario. Tous droits réservés.

Ekkeko est le dieu andin de l’abondance et de la richesse.

Cette statue de plâtre peinte en couleurs vives et provenant de la Bolivie représente une divinité andine connue sous le nom d’Ekkeko, le dieu de l’abondance, de l’argent et de la bonne fortune. On continue de fabriquer et de vendre des statues semblables au Pérou. Comme le veut la coutume, Ekkeko est habillé de vêtements modernes avec un véritable bonnet en laine; il étend les bras, ouvre la bouche et arbore une moustache peinte. La légende veut qu’une personne qui pose sur Ekkeko, avant le 24 janvier, un objet miniature représentant ce qu’elle souhaite obtenir verra son souhait exaucé au cours de l’année qui suit. Comme on ne reprend jamais les objets miniatures placés sur la figurine, Ekkeko porte, au fil des ans, tous les espoirs et les rêves d’une personne. Comme vous le constatez, la bouche d’Ekkeko est ouverte pour qu’il puisse accepter l’offrande d’une cigarette allumée. On place la cigarette dans sa bouche après avoir posé sur lui les objets miniatures. La longueur de la cendre qui se forme quand Ekkeko fume l’offrande indique l’étendue de la bonne fortune qu’il accordera au cours de l’année à celui ou à celle qui fait appel à lui.

Musée royal de l'Ontario
Don de Helen Downie
vers 1968
Royal Ontario Museum 978.115.1.A, 978.115.1.B
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Ekkeko est le dieu andin de l’abondance et de la richesse

Cette statue de plâtre peinte en couleurs vives et provenant de la Bolivie représente une divinité andine connue sous le nom d’Ekkeko, le dieu de l’abondance, de l’argent et de la bonne fortune. On continue de fabriquer et de vendre des statues semblables au Pérou. Comme le veut la coutume, Ekkeko est habillé de vêtements modernes avec un véritable bonnet en laine; il étend les bras, ouvre la bouche et arbore une moustache peinte. La légende veut qu’une personne qui pose sur Ekkeko, avant le 24 janvier, un objet miniature représentant ce qu’elle souhaite obtenir verra son souhait exaucé au cours de l’année qui suit. Comme on ne reprend jamais les objets miniatures placés sur la figurine, Ekkeko porte, au fil des ans, tous les espoirs et les rêves d’une personne. Comme vous le constatez, la bouche d’Ekkeko est ouverte pour qu’il puisse accepter l’offrande d’une cigarette allumée. On place la cigarette dans sa bouche après avoir posé sur lui les objets miniatures. La longueur de la cendre qui se forme quand Ekkeko fume l’offrande indique l’étendue de la bonne fortune qu’il accordera au cours de l’année à celui ou à celle qui fait appel à lui.

Musée royal de l'Ontario
Don de Helen Downie
vers 1968
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La figurine d’Ekkeko date de l’Empire inca qui s’étendait sur un vaste territoire dans l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine et le Chili modernes. Le dieu Ekkeko appartient à la mythologie inca. L’Empire inca s’est constitué en 1190 et s’est maintenu jusqu’à peu de temps après l’arrivée de Colomb en 1492.

Ekkeko est le dieu andin de l’abondance et de la richesse. Il est aussi le dieu domestique de la bonne fortune et de la prospérité.

Les objets miniatures que nous voyons sur cet Ekkeko représentent des souhaits de biens matériels, chaque objet étant associé à une certaine forme de richesse matérielle : 
les petits sacs de nouilles et de produits secs représentent la nourriture; les billets de banque reproduits représentent la richesse pécuniaire; la voiture miniature représente le souhait d’une voiture réelle.
Chaque année, des gens de toute la Bolivie et d&rsqu Pour en lire plus
La figurine d’Ekkeko date de l’Empire inca qui s’étendait sur un vaste territoire dans l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine et le Chili modernes. Le dieu Ekkeko appartient à la mythologie inca. L’Empire inca s’est constitué en 1190 et s’est maintenu jusqu’à peu de temps après l’arrivée de Colomb en 1492.

Ekkeko est le dieu andin de l’abondance et de la richesse. Il est aussi le dieu domestique de la bonne fortune et de la prospérité.

Les objets miniatures que nous voyons sur cet Ekkeko représentent des souhaits de biens matériels, chaque objet étant associé à une certaine forme de richesse matérielle : 
  • les petits sacs de nouilles et de produits secs représentent la nourriture;
  • les billets de banque reproduits représentent la richesse pécuniaire;
  • la voiture miniature représente le souhait d’une voiture réelle.
Chaque année, des gens de toute la Bolivie et d’autres pays d’Amérique du Sud déposent sur les figurines d’Ekkeko des objets miniatures qui représentent des souhaits. La personne qui fait don à Ekkeko d’un objet ne le reprend jamais, car elle s’exposerait à de la malchance. Une statue bien utilisée sera couverte de désirs et d’objets miniatures qui représentent beaucoup d’espoirs. D’après une légende ancienne, la personne qui place un objet miniature sur Ekkeko verra son souhait exaucé au cours de l’année.

On trouve la figurine Ekkeko dans de nouveaux foyers de Canadiens provenant d’Amérique latine. Elle témoigne du visage changeant de l’immigration. Ce n’est que depuis peu que des résidents d’Amérique latine ont décidé de s’installer en si grand nombre au Canada. Ekkeko reflète aussi les souhaits, les désirs et les espoirs de presque tous les immigrants, à savoir le désir d’une vie meilleure.

L’immigration joue un rôle clé dans l’édification d’un pays. L’immigration a aussi une incidence importante sur la vie des immigrants et des réfugiés qui s’intègrent à la société canadienne. La figurine d’Ekkeko nous permet de constater que tous les gens, sans égard à leur lieu d’origine, partagent les mêmes espoirs et désirs, à savoir de pouvoir se nourrir et se loger, d’être en sécurité, de jouir de la prospérité, en un mot de mener une vie agréable.

La figurine d’Ekkeko date de l’époque préchrétienne et précoloniale. Elle continue cependant de revêtir un sens de nos jours, car nous rêvons tous d’un avenir meilleur.


Statistiques tirées du dernier recensement canadien :
  • Sur le nombre total d’immigrants accueillis au pays entre 1991 et 2001, 11 % provenaient d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud et des Antilles.
  • Un résident canadien sur six est né à l’extérieur du Canada (recensement de 2001). 
  • Le Canada compte des habitants appartenant à 200 groupes ethniques.
  • En 2001, 39 % de la population totale indiquait « Canadien » comme origine ethnique.
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« Ce passé est toujours, pour nous, un lieu où un certain nombre de choses restent en suspens. »
– Michael Ondaatje, écrivain

Il existe un nombre infini d’histoires et d’objets qui font partie intégrante de l’histoire du Canada. Nous n’avons pu examiner que quelques-uns des artéfacts et des cultures qui ont contribué à façonner ce pays. Il serait impossible dans l’espace dont nous disposons de donner un aperçu complet de l’histoire du Canada.

Nous avons essayé de faire revivre le passé à travers certains objets pour nous aider à mieux comprendre notre histoire collective. Marquée par la complexité, la diversité et la dualité, cette histoire est le fruit de l’interaction de multiples pays, immigrants et personnes cherchant un refuge.

Les Canadiens sont appelés à partager un pays avec des gens provenant du monde entier, ce qui constitue un d&eacut Pour en lire plus
« Ce passé est toujours, pour nous, un lieu où un certain nombre de choses restent en suspens. »
– Michael Ondaatje, écrivain

Il existe un nombre infini d’histoires et d’objets qui font partie intégrante de l’histoire du Canada. Nous n’avons pu examiner que quelques-uns des artéfacts et des cultures qui ont contribué à façonner ce pays. Il serait impossible dans l’espace dont nous disposons de donner un aperçu complet de l’histoire du Canada.

Nous avons essayé de faire revivre le passé à travers certains objets pour nous aider à mieux comprendre notre histoire collective. Marquée par la complexité, la diversité et la dualité, cette histoire est le fruit de l’interaction de multiples pays, immigrants et personnes cherchant un refuge.

Les Canadiens sont appelés à partager un pays avec des gens provenant du monde entier, ce qui constitue un défi énorme. C’est d’ailleurs le fondement d’une société multiculturelle dans le contexte de la mondialisation.

Comprendre la façon dont le Canada a été façonné, et continue de l’être, par l’interaction de tant de peuples et de cultures est un des moyens nous permettant de relever ce défi. L’avenir de notre pays dépend de cette réalisation.
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Rinaldo Walcott décrit comment le Canada, en tant que pays, a une histoire douloureuse et un avenir prometteur.

Rinaldo Walcott est professeur associé à la faculté de sociologie et d'études sur l'équité en éducation de l'Institut d'études pédagogiques de l'Ontario. Ses domaines de spécialisation sont les études culturelles et la théorie culturelle; la théorie homosexuelle et des sexes et les études transnationales et des diasporas. Il occupe à l'heure actuelle la chaire canadienne en recherche sur la justice sociale et en études culturelles. Il parle du Canada en tant que projet intéressant.

« Quand on pense au concept de nation, on doit penser à au moins deux choses. Premièrement, la plupart des nations, même si on fabrique de belles histoires romantiques sur elles, ont été établies ou fondées sur un moment de violence, qui peut être une guerre civile, la colonisation d’un groupe de gens en place, etc. La plupart des nations sont donc fondées sur un acte de violence quelconque et pourtant, ce n’est pas seulement cet acte de violence qui doit définir ce qu’est une nation. Cet acte de violence peut nous transformer, il peut nous aider à construire une communauté, il peut mener à divers actes de restitution, à la justice sociale, à la justice culturelle, etc. Alors, dans le contexte canadien, je pense que l’on va souvent d’une idée à l’autre – l’acte de violence fondateur de la nation, qui est la colonisation et la tentative de génocide des Premières nations et des peuples autochtones, et d’autre part, nous travaillons à cet intéressant projet de ce que peut être une nation, une nation qui n’est pas fondée sur un groupe linguistique, sur une seule identité raciale ni sur la notion de famille nucléaire, etc. Donc, dans le contexte canadien, ces deux genres de notions de fondation sont examinés. Et dans ce sens, le projet du Canada est très intéressant et c’est un projet qui n’est pas encore terminé. Je pense que le vrai défi, c’est le genre de dirigeants politiques que nous nous donnerons. Il faudra des gens avec une très bonne vision pour nous guider lors de la deuxième partie de la formation de notre nation et nous amener à redéfinir ce qu’est une nation dans le monde.»

Musée royal de l'Ontario
Rinaldo Walcott, professeur agrégé et titulaire d’une chaire de recherche du Canada, justice sociale et études culturelles, Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, Université de Toronto

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Rinaldo Walcott décrit comment le Canada, en tant que pays, a une histoire douloureuse et un avenir prometteur.

« Quand on pense au concept de nation, on doit penser à au moins deux choses. Premièrement, la plupart des nations, même si on fabrique de belles histoires romantiques sur elles, ont été établies ou fondées sur un moment de violence, qui peut être une guerre civile, la colonisation d’un groupe de gens en place, etc. La plupart des nations sont donc fondées sur un acte de violence quelconque et pourtant, ce n’est pas seulement cet acte de violence qui doit définir ce qu’est une nation. Cet acte de violence peut nous transformer, il peut nous aider à construire une communauté, il peut mener à divers actes de restitution, à la justice sociale, à la justice culturelle, etc. Alors, dans le contexte canadien, je pense que l’on va souvent d’une idée à l’autre – l’acte de violence fondateur de la nation, qui est la colonisation et la tentative de génocide des Premières nations et des peuples autochtones, et d’autre part, nous travaillons à cet intéressant projet de ce que peut être une nation, une nation qui n’est pas fondée sur un groupe linguistique, sur une seule identité raciale ni sur la notion de famille nucléaire, etc. Donc, dans le contexte canadien, ces deux genres de notions de fondation sont examinés. Et dans ce sens, le projet du Canada est très intéressant et c’est un projet qui n’est pas encore terminé. Je pense que le vrai défi, c’est le genre de dirigeants politiques que nous nous donnerons. Il faudra des gens avec une très bonne vision pour nous guider lors de la deuxième partie de la formation de notre nation et nous amener à redéfinir ce qu’est une nation dans le monde.»

Musée royal de l'Ontario
Rinaldo Walcott, professeur agrégé et titulaire d’une chaire de recherche du Canada, justice sociale et études culturelles, Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, Université de Toronto

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Objectifs d'apprentissage

  • Évaluer l’incidence des pratiques économiques et environnementales mondiales sur l’immigration au Canada.
  • Cerner certains des défis liés à la préservation de l’identité dans une société dualiste et pluraliste. 
  • Évaluer dans quelle mesure le Canada est devenu une société pluraliste.

ACTIVITÉ D’APPRENTISSAGE :


Le multiculturalisme est aujourd’hui l’un des attributs les plus puissants de l’identité canadienne, mais, qu’elles soient déjà bien établies ou nouvelles, les communautés d’immigrants sont constamment confrontées à un dilemme : s’adapter à un nouveau pays ou maintenir une tradition de longue date. Comment votre communauté, ou celle de quelqu’un que vous connaissez bien, a-t-elle fait face à ce dilemme? Quel résultat a-t-elle obtenu?


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