À son arrivée avec sa jeune famille dans la ville nouvellement incorporée de Victoria en 1863, Richard Carr a acheté dix acres de terre dans le chic quartier de James Bay, où il a construit avec du séquoia de Californie importé une maison gracieuse dans un style à l’italienne. L’ancien fort de la Compagnie de la Baie d’Hudson, un poste de traite établi par le chef facteur James Douglas sur l’île de Vancouver en 1843, était le noyau de ce qui allait éventuellement devenir la ville de Victoria. Demeurant en face du port, Emily a trouvé que les belvédères du parc Beacon Hill avoisinant étaient particulièrement accessibles et elle a utilisé le sujet de paysage dans sa carrière artistique. Ces vues n’ont pas changé considérablement depuis qu’elles ont été peintes, comme on peut le voir dans les images connexes de 2007.
À son arrivée avec sa jeune famille dans la ville nouvellement incorporée de Victoria en 1863, Richard Carr a acheté dix acres de terre dans le chic quartier de James Bay, où il a construit avec du séquoia de Californie importé une maison gracieuse dans un style à l’italienne. L’ancien fort de la Compagnie de la Baie d’Hudson, un poste de traite établi par le chef facteur James Douglas sur l’île de Vancouver en 1843, était le noyau de ce qui allait éventuellement devenir la ville de Victoria. Demeurant en face du port, Emily a trouvé que les belvédères du parc Beacon Hill avoisinant étaient particulièrement accessibles et elle a utilisé le sujet de paysage dans sa carrière artistique. Ces vues n’ont pas changé considérablement depuis qu’elles ont été peintes, comme on peut le voir dans les images connexes de 2007.

© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.

« Victoria est passée d’un fort de la Compagnie de la Baie d’Hudson à une petite ville… Sur la rue Wharf, en face du port, se trouvaient les maisons de vente en gros… Mon père était un importateur grossiste… La partie de la rue Wharf où se trouvait le magasin de mon père avait seulement un côté. Devant le magasin, il y avait un gros trou où le talus de la rive avait été creusé pour construire des quais et des remises. Par-dessus ces choses, on pouvait voir la réserve indienne Songhees de l’autre côté du port. D’un côté du trou se trouvait le magasin de la Compagnie de la Baie d’Hudson, une bâtisse longue et basse faite de briques rouges avec une véranda. Les Indiens traversaient le port dans leurs pirogues pour commercer au magasin ».1
« Victoria est passée d’un fort de la Compagnie de la Baie d’Hudson à une petite ville… Sur la rue Wharf, en face du port, se trouvaient les maisons de vente en gros… Mon père était un importateur grossiste… La partie de la rue Wharf où se trouvait le magasin de mon père avait seulement un côté. Devant le magasin, il y avait un gros trou où le talus de la rive avait été creusé pour construire des quais et des remises. Par-dessus ces choses, on pouvait voir la réserve indienne Songhees de l’autre côté du port. D’un côté du trou se trouvait le magasin de la Compagnie de la Baie d’Hudson, une bâtisse longue et basse faite de briques rouges avec une véranda. Les Indiens traversaient le port dans leurs pirogues pour commercer au magasin ».1
1Emily Carr, The Book of Small, (Vancouver: Douglas & McIntyre, 2004), 120-121.
© 2004, Douglas & McIntyre. Tous droits réservés.

Une aquarelle de 1910 de l’arrière-port de Victoria avec ses nombreux édifices historiques, comme on le voit de l’eau.

Une peinture de l’arrière-port de Victoria comme il était durant l’enfance d’Emily. Elle dépeint de nombreux édifices historiques, tels que la douane, le bureau de poste et le magasin de la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Emily Carr
En mémoire de Jennet et Louis Davies, Edith et Oswald Parker et James R. Davies, avec des remerciements à Emily Carr. Ces œuvres sont donnés par N. E. Davies, Brian, Bruce et Kevin Davies.
vers 1910
Victoria, Colombie-Britannique, CANADA
AGGV 2005.026.003
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


Une vue panoramique actuelle de l’arrière-port de Victoria  comparée à la peinture de Carr.

Une vue panoramique actuelle de l’arrière-port de Victoria comparée à la peinture « Victoria Inner Harbour » de Carr créée près de 100 ans auparavant.

Art Gallery of Greater Victoria
20e/21e siècle
Victoria, Colombie-Britannique, CANADA
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


Une vue panoramique actuelle de l’arrière-port de Victoria, en C.-B.

Une vue panoramique actuelle de l’arrière-port de Victoria, en C.-B.

Art Gallery of Greater Victoria
vers 2007
Victoria, Colombie-Britannique, CANADA
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


« Le parc Beacon Hill (était) une magnifique parcelle de terre sauvage donnée aux citoyens de Victoria par Sir James Douglas… À l’ouest se trouvaient les montagnes pourpres de Sooke; au sud, on voyait le détroit de Juan de Fuca, entouré par les montagnes enneigées Olympic, dont les sommets jouaient toujours à entrer et sortir des nuages jusqu’à ce qu’on ne puisse dire ce qui était sommet et ce qui était ciel. À l’est, il y avait une autre mer et des îles. La ville était au nord… »2
« Le parc Beacon Hill (était) une magnifique parcelle de terre sauvage donnée aux citoyens de Victoria par Sir James Douglas… À l’ouest se trouvaient les montagnes pourpres de Sooke; au sud, on voyait le détroit de Juan de Fuca, entouré par les montagnes enneigées Olympic, dont les sommets jouaient toujours à entrer et sortir des nuages jusqu’à ce qu’on ne puisse dire ce qui était sommet et ce qui était ciel. À l’est, il y avait une autre mer et des îles. La ville était au nord… »2
1Emily Carr, The Book of Small, (Vancouver: Douglas & McIntyre, 2004), 102.
© 2004, Douglas & McIntyre Tous droits réservés.

Une aquarelle de 1909 du parc Beacon Hill de Victoria montrant les feuilles, les arbres au vent, l’océan et le ciel.

Une peinture de 1909 du parc Beacon Hill de Victoria où l’on peut voir aujourd’hui les feuilles et les arbres au vent.

Emily Carr
En mémoire de Jennet et Louis Davies, Edith et Oswald Parker et James R. Davies, avec des remerciements à Emily Carr. Ces œuvres sont donnés par N. E. Davies, Brian, Bruce et Kevin Davies.
vers 1909
CANADA Île de Vancouver et environs, Colombie-Britannique, Île de Vancouver et environs, CANADA
Victoria, Colombie-Britannique, CANADA
AGGV 2005.025.002
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


Une vue panoramique actuelle du parc Beacon Hill à Victoria, en C.-B.

Une vue panoramique actuelle du parc Beacon Hill à Victoria, en C.-B. Comme on peut le voir, le parc offre la même scène qu’à Emily Carr lors de ses nombreuses excursions pour peindre.

Art Gallery of Greater Victoria
vers 2007
Victoria, Colombie-Britannique, CANADA
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


La curatrice de la maison Emily-Carr, Jan Ross, nous parle de la maison de la famille Carr et de l’enfance d’Emily là.

La curatrice de la maison Emily-Carr, Jan Ross, nous parle de la maison de la famille Carr, située à Victoria, en C.-B., et de l’enfance d’Emily dans cette maison.

Le père d’Emily s’est fait construire une maison sur ce qui était alors quatre acres de terrain. C’était à un bon petit bout de la ville. C’était en fait une ferme à ce temps-là du fait qu’il avait un gros potager, une grosse grange à l’arrière et il y avait des champs de lys sauvages derrière celle-ci dont Emily nous parle dans ses écrits.

C’était un domicile tendre et affectueux pour Emily quand elle grandissait, mais c’en était un toutefois strict. Il y avait sans aucun doute parfois beaucoup de tension avec ses sœurs et en particulier avec son père. Mais, elle a aimé grandir dans la maison Carr.

Comme Emily nous le dit dans Book of Small, quand elle était petite fille, elle marchait main dans la main sur ce qui allait devenir la rue Carr avec son père en route pour le travail sur la rue Wharf. Après lui avoir fait au revoir de la main, elle remontait en vitesse l’escalier de la maison, ouvrait la porte avant, jetait un coup d’œil pour voir si sa mère était dans la salle à manger.

La salle à manger de la maison Carr était vraiment particulière. C’était également le premier studio dans lequel Emily a peint après être revenue de San Francisco pour étudier l’art. Après le dîner, les dames se retiraient de la salle à manger et allaient dans la salle de peinture, ou le parloir, une pièce magnifiquement aménagée à l’avant de la maison. Nous avons une pièce particulière pour héberger les artefacts, des choses qui ont déjà appartenu à la famille et qui ont été retournées à la maison. Nous l’appelons la galerie du peuple, en l’honneur d’Emily. Nous avons un petit salon dans lequel le père lisait la bible et où nous montrons maintenant de l’information et où nous avons des archives sur Emily et son enfance.

La maison a été restaurée à la période lorsque la famille y vivait en famille, des années 1860 jusqu’à la fin du siècle. Nous avons soigneusement restauré le papier peint, la boiserie et la peinture, mais nous ne revenons pas exactement au moment où Emily vivait là. Les meubles ne sont pas originaux à la maison, mais nous espérons que lorsque vous viendrez à la maison d’Emily que vous y trouverez un centre d’interprétation de sa vie, de son art et de ses écrits.

Art Gallery of Greater Victoria
Jan Ross, Curatrice, Maison Emily-Carr
20e/21e siècle
Victoria, Colombie-Britannique, CANADA
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


La curatrice de la maison Emily-Carr, Jan Ross, nous parle de la maison de la famille Carr et de l’enfance d’Emily là

La curatrice de la maison Emily-Carr, Jan Ross, nous parle de la maison de la famille Carr, située à Victoria, en C.-B., et de l’enfance d’Emily dans cette maison.

Le père d’Emily s’est fait construire une maison sur ce qui était alors quatre acres de terrain. C’était à un bon petit bout de la ville. C’était en fait une ferme à ce temps-là du fait qu’il avait un gros potager, une grosse grange à l’arrière et il y avait des champs de lys sauvages derrière celle-ci dont Emily nous parle dans ses écrits.

C’était un domicile tendre et affectueux pour Emily quand elle grandissait, mais c’en était un toutefois strict. Il y avait sans aucun doute parfois beaucoup de tension avec ses sœurs et en particulier avec son père. Mais, elle a aimé grandir dans la maison Carr.

Comme Emily nous le dit dans Book of Small, quand elle était petite fille, elle marchait main dans la main sur ce qui allait devenir la rue Carr avec son père en route pour le travail sur la rue Wharf. Après lui avoir fait au revoir de la main, elle remontait en vitesse l’escalier de la maison, ouvrait la porte avant, jetait un coup d’œil pour voir si sa mère était dans la salle à manger.

La salle à manger de la maison Carr était vraiment particulière. C’était également le premier studio dans lequel Emily a peint après être revenue de San Francisco pour étudier l’art. Après le dîner, les dames se retiraient de la salle à manger et allaient dans la salle de peinture, ou le parloir, une pièce magnifiquement aménagée à l’avant de la maison. Nous avons une pièce particulière pour héberger les artefacts, des choses qui ont déjà appartenu à la famille et qui ont été retournées à la maison. Nous l’appelons la galerie du peuple, en l’honneur d’Emily. Nous avons un petit salon dans lequel le père lisait la bible et où nous montrons maintenant de l’information et où nous avons des archives sur Emily et son enfance.

La maison a été restaurée à la période lorsque la famille y vivait en famille, des années 1860 jusqu’à la fin du siècle. Nous avons soigneusement restauré le papier peint, la boiserie et la peinture, mais nous ne revenons pas exactement au moment où Emily vivait là. Les meubles ne sont pas originaux à la maison, mais nous espérons que lorsque vous viendrez à la maison d’Emily que vous y trouverez un centre d’interprétation de sa vie, de son art et de ses écrits.

Art Gallery of Greater Victoria
Jan Ross, Curatrice, Maison Emily-Carr
20e/21e siècle
Victoria, Colombie-Britannique, CANADA
© 2007, Art Gallery of Greater Victoria. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

Lien au programme (C.-B.) – Sciences humaines 10/11; Arts de la langue anglaise 12; Arts visuels 11/12; Géographie 12; Technologie de l’information 9/10

Objectifs d’apprentissage :
· Les élèves évalueront l’impact des interactions entre les peuples autochtones (dans ce cas-ci, la nation Songhees) et les explorateurs et colons européens au Canada de 1815 à 1914.
· Évaluer les interactions entre divers peuples autochtones et les intervenants du commerce de la fourrure (ex. : la Compagnie de la Baie d’Hudson, la Compagnie du Nord-Ouest, les voyageurs).
· Identifier l’influence de l’immigration et la contribution des immigrants sur le développement du Canada. Particulièrement, comment les immigrants britanniques, comme Richard Carr, ont influencé le tissu social de la Colombie-Britannique, en particulier Victoria.
· En se renseignant à propos de Fort Victoria, de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de Sir James Douglas (Gouverneur de l’île de Vancouver), les élèves analyseront les facteurs politiques, économiques, sociaux et géographiques qui ont mené à la confédération et au développement des provinces et des territoires du Canada.
· Étant donné que Victoria est située près d’un port, les élèves analyseront comment la géographie a influencé l’activité économique et le type de colonisation dans diverses régions du Canada.
· Après avoir lu des extraits du livre de Carr The Book of Small, un livre écrit selon la perspective d’un enfant (basé sur Carr elle-même), les élèves feront la critique, défendront et évalueront l’efficacité de leur utilisation, et de celle des autres, de la langue et des formes de présentation par rapport au but précis et à l’auditoire.
· Après avoir vu les peintures connexes qui ont été créées avant les études clés de Carr en France et qui comme tel sont principalement des représentations de ce qu’elle a vu et non pas de ce qu’elle a ressenti, les élèves évalueront comment le contenu et la forme influencent le contexte personnel, historique, social et culturel et comment ils sont influencés par ceux-ci.
· Après avoir vu les images, les élèves comprendront le concept de place (les caractéristiques physiques et humaines qui rendent un endroit unique) et de région (unités fondamentales d’études qui définissent une région ayant certaines caractéristiques humaines et physiques).
· Après avoir comparé les peintures de Carr d’endroits précis à Victoria et les photos contemporaines de ces mêmes lieux, les élèves examineront l’interaction humaine et physique, en particulier la façon dont les humains dépendent de l’environnement et comment ils s’y adaptent et le modifient.
· Cet exercice d’apprentissage permettra aux élèves de démontrer leur habilité à utiliser Internet pour obtenir, saisir et entreposer de l’information.
· Les élèves utiliseront les outils des technologies de l’information pour recueillir et organiser de l’information et produire des documents.
· En interagissant avec cet objet, les élèves feront preuve d’une sensibilisation envers l’impact des ressources électroniques sur l’éducation, les carriers et les loisirs.


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