Esclavagistes sur la côte de l'Afrique embarquent des captifs sur des bateaux pour la première partie de leur trajet vers l'A

« The Middle Passage » (le Passage du milieu), le titre de cette peinture, fait référence à la moitié d'un trajet en trois parties qui menait les bateaux commerciaux de l'Europe à l'Afrique (transportant des produits manufacturés tels que des fusils à échanger contre des esclaves), puis à l'hémisphère occidental (pour livrer les esclaves au marché), puis de nouveau en Europe avec du sucre, du tabac et d'autres produits du Nouveau Monde.

The Charles L. Blocksgon Afro-American Historical Collection

Envelope #16, Sec 11
© 2008, Charles L. Blockson Afro-American Historical Collection, Temple. Tous droits réservés.


Vous demandez-vous à quoi ressemblait la traite des esclaves? Imaginez la cale noire et humide d’un bateau où des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants sont enchaînés ensemble dans la quasi noirceur. Ils ne peuvent pas bouger. Ils ne peuvent pas se lever, mais ils gisent là pendant près de deux mois pendant que le bateau tangue et roule en route de l’Afrique vers les Amériques. Gémissant, pleurant, vomissant, ces personnes, jusqu’à 12 millions d’entre elles sur une période de 400 ans, faisaient partie du mouvement de masse de personnes le plus horrifiant d’un continent à l’autre que l’histoire a connu. Elles étaient des victimes de la traite européenne des esclaves en Afrique.

L’esclavage a existé pendant des milliers d’années presque dans le monde entier. Les anciens Grecs et Romains réduisaient à l’esclavage des prisonniers de guerre, ainsi que des populations entières de vaincus. L’esclavage est toujours présent dans certains pays. Mais, la traite europ&ea Pour en lire plus

Vous demandez-vous à quoi ressemblait la traite des esclaves? Imaginez la cale noire et humide d’un bateau où des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants sont enchaînés ensemble dans la quasi noirceur. Ils ne peuvent pas bouger. Ils ne peuvent pas se lever, mais ils gisent là pendant près de deux mois pendant que le bateau tangue et roule en route de l’Afrique vers les Amériques. Gémissant, pleurant, vomissant, ces personnes, jusqu’à 12 millions d’entre elles sur une période de 400 ans, faisaient partie du mouvement de masse de personnes le plus horrifiant d’un continent à l’autre que l’histoire a connu. Elles étaient des victimes de la traite européenne des esclaves en Afrique.

L’esclavage a existé pendant des milliers d’années presque dans le monde entier. Les anciens Grecs et Romains réduisaient à l’esclavage des prisonniers de guerre, ainsi que des populations entières de vaincus. L’esclavage est toujours présent dans certains pays. Mais, la traite européenne était particulièrement horrifiante. Elle a commencé dans les années 1400, lorsque les bateaux portugais ont commencé à naviguer le long de la côte de l’Afrique et qu’on a découvert les races noires. Au cours des quatre siècles qui ont suivi, beaucoup de générations d’êtres humains ont été enlevés et envoyés au Brésil, dans les Caraïbes et, plus tard, lorsque la Grande-Bretagne y a pris part, en Amérique du Nord. Des millions d’entre eux sont décédés à la suite de maladies, du désespoir ou de la violence avant d’arriver de l’autre côté de l’océan. Il y a quelque 200 ans, les Européens ont commencé à prendre conscience de l’horreur et à protester.


© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Une affiche de 1830 annonçant une réunion des abolitionnistes

De nouvelles découvertes scientifiques, de nouvelles philosophies et de nouveaux mouvements religieux ont changé la façon dont les personnes pensaient au XVIIIe siècle. Beaucoup ont commencé à mettre en doute la moralité de l'esclavage. Cette affiche n'annonce qu'une des nombreuses réunions tenues par ces personnes, appelées « abolitionnistes », au cours de la longue campagne visant à mettre fin à l'esclavage en Grande-Bretagne.

École anglaise (XIXe siècle)
Private Collection, The Bridgeman Art Library

Papier, Typographie
IDMGS 187687
© 2008, The Bridgeman Art Library. Tous droits réservés.


John Newton a aidé à faire des Britanniques des ennemis de l’esclavage. Né en 1725, il connaît une enfance mouvementée et difficile. Recruté jeune dans la Marine royale, il tente de déserter, il est puni sur la place publique et muté pour travailler sur un bateau d’esclaves à destination de l’Afrique. Il y vit avec des hommes méchants et dangereux. On le libère, on le renvoie en Angleterre, puis, avec le temps, s’élève au rang de capitaine d’un bateau d’esclaves. Il n’était pas un homme mauvais, mais il a vu et fait des choses terribles. Il a minutieusement consigné le cauchemar dans un journal, sur lequel il s’est ensuite fondé pour écrire au sujet de la traite des esclaves. Il a également composé l’un des hymnes les plus célèbres de la langue anglaise, Amazing Grace, un hymne sur le repentir.

C’est un jeune député, William Wilberforce, qui a persuadé John Newton d’écrire au sujet de son passé. Pendant 50 ans, William Wilberfo Pour en lire plus

John Newton a aidé à faire des Britanniques des ennemis de l’esclavage. Né en 1725, il connaît une enfance mouvementée et difficile. Recruté jeune dans la Marine royale, il tente de déserter, il est puni sur la place publique et muté pour travailler sur un bateau d’esclaves à destination de l’Afrique. Il y vit avec des hommes méchants et dangereux. On le libère, on le renvoie en Angleterre, puis, avec le temps, s’élève au rang de capitaine d’un bateau d’esclaves. Il n’était pas un homme mauvais, mais il a vu et fait des choses terribles. Il a minutieusement consigné le cauchemar dans un journal, sur lequel il s’est ensuite fondé pour écrire au sujet de la traite des esclaves. Il a également composé l’un des hymnes les plus célèbres de la langue anglaise, Amazing Grace, un hymne sur le repentir.

C’est un jeune député, William Wilberforce, qui a persuadé John Newton d’écrire au sujet de son passé. Pendant 50 ans, William Wilberforce a été la force motrice de la lutte pour mettre fin à l’esclavage dans l’empire britannique. De façon progressive, l’opinion du public s’est élevée contre l’esclavage. De plus en plus de personnes sont devenues abolitionnistes. D’année en année, elles ont organisé et tenu des réunions, protesté, écrit des lettres et réuni des signatures pour des pétitions. Quant à William Wilberforce, il a mené la lutte au Parlement. En 1807, les abolitionnistes ont remporté une victoire partielle. Même si l’esclavage était encore légal, l’achat, la vente et le transport d’esclaves ne l’étaient pas. Il a fallu 25 autres années avant que les législateurs interdisent finalement l’esclavage sur tous les territoires britanniques, y compris le Canada.


© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Une vente aux enchères d'esclaves en Caroline du Sud, 1833

Les États-Unis existaient depuis seulement 57 ans en 1833 lorsqu'un visiteur britannique a fait l'esquisse d'une vente aux enchères d'esclaves. Se souvenant que le nouvel hymne national faisait l'éloge de l'Amérique en tant que « terre de liberté », il a griffonné quelques mots méprisants à l'arrière de son œuvre : « La terre de la liberté et des braves. »

Henry Byam Martin
Bibliothèque et Archives Canada

Aquarelle
11.2 x 18.3 cm
1981-42-42 / C-115001
© 2008, Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.


Un homme dans une barque sur le lac Ontario a fait signe à un bateau qui naviguait vers le Canada, et il y a fait monter trois passagers. Il s’agissait d’esclaves en fuite. Au cours des quelques heures qui ont suivi, les hommes se regroupaient sur le pont, les yeux écarquillés par la peur, craignant que le bateau soit pris. Mais, lorsque le capitaine les a fait descendre sur une plage au Canada, il les a vus se transformer. Ils sont revenus à la vie, s’est-il rappelé plus tard. Leurs yeux se sont mis à briller. Ils riaient, s’étreignaient, et ils ont embrassé le sol. Ils étaient libres!

Ces hommes faisaient partie d’un flot constant de réfugiés fuyant les États-Unis vers le Canada au début du XIXe siècle. L’esclavage a été interdit au Canada en 1833. Il a fallu 30 autres années avant qu’il se termine aux États-Unis. Au cours de ces années, les esclavages n’avaient qu’à traverser la frontière pour être libres.

Les États-Unis, comme le Canada, &eac Pour en lire plus
Un homme dans une barque sur le lac Ontario a fait signe à un bateau qui naviguait vers le Canada, et il y a fait monter trois passagers. Il s’agissait d’esclaves en fuite. Au cours des quelques heures qui ont suivi, les hommes se regroupaient sur le pont, les yeux écarquillés par la peur, craignant que le bateau soit pris. Mais, lorsque le capitaine les a fait descendre sur une plage au Canada, il les a vus se transformer. Ils sont revenus à la vie, s’est-il rappelé plus tard. Leurs yeux se sont mis à briller. Ils riaient, s’étreignaient, et ils ont embrassé le sol. Ils étaient libres!

Ces hommes faisaient partie d’un flot constant de réfugiés fuyant les États-Unis vers le Canada au début du XIXe siècle. L’esclavage a été interdit au Canada en 1833. Il a fallu 30 autres années avant qu’il se termine aux États-Unis. Au cours de ces années, les esclavages n’avaient qu’à traverser la frontière pour être libres.

Les États-Unis, comme le Canada, étaient d’abord une colonie britannique, mais les Américains se sont rebellés en 1775, déclarant que « tous les hommes sont égaux ». Les Américains ont gagné la guerre, et fidèles à leur parole, ils ont créé la première république démocratique du monde moderne. Mais, ce ne sont pas tous les États de la fédération qui partageaient cette liberté avec les esclaves. Comme le Canada, le Nord est graduellement allé vers l’abolition. Au Sud, par contre, avant l’invention de la machinerie agricole, un grand nombre d’esclaves étaient nécessaires pour cultiver le coton et le sucre. Les États-Unis étaient loin d’être « unis » en ce qui concerne la question de l’esclavage

© 2008, Musée virtuel du Canada. Tous droits réservés.

Un célèbre chant religieux des Noirs décrivant la détermination acharnée des esclaves à s'échapper

Oh, Freedom!
Oh, oh Freedom!
Oh, Freedom over me.
And before I’ll be a slave
I’ll be buried in my grave,
And go home to my Lord, and be free!

Folkways Records & Service Corp.
Smithsonian Folkways Archival, The Glory of Negro History

© 2008, Smithsonian Folkways. Tous droits réservés.


« Amazing Grace », l'un des hymnes les plus célèbres de la langue anglaise, a été écrit par l'ancien capitaine d'un bateau...

Amazing Grace, how sweet the sound
That saved a wretch like me.
I once was lost but now am found,
Was blind, but now, I see.

T’was Grace that taught my heart to fear.
And Grace, my fears relieved.
How precious did that Grace appear,
The hour I first believed.

Through many dangers, toils and snares
We have already come.
T’was Grace that brought us safe thus far ,
And Grace will lead us home.

The Lord has promised good to me.
His word my hope secures.
He will my shield and portion be
As long as life endures.

John Newton
Smithsonian Folkways Recordings, African American Legacy Series

© 2008, Smithsonian Folkways. Tous droits réservés.


Un chant africain, tel que ceux que les esclaves ont légués en grand nombre à leurs descendants.

Traditionnel
Smithsonian Folkways Archival, The Glory of Negro History

© 2008, Smithsonian Folkways. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

Après avoir lu, regardé et écouté les fichiers multimédias dans Objet d’apprentissage 1, les élèves seront capables :

• de décrire les expériences que les Africains des années 1400 à 1800 ont dû vivre en tant que captifs de la traite des esclaves en Europe;

• d’évaluer la nature historique de l’esclavage et de réfléchir à ses répercussions sur les Africains et les Européens;

• d’identifier les personnes qui ont participé au mouvement abolitionniste en Grande-Bretagne;

• de résumer certains événements qui ont mené à l’abolition de l’esclavage;

• de juger et de tirer des conclusions en ce qui concerne les pratiques d’esclavage et de citer des preuves explicites ou implicites tirées des textes afin d’appuyer leurs opinions.


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