HarrietBrooks

Portrait de Harriet Brooks lors de l'obtention de son diplôme à l'Université McGill, en 1898.

photo offerte par le Musée McCord d'histoire canadienne, Montréal.
vers 1898
© 2001, RCIP. Tous droits réservés.


Lorsque Harriet Brooks entra à l'Université McGill, en 1894, les femmes y étaient admises depuis moins de dix ans, et il était encore inhabituel pour une femme de faire des études universitaires. Il était encore plus rare qu'une femme fasse des études supérieures en physique, comme le fit Brooks après avoir obtenu son diplôme de 1er cycle en 1898. En 1901, Brooks obtint la première maîtrise en physique décernée à une femme par l'Université McGill.

Pendant ses études supérieures, elle travailla comme assistante d'Ernest Rutherford et fit des recherches dont Rutherford se servit (en donnant comme il se doit crédit à Brooks) pour ses travaux qui lui valurent un prix Nobel en 1908. En 1902, elle collabora pendant un an avec J.J. Thompson au laboratoire Cavendish de Cambridge. En 1906, elle travailla avec Marie Curie à Paris. Elle est fort probablement la seule personne à avoir collaboré avec ces trois lauréats de prix Nobel.

Avec Rutherford, Brooks travailla à caractériser une « & Pour en lire plus
Lorsque Harriet Brooks entra à l'Université McGill, en 1894, les femmes y étaient admises depuis moins de dix ans, et il était encore inhabituel pour une femme de faire des études universitaires. Il était encore plus rare qu'une femme fasse des études supérieures en physique, comme le fit Brooks après avoir obtenu son diplôme de 1er cycle en 1898. En 1901, Brooks obtint la première maîtrise en physique décernée à une femme par l'Université McGill.

Pendant ses études supérieures, elle travailla comme assistante d'Ernest Rutherford et fit des recherches dont Rutherford se servit (en donnant comme il se doit crédit à Brooks) pour ses travaux qui lui valurent un prix Nobel en 1908. En 1902, elle collabora pendant un an avec J.J. Thompson au laboratoire Cavendish de Cambridge. En 1906, elle travailla avec Marie Curie à Paris. Elle est fort probablement la seule personne à avoir collaboré avec ces trois lauréats de prix Nobel.

Avec Rutherford, Brooks travailla à caractériser une « émanation » du thorium qui était très différente des rayons alpha et bêta communément observés, puisqu'elle pouvait être déviée par un courant d'air. Brooks conclut qu'il s'agissait d'un gaz radioactif d'un poids moléculaire sensiblement inférieur à celui du thorium dont il était issu. Ce résultat conduisit à l'hypothèse de Rutherford et de Soddy selon laquelle la radioactivité fait intervenir une transmutation d'un élément en un autre.

Brooks fit d'autres observations importantes qui contribuèrent au domaine en rapide évolution de la radioactivité, mais elle dut selon l'usage abandonner sa carrière en recherche lorsqu'elle se maria en 1907. Elle éleva sa famille et passa le reste de sa vie à Montréal. Elle mourut à l'âge de 56 ans d'une maladie probablement liée à son exposition à des matières radioactives.

© 2001, RCIP. Tous droits réservés.

DispositifDeDiffusion

Dispositif probablement utilisé par Brooks dans ses recherches sur une émanation du thorium.

Fabriqué par Ernest Rutherford, Université McGill, Montréal
Musée Rutherford
vers 1900
© 2001, RCIP. Tous droits réservés.


Schéma

Le long compartiment cylindrique était divisé en deux par une barrière métallique coulissante. Lorsque la barrière était fermée, l'émanation du thorium remplissait le compartiment de gauche. Lorsque l'on ouvrait la barrière, on se servait du temps requis par l'émanation pour se répandre dans le compartiment (en vertu de la théorie cinétique des gaz) pour calculer (approximativement) le poids moléculaire de l'émanation.

Université McGill
http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Heirs/index.html

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • reconnaître et comprendre l’influence que l’histoire et la culture exercent sur la science et la technologie au sein d’une société;
  • décrire les progrès scientifiques et technologiques du passé et du présent et comprendre leur incidence sur les individus et les sociétés;
  • expliquer la contribution des Canadiens à l’échelle internationale en ce qui concerne la science et la technologie.

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